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Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /Fév /2007 23:08
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Ce midi, dès la fin de l’assemblée générale, direction Dunkerque. Mon ami et complice, son maire Michel Delebarre, m’a invité au Carnaval pour lancer du balcon de l’Hôtel de ville les célèbres « kippers »… pendant que lui lancera également – privilège du maire – des homards (selon la célèbre apostrophe de la population dunkerquoise : « Delebarre, des homards ! »).

Qu’on se rassure : si les harengs saurs – dits kippers – sont sous film plastique (mais l’odeur est bien là, j’en atteste !), les homards eux sont en plastique : 6 seront lancés, et ceux qui les attrapent peuvent les échanger dans une poissonnerie de la ville (en pratique, ils ne le font jamais, trop fiers de leur trophée !).

D’ici là, me voilà déguisé : sitôt arrivé sur le parking, me voilà en « carnavaleux ». Dominante bleue, chapeau et masque… pour faire discret (cf. photo). Soyons franc : tout cela est très raisonnable, et cela le restera jusqu’au moment où tous les invités du maire se trouveront affublés… d’un « boa » (d’un mauve superbe !) que ni Régine ni Zizi Jeanmaire n’auraient dédaigné. On rit, Michel est épuisé mais en forme (le miracle du maire en fête dans sa ville !), mais je ne me vois pas encore trop exubérant.

La foule s’agglutine sous le balcon. C’est superbe de couleurs, de parapluies, de jaune, de rouge, de bleu, de vert, de tout cela mélangé et de bonne humeur. C’est qu’elle peut en contenir du monde, cette place ! Et elle est noire de monde.

Enfin, ça y est : on ouvre les fenêtres, on grimpe sur le balcon, une clameur monte. Au premier kipper, c’est un cri général qui s’élève. Au premier homard, c’est l’émeute. Extraordinaires mouvements de foule. Impressionnant ! Caméras, télés, photographes immortalisent la scène.

Que c’est beau le Nord en fête. Que c’est bon quand on peut tout oublier. Tous ici, en haut et en bas, déguisés, nous sommes pareils : on est là pour cela, pour dire notre plaisir de rire, de sourire, de passer un moment de joie.

Déjà vingt minutes et il n’y a plus de harengs. Des tonnes sont devenues des poissons volants. Les fenêtres se referment… Dommage. La fête est finie ? Non. Bien sûr, partout dans la ville, elle continue.

Je n’y tiens plus. Je rejoins la foule, une bande se forme. Au coin de l’autre place là-bas, une marée humaine s’avance. Des rythmes secouent tout le public alentour. Je plonge dans la masse. Plonger dans la "Vischerssbende" parmi les "masqueloures" et les "berguenaeres" relève de l'exploit sportif. On y retrouve Rosalie, Marguerite, Rose, Charlotte, Marie et Raymonde évoquant "tet'ches", "wiches" et "picheloures" en toute liberté. Il est vrai "qu'on n'est pas là pour faire des manières..." Quelle chaleur, quel moment ! Voilà que résonne, porté par mille, par dix mille, par cinquante mille voix, « l’hymne à Jean Bart ».

Une communion entre une population et une chanson. Une identification. J’en ai plein les yeux, plein les oreilles. Et un moment d’orgueil : je me souviens que l’écrivain Jacques Duquesne, qui a écrit une biographie de notre célèbre Corsaire du Roi, m’a confié qu’à l’époque Jean Bart s’écrivait Jean Baert !

Le soir tombe, il faut rentrer. J’ai encore du travail ce soir, mais je suis heureux. Ah, le Nord est une superbe région. Et qu’est-ce que je l’aime…
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Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /Fév /2007 21:48
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Ce matin, dès 9 heures, me voilà à l’assemblée générale du Syndicat des Pêcheurs de Roubaix-Tourcoing au Parc des Sports à Roubaix.

J’aime bien son Président, Jean-Jacques Fertelle, fort en voix, c’est vrai, mais d’un dévouement exemplaire : malgré une maladie qui l’a affaibli et éloigné de longs mois, comme il le dit au début de son discours, il a tenu le gouvernail avec les autres membres de son Comité et de son équipe. Toujours les mêmes, c’est aussi cela le bénévolat : peu de volontaires pour faire, bien plus nombreux pour critiquer. Et ça aussi, Jean-Jacques le dit. Il a malheureusement raison.

Mais à cette assemblée, je vais – aussi régulièrement que possible – pas seulement par égard à son président, mais parce que j’y ai pas mal de copains, et surtout parce que j’apprécie ce que représente l’attachement de tous ces pêcheurs à LEUR canal. Un nom, ce matin, me revient, celui d’un amoureux inconditionnel du canal, celui d’Emile Duhamel, un grand copain lui aussi, mieux : un camarade, disparu il y a quelques semaines… A la tribune, on lui rend hommage, tant mieux !

