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Vice-président de Lille métropole

Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /2010 09:53
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

Herman-Van-Rompuy.jpegCet après-midi, à la communauté urbaine de Lille, se tient l’assemblée générale de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, qui va consacrer le passage de présidence de Stefaan DE CLERCK, ministre fédéral belge de la justice (ancien bourgmestre de Courtrai) à Martine AUBRY, présidente de LMCU, jusqu’alors vice-présidente de l’Eurométropole. Cette assemblée est honorée de la présence d’Herman VAN ROMPUY, tout nouveau président du conseil européen.

 

Aux côtés de Martine AUBRY a aussi pris place Rudy DEMOTTE, ministre-président de la région wallonne. C’est dire si la séance est exceptionnelle.

 

Ÿ Nouvelle présidente, Martine AUBRY accueille ses hôtes en rappelant l’Europe des fondateurs et en soulignant le travail immense qui attend Herman VAN ROMPUY car nous avons besoin d’une Europe puissante et intégrée.

 

L’Europe des Régions est déjà une réalité. 230 régions sont représentées à Bruxelles mais l’Europe des métropoles est encore à son balbutiement.

 

Ici, dans la métropole, nous étions prédestinés à nous réunir. Notre frontière naturelle n’existe quasiment pas. A Lille, nous avons été flamands, bourguignons, français et espagnols avant d’être définitivement français. Il a cependant fallu la force de conviction de Pierre MAUROY pour dépasser bien des frontières. Après la COPIT en 2000, le GECT en 2006, le 28 janvier 2008, l’Eurométropole est née. Depuis elle travaille dans trois directions :

 

            Ø D’abord, l’Europe de la culture. La Flandre, la Wallonie, la Communauté urbaine se sont investies ensemble dans la culture (Lille 2004, Europe XXL…).

 

            Ø Le développement économique : nous construisons ensemble des opportunités d’avenir (tels que les textiles techniques innovants, le Pôle Image avec Tournai et Courtrai ; le pôle nutrition-santé où l’on travaille avec la Wallonie).

 

            Ø La vie quotidienne de nos concitoyens : amélioration des relations SNCF et SNCB ; tourisme (vers un office de tourisme eurométropolitain virtuel ?) ; schéma d’aménagement pour une métropole « mixte, durable et attractive ».

 

Puis vinrent les prises de parole de : Stefaan DE CLERCK, président sortant, qui fit observer malicieusement à Martine (« Tu deviens présidente tous les deux ans : 2008, 2010… »), avant de souligner que « l’Eurométropole est arrivée à l’âge de la maturité » et qu’elle permet de « montrer que l’Europe est concrète » ; Rudy DEMOTTE, qui conclut sur une citation d’Umberto ECO : « La langue de l’Europe, c’est la traduction »… en assemblée générale où le bilinguisme fut la règle, il s’attira un franc succès !

 

En réponse, Herman VON ROMPUY a voulu insister sur la "créativité" de l'Eurométropole. A ses yeux, c'est un laboratoire. Au-delà de l'identité de chaque pays, le dépassement des frontières peut aussi être un renforcement au niveau individuel. Bien collaborer, supprimer des obstacles est un défi.

 

C'est grâce à la volonté que s'est construite l'Europe. L'Eurométropole suit la même approche pragmatique (économie, mobilité, santé,...).

 

Avancer, c'est important. La construction européenne est aussi complexe que la construction belge.

 

Les objectifs sont éternels. Une bonne collaboration n'est jamais terminée. Ce qui est important, ce ne sont pas les étapes, mais la direction.

 

L'Europe pour être forte a besoin des régions. Elle a besoin d'une stratégie coordonnée. Nous devons nous battre pour conserver nos atouts, notre modèle rhénan. L'Europe ne pourra atteindre un meilleur taux d'emploi qu'avec le concours de régions innovantes et compétitives.

