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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 10:44
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En évoquant les services publics, dans un précédent post, je disais qu’ils sont le rappel, bien utile par ces temps d’individualisme, de la primauté de l’intérêt collectif sur l’intérêt particulier.

C’est cela, la noblesse de l’action publique. Et en tant qu’animateur d’une collectivité publique, d’une municipalité, je suis et resterai, quoi qu’il arrive, fidèle à cette conception : être au milieu de ceux que l’on aime, agir en responsabilité, donner le meilleur de soi, prendre plaisir dans l’action collective, gagner tous ensemble et faire gagner ceux pour qui l’on agit, pour qui l’on contribue à construire l’avenir.

Parce qu’être en responsabilité, c’est devoir aux citoyens-contribuables efficacité et bonne gestion des deniers publics.

Je me veux intransigeant avec ce qui paraît injuste, ferme pour défendre mes convictions, dans l’action avec le sens de l’équilibre, au service des autres dans l’intérêt général et dans le respect.

Si chacun se respecte, si l’on sait respecter les demandes de la population, les écouter et les comprendre, si l’on sait où l’on veut aller, oui, la politique saura offrir à ses concitoyens un bel avenir, et déjà un quotidien appréciable pour les habitants.

C’est comme cela que je conçois mon rôle de responsable politique, et donc de maire.

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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 10:42
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Une politique de sécurité cohérente se compose de deux maillons : police et justice.

La Police, je viens de l’évoquer ; la Justice, parlons-en :  l’ouverture dans ma ville d’un Point d’Accès au Droit le 24 octobre dernier illustre parfaitement le besoin pressant, pour nos concitoyens, d’obtenir des réponses adaptées de la part de l’institution judiciaire au sens large.

Ce besoin est d’autant plus justifiée que notre société devient de plus en plus procédurière, complexe pour beaucoup d’entre nous.

Je reviens à mon Point d’Accès au Droit : il ne désemplit pas, avec 220 visiteurs enregistrés en cinq semaines ! Pour leur quasi-intégralité des Wattrelosiens en quête d’un avis, d’une consultation, sur un point de droit, pénal, familial, civil, ou en recherche d’une aide parce que victimes d’un fait délictueux ou d’une malversation.

La conclusion est évidente : il y a sur Wattrelos, comme ailleurs évidemment, un besoin de droit, d’entendre le droit, pour mieux connaître et faire respecter ses droits ! Et ce besoin, grâce à l’ouverture de ce service public de proximité, est mieux satisfait, bien évidemment !

Comme quoi, plus de proximité – j’y reviens – cela donne une meilleure couverture des besoins de la population !

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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /Jan /2007 10:41
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Malgré la grande qualité du travail et des relations que j’entretiens, ainsi que mes collaborateurs, avec l’équipe de direction et d’encadrement du Commissariat de Police de Roubaix, qui sont des « flics » hors pair, je continue de désapprouver la disparition de la police de proximité.

J’ai, à l’inverse, la conviction que la généralisation de la police de proximité, véritable révolution culturelle pour la police, est la seule voie qui, à terme, offrira la meilleure sécurisation de la vie quotidienne, proche des gens. Et que son abandon, ces cinq dernières années, est une erreur profonde. Car y avoir renoncé, c’est avoir  renoncé à l’investissement de terrain, à la lente confiance bâtie sur des relations humaines dans les quartiers, à la construction méthodique d’un tissu de contacts, de présences, de faits et gestes simples qui, inhabituels d’abord, deviennent ensuite rapidement des réflexes de vie, des policiers d’abord, des habitants, de tous les habitants, jeunes et moins jeunes ensuite.

Pour convaincre, pour changer les habitudes, il faut du temps. Or, malheureusement, le temps de la politique, le temps de l’élection n’est pas toujours celui de la bonne réforme, de la réforme utile, de la réforme intelligente.

Maire, oui je suis heureux quand on me dit que les statistiques de la délinquance baissent ! Tous les membres du Comité de suivi du Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance sont, comme moi, satisfaits de voir des statistiques baisser ! Et je salue à leur juste mesure, avec une profonde reconnaissance, le dévouement et les compétences des équipes de police qui interviennent sur notre territoire. Bien des fauteurs de troubles ont été arrêtés, et bien des faits élucidés, jusqu’à, malheureusement, très récemment !

