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Vice-président de Lille métropole


Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 09:39
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

Signature-convention-LMH_Caisse-depots.JPGEn cette fin de matinée, je suis aux côtés de mes collègues élus communautaires, Michel-François Delannoy et Alain Cacheux, et avec Benjamin Dubertret, directeur des fonds d’épargne de la Caisse des dépôts et consignations, pour signer, en tant que 1er vice-président aux finances, des conventions qui permettent à la CDC de prêter plus de 360 millions € à la Communauté urbaine pour le financement de ses efforts pour le logement et les transports.

LMCU est une machine à investir (430 M€ de dépenses d’équipement effectives prévues en 2012), tout en veillant à son assise financière (nous nous sommes désendettés de 180 M€ depuis 2007). Mais pour financer ses besoins, il y a besoin de trouver des emprunts à long terme, ce qui n’est pas facile alors même qu’en ce début 2012, le marché du financement des collectivités locales est en crise car les banques ne prêtent plus, surtout sur des durées longues !

D’où l’importance de la stratégie financière que nous menons à la communauté. Il s’est d’abord agi de réduire l’hypothèque des risques des emprunts structurés (l’encours est passé de 33 % en 2008 à 20 % en 2012). Puis, nous veillons à privilégier l’emprunt bancaire, et surtout les enveloppes pluriannuelles (mobilisables par tranches) pour une meilleure lisibilité. On y voit plus clair, c’est une assurance de disposer des concours financiers nécessaires quand on en aura besoin.

A ainsi été mobilisé le Crédit Foncier de France pour le budget général, sur une enveloppe 2011-2012 ; la Banque européenne d’investissement pour le budget assainissement (2011-2014), lequel avec le doublement des rames de métro, le nouveau plan bus, les lignes à haut niveau de service, engage un très lourd programme d’investissements pour les années qui viennent ! La ligne que nous obtenons est financée sur les fonds d’épargne (livrets A collectés à la CDC) et se fait à bon taux (105 points de base sur le taux du livret A !).

Par l’autre convention pluriannuelle pour un montant de 283 M€, la CDC accompagne LMH pour des prêts sur fonds d’épargne (123 M€ pour 2012), avec l’engagement contractuel de LMCU (principal garant du logement social sur la métropole, puisque nous garantissons 2.256 M€ à fin 2011).

Une matinée donc financièrement très intéressante pour notre métropole.

 

 

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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 09:45
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

DB-DOB-LMCU-2012_2.jpgCe matin, lors de la réunion du bureau, et surtout cet après-midi en séance plénière, il me revient de conduire le débat d’orientations budgétaires pour notre communauté urbaine de Lille en 2012. Quelles seront nos recettes l’an prochain ? Quelles peuvent être nos dépenses ? Comment les financer ? Telles sont autant de questions auxquelles il me faut essayer de formuler des réponses.

L’année 2012 est marquée par un mot : la crise. Le budget 2012 est un budget de crise, marqué par la crise. Pourquoi ?

Il sera d’abord un budget de lutte contre la crise car LMCU poursuivra un programme d’investissement important (526 M€ de dépenses d’investissement inscrites, ce qui représentera aux alentours de 439 M€ d’équipements effectivement réalisés) qui, ainsi, stimule l’activité en offrant des marchés aux entreprises et évite (ce qui serait le cas si LMCU, gros investisseur public, réduisait sa voilure) de déprimer une conjoncture qui n’est déjà pas très soutenue !

La Communauté urbaine peut réaliser ce volume d’investissements car depuis 10 ans, elle s’est considérablement désendettée (1 515 M€ de stock de dette fin 2011 au lieu de 1 831 M€ en 2002, y compris la reprise du SMT), et encore récemment (en relevant sa dette prévisionnelle à 1 622 M€ fin 2012, on reste en-deçà des 1 665 M€ de 2007 !).