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /2010 16:10
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

Voici un article que j’ai eu le plaisir de lire sur le site www.lunion.org qui présente le projet de l’Union, commun aux villes de Wattrelos, Roubaix et Tourcoing :

 

« DOMINIQUE BAERT, LE TROISIEME HOMME

 

Le 8 avril 2010  -  Ils font l'Union

 

Portrait de celui qui garantit les financements

 

Dominique Baert est un bourreau de travail. A 50 ans, cet homme à la moustache « Troisième République », que l’on croirait sorti tout droit d’un épisode des Brigades du Tigre, se voue entièrement à ses fonctions d’élu local, de premier vice-président à la communauté urbaine de Lille et de député. Trois casquettes qu’il porte avec le même engagement, et auxquelles il applique un même leitmotiv : « On est là pour servir, pas pour se servir ». Compte tenu de son long parcours à la Banque de France, dont il a été l’un des dirigeants, on le croit sur parole. Mais de toutes, la fonction de maire est celle à laquelle Dominique Baert tient le plus. Ce fils de Wattrelos dit y mettre tout son cœur et toute sa passion.

 

Parler le langage des entreprises

 

Et les Wattrelosiens le lui ont bien rendu en 2008 en le réélisant au premier tour avec près de 70% des voix. A propos de son aptitude à dynamiser les parcs d’activité de sa ville, son directeur de cabinet  raconte : « Pour faire venir les entreprises, il parle leur langage. Il les aide à faire leurs montages financiers, est capable d’étudier leurs comptes. Comme il est capable pour un habitant en situation de surendettement de proposer des consolidations de crédit » Un vrai Robin des bois, économe et pragmatique.

 

La porte d'entrée de Wattrelos

 

L’Union ? Seuls 10% de ce territoire font partie de sa commune. On imagine donc que cette friche de projets n’est pas sa priorité. Et pourtant. Il suffit d’arriver à Wattrelos par la voie rapide urbaine pour se rendre compte que les friches qui s’étendent en amont de part et d’autre du canal formeront, une fois réinvesties, une porte d’entrée inespérée pour Wattrelos. Alors, un voisin « intéressé », Dominique Baert ? Son directeur de cabinet explique : « Si on entre dans la ville par une friche dégradée, ce n’est pas très incitatif, et c’est l’image de la ville qui en pâtit. » Pour autant, le mandat métropolitain de Dominique Baert lui fait appréhender l’Union au-delà de son propre « jardin ». En tant que premier vice-président de Lille Métropole en charge des Finances, il est garant de la pérennité des financements nécessaires au développement du projet intercommunal et s’investit aux côtés de ses homologues tourquennois et roubaisien, dans un trio de compétences idoines, pour le nouveau fer de lance de l’ambition métropolitaine.

 

Surfer sur la dynamique

 

En tant qu’élu local, il apporte aussi sa pierre. La première concerne d’importants travaux de voirie, sur les axes dits « habitat-travail » et au niveau du mal-nommé rond-point des Couteaux, propres à fluidifier les flux et à ouvrir la ville sur ses voisines et jusqu’en Belgique. Et puis Dominique Baert cherche à établir des passerelles avec les grands projets de l’Union. Avec le pôle Images, par exemple : au centre-ville, l'immense friche industrielle de Saint Liévin est transformée de façon inespérée en espaces de tournage et le lycée Emile-Zola accueille une filière de communication vidéo, en écho au BTS audiovisuel de Jean-Rostand à Roubaix. Avec le CETI aussi, qui représente l’espoir de maintenir des activités économiques dans le textile de haute technologie. Et puis, à la frange de l’Union, il y a l’habitat à rénover, des secteurs à requalifier. « On aura un éco-quartier à l’Union, il est donc indispensable d’envisager un nouvel élan pour les secteurs Jouhaux, des Couteaux et des Villas à Wattrelos », déclarait récemment Dominique Baert à la presse. Le quartier de la Mousserie pourrait ainsi devenir le trait d'union entre le nouveau cœur du nord-est de la métropole et la cité Berlouffe. La rue de l'Union porte déjà bien son nom. »

 

 

 

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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 08:58
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

Budget-LMCU-2010_2.jpgHier soir, après la signature de la charte sur la GUP de Beaulieu et l'examen des dossiers de la journée, je me suis mis à écrire la présentation du budget 2010 de la Communauté urbaine et ai continué très tôt ce matin avant de rejoindre la réunion du Bureau de LMCU.

 

C'est au conseil de l'après-midi que, premier grand dossier évoqué à l'ordre du jour, je commente le projet de budget 2010 de Lille métropole communauté urbaine. Il s'inscrit dans le prolongement du débat d'orientation budgétaire de décembre dernier.

