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Député de la 8e circonscription du Nord

Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /2010 16:50
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

photo-bibliotheque-AN-avec-Dominique.jpgEn ce lundi de fin juillet, et alors que les travaux à l’Assemblée sont suspendus pour cause de pause estivale, je suis tout de même de passage à mon bureau.

 

Il s’agit pour moi de profiter de cette période pour faire le point sur plusieurs dossiers : dette de l’Etat (mon rapport spécial que je prépare chaque automne lors du débat budgétaire), préparation du débat sur les retraites qui reprendra lors de la session extraordinaire de septembre, et aussi Journées parlementaires de mon groupe parlementaire (qui, chaque année en septembre, sont l’occasion avec mes collègues socialistes, députés, sénateurs et députés européens, de travailler ensemble sur des sujets majeurs comme les finances publiques, la sécurité sociale, etc., et élaborer ensemble des propositions à faire aux Français).

 

Cette période, ici à l'Assemblée, a quelque chose de tout à fait particulier : c’est celle où sont organisés les grands travaux d’entretien et de rénovation de ce bâtiment, lorsque élus et visiteurs fréquentent plus rarement ces lieux : hémicycle, bibliothèque bien sûr, et aussi couloirs ou salles de commissions sont ainsi l’objet d'attentions, pour que dès fin août les débats parlementaires puissent reprendre dans les meilleures conditions.

  photo-bibliotheque-AN-visite-Dominique.jpg

Pour ma part, je profite de ce temps estival pour passer un peu de temps à mon bureau sur mes dossiers, et également à la bibliothèque. C’est si rare de pouvoir le faire, tant le rythme imposé au Parlement est soutenu, et le sera à nouveau dans un mois ! Cette bibliothèque est vraiment un lieu magique, même avec cette espèce d'élévateur qui trône durant quelques semaines en son centre contribuant ainsi aux travaux de son entretien.

 

L’architecture de Jules de Joly, les peintures de Eugène Delacroix, et 700 000 ouvrages (dont beaucoup sont rangés en sous-sol) pour la plupart reliés pour les protéger et leur permettre de traverser ainsi les décennies, voire les siècles ! Ce lieu est  magnifique. Et une fois encore je suis intrigué de tous ces ouvrages que j’aimerais avoir le temps de feuilleter !

 

Et c’est avec gentillesse et enthousiasme qu’un administrateur vient tout à coup me proposer de me rapprocher de tous ces ouvrages inaccessibles pour les visiteurs. Et de monter sur la coursive (photo du haut), d’ordinaire réservée aux agents allant chercher les ouvrages, souvent très anciens, disposés avec soin dans ces rayonnages ainsi situés en hauteur.

 

Et voilà, il suffit d’un escalier et de passer une porte dérobée, dissimulée derrière les seuls faux livres de la bibliothèque pour pouvoir ainsi découvrir ce lieu sous un angle inédit. Depuis ce nouvel accès qui chemine tout le long des rayonnages, à quelques mètres au-dessus des lecteurs en bas, je découvre tout à coup pleinement, et de près, les peintures de Delacroix ! Ainsi je (re)découvre « Orphée [qui] vient policer les Grecs encore sauvages et leur enseigne les Arts et la Paix », à un bout de la bibliothèque, et « Attila suivi de ses hordes [qui] foule aux pieds l'Italie et les Arts » à l'autre bout en vis-à-vis, et aussi de nombreux ouvrages retraçant l’histoire de notre pays et de notre démocratie. Moi le féru d’histoire et des institutions, me voilà comblé ! 

 

Et voilà, cette pause studieuse à la bibliothèque ne dure qu’un – trop – court moment. Déjà, il me faut redescendre, avant de rentrer à Wattrelos où d’autres dossiers m’attendent.

 

 

 

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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /2010 14:36
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

La Caisse nationale d’allocations familiales a décidé, avec l’aval du Gouvernement, de restructurer le réseau des CAF en l’organisant sur la base d’une CAF par département. Ainsi, dans le Nord, où il y en a 8 actuellement, il n’y en aura plus qu’une au 1er janvier 2012.

 

Cela pose d’évidents problèmes, pour que les préoccupations de chacun des territoires (des allocataires comme des personnels des CAF) soient prises en compte, et surtout pour le financement de ces interlocuteurs de premier plan pour l’action sociale que sont les centres sociaux.