LMCU reste pour autant une machine à investir. Elle aura réalisé, en moyenne 367 M€/an d’investissement sur 2008-2012, au lieu de 288 M€/an en 2002-2007. A elle seule, la station d’épuration de Marquette pèsera 63 M€ en 2012.

On ne connaît pas bien encore les recettes de 2012. Sait-on ainsi que certaines recettes de remplacement de la suppression de la TP (cotisation sur valeur ajoutée et taxe sur les surfaces commerciales) ne nous ont pas même encore été notifiées pour 2011 ? Alors pour 2012… n’en parlons pas ! De même, un fonds de péréquation intercommunal est créé par la loi de finances : nous coûtera-t-il, nous rapportera-t-il ? Aucune simulation du Gouvernement ne nous permet de le savoir.

Mais ce que nous savons, c’est que des recettes et des dépenses de fonctionnement, elles, sont affectées directement par la crise et cela nous coûte. Il en est ainsi de la baisse des dotations de l’Etat (- 4,8 M€), du ralentissement du versement transport (- 8,4 M€), et des conséquences du maelstrom des marchés des charges et financières sur nos charges d’intérêt (+ 27 M€). DB-DOB-LMCU-2012.jpg

Au total, pour 2012, les recettes de fonctionnement ne vont augmenter que de + 8 M€ ! Sur un budget de près de 1 500 M€, c’est très, très peu… surtout que, parmi les dépenses de fonctionnement, il y a en 2012 des hausses incontournables (+ 19 M€, dont + 15,5 M€ rien que pour la délégation de service public transports).

Et comme nous ne voulons pas de hausses fiscales (ni sur les ménages, ni sur les entreprises), cela impose que LMCU réalise des économies sur les autres dépenses de fonctionnement. Objectif 2012 : dépenses de fonctionnement = 937,2 M€ (comme en 2011).

Tout cela pour se solder par une épargne brute de 211 M€ (au lieu de 253 M€ en 2011, et 234 M€ en 2008), qui permet de couvrir très correctement l’annuité de remboursement en capital de la dette (143 M€).

Voilà ce qu’il faut faire… Reste à construire ce budget dans les toutes prochaines semaines.

Pour lire le document préparatoire au DOB, DOB 2012cliquez ici.

 

 

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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 18:03
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

Photo0895.jpgC’est fait ! Depuis 56 ans, ce n’était pas arrivé. Le LOSC a gagné la coupe de France en battant, à Paris, le Paris Saint-Germain. Dans tout le Nord, cette nuit, ce matin, il n’y a pas un Ch’ti qui ne se sente pas lillois ! Et de sauter en l’air, comme le proclame l’hymne des supporters lillois.

Cet après-midi, à Lille, tout est en rouge et blanc (même ce matin, à Wattrelos, à Saint-Jo, à la kermesse !). Martine Aubry reçoit cet après-midi à l’Hôtel de ville, dirigeants et joueurs du LOSC… avec la coupe !

Photo0897.jpgQuel moment, quelle liesse ! Quelle ferveur, quelle fièvre se dégagent de cette marée humaine, devant le podium de l’Hôtel de ville que dans quelques instants, élus et équipe du LOSC rejoindront pour présenter ce superbe trophée, orgueil de tout notre Nord ! Des fenêtres du salon de la mairie, je suis plus qu’impressionné. Les journalistes, venus de partout, le sont également.

Entre vice-présidents de la Communauté urbaine, élus lillois et départementaux, le match se refait, avec ses émotions, ses frissons, jusqu’au coup de sifflet final. Martine elle-même le confie : elle est rentrée à 3 heures du matin !

Photo0899.jpgUn SMS : « Ils arrivent », une barrière de caméras s’installe, une bousculade (même si on est infiniment moins nombreux que là-bas, devant le parvis) parfois musclée, ils sont là. Au micro, ils entourent Martine Aubry, Pierre Mauroy, leur président Michel Seydoux, leur coach Rudy Garcia… et ils sont là, avec la Coupe.