 

Le budget sera finalement voté par la seule majorité. Le groupe Métropole communautés unies (majorité présidentielle UMP-Nouveau Centre) a voté contre... alors que nombre de ses élus membres m'avaient dit que c'était un bon budget, surtout par les investissements qu'il permet. A la commission des finances, sous la présidence de Marc-Philippe Daubresse, ils votent pour. Cet après-midi, ils votent contre... Posture politicienne à quelques semaines d'élections sans doute.

 Budget-LMCU-2010_1.jpg

Sur le fond, ce budget est à la fois raisonnable et ambitieux. Avec 1 590 millions d'euros de masses globales, ce budget s'est bâti sur des dépenses de fonctionnement très serrées et des dépenses d'équipements qui, à près de 457 millions d'euros inscrites, sont à la fois la contribution de la Communauté urbaine à la reprise économique (fondamentale pour éviter l'hémorragie d'emplois que notre pays connaît) et la réalisation du programme des investissements communautaires.

 

Deux fois plus d'investissements que sur le mandat précédent, sur des priorités de vie quotidienne (habitat, renouvellement urbain, transports, économie). Et au final un stock de dettes inférieur encore fin 2010 à ce qu'il était il y a deux ans ; toujours inférieur de plus de 450 millions d'euros à ce qu'il était en 2001 !

 

Alors oui, dans la Majorité, les soutiens exprimés n'ont pas manqué. Si Alain Bernard (Métropole passion commune) estime ainsi que l'équilibre trouvé stimule « une dynamique renouvelée » de notre communauté urbaine, il conclut que ce budget est « un beau bébé ». Et Olivier Henno (Modem), mon voisin, à la tribune, qui dit qu'il votera ce budget car il est « de responsabilité financière », se penche vers moi pour me dire que « c'est un budget strauss-kahnien »... Je prend cela pour un compliment.

 

Pour lire mon intervention au conseil, cliquez ici.

 

Pour visualiser la présentation synthétique du conseil, cliquez ici.

 

 

 

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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 11:11
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

DB-DOB-2009-LCMU2.jpgCe vendredi matin, c'est réveil très (très) tôt car il me faut rédiger et mettre en forme mon intervention pour le débat d'orientations budgétaires pour 2010 de la communauté urbaine de Lille.

 

J'en présente les grandes lignes, et les perspectives de dépenses de fonctionnement et d'investissement pour 2010 lors de la réunion du bureau ce matin, avant d'être plus précis lors de la séance plénière de cet après-midi.

 

Le rôle du vice-président chargé DB-DOB-2009-LMCU3.jpgdu budget, s'agissant de ce débat, c'est de rappeler le contexte de préparation du budget 2010, de souligner les évolutions spontanées des recettes et des dépenses pour l'an prochain, d'examiner le champ du possible des revalorisations de recettes que pourrait décider le Conseil de communauté (à ce stade, il ne s'agit pas pour moi de dire au Conseil ce qu'il doit faire ni de présenter une proposition de l'exécutif, mais seulement d'expliciter aux élus ce qu'ils peuvent décider, là où ils ont des marges de manœuvres, si nécessaire), et les arbitrages qui seront utiles à réaliser sur les dépenses pour qu'on soit dans les cadres financiers fixés (pour préserver nos équilibres financiers globaux).

 

L'année 2009 aura été exceptionnelle pour la Communauté urbaine qui aura réalisé un volume exceptionnel d'investissements (402 millions € inscrits), boosté par des recettes elles aussi exceptionnelles (bonne tenue de la taxe professionnelle, avec des bases en hausse de + 5,2 % ; versements importants de FCTVA), ce qui au final aura permis à LMCU de se désendetter. C'est donc sur un équilibre financier consolidé que LMCU termine l'année.

 

Pour 2010, les perspectives de recettes sont freinées par la suppression de la taxe professionnelle (même si, en 2010 même, les bases augmentent encore de + 4,4 %), et surtout par la réduction des dotations de l'Etat (- 0,4 %), qui représentent quand même le tiers des ressources totales de la Communauté !