Mais nul n’oublie que d’autres statistiques s’aggravent, notamment sur les faits avec violence, nul ne peut oublier non plus que l’insécurité existe, que l’intolérance même aux phénomènes d’incivilités tend à s’accentuer…

Or, face à cela, jamais la rapidité d’une enquête ou l’efficacité d’une équipe ne fournira une réponse complète.

C’est au cœur de la vie quotidienne des quartiers, au plus profond des conditions de vie dans chaque quartier qu’il faut travailler. Et c’est en ce sens que je crois fondamentalement utile la police de proximité !

Associant prévention, dissuasion et répression, cette organisation change structurellement la donne, et lutte de manière tout à fait adaptée contre les multiples formes de délinquance.

Bien sûr, je n’imagine pas que cette méthode va régler l’ensemble des problèmes de la société. Il faut aussi, parallèlement, et sûrement plus puissamment encore, s’attaquer aux causes de l’insécurité, si l’on veut des hommes libres dans une société sûre.

Car, comme il faut savoir l’affirmer, la police ne peut être la voiture-balai de la société. La lutte contre l’insécurité nécessite une coproduction entre tous les acteurs concernés. C’est pour cette raison que les Contrats locaux de sécurité sont utiles.

Et puisque la période y est propice, à la fois cette période de l’année qui veut que l’on forme des vœux, mais aussi cette année elle-même qui veut, échéances obligent, que l’on formule des adresses aux candidats à la magistrature suprême, je ferai le vœu que la police dispose, pour demain, des moyens nécessaires pour être au service de la sécurité de nos concitoyens, d’une manière efficace et le plus irréprochable possible.         

Si, en effet,  je n’ignore pas mon rôle, ni ce qu’avec mes services municipaux nous réalisons, je n’oublie pas que la sécurité est un devoir pour l’Etat, une responsabilité partagée, et surtout le gage de la tranquillité pour tous.

Voilà pourquoi, pour prendre en considération la situation spécifique du quartier de Beaulieu, en chantiers, j’ai décidé de mettre en place, sur ce secteur 4 adultes-relais : l’Etat m’a donné son accord, je compte sur le soutien de Logicil.

Ils conduiront une mission préventive par une veille dans les espaces publics, et aideront à la régulation des conflits qui ça et là peuvent surgir. Je compte beaucoup sur leur mission de prévention.

Plus que jamais, j’en suis convaincu : l’insécurité est une injustice sociale qui s’ajoute à celles traditionnellement rencontrées dans les quartiers populaires. Lutter contre l’insécurité est juste. C’est ma conviction d’homme de gauche.

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Mardi 2 janvier 2007 2 02 /01 /Jan /2007 10:32
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L'année 2007 commence et je tiens à vous présenter mes meilleurs voeux,ainsi qu'à toutes celles et ceux qui vous sont proches. Bonheur, santé et prospérité : soyez heureux et... à bientôt !
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Dimanche 31 décembre 2006 7 31 /12 /Déc /2006 10:32
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« Il y a une divinité horrible, tragique, exécrable, païenne. Cette divinité s’appelait Moloch chez les Hébreux et Teutatès chez les Celtes ; elle s’appelle à présent la peine de mort » (Victor Hugo).

La chute d’un dictateur est toujours une bonne nouvelle pour les hommes libres, de paix et de bonne volonté, et je n’ai aucun regret d’avoir vu disparaître le pouvoir de Saddam Hussein en Irak. L’exécution d’un homme de 70 ans ne saurait cependant être une bonne nouvelle pour notre civilisation, pour l’Humanité.

L’annonce de cette exécution, forcément médiatique, m’a choquée. Elle est une erreur politique, une faute humaine. Moi qui suis de la génération Mitterrand, moi qui pense que notre société française a fait un grand pas en avant le jour où, le 9 octobre 1981, le Garde des Sceaux Robert Badinter a fait voter par l’Assemblée nationale l’abolition de la peine de mort en France, je suis profondément meurtri quand j’entends parler de peine capitale.

Je me souviens de quelques phrases de l’intervention brillante – de l’aveu de tous – de Robert Badinter à l’Assemblée :

« La France est grande (…) par l’éclat des idées, des causes, de la générosité qui l’ont emporté aux moments privilégiés de son histoire.

 

La France est grande parce qu’elle a été la première en Europe à abolir la torture (…).