 

Si cette réforme n’est pas bordée, si le Gouvernement ne prend pas de précautions – et il est le seul à pouvoir le faire – elle peut être profondément destructrice et mettre en cause l’existence de bon nombre de centres sociaux dans tout le département. 

  

Voilà pourquoi j’ai posé à Eric WOERTH, ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique, une question écrite (qui sera publiée bientôt au Journal Officiel). Pour lire la question, QE à M. le Ministre du Travail - CAFcliquez ici.

 

 

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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /2010 10:21
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

logo anCe jour, paraissent au journal officiel deux de mes questions écrites :

- Au secrétaire d'État chargé des petites et moyennes entreprises  sur les conséquences de la mise aux normes environnementales des cuves et des canalisations de remplissage des stations-service;

Pour lire la question, cliquez ici

- A la Ministre de l’économie sur l’encadrement de la tarification des services bancaires;

Pour lire la question, cliquez ici

 

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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /2010 10:30
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Comme rapporteur spécial de la commission des finances, je viens de recevoir du directeur général de l’Agence France Trésor le suivi trimestriel de la dette de l’Etat, et donc sa situation au 30 juin 2010. Les chiffres de cette note confirment évidemment les perspectives catastrophistes que j’énonçais dans les articles antérieurs (ainsi que dans les rapports que j’ai rendus à la commission des finances en 2008 et en 2009), et illustrent parfaitement – malheureusement – les propos alarmistes des observateurs économiques sur la situation budgétaire de la France. Ainsi :

 

            Ø A 1228,2 Mds € à fin 2010, la dette négociable de l’Etat est en hausse de 45 Mds € sur les trois derniers mois (1183,5 Mds € à fin mars 2010), et progresse de 107,2 Mds € en un an (1121,0 Mds € à fin juin 2009) ;

 

            Ø Trimestre après trimestre, cette hausse de la dette de l’Etat s’accélère, signe d’un dérapage non maîtrisé. Ainsi, l’augmentation du stock de dette devient de plus en plus importante, chaque trimestre :

 

 

4e trimestre 2009

1er trimestre 2010

2e trimestre 2010

 

(en Mds €)

+ 13,6

+ 35,6

+ 44,7

 

            Ø Sur ce stock de dette, la part à moyen et long terme s’accroît : 1020,8 Mds € (soit 83,1 % contre 81,3 % fin décembre 2009), ce qui rigidifie le montant global de la dette.

 

            Ø Une part croissante de cette dette est de surcroît indexée sur l’inflation. Ainsi, le montant des titres ainsi indexés est de 162,8 Mds € fin juin 2010, contre 147,8 Mds fin 2009 ; et les émissions de ces titres représentent 10 ,6 % des émissions brutes (contre 7,5 % en 2009). Certes, dira-t-on, c’est que cela correspond à la demande des investisseurs : logique, puisqu’avec la reprise économique (qui finira bien par se produire), ceux-ci anticipent une hausse des prix. Sauf que cela veut dire aussi que plus l’Etat français aura de titres de sa dette indexée sur l’inflation, plus il verra croître la charge des intérêts qu’il paie sur sa dette lorsque l’inflation augmentera.

 

            Ø Enfin, ce que ne dit pas la note mais ce que le graphique joint indique en revanche, c’est que sur les marchés, l’écart des conditions de taux d’intérêt (ce que les techniciens appellent le spread) entre les titres de la dette française et ceux de la dette allemande s’est creusé depuis début mai… au détriment de la dette française ! C’est une alerte et on aurait tort de ne pas la prendre au sérieux…

 

 

 

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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /2010 10:30
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

logo anLe Journal Officiel publie aujourd’hui :

Deux questions écrites que j’avais adressées à  :

- Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche à propos de la situation, dramatique, de la filière universitaire de médecine générale.

Pour lire la question, cliquez ici

- M. le secrétaire d'État chargé de l'emploi sur l'absence de revalorisation des aides perçues par les entreprises d'insertion (EI) et les entreprises de travail temporaire d'insertion (ETTI) en contrepartie de leur mission d'intégration et de retour à l'emploi.

Pour lire la question, cliquez ici

Ainsi que deux réponses à des questions que j’avais posées les 1er et 15 juin de la part du : 

- Secrétaire d'État à la défense et aux anciens combattants au sujet de l'élaboration d'un projet de loi pour l'indemnisation de la troisième catégorie restante « des orphelins des militaires victimes de guerre tués au combat pendant la Seconde Guerre mondiale ».

