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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 11:33
- Publié dans : Archives

Ce soir, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, l’invité qui répond aux questions de Jean-Michel Apathie et d’Etienne Mougeotte est Pierre Moscovici, député socialiste du Doubs, ancien ministre… mais aussi mon ancien camarade d’université et mon ancien collègue du commissariat général du Plan. Je n’ai donc pas été surpris lorsqu’il m’a proposé d’être présent dans le studio RTL à ses côtés pour son Grand Jury.

 

Pierre, après avoir aussi publié l’an dernier un ouvrage intitulé  « Le liquidateur » (consacré bien sûr à Nicolas Sarkozy et à sa politique), sort ces jours-ci un autre livre « Mission Impossible ? Comment faire gagner la Gauche en 2012 », ouvrage très bien écrit et qui a pour vertu de poser une question, la question que chaque femme, chaque homme de gauche se pose et surtout de dessiner des réponses possibles. Je partage beaucoup de ses opinions.

 

Alors ce soir, bien sûr, pendant une heure, les journalistes l’interrogent sur l’actualité. D’abord sur l’immunité et l’impunité dans les fonctions de Président de la République, sur lesquels Pierre souligne, à juste titre, la dimension judiciaire, la dimension humaine bien sûr de cette mise en accusation de Jacques Chirac mais aussi et surtout le problème que pose l’impunité complète du Président pendant toute la durée de son mandat.

 

Autre sujet, le débat lancé sur l’identité nationale dans les préfectures, débat que Pierre juge « cynique et malsain ». Car rappelant que l’identité nationale est faite de symboles, de notre langue, et que ce n’est pas aux préfets de conduire ce débat (peut-être aux historiens, aux géographes, aux hommes de culture), il souligne la portée politique de ce débat, et son « opportun » calendrier à quelques mois des élections régionales : c’est une « diversion » et une « manipulation grossière ».

 

Au long de cette heure de débat ont été évoqués la réforme de la taxe professionnelle, le parti socialiste (« sur une pente de rebond »), Ségolène Royal (dont il regrette qu’elle ait choisi de ne pas venir au bureau national et dont il observe que « ses déclarations font du bruit médiatique », ce qui rend d’autant plus regrettable que sur l’accusation de Jacques Chirac ou sur l’identité nationale elle ait choisi de prendre des positions différentes de celles de la majorité du parti), le Modem ou le rassemblement des oppositions à Sarkozy (d’où l’utilité de conduire des « Assises des progressistes »).

 

Car Pierre Moscovici, qui n’exclut pas d’être candidat aux primaires pour la prochaine présidentielle (mais pas « en toute hypothèse » !), l’a dit en conclusion du débat : ce qui importe, c’est « que la Gauche gagne en 2012, qu’elle batte Sarkozy en 2012 »…

 

Tout ce qui peut être fait en ce sens doit l’être. Ce devrait être l’obsession de chacune, de chacun qui a le cœur à gauche. A fortiori s’il est un militant engagé.

 

 

 

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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 11:27
- Publié dans : Maire de Wattrelos

Soyons francs : je n’aime pas Halloween. Ces monstres, ces squelettes, ce jeu avec la mort from the States, ce n’est pas ma fête préférée. Et l’idée de jeter des sorts n’est pas de ma culture, ni de mes habitudes…

 

Mais Halloween, c’est surtout l’occasion de faire une fête, de faire la fête et de faire plaisir aux enfants. Chaque année, j’essaie de me joindre à l’une des manifestations qui ont lieu dans ma ville à cette occasion. Cette année, lors de l’assemblée générale de l’association des cinq quartiers, j’avais été invité à accompagner les enfants dans leur visite, à la quête, non du Saint-Graal, mais des bonbons délicieux… et à déguster la soupe du démon ! J’avais promis alors. Ce soir, je tiens promesse.

 

Alors j’atteste. Les déguisements étaient horribles. J’ai même vu un Jean-Pierre franchement hideux et méconnaissable, tellement grimé d’ailleurs qu’après coup, même la douche n’a plus voulu le nettoyer ! Il a fallu qu’il s’y reprenne en plusieurs fois.

