Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • : Blog de dominique Baert
  • Blog de dominique Baert
  • : Dominique Baert est maire de Wattrelos (Nord)
  • Contact

Recherche

Articles Récents

  • Très bel hommage républicain à mon amie Nicole !
    Le décès accidentel de Nicole Bricq, Sénatrice, ancienne Députée, et ancienne Ministre, au coeur de l’été, avait jeté la consternation chez ses proches et amis, dont je m’honore d’être. Sa personnalité était si forte, si présente dans la vie de la République,...
  • C'est l'histoire d'un "fonctionnaire actif"... Vivent les Copés in deux !
    Il en use et il en abuse de sa qualité de « fonctionnaire », l’ami Christian Ladoé : il est vrai que dès qu’il l’évoque, c’est rires garantis dans la salle. Alors ce dimanche 1er octobre après-midi au CSE, il ne s’en est pas privé. Comme il ne s’est pas...
  • Rentrée (4) : Concentré sur ce qui est à faire très vite et pour la suite
    > C’est qu’en effet, par-delà les actualités des chantiers réalisés ou en cours ou la vie politique, la vie wattrelosienne impose que je sois aussi un maire concentré sur ce qui reste à faire à court terme, et notamment sur des priorités pour les toutes...
  • Rentrée (3) : Un maire blessé, et outré
    > Oui, blessé, je l’ai été par le titre d’un article de presse au titre (volontairement, je suppose) provocateur, fin juin, après les élections de juin et le Conseil municipal qui suivit, sur le fait que j’aurais « doublé mon salaire » ! Pour la 1ère...
  • Rentrée (2) : Serein sur la situation politique, je soutiens le Président !
    Avec ce que mes années publiques d’engagements politiques m’ont appris, j’ai beaucoup réfléchi, pris du recul, et, enfin, je peux dire ce que je pense de la situation où l’on est. 1) On n’est pas dans n’importe quel contexte ! A tous les critiques perpétuels,...
  • Rentrée (1) : Un maire ému, détendu, et serein
    > Rencontrant la presse ce matin, je suis encore dans l’émotion car je sors de funérailles, mais je suis surtout un maire très ému du drame qu’a connu notre ville sœur voisine, Mouscron, et de l’assassinat de mon collègue bourgmestre et ami, Alfred Gadenne....
  • Berlouffes 2017 : retour en images
    Fête des Berlouffes 2017, Wattrelos
  • Un ami, un grand ami, Georges Ducrocq, nous a quittés !
    J’avais beau le savoir hospitalisé, il avait surmonté tant d’épreuves, il avait une telle soif de vie et un tel enthousiasme pour l’avenir, que, comme à chaque alerte, j’espérais qu’il nous reviendrait, et vite. Et que je reverrai ses visites à mon bureau...
  • Le marché du Centre se recentre !
    C’est un événement dans la vie wattrelosienne : le marché du Centre, installé depuis plus de 25 ans sur le parking des Basanos tous les jeudis matin, change d’emplacement et remonte pour s’installer définitivement sur le grand parking situé face au CSE. Cela...
  • 24 logements en construction au Crétinier : la Paloma, bonjour !
    Cet après-midi, je pose la première pierre d’un programme de 24 logements (résidence La Paloma), 80 rue des Patriotes (entre Aldi et Penin Matériaux), entouré des deux Conseillers départementaux, de mon Adjointe au logement Martine Leblanc, et de plusieurs...
13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 11:30

 

Ce midi, j’étais convié à intervenir à la fac de Droit de Lille 2 auprès des étudiants de Master II de Science Politique (Mention action publique locale et nationale), dans le cadre d’un module intitulé « Le métier d’élu ».

 

Justement, je regrette farouchement l’idée du « métier d’élu » : être élu, c’est une fonction, voire une mission, certainement pas un métier, et il faut tout faire pour éviter que cela le devienne. Même si, la technicité croissante demandée aux élus (qui de plus en plus sont sollicités sur des questions de droit, de finance ou d’urbanisme de manière très pointue) joue, au contraire, un rôle en ce sens. Remplir efficacement certaines fonctions ne peut plus guère s’improviser.


J’ai donc écouté les étudiants analyser, au travers de leur exposé, l’équilibre entre le travail de circonscription et le travail législatif du député.

 

J’ai apprécié la qualité de leur analyse, puisqu’ils ont remarquablement bien illustré la multiplicité des tâches auxquelles sont confrontées les députés, tant au niveau local et national. Tout en soulignant la difficulté et les tensions qui résident dans l’exercice de la fonction de député en circonscription et à l’Assemblée, ces étudiants nous ont offert une analyse qui colle à l’actualité, évoquant ainsi les questions d’affaiblissement du pouvoir parlementaire, de cumul du mandats, ou de mode de scrutin.

 

Après les avoir écoutés, j’ai été invité à réagir à leur présentation et à donner ma propre analyse sur le sujet. Comme leur exposé se terminait sur une note quelque peu cynique du travail de député - dotés de peu de pouvoir et de faibles moyens, leur efficacité serait résiduelle et ils ne seraient préoccupés que par leur réélection (!) - j’ai réagi en leur expliquant ma façon de voir la fonction de député. De deux manières, pour coller à leur présentation du sujet.

 

D’abord, en explicitant la trilogie classique des fonctions du député : législateur (la mécanique des amendements, et celle des propositions de loi), contrôleur de l’action gouvernementale (avec les questions, orales ou écrites, et les commissions d’enquête, missions parlementaires ou rapporteurs spéciaux), et représentant/interlocuteur local (auprès des élus et des habitants).

 

Ensuite, j’ai abordé la problématique de l’articulation équitable des missions à l’Assemblée et en circonscription. Avec la conviction que j’ai que pour mener à bien sa fonction, il faut avoir à cœur les préoccupations de ses habitants et posséder en même temps une technicité croissante : en effet, le parlementaire a pour interlocuteur, et souvent contradicteur, un gouvernement qui, lui, dispose d’une administration puissante et très compétente ; et, pour réécrire la loi ou contrôler,  le député est loin d’avoir les mêmes moyens techniques et humains !

 
Un cœur et une tête donc, un homme de terrain doublé d’un technocrate, un « schizophrène »( !) pour les étudiants, un « technotable » selon leur directeur de Master, Rémi Lefebvre qui était présent… bref, un député. Voilà ce autour de quoi notre débat a tourné pendant une heure et demie.

 
Et au final, à la question classique : « quel est votre mandat préféré ? », je n’ai pas tergiversé : j’ai répondu « les deux ! ».
Mais je leur ai aussi dis pourquoi, à ces étudiants de sciences politiques : à cause du scrutin de circonscription. J’y suis farouchement attaché (car , avec le scrutin proportionnel, on irait très rapidement vers ce qu’il faut absolument éviter, à savoir une professionnalisation de la vie politique, notamment nationale), mais ce mode de scrutin est largement consubstantiel à cette réalité de terrain, à la fois humaine et politique, qu’est le cumul d’une fonction parlementaire nationale et la gestion d’une mairie…

 
Un débat intéressant, assurément, mais qui n’est pas clos, j’en suis certain.

Partager cet article

Repost 0

commentaires