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Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /2009 17:26
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Cela fait partie de ma mission de rapporteur spécial de la commission des finances de l’Assemblée : je suis membre du comité de sélection des spécialistes en valeurs du Trésor. De quoi s’agit-il ?

 

Tous les trois ans, un comité se réunit à Bercy, dont le rapporteur est Philippe MILLS, directeur général de l’agence France Trésor où siègent, outre celui de l’Assemblée, le rapporteur spécial de la commission des finances du Sénat (Jean-Pierre FOURCADE, ancien ministre), les directeurs généraux des finances publiques et du Budget à Bercy, un inspecteur général des finances, le directeur général des opérations de la Banque de France, et le secrétaire général de l’Autorité des marchés financiers.

 

Son objectif est de sélectionner les établissements bancaires qui vont contribuer, sur la période couverte, à placer auprès d’investisseurs internationaux les titres de la dette d’Etat, que ce soit pour les titres à moyen et long terme (OAT) ou à court terme (BTF). C’est dire si c’est important pour l’Etat français. Il a besoin de banques compétentes, efficaces, capables de répondre aux appels d’offres et de lui fournir rapidement – et au meilleur coût (taux) – les liquidités dont il a besoin.

 

La crise financière accentue encore le travail d’expertise que notre comité doit conduire. Car, avec la crise financière, un nombre croissant d’investisseurs recherchent la sécurité des placements, d’où leur intérêt pour les emprunts d’Etat et le rôle de ces derniers dans la régulation des marchés. De surcroît, la dérive des déficits des Etats va provoquer une offre très forte de titres. Les emprunts publics sont en train de se confirmer comme le cœur de l’évolution des marchés dans les années qui viennent.

 

Voilà pourquoi, avoir ou conserver le statut de SVT est d’une importance primordiale pour les grandes banques concernées. D’ailleurs ça se voit puisque les dossiers présentés sont de grande qualité et ce sont les plus hauts dirigeants (président compris) qui sont auditionnés.

 

C’est donc un travail lourd qui – malheureusement – va me bloquer cette semaine, les après-midi de lundi, mercredi et jeudi. Mais que le politique soit présent dans la régulation financière est une bonne chose.

 

 

 

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