Mercredi 29 août 2007
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Publié dans : Archives
Premier atelier auquel je participe. Difficile de le synthétiser, bien sûr. Une note
d’ambiance, toutefois : force est de constater que depuis l’arrivée du gouvernement FILLON, en territoire, il n’y a pas encore eu
d’expression ni de directives sur la politique culturelle de l’Etat. On ne sait rien : les DRAC n’ont pas encore eu de ligne politique (d’ailleurs, dans le Nord - Pas-de-Calais, cela fait
plusieurs mois maintenant que le poste est vacant, depuis le retour sur Paris en mai de son détenteur, après son bref passage dans notre région : c’est fâcheux, quand on voit l’ampleur des
dossiers culturels régionaux !), et la nouvelle ministre de la Culture ne s’est pas exprimée.
Un contexte aussi
à préciser : il est financier ! Les ressources des collectivités locales évoluent défavorablement, et le risque existe que celles-ci se recentrent progressivement sur leurs compétences
légales fondamentales, sacrifiant la culture.
Ce sont là deux réalités contemporaines, et qui sont le cadre de
réflexion des élus municipaux, départementaux, régionaux à la veille d’une année où les enjeux locaux domineront.
C’est vrai que dans le débat présidentiel, la culture a été en
retrait. Sans doute parce que, pour la Droite, dominante, la culture est réglée par les éditions populaires (populistes ?) des grands médias. Pour les élections locales, il ne faut pas
passer outre cette question. Elle se décline dans tous les grands aspects de la vie municipale :
· dans les écoles d’abord, bien sûr,
où l’équipement en matière culturelle est une question fondamentale ;
· en urbanisme ;
· dans les relations sociales où
beaucoup ne peut passer que par la culture (comment lutter contre le communautarisme ? Que répondre à la résurgence du fait religieux ?)
Cela ne veut pas dire qu’on puisse oublier le contexte d’argent rare. Il est
nécessaire d’avoir des politiques d’évaluation, lesquelles devront se compléter d’observatoires sociaux ; car culture et social
sont liés.
Un autre point-clé est la multitude des intervenants sur les
dossiers culturels ! Comment penser sa politique culturelle dans le cadre territorial sans avoir cela à l’esprit ? Il va falloir que des acteurs s’affirment, et d’un avis général dans
l’atelier, la communauté de communes (ici, la Communauté urbaine) est un échelon intéressant qui ne pourra qu’être développé.
La certitude, c’est que l’Etat ne mettra pas de moyens
supplémentaires dans les années qui viennent sur la culture.
Alors il faudra être imaginatif par : des relations avec
les pays frontaliers ; l’apport du mécénat ; la mise en place d’établissements de coopération culturelle (pour mettre en commun les possibilités, plutôt que de voir se développer des
féodalités).