Martine rappelle une phrase préférée de Pierre Mauroy : « J’aime le Losc quand il marque des buts » ; fait déclencher une ovation pour Ludovic Obraniak, l’auteur du but gagnant ; salue et remercié chaleureusement, le gardien de but lillois qui fêtait hier son anniversaire et aura su tant préserver la lucarne du LOSC, à savoir le sympathique Michael Landreau. Elle remet aux responsables et aux joueurs la médaille d’or de la ville, rappelant qu’avec cette victoire, « le football a apporté la fierté aux gens du Nord », dit aux joueurs et à leur coach : « Et maintenant on attend la suite… ». Sera-ce le doublé ? Réponse peut-être mercredi. Au plus tard le 29 mai prochain. Photo0902.jpg

Ce serait magnifique, assurément ! Mais pour aujourd’hui, goûtons la joie de cette belle coupe, qui n’est qu’enthousiasme et fierté. Comme le dit Rudy Garcia : « On est fiers pour le peuple lillois », de ce « moment historique d’hier soir » comme le qualifie le capitaine Rio Mavuba.

A bientôt pour le championnat ? Allez les Dogues. Toute la métropole, tout le Nord est couleur rouge et blanche…

 

 

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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 16:33
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

Ce vendredi, toute la journée, ce sont les réunions de la communauté urbaine (bureau le matin, puis groupe socialiste, puis le conseil à partir de quatorze heures), avec à l’ordre du jour, la présentation du budget pour 2011. Après le débat d’orientations budgétaires qui s’est tenu le 5 novembre dernier, c’est encore donc un de mes dossiers qui occupe largement les débats, puisqu’il me revient de présenter le projet de budget pour 2011. Hier soir et ce matin, depuis très tôt, j’ai donc préparé mes interventions.

 

Le budget de la communauté urbaine de Lille est important par son volume : 1 656 millions d’euros
(+ 4,2 %), et permet de faire face aux dépenses de reversements aux communes (242 M€), à la charge de la dette (194 M€), et à des dépenses - de fonctionnement et d’investissement - qui mettent en œuvre les politiques communautaires. Celle-ci concernent les compétences communautaires, à savoir le développement économique, l’aménagement et le renouvellement urbain, l’assainissement, l’eau, les résidus urbains, les transports, le logement et les gens du voyage, le rayonnement de la métropole (sport, culture).

 

En 2011, la Communauté urbaine met vraiment l’accent sur l’investissement. Les dépenses d’équipement prévisionnelles sont ainsi affichées à 525 M€ (+ 68 M€ par rapport à 2010), niveau jamais atteint dans les comptes communautaires, poussé par deux compétences : les transports (notamment avec l’amélioration de l’offre : plan bus, lianes, doublement des rames de métro…) ; l’assainissement (avec le lancement indispensable de la station d’épuration de Marquette qui va coûter 145 M€).

 

Pour lire mon intervention, cliquez Intervention LMCU 3 déc. 2010cliquez ici.

 

Pour lire la présentation thématique, PPT LMCU 3 déc. 2010cliquez ici.

 

 

 

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Vendredi 5 novembre 2010 5 05 /11 /Nov /2010 18:10
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

Ce vendredi, c’est journée marathon avec la tenue du conseil de Communauté. Cela commence par la réunion du bureau (c’est-à-dire des vice-présidents autour de la présidente), puis réunion de groupe, puis à midi, installation de la commission locale d’évaluation des transferts de charges (qui sera présidé par Henri Segard et dont j’ai été, à l’unanimité, désigné vice-président).

Lors du conseil, cet après-midi, j’interviens sur l’un des principaux dossiers : le débat d’orientations budgétaires pour 2011, dont je présente le rapport introductif.

Qu’est-ce qu’un DOB ? C’est un moment où en analysant les contraintes, externes et internes, on examine les dépenses possibles et les recettes nécessaires.