Côté élus, en ce début d’assemblée générale, on n’est pas très nombreux, et je me sens bien seul. Qu’à cela ne tienne, je reste : les autres arriveront plus tard… quand viendra l’heure des discours, en fin de matinée.

Moi, je ne vais pas pour parler, mais pour écouter. Mais puisqu’en fin de matinée, on me demande mon avis, je le donne. Et du point de vue du canal, mon état d’esprit est clair.

1)      Du point de vue du maire de Wattrelos, je suis franc : le retour en navigabilité du canal de Roubaix n’était pas une priorité. Améliorer ses abords, en curer les fonds, en faire un espace de promenade, le valoriser, y faciliter l’accès dans des conditions sécurisantes aux pêcheurs, oui. Y faire naviguer des bateaux, bof ! Non pas que je sois insensible aux promenades bucoliques sur l’eau, mais j’ai deux remarques sur ce dossier : d’une part, je n’imagine pas que mes concitoyens aient pour projet de vie de faire naviguer leur bateau sur le canal (de Roubaix ou d’ailleurs, au demeurant !) ; d’autre part, quand ils me demandent des interventions, ils me les demandent sur bien d’autres priorités (logement, voiries, éclairage, espaces publics…). Mais bon, « Blue Links » était une opportunité d’obtenir des fonds européens, ça a été décidé, dont acte.

2)      En matière de solidarité des charges, avec toutes les villes traversées (11 au total !) par le canal, on est loin du compte ! Deux exemples : d’abord le curage du canal (nécessaire pour le retour en navigation certes, mais aussi – et à mes yeux, c’est bien plus fondamental – pour lutter contre ses débordements et donc les inondations dans le quartier du Laboureur). Il concerne 11 villes disais-je, et seules 3 (Wattrelos surtout, Leers un peu, et Wasquehal mais ce n’est pas complètement bouclé) vont stocker sur leur territoire les sédiments ! Autre exemple : sur toutes les villes traversées, seules Roubaix, Wattrelos, Tourcoing et Leers subventionnent l’association des pêcheurs ! Tout cela, il faut le rappeler, je le fais.

Pour la requalification du canal, de ses abords, et la rénovation de nos villes, des quartiers limitrophes et des conditions de vie de leurs habitants, il y a deux projets encore bien plus importants que la navigabilité du canal, et ils sont importants pour les pêcheurs : c’est d’abord la couverture et le recalibrage de l’Espierre, égout à ciel ouvert qui s’écoule en parallèle du canal jusqu’au Grimonpont (c’est coloré, et ça pue : depuis 1997, j’y ai emmené tous les préfets, secrétaires généraux et hauts fonctionnaires nommés dans le Nord !) ; c’est aussi le traitement du site Rhodia-Kuhlmann, sur sa pollution, ses aspects paysagers. La première tranche du premier projet se termine ; pour le second, la convention financière entre l’Etat, Rhodia, et LMCU est signée, et va mobiliser des moyens importants. Deux dossiers lourds, importants, coûteux, dont le décideur et l’organisateur pivot ne sont qu’une même entité : la Communauté urbaine de Lille ! Deux dossiers auxquels son Vice-Président au Budget a su porter une attention compréhensive… et bienveillante !
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Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /Fév /2007 12:21
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Belle ambiance, hier soir à Dunkerque, au meeting de Ségolène Royal !

J’arrive un peu avant 17h… et l’énorme salle du Kursaal est déjà pleine ! J’aperçois des militants des villes voisines de Wattrelos, des Wattrelosiens venus en nombre… Je ne les vois pas tous mais ils sont là et ne sont pas les derniers à faire la fête !

C’est vraiment un grand rassemblement « à la dunkerquoise ». J’adore ces rythmes !

On m’annonce que Ségolène est sur la route ; mon ami Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque, fait son entrée… en musique ! Alors Gilles Pargneaux, 1er secrétaire de la Fédération du Nord, monte à la tribune, remercie les personnes présentes… Il a pour mission de mobiliser la salle : ce n’est pas facile mais il ne s’en sort pas mal du tout ! On lui demande même d’en rajouter, de faire patienter : beau savoir-faire !

Enfin, Ségolène arrive dans une cohue toute sympathique : ça commence !

Michel monte en musique à la tribune, puis commence son discours, comme d’habitude plein d’humour (on ne le changera pas !) : il évoque le carnaval qui anime sa ville, le week-end « des trois glorieuses », le « bal républicain » de ce soir… Puis le ton se fait plus politique : il épingle « l’Autre », son comportement, ses initiales rappelant un certain Nénesse, grande figure du carnaval… Tout le monde savoure, tout le monde rit.