Pour lire la réponse ministérielle, cliquez ici

- Ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur l'inquiétude des petites entreprises qui fournissent les collectivités territoriales et les services de l'État, notamment en équipements de bureau.

Pour lire la réponse ministérielle, cliquez ici

 

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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /2010 10:26
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

On le sait, le Gouvernement a donné pour point d’orgue de la session extraordinaire du Parlement en ce début juillet, le vote d’une loi sur l’interdiction du port du voile intégral dans l’espace public. Curieuse priorité politique qui oblige l’Assemblée à siéger en dehors de sa session ordinaire, mais là n’est pas l’essentiel. J’ai déjà évoque la vraisemblable motivation politique sous-jacente à ce texte, mais reconnaissons qu’en pleine affaire Woerth-Bettencourt, il n’y a pas grand monde parmi les médias pour s’intéresser à ce texte dont le Gouvernement souhaitait peut-être faire un instrument de diversion à l’heure des polémiques sur la réforme des retraites. Sur ce plan, il aura sans doute raté son coup…

 

Alors que dit ce texte ? Il adopte une posture législative très générale ; ainsi, en vertu de l’article 1er, « nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage ». L’espace public est défini comme « les voies publiques, les lieux ouverts au public et les lieux affectés à un service public » (article 2). Ce texte est assorti de deux sanctions : une contravention de 2e classe (amende maximale de 150 euros) pour la personne concernée ; un délit « d’instigation à dissimuler son visage » (puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende), pour celui qui contraint à cette dissimulation une autre personne (sanction doublée – suite à un amendement socialiste – quand les personnes contraintes sont mineures au moment des faits).

 

A cette loi, pour reprendre l’expression de son président, Jean-Marc Ayrault, le groupe socialiste a choisi « de ne pas faire obstacle », et n’a donc pas pris part au vote cet après-midi. Mais majoritairement, le groupe a pensé qu’il n’était pas possible de voter le texte présenté.

 

D’abord pour des raisons juridiques. Nous ne partageons pas l’analyse juridique qui sous-tend ce texte. En effet, il s’agit d’une interdiction générale en tout espace et en tout temps, ce qui – à notre sens – n’est pas constitutionnel ; selon nos principes de droit républicain « la liberté est la règle, et l’interdiction l’exception ». Dès lors, si un recours sur cette loi (en vertu par exemple d’une question prioritaire de constitutionnalité) venait à l’annuler en tout ou partie, cela serait désastreux. Voilà pourquoi le Parti socialiste a toujours préconisé de suivre la position du Conseil d’Etat qui préconisait des interdictions ciblées, plus conformes avec la logique du trouble à l’ordre public (c’est le sens de la proposition de loi que le groupe a d’ailleurs déposée). Car ne nous trompons pas, comme l’a dit notre porte-parole dans le débat, Jean Glavany : « Nous n’avons aucune espèce d’indulgence envers ces pratiques intégristes » ; encore faut-il ne pas offrir une victoire facile auxdits intégristes, en votant une loi juridiquement fragile ! En ce cas, en effet, la République aurait une bien piteuse figure.

 

Par ailleurs, bien sûr, nul ne peut oublier que la Droite présente ce texte dans un contexte politique. Passons sur la tentation du rideau de fumée face aux retraites, comme déjà évoqué. Mais souvenons-nous surtout que ce projet de loi aura été inscrit dans le prolongement du peu glorieux débat sur l’identité nationale.

 

Le texte sera au Sénat en septembre. On n’a pas fini d’en reparler…

 

 

 

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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /2010 10:22
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Commission-enquete.jpgA l’initiative des députés socialistes, le 24 juin, l’Assemblée nationale a décidé la création d’une commission d’enquête parlementaire « sur les mécanismes de spéculation affectant le fonctionnement des économies ».

