Vendredi 14 septembre 2007
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Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
Chacun connaît cette fable de La Fontaine : Les animaux malades de la peste. Elle évoque les différences de traitement,
plus favorables, qui peuvent être réservés à ceux qui ont la fortune, tandis que les plus modestes n’ont pas les mêmes soutiens.
Poussée à l’extrême, bien sûr, cette expression, « Selon que vous serez puissant ou misérable », a pu nourrir des démagogues
et des populistes, eux-mêmes dangereux pour la cohésion sociale, et je dois avouer avoir toujours considéré, et utilisé, cette phrase avec d’infinies précautions.
Mais là, ce matin, je suis moi aussi exaspéré, révolté par un certain cynisme, un cynisme certain de notre nouveau Président.
Il y a quelques jours à peine, à l’Université d’été du Medef, il se fait applaudir (ô combien) en promettant « la dépénalisation
du droit des affaires » (c’est-à-dire la réduction, voire l’arrêt des poursuites contre les dirigeants indélicats, les « patrons voyous » que dénonçait à l’inverse son
prédécesseur, J. Chirac, les abus de biens sociaux…) !
Et quel contraste quand je lis, ce matin « Le Monde » du jeudi 13 septembre, où un article annonce « le rétablissement
du contrôle fiscal des chômeurs » !!! Le Ministère de l’emploi va en effet pouvoir contrôler les chômeurs, en se faisant communiquer par l’Administration fiscale tous les
documents ! Un nouveau décret, succédant à celui de 2005 annulé par le Conseil d’Etat, va pour cela être examiné par le Conseil supérieur de l’emploi le 1er octobre…
Selon que vous serez puissant ou misérable… La Fontaine, tu avais raison !