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  • : Dominique Baert est député de la 8e circonscription du Nord et maire de Wattrelos
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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 16:34

François-H

Quelle pantomime ! La frénésie des commentateurs qui se saisit de la publication par l’INSEE du chiffre de la croissance économique du dernier trimestre peut laisser pantois. Pour trois raisons :

  • d’abord parce qu’un trimestre ne fait pas une année (La Palice n’aurait pas dit mieux) ;
  • ensuite parce que les décisions visant à améliorer la compétitivité des produits et services français, et ainsi stimuler l’activité et donc la croissance économique, n’ont été votées que fin juin au Parlement, qu’elles n’auront de traduction dans les comptes des entreprises que dans 12 à 18 mois, et n’inverseront les anticipations des décisions économiques que dans 12 à 24 mois. S’agissant de mesures d’offres, fondamentales pour la croissance potentielle française, elles ne donneront donc leurs pleins effets économiques qu’à cet horizon-là ! Gloser sur l’effet au second trimestre de mesures votées à la fin de ce second trimestre est vraiment une aberration, autant que faire fi du calendrier de diffusion dans l’économie des mesures décidées. En matière économique, il ne suffit pas qu’une mesure soit votée pour qu’elle influence de suite les agents économiques et modifie les comportements !
  • enfin, parce que d’aucuns, notamment ceux qui, à gauche, souhaitent l’échec de François Hollande et lui savonnent la planche (sans comprendre qu’il n’y a aucune alternative, aucun salut à gauche en 2017 sans la réussite du Président Hollande et de Manuel Valls, son Premier ministre !) oublient qu’il n’y a pas d’autres choix économiques possibles que ceux qui ont été faits, qu’il n’y a pas, à gauche, d’autre politique possible que celle qu’avec courage le Gouvernement conduit. Je l’ai déjà expliqué lors de la lecture de la LFR 2014 : la France de 2012 est confrontée à un triple déficit d’emplois, des finances publiques et de compétitivité, mais ils ne sont pas équivalents. Résoudre durablement les deux premiers nécessite d’avoir d’abord résolu structurellement le troisième. Toute autre stratégie ne serait qu’illusion du court terme, accentuation des difficultés et du décrochage de la France sur le long terme. Le pacte de responsabilité, c’est justement le choix de la responsabilité.

Et de fait, la publication par l’INSEE d’un second trimestre de stagnation en France confirme, conforte ces choix. Car qu’observe-t-on ?

 

Que cette croissance nulle est due essentiellement à un recul de l’investissement des entreprises (- 0,8 %, après - 0,7 % au premier trimestre) et à une stagnation des exportations ! En termes  clairs, les entreprises n’investissent pas et ont besoin d’être stimulées, on ne vend pas assez à l’étranger et notre compétitivité a besoin d’être améliorée ! C’est tout l’enjeu du pacte de responsabilité d’agir sur ces deux moteurs de la croissance : là est la clé de la réanimation durable de l’activité !

 

Car malgré les cris d’orfraie des gaucho-frondeurs, au cours de ce second trimestre, la consommation des ménages (+ 0,5 %) et la dépense publique (+ 0,5 %) ont continué d’évoluer positivement ! L’inertie, l’apathie, le danger pour la croissance n’est donc pas là dans le moment économique où nous sommes : il est bien du côté de l’investissement et du commerce extérieur.

 

Et quand à ceux (parfois les mêmes !) qui parlent d’échec économique de Hollande, qu’ils veuillent  bien regarder que si, au second trimestre, la France a fait 0 % , c’est certes un peu moins que l’Union européenne (+ 0,2 %), mais c’est surtout plus que l’Allemagne de Merkel qui est en recul, elle, de 0,2 % !

 

Instructif, ce chiffre de l’INSEE, donc ! Oui, ce n’est pas une bonne nouvelle pour la France et les Français. Mais ça vaut la peine de l’examiner dans son contexte, avant de proclamer urbi et orbi défaitisme et catastrophisme. Et pour combattre l’un et l’autre, une certitude : il faut garder le cap !

 

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