 

A l'inverse, les dépenses de fonctionnement sont assez rigides (reversements aux communes, contrats d'exploitation, contrats avec des sociétés d'aménagement...) et, qui plus est, poussées à la hausse soit par des contraintes d'exploitation (par exemple dans les transports, désengagement du Conseil général, ou hausse des compensations tarifaires), soit par les conséquences de la mise en service de nouveaux équipements (bus, déchetteries...).

 

Ce qui ne facilite pas les ajustements à réaliser sur ces dépenses-là,  alors que, dans le même temps, l'objectif est de maintenir un haut niveau d'investissement (mise en oeuvre des grandes priorités du programme : renouvellement urbain, habitat,  développement économique, transports...) afin, bien sûr, de réaliser les engagements pris mais aussi de soutenir une activité économique qui en a bien besoin :  c'est la contribution de LMCU à la reprise de la croissance économique.

 

Pour lire mon intervention, cliquez ici, et visualiser le document projeté, cliquer ici.



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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 12:05
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

Ces 8 et 9 octobre se tiennent à Bordeaux les 37es  Journées des communautés urbaines de France.

 

Les représentants, dont la quasi-totalité des présidents des seize communautés urbaines se réunissent en effet autour de Vincent FELTESSE, président de la communauté urbaine de Bordeaux. Ces journées annuelles sont l'occasion de faire le point sur les sujets et les défis communs des communautés. Chaque année, la préparation de la loi de finances de l'Etat et les informations sur les dotations annoncées pour les collectivités locales, sont au cœur des discussions.

 

Cette année, les sujets ne manquent pas car les projets qui frappent les communautés urbaines sont lourds de conséquences, avec le projet de réforme de l'organisation territoriale (qui passera au Parlement au printemps 2010) et surtout la réforme de la taxe professionnelle (qui est le gros morceau du projet de loi de finances pour 2010).

 

S’agissant du projet gouvernemental relatif à l'organisation territoriale, c'est la perspective de création de métropole qui mobilise l'attention : certaines communautés urbaines pourront devenir des métropoles, d'autres non. Mais avec quel périmètre ? Pour quelles compétences ? Et surtout avec quelles ressources au moment où la principale recette – la taxe professionnelle unique – disparaît, et où les recettes fiscales baissent donc fortement ?

 

Toutes ces questions sont lourdes et suscitent beaucoup d'interrogations auprès des élus responsables des communautés urbaines : c'est même un véritable mal-être que tous ressentent, quelle que soit leur couleur politique ! Car le projet de réforme de la taxe professionnelle modifie profondément la nature et le volume des ressources des communautés urbaines.

 

Beaucoup d'entre elles vont perdre beaucoup de recettes fiscales.

 

Certes, cela fait quelques années que la taxe professionnelle a vu son produit réduit par plusieurs réformes. En 2006, avec le ticket modérateur et le plafonnement, déjà les communautés avaient perdu une part de leur pouvoir fiscal. Mais la réforme de 2009 c'est le coup de grâce de cet impôt local. Bien sûr, la réforme présentée est un allègement et un transfert, pas une suppression. Car la TP est remplacée par une contribution économique territoriale, composée d'une cotisation locale d'activité et d'une contribution complémentaire (cf. mon article du 1er octobre). Mais le schéma proposé bouscule gravement les équilibres financiers :

 

Ø        il y a nationalisation d'une très grande partie de la taxe professionnelle ; les entreprises paieront à l'Etat un taux fixe national, sans que les élus locaux puissent influer sur la modulation de ces taux ! Il y aura une répartition, via cette cotisation complémentaire (vers les départements et les régions !) mais pas vers les EPCI et les communes ;

Ø        la spécialisation / réallocation des ressources est modifiée : les impôts ménages sont tous redistribués vers les communes et les EPCI ;

Ø        il y a une baisse globale du rendement de l'impôt ;

Ø        c'est la fin de la possibilité d'accroître par la hausse des taux les ressources fiscales ;

Ø        s'il n'y a pas à proprement parler suppression de l'impôt économique, celui-ci est fortement allégé (cela va coûter en 2010 11,7 Mds € à l'Etat !), et surtout perd son lien avec le territoire où la richesse économique est créée !