Cette année, ce débat se tient sur deux réserves importantes : d’une part le gel, décidé par le Gouvernement, des dotations aux collectivités locales versées par l’Etat pour trois ans, ce qui va provoquer une baisse de ces ressources pour la Communauté (comme pour bien d’autres collectivités !) ; d’autre part, l’application intégrale de la suppression de la taxe professionnelle, dont les recettes de substitution seront moins dynamiques que les bases de TP d’hier, et donc freineront l’évolution de nos recettes.

En revanche, point favorable : le désendettement (- 181 millions d’euros de 2007 à 2010) de la Communauté urbaine sur les dernières années !

Les dépenses seront en revanche cette année dopées par les dépenses d’investissement (station d’épuration de Marquette, accessibilité du Grand Stade, logement, économie) qui atteindront un niveau jamais atteint de 525 M€ (c’est un pic, en même temps qu’un cap dans le programme communautaire… Cyrano l’aurait sans doute qualifié de péninsule) !

Pour lire mon intervention, CONSEIL DOB LMCU 05 11 2010cliquez ici.

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Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 18:53
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

 

toulouse15-3.jpgToute cette matinée des 38e journées des communautés urbaines, à Toulouse, est consacrée à la table ronde des présidents. Hôte de ces journées, Pierre Cohen, député-maire de Toulouse, plaide d'abord avec force pour "la reconnaissance du fait urbain".

 

Gérard Collomb, président de l'ACUF, sénateur-maire de Lyon, évoque le couple de demain, la Région et la Métropole, et dit vouloir une loi qui tienne compte de la diversité de la France. Avocat passionné, Michel Delebarre (Dunkerque) pointe que "nos communautés, ce sont le fait urbain même puisqu'elles assurent la responsabilité des principales agglomérations urbaines" ; il s'affirme favorable à "un effort de décentralisation pour renforcer ces agglomérations urbaines, notamment par la politique de la ville". Tandis qu'André Rossinot (Nancy) rappelle "qu'un Etat fort est d'abord un Etat républicain", faisant vivre une "république des territoires".



Claudy Lebreton (président de l'association des départements de France) stigmatise ce qu'il appelle la loi actuelle de "recentralisation" en cours et souligne combien l'Europe est la grande absente des débats français. Il plaide pour "un Etat fort certes, mais dans ses compétences recentrées" et réclame des "Etats Généraux de la décentralisation".



Jacques Pelissard (président de l'association des maires de France) appelle lui aussi à "renforcer le poids des métropoles", préconise l'approche "conventionnelle", en "conservant des départements qui ne sont pas riches en zones urbaines". Les communes doivent par ailleurs "conserver un rôle dans les métropoles" (ainsi, pas question de transférer le foncier bâti aux métropoles !) car elles ont un rôle équilibrant de cohésion sociale.


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Vincent Feltesse (Bordeaux) parle, lui, avec pertinence "d'état d'urgence territorial" et demande aux communautés de se doter d'une plate-forme revendicative face aux extrêmes difficultés qu'avec la suppression de la taxe professionnelle, la fin de l'ANRU, la quasi-disparition de la politique de la ville, les conséquences sur la taxe d'habitation des ménages, les communautés urbaines vont connaître immanquablement.



Voilà pourquoi, au terme de ces débats, les présidents des communautés urbaines ont adopté une longue résolution, portée par trois idées : "Plus d'autonomie pour plus de responsabilités, une réelle adaptation aux contextes locaux et une véritable co-construction des politiques publiques avec l'Etat et entre échelons territoriaux".



C'est d'ailleurs dans son discours de conclusion, en présence de Michel Mercier, ministre de l'aménagement du territoire et du développement rural, ce que Gérard Collomb a dénoncé : le risque – réel - qu'avec la fin de la TP, il y ait transfert du prélèvement fiscal sur les ménages au lieu des entreprises hier. Et d'affirmer que les élus des communautés urbaines refusent "la responsabilité d'augmentations qu'ils ne souhaitent pas".



