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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 13:53

Conseil-municipal-30-juin-2014-7.JPGA Christine Ringotte, mon adjointe, qui m'interrogeait sur ce qui est étalé dans les journaux ces dernières semaines s'agissant du retour après maladie de l'ancien chef de police municipale, j'ai fait la réponse suivante :

 

« Oui, vous avez raison, ce qui relève d'affaires internes à des décisions d'affectations et ou à l'organisation de l'administration des services municipaux n'a rien à faire dans les journaux, ni à la porte de la mairie ! Ce n'est ni justifié ni glorieux pour ceux qui s'en commettent, et encore moins pertinent lorsqu'il s'agit d'un poste à responsabilité. Pour ma part, j'ai déjà tout dit, tout explicité, tout précisé sur ce qui ne mérite absolument pas d'être une affaire, et tout est clair depuis des mois, sinon des années, sauf à admettre qu'il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut entendre.

 

Et si tel est le cas, cela ne me gêne en rien de répéter une fois de plus la réalité des choses et de préciser ma décision qui ne changera pas.

 

D'abord, il faut avoir en mémoire deux principes fondamentaux de gestion dans la fonction publique, notamment territoriale :

 

- Le premier principe, c'est qu'il faut distinguer le grade et la fonction : en termes clairs, compte tenu de son évolution de carrière, de ses concours et de son avancement, on peut être titulaire d'un grade, sans nécessairement exercer la fonction de ce grade ! On peut donc, par exemple, tout à fait avoir un directeur territorial qui n'exerce pas de fonction de direction. De la même manière on peut avoir le grade de chef de police sans être chef de la police !

 

- Le second principe, c'est que, précisément, l'exercice d'une fonction est liée à la seule décision de l'autorité territoriale, c'est-à-dire le maire, qui non seulement est le seul décideur mais aussi le seul à déléguer ses fonctions d'autorité hiérarchique au responsable qu'il nomme. C'est une question de confiance, de capacité à exercer une fonction, et ainsi à exercer la délégation qui est confiée. En matière de police, les choses sont encore plus nettes que pour toute autre compétence puisque la loi ne confère qu'au maire, et à lui seul, les pouvoirs de police, qu'il exerce donc en pleine responsabilité !

 

Dès lors, sur la situation spécifique de Monsieur Maluta, ce qui a été explicité à l'intéressé par le directeur général des services à trois reprises, et qui aurait pu l'être par moi-même si les deux rendez-vous donnés par mon secrétariat par téléphone à son domicile avaient été respectés, il faut que les choses soient claires :

 

1. Il n'y a de ma part aucun désamour, aucune inimitié à l'égard de Monsieur Maluta que je connais bien, et depuis longtemps, puisque nous avons vécu plus jeunes dans le même quartier. C'est d'ailleurs moi qui, devenu maire, l'ai nommé aux fonctions de chef de police.

 

2. L'homme a incontestablement des compétences et des forces ; c'est pour cela qu'à l'époque je l'ai nommé ! Malheureusement, il a aussi des faiblesses et je ne m'appesantirai pas sur ce point. Mais ces faiblesses sont anciennes et encore présentes. Anciennes puisqu'il aura suffi d'un différend, d'ampleur franchement limitée, avec un de ses policiers, une peccadille au regard de ce que moi-même, ou en général les hommes et les femmes qui exercent des responsabilités ont à assumer au quotidien, pour qu'à la suite de ce différend, il soit placé trois ans en congé de maladie pour dépression, précisément du 14 mars 2011 au 14 mars 2014. Ces faiblesses ne sont pas encore annihilées puisque le médecin du travail, s'il l'autorise à reprendre le travail, ne l'autorise qu'à mi-temps thérapeutique pour trois mois, et vient d'ailleurs de renouveler ce mi-temps thérapeutique pour trois mois encore jusqu'en octobre !

 

3. Face à l'arrêt brutal de l'exercice de ses fonctions en 2011 et après avoir attendu plusieurs semaines que se clarifie la situation de santé de Monsieur Maluta, il a bien fallu que je prenne une décision : il fallait un chef à la police ! J'ai pris à l'époque ma responsabilité et j'ai confié à Thierry Tailly cette fonction ; je ne l'ai pas regretté. Il est le responsable opérationnel de la police, en droit et en qualités, a la confiance de l'autorité territoriale et exerce seul à ce titre, sous la responsabilité du directeur général et de l'élu en charge de la sécurité, la responsabilité hiérarchique sur toutes les policières et tous les policiers municipaux en mon nom !

 

Cette situation ne change pas et ne changera pas !

 

Car de la même manière qu'il y a trois ans, j'ai pris ma responsabilité de maire, dans la situation présente, je la prends à nouveau. Représentant les intérêts de la population, et s'agissant de ce qui n'est quand même pas n'importe quelle mission mais la mission de police, la mission de sécurité publique, il est impensable et hors de question que je confie la responsabilité fonctionnelle de la police opérationnelle à quelqu'un qui, quels que soient ses compétences et son grade, rentre de trois ans d'absence pour dépression et ne revient qu'à mi-temps thérapeutique !

 

J'assume cette responsabilité, ce choix fondamental par honnêteté vis-à-vis des Wattrelosiens ! Ne croyez-vous pas qu'ils seraient en droit de me le reprocher si je faisais le choix inverse ? La sécurité publique, ce n'est pas n'importe quoi, n'importe quel service, n'importe quelle fonction !

 

4. Cela n'enlève rien ni au grade ni aux compétences de Monsieur Maluta, et je suis heureux qu'après tant de mois, sa santé se soit améliorée et lui permette de revenir. Je le lui ai écrit. Comme je lui ai écrit que l'Administration lui doit un poste : elle lui en donne un qui préserve ses droits et correspond à son grade. En matière de sécurité publique, les opérations police / justice, la zone de sécurité prioritaire, le contrat de sécurité et de prévention de la délinquance, les échanges transfrontaliers, les suivis des mesures de prévention, tout cela fait aussi partie du quotidien de la sécurité de notre ville. Et ce n'est pas démériter pour Dominique Maluta de prendre cela en charge aux côtés du directeur général adjoint à la sécurité, Nazzario Santamaria. Là aussi, il y a du travail à faire. Les instances sociales municipales, le Comité technique paritaire et la Commission administrative paritaire ont d'ailleurs validé ce poste.

 

La répartition des rôles est donc claire, les intérêts et missions de chacun le sont : Thierry Tailly est le chef opérationnel de la police, le seul responsable de la gestion des équipes, celui qui exerce l'autorité de police en mon nom et sur le terrain, aux côtés de ses policiers au quotidien. Dominique Maluta est en charge des coopérations fonctionnelles, avec les autorités de police et de justice, nationale et belge, gère les missions de médiation et travaille en direction générale : pour reprendre votre expression, Madame Ringotte, il n'y a aucune raison donc pour que le psychodrame continue !

 

Pour ma part, chacun l'aura compris, j'ai fait tout ce que je devais faire. Les Wattrelosiens m'ont confié une responsabilité, je l'assume ! »

 

Pour lire la question de Christine Ringotte, cliquer ici.

 

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Publié par Dominique Baert - dans Maire de Wattrelos
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