 

Une résolution a été adoptée à l'unanimité, à l'issue des travaux. Pour la lire, cliquez ici.

 

 

 

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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 01:29
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

On le sait, la Communauté urbaine de Lille a un stock de dette important, lié notamment au dossier du métro qui, dans les années 90, a fait atteindre des sommets d’endettement. Aujourd’hui encore, le volume global est de 1 600 millions € (il était de 2 100 M € en 2001 quand, lors du précédent mandat, je suis devenu vice-président au Budget de LMCU).

 

Cette dette a fait l’objet, tout au long de la décennie écoulée, d’opérations financières (réajustements ; swaps, c’est-à-dire échange, sur les marchés, des conditions du taux d’intérêt payé sur le prêt initial pour un produit où le taux d’intérêt qu’on espère payer sera moindre) dont le but premier est de réduire les intérêts payés pour LMCU. Cela s’appelle mener une gestion active de la dette. La Communauté urbaine de Lille a ainsi pu réaliser de très importantes économies financières (40 M€ ces cinq dernières années), qu’elle a pu utiliser pour son fonctionnement et donc pour les services rendus à la population.

 

Malheureusement, la crise financière est passée par là. Et si par temps calme on a un peu tendance à oublier les risques, quand crise boursière, crise bancaire et récession bousculent taux d’intérêt et taux de change, certains produits souscrits sur les marchés peuvent paraître plus dangereux. C’est ce qui s’est produit au dernier trimestre 2008. Voilà pourquoi, la résidente, Martine AUBRY, m’a demandé de conduire des investigations sur tous nos contrats de dette pour que nous puissions en connaître les risques potentiels et cerner le mieux possible les risques réels.

 

Ce travail, je l’ai présenté en commission des finances ce mardi, et je le synthétise ce matin au Bureau et cet après-midi devant le conseil de communauté.

 

Pour lire l’intervention que j’ai rédigée, cliquer ici.

 

La tâche est lourde et complexe, extraordinairement technique bien sûr. Moins que jamais, il ne faut jeter le bébé avec l’eau du bain : moi, j’en suis convaincu, la Communauté a eu raison, à mon sens, de chercher à disposer des instruments lui permettant, à partir de sa dette, de renforcer ses marges de manœuvre budgétaires. Quoi qu’en en dise, puisque économies il y a eu, cela veut dire qu’il y a eu des impôts en moins ou des projets en plus !

 

Cela n’empêche pas d’être vigilant, et de l’être en toute transparence. J’y travaille activement.

 

 

 

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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 10:46
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

Les 1er et 2 octobre, l’AFIGESE (association finances gestion évaluation des collectivités territoriales), l’association des hauts fonctionnaires de finances et de gestion des collectivités locales tient ses XIVe assises à Lille sur le thème : Le temps des ruptures, l’heure des choix, et remet ce soir, lors de son dîner de gala, ses quatre prix de l’innovation financière. Il m’a été demandé, en tant que premier vice-président de la Communauté urbaine de Lille chargé des Finances, de présider cette cérémonie de remise des prix, aux côtés d’Eric Portal, président de l’AFIGESE (cf. photo).

 

Lors de mon propos introductif, je souligne combien est paradoxale la tâche de ces gestionnaires de collectivités dont la mission est d’être des gestionnaires rigoureux (pas de déficit possible), efficaces et soumis à une évaluation scrupuleuse de leur gestion, au moment même où l’Etat vient d’annoncer un déficit colossal pour son propre budget, pour 2009 et 2010, et qu’il emprunte, lui, pour financer son propre fonctionnement courant – ce qui est strictement interdit, et heureusement d’ailleurs ! – dans les collectivités locales !

 

Mais puisque ce soir je représente LMCU, je mets surtout l’accent sur l’intercommunalité, celle que j’appelle la cocue législative, ou la confiance abusée. Car en effet, comment qualifier autrement les mauvais traitements qu’elle subit ? La réforme à venir de la taxe professionnelle en est le point d’orgue !

 

En 1999, le législateur avait bâti une cohérence : à l’intercommunalité, il avait donné une compétence forte, construire le développement du territoire, et pour cela lui avait donné une ressource parallèle, la taxe professionnelle unique. Ressource évolutive, dynamique, elle intéressait au sens financier du terme, l’intercommunalité au développement de son territoire.

