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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 14:23

Ce matin, je suis en commission des finances élargie (avec la commission des affaires sociales) pour examiner les crédits de la mission Solidarité, insertion et égalité des chances. D’évidence, les arbitrages budgétaires n’ont pas été favorables à la solidarité et à l’insertion, et donc aux minima sociaux. C’est symbolique des politiques que mène ce Gouvernement : ces crédits sont en baisse puisqu’ils passent de 12,71 Mds € à 12,36 Mds €.

 

C’est un aveu d’une politique de régression sociale : les crédits globaux de la mission Solidarité, insertion et égalité des chances ressortent dans le projet de loi de finances pour 2011 en baisse de 2,7 %. Encore faut-il souligner que cette évolution recouvre une augmentation des moyens consacrés au handicap : elle comporte en fait une forte baisse – de plus d’un milliard d’euros ! – de la contribution de l’Etat au financement des minima sociaux et la poursuite de son désengagement des dispositifs d’aide à la parentalité, de conseil conjugal et familial et de protection des personnes fragiles. Cette réduction intervient alors que le contexte économique et social est encore marqué par la crise démarrée fin 2008.

 

Les principales lignes de crédits de la mission (en  millions d'euros) : 

Programme 304 « Lutte contre la pauvreté : revenu de solidarité active et expérimentations sociales »

Budget 2010

1 607,6

Budget 2011

705

 

- 56,1 %

Programme 106 « Actions en faveur des familles vulnérables »

408,5

231,8

- 43,2 %

Programme 124 « Conduite et soutien des politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative »

1 569,9

1 527,2

- 2,7 %

 

 

Il est incontestable que le FNSA, Fonds national des solidarités actives, subit une réduction drastique et il est regrettable qu’à la même occasion soit conduite une forte diminution des moyens de l’aide personnalisée de retour à l’emploi (APRE) qui vont passer de 150 millions en 2009 à 84 millions en 2011 ! Tous les spécialistes s’accordent en effet pour estimer que ce type d’intervention est déterminant pour l’accès à l’emploi des personnes qui en sont éloignées.

 

L’argent consacré au RSA jeunes n’est que de 75 millions € : cela ne représente qu’un nombre de bénéficiaires de 48 000… soit à peine 0,8 % des 6 millions de 18-25 ans. En octobre 2010, ils ne sont que 5 635 ! C’est bien sûr un RSA… plus que minimaliste.

 

Pour les Actions en faveur des familles vulnérables, c’est le désengagement budgétaire qui s’affiche (avec une baisse de 43 % des montants du programme !). Quand on voit que les crédits destinés à accompagner les familles dans leur rôle de parents sont en diminution de 15 % par rapport à 2010, on comprend que nombre d’associations intervenantes vont subir en 2011 des difficultés croissantes de financement.

 

J’ai tenu à être présent ce matin parce que ces crédits en forte baisse sont symboliques, surtout en pleine période de crise, et qu’il faut le dénoncer ! De plus, j’interroge les ministres présents (ministre de la jeunesse et des solidarités actives, et secrétaire d’Etat à la famille) sur : la simplification nécessaire de l’accès au RSA ; l’élargissement du RSA jeunes ; la mise en place de laboratoires expérimentaux pour la jeunesse ; le gel des crédits de l’Agence régionale de santé Nord - Pas-de-Calais ; les conditions, déplorables, de la mise en œuvre de la départementalisation des CAF, avec la nécessité dans le Nord de préserver une action sociale spécifique et une gouvernance de proximité.