Et au demeurant, l'urgence (et c'est mon dossier n°1 actuellement à LMCU) est "que le transfert de la part départementale de taxe d'habitation au bloc communal soit neutre à la fois pour les habitants et les finances locales".



Ce dossier, je le porte depuis le début de l'été. J'ai ainsi défendu, au nom de l'Exécutif communautaire, un vœu sur ce thème aux conseils de communauté des 25 juin et 1er octobre. J'ai posé une question écrite au gouvernement aussi sur cette très complexe question, et déposé un amendement à l'article 59 du projet de loi de finances pour 2011 pour résoudre le problème.

dessin.jpg

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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 18:49
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

 

14102010.jpgNuit très courte, train à 7 heures pour le Nord, dossiers et rendez-vous en mairie, puis départ dès le début d'après-midi pour Toulouse où se tiennent les 38es journées des communautés urbaines.

 

Au-delà de ce qu'il faut bien appeler une contrainte dans l'emploi du temps d'aller là-bas pour deux jours (mais compte-tenu de l'actualité financière des communautés urbaines, impossible que le vice-président au budget de la communauté urbaine de Lille ne fasse pas partie de la délégation lilloise), j'ai quand même une double satisfaction.

toulouse14-6.jpg

La première est d'aller saluer sur place mon copain Pierre Cohen, député-maire de Toulouse, président du Grand Toulouse, communauté urbaine instituée en 2009, et qui a donc rejoint notre association nationale des communautés urbaines de France (ACUF) l'an dernier.

 

La seconde est de découvrir une ville où je ne suis jamais allé… bien qu'ayant du côté de ma mère des origines ariégeoises. Les délégations des communautés urbaines, cet après-midi, se sont partagées en trois groupes pour visiter soit le chantier de rénovation urbaine du Grand Projet de Ville, soit le secteur aéronautique, soit le Cancéropôle.

 

Pour ma part, je suis arrivé trop tard pour me joindre aux visites de terrain ; aussi m'enferme-je à l'hôtel pour terminer la rédaction de mes derniers amendements au projet de loi de finances pour 2011 (ils doivent impérativement être déposés pour 17 heures !).

toulouse14-1.jpg

Ensuite, direction l'Hôtel de ville, où je vais retrouver Pierre, mais aussi avant lui... Jean Jaurès, dont un superbe buste nous accueille dès l'entrée dans le Capitole. Et oui, Jean Jaurès, dont l'an dernier fut celui du 150e anniversaire de sa naissance, fut conseiller municipal de Toulouse et professeur en faculté de lettres…

 

D'ailleurs, cette ville où Camille Ournac fut élu maire en 1888 fut un bastion de la gauche radicale, républicaine et anticléricale à la fin du XIXe siécle, et en reste marquée au point d'être encore une "ville rose" (depuis les dernières municipales de 2008).

toulouse14-2.jpg

Pierre Cohen reçoit ainsi toutes les délégations, emmenées par Gérard Collomb, président de l'ACUF, sénateur-maire de Lyon, dans la grande "salle des Illustres", et nous tient un discours résolument tourné vers l'avenir.

 

Il rappelle ainsi que chaque année 7 000 nouveaux habitants viennent vivre à Toulouse, que cette ville a deux caractéristiques majeures : l'importance de sa jeunesse et de ses étudiants (la première université y fut créée en 1229) ; ses activités aéronautiques et spatiales. Et si, comme le dit son maire, Toulouse veut affirmer son rayonnement international, elle tient surtout à être "généreuse, solidaire et créative".

 

  

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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 12:00
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

250px-La_Croix_svg.jpgVoici un article paru dans le quotidien La Croix sous le titre : « Des élus locaux redoutent toujours une hausse de la taxe d'habitation » pour lequel j'ai été interviewé.