 

J’ai rencontré une présidente dynamique et souriante, Michelle (enfin, je crois que c’est elle car elle était déguisée en sorcière), accompagnée d’un moine (son frère, à la ville comme à la scène !) qui porte la lumière (cf. photo).

 

Je me suis surtout promené dans les rues et ruelles à la recherche des habitations où une lampe signale qu’une distribution est possible… Et les petits monstres étaient nombreux avec leur cape, leur masque, leur déguisement et leur franc sourire à se précipiter sur tous ces bonbons offerts (pardon Epode !), et sur les petits cadeaux que le Comité leur a également donnés.

 

Et le couronnement rue du Nouveau Monde : la marmite de soupe du démon… servie par des sorcières bien sympathiques (photo) ! Soupe de potiron (pardon, de citrouille magique !),  ce qui fait du bien quand il fait nuit, que la température est bien fraîche et qu’on a pas mal marché.

 

Merci donc à tous les organisateurs pour ce moment de fête bien agréable dans le quartier.

 

Et comme on est juste à la frontière belge, cela s’est terminé autour d’un filet américain et d’une tarte tatin !

 

Quelle soirée…

 

 

 

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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 11:18
- Publié dans : Maire de Wattrelos

Hier soir, c’était  l’inauguration de la 13e édition du salon commercial de Wattrelos qui, cette année, a choisi pour thème le bien-être : bien-être du corps et des papilles mais aussi dans l’aménagement « durable » de nos maisons.

 

75 exposants et jusqu'à 10 000 visiteurs sont attendus dans les allées du centre socio-éducatif et de la salle Roger-Salengro.

 

Pour l’inauguration de ce salon, le maire de Tourcoing, Michel-François Delannoy, était présent à mes côtés : nous avons ainsi profité de cette occasion pour souligner les liens qui unissent nos deux villes sur des projets tels que la zone de l'Union, du Saint-Liévin ou du Sartel.

 

S’il était mon invité d’honneur, c’est que le maire de Tourcoing est également premier vice-président de LMCU, en charge du Développement économique. Voilà pourquoi il s’est agi de relayer l’accompagnement étroit de la Communauté urbaine pour la revalorisation de nos friches industrielles. L’ampleur des aménagements nécessaires aux territoires dont nous sommes en charge nécessite en effet des soutiens financiers importants qui, non seulement ne peuvent émaner seuls du budget municipal, mais ne peuvent être conduits que par l’intercommunalité puisque, par la loi, c’est elle (la Communauté urbaine) qui en détient la compétence.



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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 15:54
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Ce soir, je présente mon rapport annuel, en tant que rapporteur spécial : « Les engagements financiers de l’Etat », aux côtés de Didier MIGAUD, président de la commission (cf. photo).

 

L’exercice est très particulier cette année car j’ai l’impression de présenter un programme financier virtuel, puisque ni le montant, ni les modalités du grand emprunt ne sont connues. Pourtant, il impactera fortement, c’est évident, la charge de la dette et selon qu’il soit levé auprès du public ou auprès des marchés financiers, il n’est pas neutre.

 

La mission « Engagements financiers de l’Etat » est lourde car son montant est important (44,2 Mds €), et surtout parce qu’elle reprend essentiellement la « charge de la dette » de l’Etat.

 

Or, et c’est le point saillant de ma mission – et du Rapport que je suis en train de rédiger (passage en séance publique le 9 novembre prochain) – la France vit une spectaculaire dégradation de ses comptes publics.

 

> Ainsi le besoin de financement de l’Etat atteint des montants historiques : 252,8 Mds € en 2009 ; il n’était que de 111 Mds € en 2007 ! Il devrait être de 212 Mds € en 2010, et de source gouvernementale, il serait encore supérieur à 200 Mds € en 2011 et en 2012. Au total, ce sont plus de 1 000 Mds € que l’Etat devra lever pour se financer sur la période 2008-2012 !

> L’Etat se finance de plus en plus par des emprunts à court terme : 210,9 Mds € en stock à fin septembre (au lieu de 78 Mds € fin 2007) !