 

La France a été parmi les premiers pays du monde à abolir l’esclavage, ce crime qui déshonore encore l’humanité.

 

Il se trouve que la France aura été (…) l'un des derniers pays, presque le dernier - et je baisse la voix pour le dire - en Europe occidentale à abolir la peine de mort. (…)

 

La vraie signification politique de la peine de mort, c'est bien qu'elle procède de l'idée que l'Etat a le droit de disposer du citoyen jusqu'à lui retirer la vie. C'est par là que la peine de mort s'inscrit dans les systèmes totalitaires. »

C’est-à-dire ce même système totalitaire qu’on a prétendu mettre à bas en destituant le dictateur Saddam Hussein !
Je reprends le fil du discours de Robert Badinter :

« Dans la réalité judiciaire, qu'est-ce que la peine de mort? Ce sont douze hommes et femmes (…), dans une démocratie, qui ont le droit de dire : celui-là doit vivre, celui-là doit mourir ! (…)

 

Le choix qui s'offre à [nos] consciences est donc clair : ou notre société refuse une justice qui tue et accepte d'assumer (…) la vie de ceux qui font horreur, déments ou criminels ou les deux à la fois, et c'est le choix de l'abolition ; ou cette société croit, en dépit de l'expérience des siècles, faire disparaître le crime avec le criminel, et c'est l'élimination. Cette justice d'élimination, cette justice d'angoisse et de mort, décidée avec sa marge de hasard, nous la refusons (…) parce qu'elle est pour nous l'anti-justice, parce qu'elle est la passion et la peur triomphant de la raison et de l'humanité. »

Certes, on pourrait discourir durant des heures de la peine de mort ; chacun a son opinion à ce sujet et je respecte la diversité de ces opinions.

Pour ma part, je reste persuadé qu’une Justice qui n’a pas d’autre réponse que la peine de mort à apporter à toutes celles et ceux qu’elle défend et protège est une Justice inaccomplie.

Saddam Hussein a été exécuté. Pendant ce temps, un autre dictateur tristement célèbre et protégé par la CIA celui-là, Augusto Pinochet, mourait dans son lit…