 

De quoi s’agit-il ? Fin 2009, et encore ces six derniers mois, d’importantes secousses ont bousculé les marchés financiers et la crise dite grecque, autour de la dette souveraine de l’Etat grec, en a été un important symbole. Ainsi, à cette période, les ventes massives par certains opérateurs de bons du Trésor grecs à terme, et souvent à découvert (c’est-à-dire sans qu’ils en soient détenteurs mais uniquement à des fins spéculatrices), ont puissamment déstabilisé les marchés – et ce faisant l’économie grecque – et toute la zone euro, tout en offrant à ces opérateurs spéculatifs de juteuses rémunérations ! Mais derrière la déstabilisation des économies qui en résulte, il y a des entreprises, des salariés qui trinquent, des chômeurs qui augmentent et des souffrances qui progressent…

 

Alors, pendant tous ces moments de crise, qui a fait quoi ? Quels ont été les comportements ? Quel rôle a été celui des agences de notation ? Et les banques, réellement spectatrices ou actrices de mouvements eux-mêmes déstabilisants ? Comment concilier leur fonction de conseil de certains pays et d’investisseur qui prend donc des paris sur l’avenir ? Quel rôle a joué dans ces crises le High Frequency Trading, qui permet de passer des offres massives en quelques millionièmes de seconde ? Beaucoup de questions se posent, et progresser dans la recherche des réponses peut favoriser la mise en place de mécanismes de régulation bancaire et financière plus efficaces que ceux actuellement en vigueur.

 

C’est le sens du travail que cette commission souhaite accomplir. Le statut de commission d’enquête est particulièrement fort car institutionnellement, c’est la commission qui dispose des moyens d’investigation et de réquisition les plus larges. On peut de surcroît faire confiance à son président, puisque s’agissant d’une proposition portée par le Groupe socialiste, radical et citoyen, c’est un socialiste, Henri Emmanuelli, qui a été élu ce matin.

 

Je suis pour ma part honoré qu’Henri et le groupe SRC m’aient proposé d’être élu le vice-président de Gauche de cette commission d’enquête. Trois autres vice-présidents UMP ont été par ailleurs désignés. Il y aura fort à faire. Début des travaux début septembre.

 

Il ne me reste plus qu’à passer mon été à retravailler les mécanismes les plus sophistiqués de l’ingénierie financière et de la titrisation internationale, des credit default Swap jusqu’aux subtilités du wholesale funding ! Sympa comme devoirs de vacances…

 

Pour lire la proposition de résolution tendant à la création de cette commission d’enquête,Commission enquête livretcliquez ici.

 

 

 

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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /2010 16:35
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Cette semaine, le ministre du budget a présenté le programme pluriannuel des finances publiques, dont le cœur est évidemment le budget triennal 2011-2013 de l'Etat. En le regardant de près, on sait à quoi s'en tenir pour les années à venir. Et ce n'est pas réjouissant, car 2011-2013, ce seront, dans le budget de l'Etat, plus d'argent pour payer la dette, moins de fonctionnaires, moins de crédits budgétaires surtout pour les politiques sociales, moins de dotations aux collectivités locales.

 

1. Davantage d'argent pour payer les charges d'intérêt de la dette.

 

Les charges d'intérêt de la dette (42,4  Mds€ en 2010) devraient – d'après le Gouvernement lui-même ! – augmenter en valeur de plus de 9 % en moyenne par an, soit cinq fois plus vite que l'inflation ! C'est la conséquence directe de l'explosion de l'encours de dette depuis 2009 (que j'ai déjà souligné dans de précédents articles), à laquelle s'ajoute la hausse attendue des taux d'intérêt et celle de l'inflation.

 

Ainsi, les intérêts payés sur la dette vont atteindre 45,4 Mds€ en 2011, 50,5 Mds€ en 2012, et 55,2 Mds€ en 2013.

 

Ce seront 13 Mds€ de plus que l'Etat va devoir consacrer à payer les intérêts de la dette en trois ans ! Rappelons que le budget de l'Education nationale est de 44,1 Mds€, et donc que dès 2011, la charge de la dette coûtera plus chère que toute l'éducation : un triste symbole !

 

2. Mais beaucoup moins de fonctionnaires.

 

Déjà, en 4 ans, depuis 2007, les suppressions d'emplois publics se sont accélérées : 100 000 postes en moins (dont – 33 493 en 2010). Avec le nouveau plan triennal, c'est en trois ans que le Gouvernement compte à nouveau supprimer 100 000 emplois publics : - 31 400 en 2011, -32 800 en 2012, et – 33 000 en 2013 (dont la moitié, chaque année, dans l'Education nationale !). Avec ces chiffres, l'Etat confirme qu'il conduit vraiment le  premier plan social du pays car sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy, ce seront 200 000 postes qui auront été supprimés !

 

Pas étonnant, dès lors, qu'il y ait moins de policiers dans nos rues, d'enseignants dans nos lycées, collèges et écoles ou des files d'attente jusque dans les administrations fiscales !