> Pour son financement, l’Etat devient de plus en plus dépendant des financeurs étrangers : la dette française est détenue fin 2008 pour 65,6 % par des non-résidents (48,1 % en 2003) !

> La « charge de la dette » ne peut que déraper. Les intérêts payés sont de 38,4 Mds € en 2009 mais atteindront 42,2 Mds € en 2010 et pourraient encore augmenter de 4 à 6 Mds € en 2011. Or, si l’Etat consacre de plus en plus d’argent au financement des intérêts de sa dette, il en aura moins pour les politiques publiques ! Encore faut-il rappeler que les taux d’intérêt sont actuellement bas… et qu’une hausse de 1 % des taux provoque + 2,5 Mds de renchérissement des charges d’intérêt la 1ère année, et + 15 Mds € au bout de 10 ans !

 

Ce sont donc les comptes d’un Etat surendetté sur lequel j’ai eu à rapporter ! D’autant que ni le Président de la République, ni le Gouvernement n’affirment, dans quelque discours que ce soit, aucune volonté de rétablir les comptes publics !

 

Aucune prise de conscience ne s’exprime (mais existe-t-elle ?) parmi nos gouvernants. Pourtant, la mécanique infernale est lancée…

 

Voilà pourquoi j’ai proposé de voter contre ces crédits. Malheureusement, évidemment, les commissaires de droite n’ont pas suivi...

Pour lire mon rapport, cliquer ici.



 

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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 10:42
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Cet après-midi, à la commission des finances, nous auditionnons les deux co-présidents de la commission chargée de réfléchir au grand emprunt, à savoir Michel Rocard et Alain Juppé.

 

Tous deux rappellent très vite qu’ils ne sont pas enthousiastes face à ce grand emprunt, et même comme le dit Alain Juppé, « nous ne sommes pas les inventeurs du grand emprunt ». Mais de préciser immédiatement : « Nous n’avons pas à savoir s’il est opportun, mais de faire en sorte qu’il soit utile ». On a connu discours plus enthousiaste, en effet !

 

Les intervenants soulignent que l’idée est que ce soit un emprunt « pas comme les autres », et qu’on ne doit pas oublier la situation des finances publiques. Et tous deux de dire que « cet emprunt n’est utile que s’il s’accompagne d’une volonté politique forte de rétablir les finances publiques ».                 

 

L’innovation, elle doit se faire sur la nature des dépenses (doit exclure les dépenses de fonctionnement récurrentes) et sur les modalités de l’emprunt (« Il faut éviter d’abonder les lignes budgétaires des ministères » !). Ils suggèrent que la moitié des propositions repose sur des dotations en capital, prêts participatifs ou en avances remboursables.

 

La fourchette devrait être entre 20 et 40 milliards d’euros. Quant à savoir s’il faut faire appel à l’épargne publique ou aller sur les marchés, « il appartient au Président de la République de le dire »… Mais nos deux intervenants observent avec malignité que la première solution coûterait plus cher que la seconde !

 

Quant à l’affectation des sommes, le « fil conducteur » doit être de « contribuer à accélérer l’évolution vers un nouveau modèle de développement par la recherche et l’innovation ». La Commission devrait retenir deux axes transversaux : l’effort sur l’enseignement supérieur et la recherche ; le financement de la PME innovante. Et cinq thématiques : économie numérique, réseaux et infrastructures ; énergies nouvelles et renouvelables ; sciences du vivant (santé, biotechnologies) ; ville durable et territoires (mobilité, amélioration de la performance énergétique) ; véhicules du futur.

 

Voilà, de manière synthétique, les éléments de présentation de ce grand emprunt tels qu’ils nous ont été présentés à la commission des finances. Ce qui est intéressant, c’est d’entendre la conclusion de Michel Rocard, soulignant que « la France est dangereusement endettée », et espérant que « cet emprunt n’ait pas de successeur ! », car « la dette française atteint des niveaux redoutables ».

 

C’est ce qu’en effet, je démontrerai dans quelques jours en publiant mon rapport spécial sur les engagements financiers de l’Etat.

