Ces 8 et 9 octobre se tiennent à Bordeaux les 37es Journées des communautés urbaines de France.
Les représentants, dont la quasi-totalité des présidents des seize communautés urbaines se réunissent en effet autour de Vincent FELTESSE, président de la communauté urbaine de Bordeaux. Ces journées annuelles sont l'occasion de faire le point sur les sujets et les défis communs des communautés. Chaque année, la préparation de la loi de finances de l'Etat et les informations sur les dotations annoncées pour les collectivités locales, sont au cœur des discussions.
Cette année, les sujets ne manquent pas car les projets qui frappent les communautés urbaines sont lourds de conséquences, avec le projet de réforme de l'organisation territoriale (qui passera au Parlement au printemps 2010) et surtout la réforme de la taxe professionnelle (qui est le gros morceau du projet de loi de finances pour 2010).
S’agissant du projet gouvernemental relatif à l'organisation territoriale, c'est la perspective de création de métropole qui mobilise l'attention : certaines communautés urbaines pourront devenir des métropoles, d'autres non. Mais avec quel périmètre ? Pour quelles compétences ? Et surtout avec quelles ressources au moment où la principale recette – la taxe professionnelle unique – disparaît, et où les recettes fiscales baissent donc fortement ?
Toutes ces questions sont lourdes et suscitent beaucoup d'interrogations auprès des élus responsables des communautés urbaines : c'est même un véritable mal-être que tous ressentent, quelle que soit leur couleur politique ! Car le projet de réforme de la taxe professionnelle modifie profondément la nature et le volume des ressources des communautés urbaines.
Beaucoup d'entre elles vont perdre beaucoup de recettes fiscales.
Certes, cela fait quelques années que la taxe professionnelle a vu son produit réduit par plusieurs réformes. En 2006, avec le ticket modérateur et le plafonnement, déjà les communautés avaient perdu une part de leur pouvoir fiscal. Mais la réforme de 2009 c'est le coup de grâce de cet impôt local. Bien sûr, la réforme présentée est un allègement et un transfert, pas une suppression. Car la TP est remplacée par une contribution économique territoriale, composée d'une cotisation locale d'activité et d'une contribution complémentaire (cf. mon article du 1er octobre). Mais le schéma proposé bouscule gravement les équilibres financiers :
Ø il y a nationalisation d'une très grande partie de la taxe professionnelle ; les entreprises paieront à l'Etat un taux fixe national, sans que les élus locaux puissent influer sur la modulation de ces taux ! Il y aura une répartition, via cette cotisation complémentaire (vers les départements et les régions !) mais pas vers les EPCI et les communes ;
Ø la spécialisation / réallocation des ressources est modifiée : les impôts ménages sont tous redistribués vers les communes et les EPCI ;
Ø il y a une baisse globale du rendement de l'impôt ;
Ø c'est la fin de la possibilité d'accroître par la hausse des taux les ressources fiscales ;
Ø s'il n'y a pas à proprement parler suppression de l'impôt économique, celui-ci est fortement allégé (cela va coûter en 2010 11,7 Mds € à l'Etat !), et surtout perd son lien avec le territoire où la richesse économique est créée !
Une résolution a été adoptée à l'unanimité, à l'issue des travaux. Pour la lire, cliquez ici.

C’est le thème de la conférence que m’a demandé de traiter le club Ensemble cet après-midi. Ses membres avaient visité l’Assemblée nationale à mes côtés au printemps dernier. Mais se
promener dans les couloirs ne suffit pas à nos sympathiques aînés du club ; ce qu’ils souhaitent, c’est comprendre. Comment ça marche, quel est le travail d’un député, comment concilie-t-il
son travail national et son rôle d’élu local… ?
Ce matin, c’est le festival des habitants de Beaulieu.
Depuis la visite de Borloo –
avant même qu’on ne signe la convention financière – aucun ministre n’était venu ! Alors ce matin, oui, je suis content, parce que cette visite ministérielle exprime – enfin ! – une
reconnaissance et des encouragements.
Ce soir, à peine sorti de LMCU, je rends visite au personnel et aux adhérents de l’école municipale de coupe et couture qui organisent leurs traditionnelles portes ouvertes dans leur
local du centre Stalingrad.
Les 1er et 2 octobre, l’AFIGESE (association finances gestion évaluation
des collectivités territoriales), l’association des hauts fonctionnaires de finances et de gestion des collectivités locales tient ses XIVe assises à Lille sur le thème : Le
temps des ruptures, l’heure des choix, et remet ce soir, lors de son dîner de gala, ses quatre prix de l’innovation financière. Il m’a été demandé, en tant que premier vice-président de la
Communauté urbaine de Lille chargé des Finances, de présider cette cérémonie de remise des prix, aux côtés d’Eric Portal, président de l’AFIGESE (cf. photo).
Lors de mon propos introductif, je souligne combien est paradoxale la tâche de ces
gestionnaires de collectivités dont la mission est d’être des gestionnaires rigoureux (pas de déficit possible), efficaces et soumis à une évaluation scrupuleuse de leur gestion, au moment même
où l’Etat vient d’annoncer un déficit colossal pour son propre budget, pour 2009 et 2010, et qu’il emprunte, lui, pour financer son propre fonctionnement courant – ce qui est strictement
interdit, et heureusement d’ailleurs ! – dans les collectivités locales !
De ma période d'étudiant, deux phrases me sont restées en mémoire : l'article
1er de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789 – « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » – et l'article 1er
de la constitution de 1958 qui énonce que la République « assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion ». Elles sont à mes yeux
la définition du projet politique sans doute le plus noble : le refus des discriminations et le combat contre les inégalités.
La lutte contre les discriminations est, ce matin, le thème d'une journée de
réflexion qu'organisent les centres sociaux à la MEP. Les interventions de représentants des services publics et des employeurs, des universitaires, permettent de donner des éclairages sur les
faits et réalités. Pour ma part, j'interviens en conclusion des débats, en mettant en exergue trois idées.