 

En 2009, dix ans plus tard, le panorama est tout autre. Avec la réforme de la taxe professionnelle que contient le projet de loi de finances pour 2010, cette ressource est vidée de son contenu et perd son lien avec le territoire .

 

Elle est vidée de son contenu car la TP est morte, voilà la contribution économique territoriale. Elle aura 2 composantes : la CLA (cotisation locale d’activité), liée aux valeurs locatives foncières des entreprises ; la CC (cotisation complémentaire), proportionnée à la valeur ajoutée (sur la base d’un taux national).

 

Mais l’intercommunalité ne percevra plus que la CLA sur les entreprises, et au bout va perdre d’importantes recettes fiscales !

 

De plus, comme la cotisation complémentaire sera prélevée sur une base nationale de valeur ajoutée, il n’y aura plus de lien entre le dynamisme du territoire, la création des richesses qui s’y fera et la ressource fiscale encaissée par la collectivité pourtant promoteur de ce développement.

 

Dès lors, comment envisager sérieusement la constitution de ces métropoles, au périmètre et aux compétences plus larges que les communautés urbaines, avec des ressources, demain, immanquablement moindres ?

 

L’intercommunalité aura été l’éternelle trompée, le parent pauvre des réformes depuis 2002. On lui a fait, il y a 10 ans, miroiter l’espérance de compétences, de sa capacité à penser et à conduire des projets d’importance. En réalité, on ne lui laisse pas le temps de concrétiser, et déjà la belle ressource promise s’envole…

 

Ces gestionnaires financiers, que je salue au nom de Martine Aubry, travaillent dans un monde :

 

-         de plus en plus incertain, par la crise et la conjoncture bien sûr, mais aussi par le fait
du prince
, ce que sont ces réformes législatives d’ampleur qui vont bousculer en
profondeur tous les équilibres financiers des collectivités locales ;

-         contraint, où l’argent se raréfie.

 

Voilà pourquoi, demain comme aujourd’hui, il est important pour eux d’être imaginatifs et promoteurs d’innovation financière !

 

 

 

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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /2009 17:41
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

Ce matin, à la communauté urbaine de Lille, je signe par délégation de Martine AUBRY la 2e convention de services comptable et financier avec Madame Claude REISMAN, trésorier-payeur général de la région Nord - Pas-de-Calais.

 

Cette convention est à la fois la confirmation d’un partenariat, l’aboutissement d’un long travail et l’affirmation d’une conviction.

 

Le partenariat, c’est celui qui lie la Communauté urbaine à la Trésorerie générale, avec pour objectif d’optimiser la gestion des échanges financiers entre les deux administrations pour une meilleure maîtrise des deniers publics. Devenu vice-président au budget auprès de Pierre MAUROY en 2001, j’ai lancé en effet ce chantier pour mobiliser les services de la Trésorerie et ceux du service des finances de LMCU pour qu’on modernise ensemble nos procédures, qu’on les simplifie et qu’en se connaissant mieux les uns les autres, on travaille mieux ensemble pour être plus efficaces.

 

Cela a donné lieu à une convention de partenariat en novembre 2001 (traitement des mandats de paiement, réduction des délais de règlement) et à la 1ère convention de partenariat des services comptable et financier en novembre 2003. Depuis, il y a eu un gros travail de nos services respectifs et cela nous a beaucoup mobilisés.

 

Alors aujourd’hui, je suis particulièrement satisfait qu’avec cette seconde convention, nous engagions une nouvelle étape (2009-2012) à travers 4 axes de travail en commun et 16 mesures : c’est notre programme de travail pour les années à venir.

 

Tout cela répond à ma conviction, que si « on a de bonnes finances, on pourra faire de bonnes politiques » ! A la communauté urbaine, dans le programme de Martine AUBRY, nous l’avions inscrit : nous sommes persuadés qu’en travaillant à assainir nos finances, nous parviendrions à trouver des marges de manœuvre financières. C’était le programme, nous le faisons. La convention, son utilité, ce sont trois mots :

 

Ø économie : être économes, c’est être plus efficaces. L’objectif, c’est de mettre moins d’argent dans les paperasseries, dans les frais de structure, pour pouvoir en mettre plus dans les politiques d’actions communautaires. C’est pour cela que dans cette 2e convention, on met le paquet pour la dématérialisation (des documents budgétaires, des bordereaux, des mandats de paiement…).