 

 

 

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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 17:22
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

En commission des finances comme en séance, quand la Majorité a des doutes, et surtout quand l’opposition est mobilisée, des surprises peuvent se produire !

 

Comme je l’avais prédit dans mon article précédent relatif aux amendements au projet de loi de finances pour 2010, il arrive ainsi que des députés de la majorité votent contre l’avis du Gouvernement. La justesse des arguments utilisés a ainsi eu raison des consignes de vote quand l’amendement visant à la création d’une taxe exceptionnelle de 10 % sur les bénéfices retrouvés des banques a été votée dans la nuit du 23 au 24 octobre à la majorité de l’Assemblée !

 

Coup de théâtre qui n’a pas manqué de faire réagir le Gouvernement. Lequel a fait savoir peu après le vote qu’il demanderait le lundi 26 octobre à l’Assemblée, hier donc, de procéder à un nouveau scrutin, « parce que deux députés UMP s'étaient "trompés" dans leur vote. En pratique, le député UMP de Paris Jean-François Lamour, qui détenait la procuration d'un autre parlementaire, a expliqué qu'il avait voulu voter contre et non pour. Le scrutin aurait donc dû aboutir à une égalité, 42 voix pour et 42 contre », comme le soulignait le journal Le Monde du 23 octobre.

 
Après un week-end passé à rassembler ses ouailles bien divisées, le Gouvernement est ainsi parvenu à ses fins, puisque à l’issu du second vote de lundi, l’amendement n’a pas été voté…

 
Aujourd'hui, au nom du groupe, j’ai interpellé le Gouvernement sur sa politique fiscale injuste qui consiste tristement à « enrichir les riches et appauvrir les pauvres », en refusant de soutenir une mesure pourtant consensuelle et légitime, de surcroît exceptionnelle, qui aurait permis de dégager au moins 1 milliard d’euros.

 

Cette taxe exceptionnelle de 10% sur les bénéfices 2009 des banques aurait constitué un juste retour des choses : si les grandes banques françaises connaissent à nouveau des bénéfices positifs au delà des attentes, c’est bien grâce aux contribuables français qui les avaient soutenues à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d’euros !

 
Quand on sait que la Suisse, la Belgique, les Etats-Unis et bientôt le Royaume-Uni ont déjà voté ou s’apprêtent à voter une telle mesure, on ne peut que regretter l’entêtement du gouvernement français…

 
Voici ce que j'ai dit à la ministre :




                         Madame la Ministre de l’Economie,

 

                        Dans un sketch, il y a quelques années, un humoriste voulait, je cite, « enrichir les riches et appauvrir les pauvres » !

 

                        Avec ce Gouvernement, c’est devenu la réalité.

 

                        La nuit dernière l’a encore prouvé. Dans nos dernières discussions sur le budget, vous avez à nouveau refusé de réduire le bouclier fiscal. Vous avez une fois de plus réduit l’impôt sur la fortune.

 

                        Et, comble de tout, vous avez demandé à votre majorité de supprimer la taxe exceptionnelle de 10 % sur les bénéfices 2009 des banques. Proposée par Didier MIGAUD, soutenue par le groupe socialiste, votée par la Commission des finances, et même une première fois votée par notre assemblée, y compris par des députés de votre majorité qui, eux, l’ont comprise, cette taxe est pourtant juste et légitime !

 

                        A ces députés, vous avez demandé de se renier, de renoncer à leur vote, et même d’essayer de faire croire qu’un de nos meilleurs escrimeurs olympiques, si habile à son art sportif, pouvait se tromper de « touche » !

 

                        Refuser cette taxe, c’est indigne face aux difficultés des Français, c’est incompréhensible face aux déficits publics, c’est tout simplement injuste !

 

                        Devant les Français je veux vous poser deux questions.

 

Ø Le déficit de l’Etat est de 145 Mds € en 2009, de 116 Mds € en 2010. N’est-ce pas justice de demander, par cette taxe exceptionnelle, 1 Md € aux banques qui, globalement, vont réaliser cette année plusieurs milliards de bénéfices ?