 

 

 

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commentaires

Didier SCHEIBE 14/11/2010 13:32


Réponse de la part d'un Wattrelosien à l'intervention e M CASTRE lors du Conseil municipal (que j'ai adressée aussi au blog de l'intéressé... peut-être sera-t-elle censurée????) Vážený pane Castre
! Ani pan Castre nesmi zneužívať dejepis k účelům demagogie- Vous ne comprenez certainement pas les deux lignes ci-dessus – j’en suis sûr. Dommage, car un politique politicien devrait connaître au
moins l’arrière fond de ses allusions historiques, notamment, quand il souhaite briller en face de son adversaire sur la scène municipale. C’est un peu comme le parvenu qui, pour paraître, tente de
mettre en valeur une belle expression, mais en latin de cuisine - si tacuisses, philosophus manisses. Mais revenons aux faits. Vous nous présentez votre vue de l’histoire européenne et écrivez sous
le titre « Mon intervention au Conseil Municipal : Vilogia » : «Prague, printemps 1962. Deux jeunes... De la peinture... Sur le sol de leur pays, ils imprègnent leur cri d’espoir pour condamner ce
qu’ils sont en train de vivre. Pour témoigner aussi de leur foi dans cet idéal qu’ils voient bafoué et sali par la brutalité et la bêtise, ils écrivent sur un mur d’une rue de Prague, leur cri,
leur supplique : "Lénine, réveille-toi ! Ils sont devenus fous...".» O, si tacuisses, philosophus manisses ! Si vous vous étiez tu on vous aurait pris pour un philosophe. Mais non, vous avez pris
le taureau par les cornes… et il vous a plaquez contre le mur ! Parce que, en principe, tout y est vrai sauf… 1. …que la parole date du mois d’août 1968 et … 2. … qu’elle a été écrite sur les murs
ainsi «Lenine, probuď se, Brežněv se zbláznil !» Lénine réveille-toi Brejnev est devenu fou !» * Par rapport à vous, le politique politicien, je ne suis qu’un simple historien diplômé qui a passé
des heures et des heures à étudier la prose ahurissante de la Stasi de la Tchécoslovaquie, mais il est possible que je n’ai pas trouvé la feuille rapportant l’incident de 1962 évoqué par vos soins
ci-dessus. N’hésitez donc pas, le cas échéant, à nous fournir les références de ce que vous avancez. Hélas, le véritable problème n’est pas là. La comparaison entre les actes brutaux, arbitraires
d’un système totalitaire et, particulièrement, mortel d’un côté et notre démocratie municipale, pas toujours aussi parfaite comme nous le souhaitons, d’un autre côté relativise terriblement les
crimes commis par le communisme à la soviétique. Une telle apologie soulignée par l’élu d’un parti qui se veut toujours plus tolérant et plus démocratique que les autres m’étonne. Je vous rappelle
deux incidents intervenus lors des premiers jours de l’occupation de la république tchécoslovaque en août 1968 et rapportés par le ministère de l’intérieur de ce pays : «Il s’avérait des cas où ils
(les militaires soviétiques – D.S.) tiraient sur les ambulances.» (rapport du 28 août 1968 émis par Hlavní správa veřejne bezpečnost ) «Boháč Josef né le 13 mars 1946, domicilié à Prostějov abattu
par une rafale de mitraillette venant d’une colonne (soviétique –D.S.) traversant cette ville le 25 août 1968 à 19 :00 h.» (Annexe de la documentation du ministère de l’intérieur de la république
tchécoslovaque concernant les effets de l’occupation dudit pays par les armées du bloc de Varsovie du 30 septembre 1968) Si votre intervention restait entre les quatre murs de la salle du conseil
municipal on pourrait s’en passer facilement. Mais votre comparaison démagogique à l’histoire est dorénavant omniprésente dans la toile. La toile n’oublie jamais. De plus, la jeune génération
regarde les politiques et écoutent leurs paroles – qu’importe s’ils distribuent des bonbons en séance plénière du conseil ou bredouillent dans un culture générale dont ils n’ont pas encore la
maîtrise. A propos de culture générale : Le brave soldat Chvéïk, héros littéraire du peuple tchèque fut sévèrement sommé par son supérieur: «Plus je vous écoute, plus je suis convaincu que, dans
vos idées, vous ne mettez rien à sa juste valeur.» Méditez cela. Didier Scheibe, Wattrelosien * sur la page 547 d’un ouvrage français : Pourquoi Prague ? Paris (Editions Publications Premières et
Editions Talandier) 1968