 

Ø crédibilité : notre budget communautaire est sincère mais en améliorant

encore la qualité de nos comptes (par exemple, sur les immobilisations et le patrimoine), on en améliorerait encore la crédibilité. L’objectif ? Viser la certification des comptes de LMCU…

 

Ø performance : avoir de bonnes finances, c’est avoir une gestion comptable et budgétaire de qualité.

 

Etre économe, crédible et performant : c’est l’objectif qu’a la Communauté urbaine de Lille pour sa politique financière. Avec Alain BERNARD, maire de Bouvines, vice-président à mes côtés, j’y travaille. Ça prend du temps. Mais il y a bien des économies à réaliser.

 

 

 

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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /2008 22:23
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole
Après le débat d'orientations budgétaires qui s'est tenu fin novembre (et dont j'ai déjà rendu compte dans ce blog), la Communauté urbaine vote son budget 2009. C'est son premier budget de la nouvelle mandature. C'est surtout un budget que la Communauté vote alors que l'INSEE vient d'annoncer que la France est en récession.


Voilà pourquoi, entre le DOB et ce budget, il y a eu quelques inflexions, et la mouture de ce budget 2009 que je présente au nom de l'exécutif communautaire est un budget qui pousse l'effort d'investissements, surtout sur les priorités structurantes pour l'avenir (développement économique, habitat, renouvellement urbain – ANRU, transports).


Ce budget a été adopté par 83,95 % des élus communautaires (le groupe UMP s'est abstenu). Voici Budget-LMCU-2009.pdfmon intervention.



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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 07:22
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

Après être parti, après le conseil national du PS mardi soir, au Portugal – à Lisbonne – pour une réunion de travail avec ma ville jumelée, dans l'avion du retour mercredi soir et ce matin très tôt, j'ai rédigé mon intervention au conseil de communauté sur les orientations budgétaires pour 2009 de notre établissement public (LMCU-DOB-2009.pdf le texte de mon intervention).

 

A 9 heures ce matin, c'est la réunion du Bureau de la communauté et la présidente me demande de synthétiser ces orientations budgétaires devant tous les vice-présidents et membres du bureau ; j'improvise (car mon discours est à la frappe !) et je rappelle le contexte budgétaire et financier national et celui de notre établissement, et les grands choix qui sont devant nous.

 

Cet après-midi, cela aura été plus. A ma  presque demi-heure d'intervention, fera écho un débat de quasiment une heure et demie mais j'observe que personne, sur aucun banc, ne remet vraiment en cause mon analyse, mes propositions et la stratégie financière que je propose. J'entends quelques nuances mais ce que je propose au nom de l'exécutif communautaire et de la Présidente est un cadre incontestable. A savoir :

 

Ø      le désengagement de l'Etat ampute les ressources de LMCU : les dotations de l'Etat baissent de 10 millions € en 2009 !

 

Ø      les réformes de la taxe professionnelle décidées par le Gouvernement freinent les recettes de LMCU ; la Communauté doit reverser 1,4 million € à l'Etat chaque année et ne peut pas augmenter son taux de TP !

 

Ø      les dépenses d'exploitation des grandes compétences (transports, assainissement, résidus urbains) augmentent fortement (énergie, développement du trafic, coûts de fonctionnement…) ce qui, cumulé à l'alourdissement des charges financières (+ 20 millions en 2009), accentue un effet ciseau (stabilité des recettes et hausse des dépenses) préoccupant pour notre autofinancement, donc pour notre épargne, donc pour notre capacité à financer nos investissements.

 

Sur ces points, la ligne que m'a donnée la Présidente est claire : maîtriser l'autofinancement, stabiliser l'endettement. Cela veut dire resserrer les dépenses de gestion et encadrer nos dépenses d'équipement. Je vais donc m'y attacher pour préparer le projet de budget 2009 maintenant, en mettant sur le mandat en œuvre une nouvelle gouvernance financière.

 

Il y a encore du travail d'ici le vote du budget le 19 décembre !

 

 

 

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