 

Cela ne va pas s'arranger dans ces domaines, puisque sur les 31 400 suppressions de postes en 2011, ce seront - 16 000 dans l'Education nationale, - 3 127 dans les administrations financières, et - 1 600 pour le ministère de l'intérieur. A ceux-là s'ajoutent (si j'ose dire) - 8 250 postes à la défense, - 1272 au ministère de l'écologie, ou encore - 272 au ministère du travail (ce n'est pas comme cela que les inspecteurs du travail vont voir se renforcer leurs moyens).

 

3. Et surtout des coupes sombres dans les politiques sociales.

 

Si le Gouvernement va baisser les crédits de plus de la moitié des missions de l'Etat, ce sont surtout les ministères qui portent les politiques sociales qui voient le plus leurs crédits diminuer :

 

 

 

(en Mds €)

2010

2013

 

 

Ecologie

 

  9,24

 

  8,70

 

-    740 millions €

Enseignement

44,14

44,05

-      90 millions €

Travail, emploi

11,25

  9,10

- 2 150 millions €

Ville et Logement

  7,81

  7,37

-    440 millions €

 

 

Là encore ce n'est pas neutre. Car ce sont des politiques de la vie quotidienne qui vont être touchées.

 

D'abord l'écologie. On est loin du Grenelle de l'environnement ! La baisse des crédits est de -5,8 % sur trois ans, l'une des plus importantes !

 

Pour la ville et le logement, la baisse de 5 %, avec notamment une diminution des aides au logement des étudiants.

 

Mais la ponction la plus sévère frappe les crédits du travail et de l'emploi, avec des contrats aidés qui passeront de 400 000 en 2010 à 340 000 en 2011, 270 000 en 2012 et 200 000 en 2013 (avec une part de salaire payée par l'Etat qui passera de 90 à 80 %), ou le ralentissement de la progression de l'AAH (Allocation Adultes Handicapés) ; ou encore la réforme de certains dispositifs d'exonérations sociales.

 

4. Et pour les collectivités locales, moins de dotations aussi !

 

La mission Relation avec les collectivités locales passe de 2,62 Mds€ en 2010 à 2,52 Mds€ en 2013 : cela veut dire 100 millions d'euros de moins pour les dotations de l'Etat aux collectivités locales. Quand on sait que ce chiffre global englobe le FCTVA (poussé par les dépenses d'investissement) et les dotations de péréquation (naturellement en hausse), cela veut dire que les autres dotations, forfaitaires et de compensation, vont baisser plus fortement encore. Cela veut dire surtout que les collectivités locales ont du souci à se faire pour boucler leur budget sur cette période 2011-2013.

 

Tout cela dessinera une France de demain où il y aura moins de services publics de proximité, plus de pauvreté, plus de chômage et moins d'investissements publics… et donc moins de croissance… et donc plus de chômage, etc. Et si, avec ce coup de rigueur brutal, ce Gouvernement était en train d'enfoncer la France dans la crise ? Je le redoute…

 

 

 

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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /2010 08:53
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Le sort réservé au projet de loi gouvernemental visant à institutionnaliser le dialogue social dans les très petites entreprises (TPE) est bien à l’image caricaturale d’une large part de la majorité parlementaire : réactionnaire, rétrograde et ringarde. Pour une fois, j’étais d’accord avec le Gouvernement ; ce sont ses députés UMP qui le font battre… De quoi s’agit-il ?

Le projet de loi visait à compléter la loi du 20 août 2008 réformant la représentativité syndicale dont étaient exclues jusqu'à présent les entreprises de moins de 11 salariés, au sein desquelles des élections professionnelles ne sont pas obligatoirement organisées.

En  avril 2008, CGT, CFDT, CGPME et Medef affirmaient dans une position commune la nécessité d’ « élargir  […] la représentation collective aux salariés des TPE ». Le Gouvernement a donc rédigé un projet de loi visant à pérenniser et entériner cet accord. Ce projet, bien que soutenu par trois organisations patronales (artisans de l’UPA, professions libérales de l’UNAPL, exploitants agricoles de la FNSEA), la CGT et la CFDT – fait rare qui mérite d’être souligné – s’est néanmoins heurté à un lobbying intense de la part du Medef et de la Cgpme, débouchant sur un rabotage en règle du texte par les députés UMP de la commission des affaires sociales !