Je ressens un malaise, un mal-être…

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Mardi 18 avril 2006 2 18 /04 /Avr /2006 11:24
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Le Gouvernement a enfin reculé, il a retiré le CPE. Après deux mois de manifestations face à une posture d’intransigeance, la solution de bon sens l’a emporté. Tant mieux. Mais ce qui s’est passé ne restera pas sans rancœur, amertume et incompréhension.
Cela conservera aussi des traces institutionnelles et économiques, je le crains. Car au moment-même où il est fondamental pour notre pays de relancer sa machine économique, de redynamiser sa croissance (en effet, à + 1,4 % en 2005, elle est trop faible pour créer des emplois ; pis, elle en détruit : - 2,5 % dans l’industrie en 2005 !), comment les investisseurs vont-ils réagir ?
Or, cela fait trois ans que l’investissement des entreprises est médiocre : il est urgent qu’il redémarre. Sans investissement, pas de compétitivité, pas de production, et donc pas d’emplois demain.
Et quelle confiance les milieux économiques pourront-ils dorénavant porter à une politique économique d’Etat qui pilote à vue, qui annule lundi ce qu’elle avait décidé de changer mercredi après avoir dit pendant deux mois qu’elle ne modifierait rien. De ce point de vue, l’intervention du président de la République est préoccupante.
Passons encore sur le fait que le Président, gardien des institutions, vienne à la télévision pour dire qu’il promulgue la loi… tout en demandant immédiatement qu’elle ne soit pas appliquée. Depuis la dissolution de 1997 et le « non » au référendum, la lecture « gaulliste » de la Constitution n’était pas l’apanage de J. Chirac.
Mais que, lors de cette même intervention, le Président prenne la peine d’énoncer les « correctifs » qu’il juge nécessaires au CPE (sur la durée et sur la motivation du licenciement), pour ensuite demander aux responsables du groupe majoritaire UMP des deux assemblées de faire des propositions de modifications de la loi… et finalement, cinq jours plus tard, que constations-nous ? La parole présidentielle n’aura servi à rien… puisqu’il n’y a plus de CPE…
Tout cela laisse pantois, et pour tout dire groggy sur le fonctionnement et la crédibilité de nos institutions.
Quelle crédibilité reste-t-il à ce pouvoir pour mobiliser notre économie ? C’est un problème majeur : l’action de l’Etat est malade de la manière dont le pouvoir d’Etat a été exercé dans cette affaire ! Pourvu que je me trompe et que, malgré cela, la croissance sache repartir, car nous avons besoin d’emplois, en France, et dans nos villes.
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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /Mars /2006 10:43
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Dans notre agglomération, des collèges sont occupés, des enseignants sont en grève, des équipes administratives sont découragées : pourquoi ? Parce que les annonces ministérielles sont terriblement injustes.
L’Académie de Lille est « la plus mal lotie » de toute la France ont souligné eux-mêmes plusieurs journaux. C’est vrai : 636 suppressions de postes dans les collèges et lycées !
Cale va se voir concrètement, cela va modifier en profondeur les conditions d’enseignement dans nos établissements.
J’observe, par exemple, qu’à Roubaix, malgré leur classement en « Ambition réussite », les collèges Albert-Samain et Sévigné, perdent respectivement 4 et 1 postes. Qu’au collège Jean-Baptiste Lebas, ce sont 4 postes et demi et une classe de 3è d’insertion qui vont disparaître !
A ce petit jeu de massacre, Wattrelos n’est pas épargnée non plus.
Réductions d’horaires pour la cité scolaire Zola, et surtout, pour nos deux collèges en ZEP (zone d’éducation prioritaire), c’est-à-dire ceux qui ont le plus besoin de moyens, pas d’« Ambition réussite » et même pire que cela :
-         à Neruda : une fermeture de classe et deux postes en moins annoncés. Traduction : à Beaulieu, où Neruda est implanté, l’Etat reconnaît, en participant financièrement et dans une large mesure à sa reconstruction, que le quartier est prioritaire, que sa population a besoin d’un appui particulier... puis 6 mois après, il supprime des postes dans l’un de ses collèges !
-         à Nadaud : deux fermetures de classe et trois postes en moins annoncés !
Bonjour la logique ! Parce qu’ils ont de bons résultats grâce à des moyens supplémentaires attribués légitimement, on leur retire ces moyens ! Belle récompense ! Merci pour nos élèves ! Bel encouragement pour les enseignants, les équipes pédagogiques et les responsables de ces établissements !
Observateur attentif de ce qui se passe dans ma ville – forcément – mais aussi autour, ce recul social et culturel me consterne.
Je me souviens- et je mesure aujourd’hui plus que jamais la chance que j’ai eue, avec d’autres, pendant ma scolarité – des conditions dans lesquelles j’ai moi-même préparé mon Bac, il y a 30 ans : nous étions alors neuf élèves dans ma Terminale C ! Depuis, j’ai toujours considéré comme prioritaire, et efficace, de tout faire pour limiter le nombre d’élèves par classe. Et j’affirme fondamental pour l’Education nationale de réduire ce nombre dans les villes, dans les quartiers où l’on veut aider particulièrement des jeunes qui ont besoin de l’être.
C’est cela, l’égalité réelle des chances : donner plus de moyens (pour qu’ils aient plus de chances !) à ceux qui en ont le moins, à ceux qui en ont besoin. Et j’enrage de voir qu’on fasse l’inverse. Bien sûr que des baisses d’effectifs ont eu lieu dans les collèges et lycées, mais on ne construira pas un avenir meilleur pour nos élèves en réduisant plus rapidement encore le nombre de leurs enseignants.
C’est une dramatique erreur qui est en train de se préparer !
D’autant qu’on l’amplifie par la ségrégation supplémentaire imposée aux jeunes de 14 ans que l’on enverrait en apprentissage. Cette sélection précoce est intolérable : comment pourrait-on accepter qu’il y ait une instruction obligatoire pour les futures élites, et une instruction minimum pour de futurs exclus ?
Pour moi, c’est clair : le Gouvernement a renoncé à combattre l’échec scolaire, et dans les années à venir, le risque d’une désertification de l’école de la République se profile.
Cela m’insupporte d’autant plus qu’à Wattrelos, l’éducation est LA priorité n°1. On fait des efforts pour reconstruire les écoles, les équiper en informatique, multiplier les activités périscolaires, on investit sur la culture (école de musique, bibliothèque, contrat d’éducation artistique, Enfance de l’Art) et sur le sport, on alloue des bourses pour l’enseignement supérieur et je peux vous dire que dans notre agglomération, peu de villes le font...
Alors, péché d’orgueil ? Non, je n’en suis pas coutumier. Aussi dirais-je plutôt « constat réaliste », tout simplement, mais je crois que c’est nous qui avons raison, et non le Gouvernement.
Au contraire, au régime auquel il la condamne, l’Education nationale est en danger. Or, face au danger, je ne connais que deux réponses à proclamer : l’audace et la volonté. L’audace de rappeler ses valeurs, et la volonté de renoncer à subir.
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Mardi 24 janvier 2006 2 24 /01 /Jan /2006 15:13
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Un blog, c'est bien sûr un lieu d'expression de ses réflexions, et de ses humeurs. Ce matin, j'ai envie de vous faire partager celles que mon récent voyage en Allemagne m'ont fait ressentir. Un aller-retour, 2 jours, dans ma ville jumelée de Köthen, en Allemagne orientale, à proximité de Leipzig, à l'occasion de la cérémonie des vœux du maire. Tous les 2 ans, je m'efforce d'y aller, et mon homologue me fait l'honneur de me demander de m'y exprimer, juste après son discours. C'est sympathique, et nos relations d'amitié sont réelles. Mon voyage se déroulait quelques semaines après que l'Union musicale wattrelosienne a fait sur place un concert qui a beaucoup marqué dans cette ville qui vénère J.S. Bach, ce qui me fait plaisir : marier l'art et la jeunesse, c'est aussi une façon de faire l'Europe au quotidien et au concret.