 

«  La réforme de la taxe professionnelle pourrait avoir des répercussions sur le niveau de la taxe d'habitation, même sans hausse des taux.

 

Plusieurs élus locaux ont tiré la sonnette d'alarme au début de l'été. D'après eux, la réforme de la taxe professionnelle votée à l'automne dernier risque d'entraîner des hausses de la taxe d'habitation en 2011, sans que les collectivités locales aient augmenté leurs taux.

 

Aujourd'hui, ils estiment que la question demeure, même si le gouvernement vient de leur accorder un mois supplémentaire pour organiser la transition entre l'ancien et le nouveau système.

 

Les incertitudes ne portent pas sur les exonérations et dégrèvements consentis et financés par l'Etat aux ménages les plus modestes (10 millions), qui ne sont pas remis en question. C'est en réalité la mécanique remplaçant la taxe professionnelle qui est en cause.

Dans le cadre de la réforme, la part de la taxe d'habitation autrefois perçue par les départements sera désormais versée aux communes et intercommunalités (bloc communal). Or, certains conseils généraux avaient voté, outre l'abattement obligatoire pour charge de famille, une série d'abattements facultatifs, bien plus généreux dans certains cas que ceux adoptés par les communes.

 

« La charge fiscale globale pesant sur les contribuables ne changerait pas », selon Bercy,

 

Toute la question consiste désormais à savoir quel niveau d'abattements choisira le bloc communal quand la réforme entrera en vigueur. Et c'est là que le bât blesse, analyse Dominique Baert, vice-président de la communauté urbaine de Lille en charge des finances, et maire (PS) de Wattrelos (Nord).

 

« Soit la communauté urbaine décide d'appliquer les abattements du département, qui étaient plus élevés que ce que pratiquaient chacune de nos 85 communes, et dans ce cas l'intercommunalité perdra 5 millions d'euros de ressources. Soit nous ne prenons pas de décision au niveau intercommunal : du coup, les abattements s'appliqueront commune par commune et comme ils seront moins généreux que les départements, cela reportera cette charge de 5 millions sur les contribuables, et en particulier sur les plus modestes (familles nombreuses, handicapés, etc.) qui bénéficient le plus des allégements ».

 

En réponse aux sénateurs, Bercy avait publié des estimations sur l'impact du changement de système, en précisant que « la charge fiscale globale pesant sur les contribuables ne changerait pas »: 3,5 millions de foyers (11,5 % du total) paieraient entre 50 € et 200 € supplémentaires, tandis que 3,6 millions (12 % du total) paieraient moins, car ils résident dans des communes où les abattements s'avèrent plus généreux que ceux du département.

 

D'après l'Association des maires de France, il n'y aura aucun changement pour 24,1 millions de foyers (77 %).

 

Il revient aux communes et intercommunalités de voter le niveau d'abattement qu'elles souhaitent, rappelle-t-on à Bercy, qui vient pour cela de leur accorder un délai supplémentaire (jusqu'au 1er novembre). Un fonds de garantie permet en outre d'assurer à la collectivité locale que la réforme ne lui fera pas perdre d'argent. « Ce dispositif est à revoir, rétorque Philippe Lemaire, directeur général de la communauté d'agglomération du Sud-Est toulousain (Sicoval), car les pertes de recettes seront calculées en se basant sur le niveau des abattements communaux, et non départementaux. »

 

Ce responsable a estimé à 1,5 million d'euros le coût pour Sicoval d'un alignement sur les abattements départementaux. A Lille, Dominique Baert compte sur l'examen du projet de loi de finances 2011 pour obtenir « une vraie neutralité financière de la réforme pour tous, entreprises, ménages et collectivités locales ».