 

Ø Par ailleurs, l’an dernier, les banques étaient en crise. Les contribuables français ont apporté des dizaines de milliards pour les aider. Aujourd’hui, elles vont mieux. Certaines d’entre elles annoncent même vouloir provisionner 1 milliard pour payer des bonus à leurs responsables ! Comment, Madame la Ministre, voulez-vous faire croire aux Français que ces banques, toutes ensemble, ne pourraient pas verser un retour sur bonne fortune à l’Etat, à la collectivité, à ceux qui hier, je le rappelle, ont mis la main à la poche pour les aider ? A l’étranger, on le fait ! Mais pas en France !

 

                        Ce renoncement, Madame la Ministre, est plus qu’une erreur, c’est une faute !

 

(pour regarder la vidéo de ma question d'actualité et la réponse du Secrétaire d’Etat, accédez à l’article précédent).

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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 16:36
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 08:51
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Elles paraissent ce jour au Journal Officiel : j’ai posé trois questions écrites au Gouvernement, plus précisément :

 

-         au secrétaire d'État chargé des transports sur les difficultés pratiques que rencontrent les artisans et commerçants non sédentaires conducteurs de véhicules magasins. Ces professionnels utilisent en effet des véhicules magasins d'un poids total autorisé en charge de 3,5 tonnes ; or cette charge est cependant jugée insuffisante par de nombreux commerçants, lesquels constatent fréquemment des dépassements de charge de l'ordre de 1 tonne à 1,5 tonne. Ainsi, s'agissant du cas théorique d'un camion magasin de boucherie-charcuterie de type panoramique qui dispose d'une partie vitrine équivalente à la longueur du véhicule, les équipements professionnels de ce véhicule (groupe de réfrigération, vitrine, équipements complémentaires, trancheuse, hachoir, lot de bords) ne permettent de disposer au maximum, que d'une charge utile de 250 kg. Le plein de carburant, le poids du chauffeur et d'un salarié, la marchandise à vendre, conduisent tout naturellement, et quasi structurellement à un dépassement de la limite de 3,5 tonnes. Celle-ci constitue incontestablement un frein au renouvellement des véhicules magasins, pour l'immense majorité de commerçants non sédentaires qui ne sont pas titulaires d'un permis poids lourds. De plus, le secteur de la carrosserie spécialisée et des véhicules professionnels ne peut pas proposer des châssis renforcés ou des motorisations disposant d'une puissance cohérente avec le poids total autorisé en charge de ces véhicules. Or certains de nos partenaires européens ont porté la limite du permis de conduire les véhicules légers à 5 tonnes. Voilà pourquoi, je demande que soit portée de 3,5 à 5 tonnes la limite du poids des véhicules pouvant être conduits avec le permis « véhicule léger » (en assortissant éventuellement cette mesure d'un test de conduite à la charge des demandeurs).  

   

-         au secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation sur le régime fiscal des amortissements des véhicules magasins utilisés par les commerçants non sédentaires. L'achat de ce type de véhicule constitue en effet un investissement conséquent, de l'ordre de 50 000 à 200 000 euros hors taxes, dont le financement s'opère généralement par le recours au crédit bancaire ou au crédit-bail. L'amortissement comptable de ce type d'immobilisation s'opère sur cinq ans, alors que la durée de vie effective de ce type de matériel atteint fréquemment quinze ans. L'amortissement sur cinq ans représente une charge financière très lourde pour les créateurs d'entreprises et pour les artisans qui renouvellent leur outil de travail. Or le véhicule magasin ne doit pas être appréhendé sous le seul angle du transport, puisqu'en réalité, il s'agit bien d'une boutique qui devrait tout naturellement pouvoir être éligible à des durées d'amortissements de même nature que celles dont bénéficiait le commerce sédentaire. Ne serait-il pas opportun de faire bénéficier les voitures magasins d'une durée d'amortissement de cinq ans pour les voitures d'occasion au lieu de trois ans, et de dix ans pour les véhicules neufs au lieu de cinq ans ? Une telle décision permettrait aux créateurs d'entreprise d'avoir accès à un matériel dont le coût actuel constitue une charge trop importante, ce qui conduit bien souvent à l'abandon de certains projets de créations ou de reprises d'entreprise.  