Mais Michel ne manque pas l’occasion de rappeler l’importance de ce que doit être la mutation du Dunkerquois et présente ses doléances à la « future Présidente de la République » : ses souhaits d’une politique portuaire ambitieuse pour concurrencer Rotterdam, d’une politique industrielle volontariste qui sache exploiter au mieux les hectares disponibles de l’agglomération, de voir améliorée la desserte routière, comparant l’A25 (Dunkerque-Lille) « à la première étape du Paris-Dakar ! »…

Puis Ségolène prend la suite, revenant pour une large partie sur son discours programmatique de Villepinte, dimanche, affichant ses priorités pour la France. Le thème choisi ce soir-là : « L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation ».

En tant qu’élu, en tant que citoyen, en tant qu’homme, j’ai retenu :

1)      sa volonté d’une école laïque pour tous et partout sur le territoire, « de la Sorbonne aux Minguettes », qui assure autant de chances de réussite à « Frédéric qu’à Malika ». L’élu du Roubaisis que je suis apprécie !

2)      son engagement de revenir sur les suppressions de postes d’enseignants annoncés à la prochaine rentrée et de tous les rétablir : oui, il y a une différence entre la Gauche et la Droite ! L’élu du Roubaisis applaudit !

3)      son souci de donner d’autres moyens à l’Education nationale, par exemple en abandonnant la construction d’un deuxième sous-marin pour pouvoir embaucher des instituteurs et des professeurs ; j’en suis heureux ! Les militaires de haut rang eux-mêmes – et j’en connais pas mal – sont plus que réservés sur ce second sous-marin (à part la Marine !) : il faut un acte de vérité pour dire qu’il n’est pas indispensable à notre Défense. Ouf, c’est fait ce soir, Ségo a raison !

4)      sa volonté de mener une politique ambitieuse pour l’enseignement supérieur et les universités.

Bref, j’ai entendu hier soir un vrai discours de Gauche sur l’éducation, avec des priorités claires, des engagements, une vraie vision de société car c’est à l’école que les inégalités naissent et s’accroissent. L’éducation est l’un des piliers fondamentaux de notre capacité à vivre ensemble, sujet sur lequel les Français nous attendent tant. C’est aussi le plus bel investissement à faire pour préparer l’avenir.

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Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /Fév /2007 10:21
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Avec Francine Langevin, secrétaire de la section PS de Croix-Wasquehal, et Bernard Catto, ancien commissaire central à Lille et chef de district.


Comme je vous le disais, je me suis rendu hier soir à Croix à l’invitation de la section socialiste locale pour prendre part au débat participatif organisé autour du thème : « Les insécurités et les violences sont-elles inévitables dans notre société ? »

Une quarantaine de personnes étaient présentes (malgré la neige !), et je dois dire que la discussion a été très constructive : des questions, des témoignages, des pistes de réflexion, des échanges entre les participants… j’y ai vu un bel exercice pratique de démocratie participative.

L’invité de cette réunion était l’ancien commissaire central de Lille et chef de district Bernard Catto. Un invité précieux qui nous a révélé l’envers du décor que notre Ministre de l’Intérieur a si habilement dressé : un déficit dramatique d’encadrement dans la police ; un « tout législatif » qui ne débouche sur rien (exemple : le décret si médiatique interdisant les rassemblements dans les halls d’immeubles = deux procédures en un an en France !) ; une transformation de la police menée en dépit du bon sens (sans sa dimension de proximité, la police ne peut être efficace!) et sans toucher au reste de la chaîne pénale (la prévention et l’éducation en amont ; la Justice et la prison à l’aval), que d’erreurs, que d’erreurs !

Je suis persuadé que les insécurités, qui génèrent les violences, doivent être l’objet d’un projet global qui s’attaque au moins autant aux causes qu’aux conséquences.

C’est-à-dire :

1)      une Police efficace et présente dans les quartiers ;

2)      une Justice efficace et rapide, avec un budget prioritaire et des solutions alternatives à l’incarcération car celle-ci ne règle pas, loin s’en faut, les problèmes de violence ;

3)      une Education pourvue en moyens humains (enseignants, encadrants, aide-éducateurs…) dès la très petite enfance car c’est à la maternelle que les inégalités se créent, mais également à destination des parents (pourquoi pas une école des parents ou davantage d’écoles de la deuxième chance ?), avec un « service civique » de un ou plusieurs mois (obligatoire pour moi) comprenant des travaux d’intérêt général auprès d’une association ou d’une collectivité publique ;

4)      construire l’adhésion à une société où chacun trouve sa place : c’est le fameux « lien social », et c’est le cœur du sujet. Cela signifie qu’il faut parallèlement éradiquer ces gangrènes que sont le chômage, la pauvreté (30% de RMIstes en plus en trois ans à Wattrelos !), le mal-logement (ou le pas-de-logement du tout), qu’il faut une politique économique qui parie sur l’investissement, sur la recherche, et qu’il faut des services publics de proximité.