Vous trouvez ci-après le (bref) discours que j'ai prononcé à l'occasion de ces vœux à l'Hôtel de ville. Mais au-delà, je voudrais vous faire partager mes préoccupations sur deux sujets que, de mes conversations avec mon homologue, j'ai retenu.

1)       L'ex-Allemagne de l'Est perd dramatiquement de sa population. A Köthen, les habitants sont nombreux à partir, surtout les jeunes, vers l'Ouest. Résultat : la population de Köthen ne cesse de chuter, centaine après centaine. Songez donc : mon homologue a annoncé qu'il avait 1 200 logements vacants dans sa commune qu'il devra faire démolir dans les prochains mois… par manque de demandes de logements. Quand je lui expliquais que, chez nous, à l'inverse, nous avions un manque cruel de logements (donc une offre insuffisante) pour répondre à la demande, et qu'il fallait de 6 mois à 3 ans pour pouvoir trouver un logement dans ma commune, il était consterné. Terrible constat, qu'en Europe, l'aménagement du territoire et la localisation des entreprises sont des préoccupations majeures. Car quelle est la logique, du point de vue du bien-être collectif et de la bonne gestion, d'imaginer ces déséquilibres de logements à quelques centaines de kilomètres ?

2)       Autre préoccupation qui interpelle : la dramatique situation des finances locales en Allemagne. Depuis longtemps, les collectivités locales en Allemagne vivent avec des ressources que leur verse l'Etat. Mais les finances de l'Etat sont en difficulté depuis plusieurs années. Alors pour les villes, l'argent s'est fait progressivement plus rare. A Köthen, cela eu 2 conséquences. D'une part, il y a 3 ans, la ville a supprimé les emplois de 25 % de ses fonctionnaires ! Un quart des effectifs en moins ! D'autre part, et malgré cela, la commune devra emprunter quand même plusieurs millions d'euros… pour payer ses agents. Emprunter pour financer des dépenses courantes de fonctionnement ! Ce serait interdit en France, et à juste titre, car c'est une hérésie financière ! Pourtant, c'est la situation.

Alors comment ne pas se trouver interpellés, nous qui, en France, gérons des collectivités locales devenues progressivement dépendantes elles aussi de l'Etat, nous qui connaissons depuis plusieurs années un ralentissement de la progression, voire une diminution des dotations de l'Etat, nous qui pourtant devons faire face à des charges de plus en plus lourdes… Les économistes appellent cela un "effet de ciseau" (baisse des recettes et hausse des dépenses). Prenons garde, qu'à l'image de l'Allemagne, cela ne finisse pas par être un "coup de massue".     DiscoursKöthen.pdf

 

 

 

 

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Mardi 10 janvier 2006 2 10 /01 /Jan /2006 10:27
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Je veux bien sûr débuter l’année 2006 en vous présentant mes meilleurs vœux, pour vous et pour votre famille. Qu’elle vous soit profitable à tous points de vue !