 

 

 

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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 09:35
- Publié dans : Maire de Wattrelos

 

Lundi matin, en recevant la presse, j’ai passé en revue les défis qui m’attendent en tant que maire et député, en cet automne que je considère comme particulièrement rude.

 
Laissons de côté les affaires Clearsteam, la polémique autour de Jean Sarkozy - qui ne donnent par leurs lettres de noblesse à la politique - ou la grippe H1N1 qui, pour préoccupante qu’elle soit, ne doit pas être le rideau de fumée qui cache une réalité autrement plus  inquiétante : à savoir les conséquences de la crise financière, qui s’est transformée en crise économique et sociale. 

 
L’automne est terrible pour les entreprises et les licenciements pleuvent : chaque jours, ce sont bien plus de CV que je reçois que jamais ! A longueur de rendez-vous ou de permanence parlementaire, l’emploi est la question essentielle, l’urgence cruciale. Pas étonnant, tous les indicateurs sont au rouge : avec la fin des cours bas du pétrole, le crédit serré, la hausse de l’euro et des taux d’intérêt, la stagnation des salaires, l’envolée sans précédent du chômage, le scénario du cauchemar n’est désormais plus impossible…

 

Et je devrais écrire cauchemars au pluriel :

- Cauchemar pour les habitants qui souffrent et s’inquiètent pour leur emploi, leur pouvoir d’achat et leurs soins ;


- Cauchemar pour l’économie et la société française, qui s’incarne dans le projet de loi de finances 2010, en prévoyant toujours plus de cadeaux pour les plus riches (grâce au bouclier fiscal, 834 contribuables ont reçu des chèques de 368.000€ !) et davantage de cadeaux aux entreprises avec les 11,7 milliards que coûtera la suppression de la taxe professionnelle (en dépit du fiasco de l’abaissement à 5,5% de la T.V.A. pour la restauration);

- Cauchemar pour les collectivités locales, qui verront leurs ressources s’assécher davantage du fait de la réforme de la taxe professionnelle. Cette réforme est l’arbre qui cache la forêt : le but du gouvernement, c’est de mettre au régime sec les collectivités territoriales afin de les entraver dans leur capacité à rendre des service à leur population (pour mieux gagner les élections à venir ?). Les effets cumulés de la réforme de la taxe professionnelle de la baisse des dotations aux collectivités vont avoir des répercussions dramatiques…

 

La réalité froide des chiffres est sans appel : pour la ville de Wattrelos, de 2002 à 2008, ce sont 1,5 millions d’euros de dotations en moins, 1,2 millions d’euros de manque à gagner pour 2009 et, à l’horizon 2010-2011, ce serait 1 million d’euros de moins… « Monsieur le Maire, qu’est-ce qu’on fait ? » : j’entends déjà la question que mes responsables de services, ou mes concitoyens poseront bientôt !

 

Comme ses voisines, Wattrelos et la 8ème circonscription subissent cette tendance implacable, mais veulent faire face, malgré la réalité comptable. Parfois, j’entends ça et là, je lis, j’entends, des critiques larvées, impatientes et je peux les entendre, et parfois les comprendre.

Néanmoins, à la réalité froide des chiffres correspond une conduite pragmatique et responsable de l’action politique. Quand il y a moins d’argent dans le portefeuille municipal, qu’il y a de lourd engagements contractuels à soutenir (Beaulieu), ou à honorer (la dette), l’équation est simple : soit on augmente les impôts, soit on réduit les services proposés.

 
Avec ma majorité, j’ai choisi à Wattrelos de ne pas toucher à la fiscalité (autrement que très marginalement : 0,4 point en 2009 !) et de tout faire pour garder les services indispensables. Et ce n’est pas simple. Me battre pour faire face aux engagements, assurer chaque mois, et jusque la fin de l’année, le paiement des salaires c’est un stress permanent. Quand on parle finances et dette, cela n’intéresse pas grand monde : tout le monde veut faire plus, jamais moins !


