Partager l'article ! Injustice, irresponsabilité et cynisme : « Quand l’Etat exonère, c’est 140 milliards qu’il perd »: Il y a trois semaines s’ouvrait la ...
Il y a trois semaines s’ouvrait la conférence sur les déficits publics à l’Elysée : en ma
qualité de membre de la commission des finances à l’Assemblée nationale et, comme bon nombre d’observateurs, je ne peux m’empêcher de penser que cette conférence ressemblait à s’y méprendre
à un « plan de rigueur déguisé ».
Que le Gouvernement se soit décidé, au nom des critères de Maastricht, à réduire son déficit d’environ 50 milliards d’euros, je ne peux que m’en féliciter. S’agissant de la manière d’y parvenir,
je ne peux cependant que m’y opposer.
En effet, comme le souligne le très bon article de Libération paru dans l’édition papier du 28 janvier, disponible en ligne, il est intéressant de souligner que ces 50 milliards représentent, si
on les additionne, les allégements fiscaux et sociaux consentis par le Gouvernement dès son arrivée au pouvoir... et auxquels il s’accroche désespérément, en dépit de l’opposition des députés
socialistes et de nombreux députés de la majorité notamment lors du vote de la loi de finances pour 2010.
Si, comme mes collègues socialistes, j’insiste de manière récurrente sur l’injustice que ces niches fiscales représentent, c’est parce que la majeure partie d’entre elles grève l’impôt sur
le revenu, impôt le plus redistributif et par conséquent le plus juste.
Je vous recommande donc la lecture de l’article de Libération qui recense les dix privilèges sociaux et fiscaux
qui ont « creusé le trou ». L’analyse du premier privilège se trouve ici