 

 

 

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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 09:53
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

Herman-Van-Rompuy.jpegCet après-midi, à la communauté urbaine de Lille, se tient l’assemblée générale de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, qui va consacrer le passage de présidence de Stefaan DE CLERCK, ministre fédéral belge de la justice (ancien bourgmestre de Courtrai) à Martine AUBRY, présidente de LMCU, jusqu’alors vice-présidente de l’Eurométropole. Cette assemblée est honorée de la présence d’Herman VAN ROMPUY, tout nouveau président du conseil européen.

 

Aux côtés de Martine AUBRY a aussi pris place Rudy DEMOTTE, ministre-président de la région wallonne. C’est dire si la séance est exceptionnelle.

 

Ÿ Nouvelle présidente, Martine AUBRY accueille ses hôtes en rappelant l’Europe des fondateurs et en soulignant le travail immense qui attend Herman VAN ROMPUY car nous avons besoin d’une Europe puissante et intégrée.

 

L’Europe des Régions est déjà une réalité. 230 régions sont représentées à Bruxelles mais l’Europe des métropoles est encore à son balbutiement.

 

Ici, dans la métropole, nous étions prédestinés à nous réunir. Notre frontière naturelle n’existe quasiment pas. A Lille, nous avons été flamands, bourguignons, français et espagnols avant d’être définitivement français. Il a cependant fallu la force de conviction de Pierre MAUROY pour dépasser bien des frontières. Après la COPIT en 2000, le GECT en 2006, le 28 janvier 2008, l’Eurométropole est née. Depuis elle travaille dans trois directions :

 

            Ø D’abord, l’Europe de la culture. La Flandre, la Wallonie, la Communauté urbaine se sont investies ensemble dans la culture (Lille 2004, Europe XXL…).

 

            Ø Le développement économique : nous construisons ensemble des opportunités d’avenir (tels que les textiles techniques innovants, le Pôle Image avec Tournai et Courtrai ; le pôle nutrition-santé où l’on travaille avec la Wallonie).

 

            Ø La vie quotidienne de nos concitoyens : amélioration des relations SNCF et SNCB ; tourisme (vers un office de tourisme eurométropolitain virtuel ?) ; schéma d’aménagement pour une métropole « mixte, durable et attractive ».

 

Puis vinrent les prises de parole de : Stefaan DE CLERCK, président sortant, qui fit observer malicieusement à Martine (« Tu deviens présidente tous les deux ans : 2008, 2010… »), avant de souligner que « l’Eurométropole est arrivée à l’âge de la maturité » et qu’elle permet de « montrer que l’Europe est concrète » ; Rudy DEMOTTE, qui conclut sur une citation d’Umberto ECO : « La langue de l’Europe, c’est la traduction »… en assemblée générale où le bilinguisme fut la règle, il s’attira un franc succès !

 

En réponse, Herman VON ROMPUY a voulu insister sur la "créativité" de l'Eurométropole. A ses yeux, c'est un laboratoire. Au-delà de l'identité de chaque pays, le dépassement des frontières peut aussi être un renforcement au niveau individuel. Bien collaborer, supprimer des obstacles est un défi.

 

C'est grâce à la volonté que s'est construite l'Europe. L'Eurométropole suit la même approche pragmatique (économie, mobilité, santé,...).

 

Avancer, c'est important. La construction européenne est aussi complexe que la construction belge.

 

Les objectifs sont éternels. Une bonne collaboration n'est jamais terminée. Ce qui est important, ce ne sont pas les étapes, mais la direction.

 

L'Europe pour être forte a besoin des régions. Elle a besoin d'une stratégie coordonnée. Nous devons nous battre pour conserver nos atouts, notre modèle rhénan. L'Europe ne pourra atteindre un meilleur taux d'emploi qu'avec le concours de régions innovantes et compétitives.

