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Ce matin, c’est le Jour J… comme Jubilaires. C’est la plus belle des cérémonies
wattrelosiennes :
la réception à l’Hôtel de ville des ménages qui ont 50 ans de mariage (35 couples aujourd’hui), 60 ans (8 couples) et 65 ans de mariage (2 couples). Ces amoureux des noces
d’or, de diamant et de saphir totalisent tous ensemble 2 360 années de mariage, plus de deux millénaires d’amour ! Comme je leur ai dit, si on remonte toutes ces années, ni Jules César, ni
Vercingétorix n’étaient nés.
Alors, je les accueille sur le perron de l’Hôtel de ville
avec mon adjointe au Nouvel Age et
tous les élus écharpés, et je leur remets un bouquet de fleurs avant qu’ils ne s’installent dans les salons de l’Hôtel de ville. Là, Sylvie les accueille en leur chantant du Piaf : La
vie en rose, puis l’extraordinaire Hymne à l’amour.
Je n’ai qu’admiration et respect pour tous ces ménages : j’en connais la plupart, et
bien des souvenirs personnels, d’enfance même, me reviennent devant ces femmes et ces hommes qui sont de la génération de mes parents.
Comme je leur dis dans mon discours,
leur existence même « est une des richesses de notre ville ». Leur union a duré, leur amour fut grand, malgré les vicissitudes de la vie, comme en parle François
Mauriac.
Oh, bien sûr, leur vie n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Mais leur vie, comme je l’écris, ce sont « de ces petites tensions qui cachent de grandes, si grandes attentions ».
Pour eux, nous traversons l’Histoire pour évoquer les évènements majeurs de 1945, 1950 et 1960 et rappeler ce que furent les refrains des grandes chansons de cette époque. Séquence émotions, humour aussi… applaudissements pour chaque série de jubilés.
Et pour conclure, je les félicite et les enjoins à rester ce qu’ils sont : une femme, un homme qui connaissent le bonheur à deux.
Le bonheur à deux, c’est l’inattendu dans la banalité. C’est l’éclat de rire, qu’une fois rentré de votre journée de travail, votre conjoint s’ingénie à provoquer en vous. C’est la tendresse d’un regard, d’une main qui se tend, quand on n’a pas le cœur léger.
Le bonheur à deux, c’est le confort d’une épaule qui s’offre le soir, quand la lumière s’éteint après une journée difficile. Ce sont tous ces moments de folie ou d’insouciance que vous fait vivre votre complice de conjoint. C’est la tendresse au quotidien, c’est la complicité, c’est tout simplement être deux.
Alors longue vie, chers jubilaires, à votre bonheur à deux !
Pour lire mon discours, cliquez ici.