Partager l'article ! Coopération transfrontalière : c’est ça, la vraie Europe !: Je participais ce soir au château de Bourgogne d’Estaimpuis, avec les élus ...
Je participais ce soir au château de Bourgogne d’Estaimpuis, avec les élus
de l’eurométropole, à une table ronde transfrontalière sur le thème Identité et Culture.
Y participaient notamment les maires de Tourcoing et de Neuville-en-Ferrain, et les bourgmestres des villes de Mouscron, Estaimpuis ou encore Courtrai. En tant que maire de la première ville de France (… quand on arrive de Belgique !), je ne pouvais pas manquer l’occasion de discuter des rapports transfrontaliers!
Qu’entend-on par là ?
Pour nous, qui habitons des deux côtés de la frontière, au gré des déplacements, des mariages, des échanges, cela fait longtemps que la notion de frontière a disparu.
Aussi ai-je formulé deux vœux ce soir. Le premier : que l’on ne parle plus des rapports transfrontaliers comme source de problèmes. Ces rapports ne se résument pas à des soucis de fiscalité, d’assainissement, de maisons de retraite ou encore de déchets. Nos relations ne peuvent pas se tisser uniquement sur du négatif !
Et c’est là mon deuxième vœu : au contraire, il faut développer les initiatives et les collaborations qui privilégient l’intérêt collectif, la vie quotidienne. Il existe d’ailleurs déjà de nombreuses initiatives constructives en matière de coopération : Lille 2004 Capitale européenne de la Culture avait associé plusieurs villes belges au projet. En matière sanitaire, un Mouscronnois peut désormais se faire soigner à Wattrelos et inversement.
Il faut également songer à développer un véritable réseau de transport eurométropolitain car hormis la liaison Roubaix-Wattrelos-Mouscron, il n’est guère aisé de se rendre de l’autre côté de la frontière avec les transports en commun, ou encore porter la revendication d'une prolongation du métro vers Wattrelos et Mouscron.
S’agissant de l’emploi, bon nombre de Français traversent la frontière chaque jour pour aller travailler en Belgique, en Flandres notamment. Il faut là aussi multiplier les rencontres entre ces sociétés qui embauchent et les citoyens à la recherche d’un emploi.
Enfin, quel nouveau projet-phare pour notre eurométropole ? Après Lille 2004 et Lille 3000, j’émets le souhait de voir naître le projet d’une course cycliste internationale (au départ de Wattrelos ?) dont le trajet, au cœur de cette eurométropole, traverserait la frontière.
Travailler à des réalisations concrètes, c’est cela qu’il faut faire pour être efficace !
C’est ce que j’ai dit à mes collègues : c’est notre responsabilité d’y parvenir car c’est ça, la vraie Europe !