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 16:10
- Publié dans : Vice-président de Lille métropole

Voici un article que j’ai eu le plaisir de lire sur le site www.lunion.org qui présente le projet de l’Union, commun aux villes de Wattrelos, Roubaix et Tourcoing :

 

« DOMINIQUE BAERT, LE TROISIEME HOMME

 

Le 8 avril 2010  -  Ils font l'Union

 

Portrait de celui qui garantit les financements

 

Dominique Baert est un bourreau de travail. A 50 ans, cet homme à la moustache « Troisième République », que l’on croirait sorti tout droit d’un épisode des Brigades du Tigre, se voue entièrement à ses fonctions d’élu local, de premier vice-président à la communauté urbaine de Lille et de député. Trois casquettes qu’il porte avec le même engagement, et auxquelles il applique un même leitmotiv : « On est là pour servir, pas pour se servir ». Compte tenu de son long parcours à la Banque de France, dont il a été l’un des dirigeants, on le croit sur parole. Mais de toutes, la fonction de maire est celle à laquelle Dominique Baert tient le plus. Ce fils de Wattrelos dit y mettre tout son cœur et toute sa passion.

 

Parler le langage des entreprises

 

Et les Wattrelosiens le lui ont bien rendu en 2008 en le réélisant au premier tour avec près de 70% des voix. A propos de son aptitude à dynamiser les parcs d’activité de sa ville, son directeur de cabinet  raconte : « Pour faire venir les entreprises, il parle leur langage. Il les aide à faire leurs montages financiers, est capable d’étudier leurs comptes. Comme il est capable pour un habitant en situation de surendettement de proposer des consolidations de crédit » Un vrai Robin des bois, économe et pragmatique.

 

La porte d'entrée de Wattrelos

 

L’Union ? Seuls 10% de ce territoire font partie de sa commune. On imagine donc que cette friche de projets n’est pas sa priorité. Et pourtant. Il suffit d’arriver à Wattrelos par la voie rapide urbaine pour se rendre compte que les friches qui s’étendent en amont de part et d’autre du canal formeront, une fois réinvesties, une porte d’entrée inespérée pour Wattrelos. Alors, un voisin « intéressé », Dominique Baert ? Son directeur de cabinet explique : « Si on entre dans la ville par une friche dégradée, ce n’est pas très incitatif, et c’est l’image de la ville qui en pâtit. » Pour autant, le mandat métropolitain de Dominique Baert lui fait appréhender l’Union au-delà de son propre « jardin ». En tant que premier vice-président de Lille Métropole en charge des Finances, il est garant de la pérennité des financements nécessaires au développement du projet intercommunal et s’investit aux côtés de ses homologues tourquennois et roubaisien, dans un trio de compétences idoines, pour le nouveau fer de lance de l’ambition métropolitaine.

 

Surfer sur la dynamique

 

En tant qu’élu local, il apporte aussi sa pierre. La première concerne d’importants travaux de voirie, sur les axes dits « habitat-travail » et au niveau du mal-nommé rond-point des Couteaux, propres à fluidifier les flux et à ouvrir la ville sur ses voisines et jusqu’en Belgique. Et puis Dominique Baert cherche à établir des passerelles avec les grands projets de l’Union. Avec le pôle Images, par exemple : au centre-ville, l'immense friche industrielle de Saint Liévin est transformée de façon inespérée en espaces de tournage et le lycée Emile-Zola accueille une filière de communication vidéo, en écho au BTS audiovisuel de Jean-Rostand à Roubaix. Avec le CETI aussi, qui représente l’espoir de maintenir des activités économiques dans le textile de haute technologie. Et puis, à la frange de l’Union, il y a l’habitat à rénover, des secteurs à requalifier. « On aura un éco-quartier à l’Union, il est donc indispensable d’envisager un nouvel élan pour les secteurs Jouhaux, des Couteaux et des Villas à Wattrelos », déclarait récemment Dominique Baert à la presse. Le quartier de la Mousserie pourrait ainsi devenir le trait d'union entre le nouveau cœur du nord-est de la métropole et la cité Berlouffe. La rue de l'Union porte déjà bien son nom. »

 

 

 

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