Faire des économies, ce n’est pas simple, cela implique des choix. Faire des choix, cela implique de renoncer à des options pour n’en retenir que certaines. C’est douloureux et délicat, comme l’illustre tout ce que j’ai vécu avec l’Office de la Jeunesse avant l’été : Car, au bout du compte, de quoi s’agissait-il ? De parvenir à économiser de 50.000 à 100.000 euros en un ou deux ans ! Et pourtant quel bazar cela a été ! Pourtant cela devait être fait.

 

Dans le nouveau contexte financier des collectivités locales que cet automne va irrémédiablement créer, chacun doit savoir qu’il n’est plus possible de demander à la ville de faire plus, quand chaque jour, elle se bat avec des moyens qui se résorbent à vue d’œil, pour éviter de faire moins…

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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 16:52
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Après la séance de nuit qui a terminé la discussion générale, ce matin commence l'examen des articles et donc des amendements. La bataille sera rude sur la réforme de la taxe professionnelle (article 2), sur laquelle nous commençons la discussion.

 

Avec mes collègues commissaires socialistes aux finances, j'ai cosigné plusieurs dizaines d'amendements que notre groupe a déposé, et que nous défendrons tout au long des débats. Ils concernent notamment :

 

Ø                  l'impôt sur les ménages, pour rétablir plus de justice fiscale : suppression du bouclier fiscal, des exonérations sur les droits de succession, ou de l'abaissement du taux de TVA dans la restauration ; abaissement du plafond des niches fiscales ; création d'un nouvelle tranche d'impôt sur le revenu pour les revenus élevés ;

 

Ø                  l'impôt sur les sociétés, en soutenant les PME innovantes mais en taxant les profits pétroliers, et surtout en créant une taxe additionnelle de 10 % sur les bénéfices retrouvés des banques (adoptée en commission !) ;

 

Ø                  la taxe carbone, pour chercher à supprimer le projet gouvernemental, ou au moins modifier la redistribution de la taxe ;

 

Ø                  la consommation des ménages, pour la soutenir : baisse de TVA, ou augmentation de la prime pour l'emploi ;

 

Ø                  les ressources des collectivités locales : majoration de la dotation globale de fonctionnement ; suppression des articles qui gèlent ou diminuent les autres dotations ;

 

Ø                  la réforme de la taxe professionnelle : suppression de la réforme ; modifications des affectations de la cotisation complémentaire, ou en revoyant le barème de celle-ci ; suppression du ticket modérateur payé par les collectivités et relèvement  du taux de plafonnement...

 

A côté de ceux-là, j'ai présenté dix-sept amendements qui visent en particulier à : réduire de 75 à 73 ans l'âge pour le bénéfice de la demi-part réservée aux anciens combattants ; faire évaluer positivement le fonds de garantie individuelle pour éviter l'étranglement des collectivités locales ou indexer la DGF ; plafonner la taxe foncière des veuves ; améliorer mon amendement de l'an dernier sur la taxe d'habitation des logements en friches industrielles (dit lofts à Roubaix) dont j'ai personnellement entretenu le ministre du Budget ; revaloriser la retraite du combattant ; supprimer la nouvelle fiscalisation des indemnités de départ à la retraite ; limiter les effets des avis à tiers détenteur...

 

Le débat dira la conclusion de tous ces sujets. Bien sûr, l'opposition n'est pas majoritaire, et dès lors, nos amendements paraissent condamnés d'avance à l'échec. Mais les tensions dans la majorité et les présences (aléatoires) des députés de droite dans l'hémicycle, les positions spécifiques du Nouveau Centre, et les votes des non-inscrits, rendent incertains les votes. En commission des finances, je l'ai déjà dit, des surprises ont eu lieu et des dispositions gouvernementales ont été battues. En séance aussi cela peut arriver ; cela va arriver... Et si, face aux projets déraisonnables du Gouvernement, la raison devenait majoritaire dans l'hémicycle ?

 

 

 

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