Les TPE, ce sont les entreprises qui  emploient entre 1 et 10 personnes ; elles représentent 20% de l’emploi salarié privé, soit quatre millions de personnes, majoritairement dans le secteur tertiaire. Le texte défendu par le Gouvernement  permettait ainsi aux partenaires sociaux de mettre en place, dans le cadre d'un accord collectif, des commissions paritaires régionales destinées à favoriser le dialogue social dans les TPE.  Une idée pour le moins nécessaire puisque le principe constitutionnel d’égalité devant la loi n’était toujours pas effectif pour cette catégorie de salarié : pas de délégué du personnel, ni de comité d’entreprise ou de comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail !

En outre, pour le coup, à mon sens, ce projet de loi était salutaire quand on sait les difficultés auxquelles les salariés des TPE font face : plus précarisés que les autres salariés du privé (davantage de contrats aidés, de contrat à durée déterminée, de temps partiel non désiré), ils forment plus de la moitié des dossiers déposés aux prud’hommes ! L’institutionnalisation du dialogue social est manifestement juste et utile.

Si c’est effectivement - comme Jean-François Copé aime à le dire - la première fois que les députés UMP ne se plient pas à la volonté de l’exécutif, ce n’est malheureusement pas pour la bonne cause : l’amendement supprimé par les députés UMP a été vainement réintroduit par un amendement gouvernemental… soutenu par la Gauche, mais à nouveau repoussé en séance ! Le monde à l’envers !

Comme le titre le quotidien Libération ce jeudi : « L’UMP repousse les TPE dans leur désert syndical »… C’est vrai. La réforme de la représentativité a été vidée de son contenu.

Le projet de loi, déjà voté par le Sénat le 8 juin, va désormais être soumis à une commission paritaire mixte chargée d'en établir la rédaction finale, avant le vote définitif. Puissent les parlementaires de la majorité présents dans cette commission faire preuve d’un peu plus d’esprit visionnaire et progressiste que leurs collègues…  dont je suis certain qu’ils comprendront, par delà un vote à l’emporte-pièce idéologique, avoir fait une grossière erreur.

 

 

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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /2010 14:38
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Ce matin, je rencontre très tôt, autour d'une tasse de café, Michèle Boccoz, ambassadrice de France en Belgique, avec l'objectif de faire un point sur la situation présente de la Belgique.

 

Celle-ci est en effet particulièrement complexe depuis les élections de juin. Le NVA est perçu par delà les frontières linguistiques de manière différente. Le vote des flamands est une réaction contre les difficultés qu'a eues le Gouvernement antérieur de réformer l'Etat : c'est un vote de changement. Le vote pour le PS en Wallonie est en revanche un vote pour la stabilité institutionnelle.

 

Le NVA doit construire le parti, en même temps qu'il conforte ses positions : 20 des 27 députés n'ont jamais été élus.

 

Les éléments d'une future coalition sont complexes, d'autant qu'il y a des "lignes rouges" :

 

-         la réforme de l'Etat pour les flamands ;

 

-         pour le PS, le statut de Bruxelles et la Sécurité sociale, encore fédérale, et que dans sa campagne, le NVA avait souhaité scinder en deux.

 

A cela s'ajoutent les problèmes budgétaires : la Belgique doit faire 22 Mds € d'économies, mais des divergences fortes existent sur les choix à faire.

 

S'agissant de la scission, pour la première fois, les Belges se disent qu'elle n'est plus inenvisageable. B.de Wever ne la plaide pas pour tout de suite mais la dessine dans l'évolution de l'Europe avec, dans la réforme de l'Etat belge, de nouvelles compétences attribuées aux régions (affaires internationales, fiscalité, justice…).

 

Tout le monde s'interroge sur la capacité de la Belgique à assurer la présidence européenne. Madame Boccoz n'est pas inquiète parce que tous les partis sont des européens convaincus, et l'Administration belge est bien stable. De nombreux hauts fonctionnaires qui ont géré la précédente présidence belge (en 2001) sont encore en poste. L'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne donne son rôle aux institutions fixes, notamment H. Von Rompuy, lesquelles ont un soutien très fort des autorités et partis belges. Le gouvernement belge dit que la Belgique veut renforcer ses institutions stables, pour éviter tout retour en arrière.

 

L'inconnue est la date de mise en place du nouveau gouvernement. Pour l'instant, la date annoncée est celle de la rentrée parlementaire en octobre.

 

 

 

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