Pour un maire, la première semaine de l’année est toujours l’occasion de rencontrer beaucoup de monde en peu de temps grâce aux différentes cérémonies de vœux organisées dans la ville.

Ainsi, la semaine dernière : vœux au personnel municipal mardi ; vœux aux directeurs et chefs de service mercredi ; jeudi, vœux aux corps constitués (c’est-à-dire, principalement, aux représentants des différents services publics avec qui la Ville travaille tout au long de l’année), vœux au centre hospitalier wattrelosien dont je préside le conseil d’administration vendredi, vœux aux associations wattrelosiennes samedi… et vœux aux entreprises cette semaine.

Sans compter les réceptions amicales dans les différents clubs et associations prévues pratiquement durant tout le mois de janvier !

Heureusement, j’aime ça. C’est pour moi un moment précieux sur le plan humain.

C’est aussi l’occasion de se retourner, de faire un bilan de l’année écoulée et de se projeter sur l’année qui vient. Comme je passe beaucoup de temps à écrire en ce moment (plus que d’habitude encore !), je vous livre en copie l’un de mes discours (celui destiné aux corps constitués). Si cela peut vous intéresser…
(discours.pdf)

Bonne lecture et bonne année !
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Mardi 22 novembre 2005 2 22 /11 /Nov /2005 11:49
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Les émeutes et violences urbaines de ces dernières semaines, ressenties moins fortement à Wattrelos, m’amènent à évoquer le sujet de la sécurité, pour lequel je suis régulièrement interpellé : « Monsieur le Maire, que proposez-vous pour que nos enfants puissent se balader en paix au parc, que ma voiture ne soit pas vandalisée, que des bandes ne se rassemblent pas à tel ou tel endroit du quartier ? »…

Concrètement – et contrairement à ce que l’on croit – un maire n’est pas un « shérif » et n’a pas beaucoup de moyens d’action dans le domaine de la sécurité.

Certes, il peut décider de créer une police municipale. A Wattrelos, elle est créée.

Certes, il peut en augmenter l’effectif. C’est ce que je fais depuis trois ans.

Mais la police municipale, c’est pour appuyer le travail de la police nationale, pas pour la remplacer ! Or, Wattrelos, comme les autres villes de l’agglomération, manque de policiers, c’est d’une scandaleuse évidence… Au Sapin vert, 11 en 2002… 1 aujourd’hui !

Alors, je fais quoi, moi, pour répondre à cette question : « Monsieur le Maire, vous faites quoi pour nous protéger ? »

Eh bien, au-delà des quelques moyens répressifs à ma disposition, j’essaie de trouver des idées, des partenaires, de structurer mes services en conséquence. Ainsi, Wattrelos a signé, fin 2001, un contrat local de sécurité. Je ne vous noierai pas de détails ; il faut juste retenir que c’est une mine d’idées et un engagement pris par plusieurs partenaires pour lutter contre la délinquance.

Vous vous dites peut-être : « C’est bien joli, mais ça n’a pas empêché le petit de se faire piquer son portable avant-hier, ou ma belle-sœur de se faire crever les pneus de sa voiture devant chez elle. » C’est vrai. Toutes ces violences et actes de vandalisme, qui sont le lot de toutes les villes aujourd’hui (et qui atteignent un niveau fantastiquement élevé aux Etats-Unis, société libérale si chère au cœur de Nicolas Sarkozy !), et qui ne sont évidemment pas neutres sur le plan psychologique, m’énervent au moins autant que vous.

Alors s’il n’est pas possible de tous les éviter, à Wattrelos, on fait tout pour en contenir le nombre. Je crois même pouvoir dire que nous obtenons des résultats grâce à des dispositifs que j’ai mis en place : cellules de veille pour examiner les problèmes de sécurité recensés, groupes de tranquillité publique, réunions de groupes sociaux-éducatifs, de comités de quartier…

Grâce à ce « maillage » de partenaires – au premier rang desquels je place les habitants – nous souffrons certainement moins qu’ailleurs, en tout cas moins que si tout cela n’existait pas.

C’est un exemple de la manière dont peut agir un maire pour améliorer la sécurité dans sa ville.

Mais n’oublions jamais qu’au cœur des tensions, des agressions, il y a un cancer social profond qui repose sur le chômage et la pauvreté. Et cela aussi, il faut les combattre !

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