J’ai, en outre, proposé lors de cette réunion une mesure très concrète : il faudrait que l’Etat crée une dotation couvrant 50% du « coût » d’un policier municipal pour les communes ayant un niveau modeste de ressources (exemple : Wattrelos, Roubaix, Tourcoing, pour citer les trois communes où les revenus moyens par habitant sont les plus faibles de la Communauté urbaine). Cela permettrait à ces villes, par essence les plus exposées aux phénomènes de violences et d’insécurité, de doubler les effectifs de leur police municipale – qui ne doit pas pour autant remplacer la police nationale, ce n’est pas ce que je suis en train de dire ! – dont la mission est d’assurer une première présence de proximité dans les quartiers.

Puisse cette idée faire son chemin…

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Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /Fév /2007 11:43
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Dans le cadre de la préparation des échéances présidentielles, la section du PS de Croix-Wasquehal a décidé de conduire un débat participatif sur le thème : « Les insécurités et les violences sont-elles inévitables dans notre société ? ». C’est une question qui me semble très intéressante, et c’est bien volontiers que j’irai à cette réunion. Et, si possible, participer au débat.
Ce sera le mardi 6 février à 19h à la salle Schumann de Croix. Si le thème vous intéresse également, je prends la liberté de vous convier à venir donner votre point de vue : la réunion est ouverte à tout le monde. La salle se situe rue du Créchet.

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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 10:44
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En évoquant les services publics, dans un précédent post, je disais qu’ils sont le rappel, bien utile par ces temps d’individualisme, de la primauté de l’intérêt collectif sur l’intérêt particulier.

C’est cela, la noblesse de l’action publique. Et en tant qu’animateur d’une collectivité publique, d’une municipalité, je suis et resterai, quoi qu’il arrive, fidèle à cette conception : être au milieu de ceux que l’on aime, agir en responsabilité, donner le meilleur de soi, prendre plaisir dans l’action collective, gagner tous ensemble et faire gagner ceux pour qui l’on agit, pour qui l’on contribue à construire l’avenir.

Parce qu’être en responsabilité, c’est devoir aux citoyens-contribuables efficacité et bonne gestion des deniers publics.

Je me veux intransigeant avec ce qui paraît injuste, ferme pour défendre mes convictions, dans l’action avec le sens de l’équilibre, au service des autres dans l’intérêt général et dans le respect.

Si chacun se respecte, si l’on sait respecter les demandes de la population, les écouter et les comprendre, si l’on sait où l’on veut aller, oui, la politique saura offrir à ses concitoyens un bel avenir, et déjà un quotidien appréciable pour les habitants.

C’est comme cela que je conçois mon rôle de responsable politique, et donc de maire.

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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /Jan /2007 10:42
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Une politique de sécurité cohérente se compose de deux maillons : police et justice.

La Police, je viens de l’évoquer ; la Justice, parlons-en :  l’ouverture dans ma ville d’un Point d’Accès au Droit le 24 octobre dernier illustre parfaitement le besoin pressant, pour nos concitoyens, d’obtenir des réponses adaptées de la part de l’institution judiciaire au sens large.

Ce besoin est d’autant plus justifiée que notre société devient de plus en plus procédurière, complexe pour beaucoup d’entre nous.

Je reviens à mon Point d’Accès au Droit : il ne désemplit pas, avec 220 visiteurs enregistrés en cinq semaines ! Pour leur quasi-intégralité des Wattrelosiens en quête d’un avis, d’une consultation, sur un point de droit, pénal, familial, civil, ou en recherche d’une aide parce que victimes d’un fait délictueux ou d’une malversation.

La conclusion est évidente : il y a sur Wattrelos, comme ailleurs évidemment, un besoin de droit, d’entendre le droit, pour mieux connaître et faire respecter ses droits ! Et ce besoin, grâce à l’ouverture de ce service public de proximité, est mieux satisfait, bien évidemment !

Comme quoi, plus de proximité – j’y reviens – cela donne une meilleure couverture des besoins de la population !

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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /Jan /2007 10:41
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Malgré la grande qualité du travail et des relations que j’entretiens, ainsi que mes collaborateurs, avec l’équipe de direction et d’encadrement du Commissariat de Police de Roubaix, qui sont des « flics » hors pair, je continue de désapprouver la disparition de la police de proximité.

J’ai, à l’inverse, la conviction que la généralisation de la police de proximité, véritable révolution culturelle pour la police, est la seule voie qui, à terme, offrira la meilleure sécurisation de la vie quotidienne, proche des gens. Et que son abandon, ces cinq dernières années, est une erreur profonde. Car y avoir renoncé, c’est avoir  renoncé à l’investissement de terrain, à la lente confiance bâtie sur des relations humaines dans les quartiers, à la construction méthodique d’un tissu de contacts, de présences, de faits et gestes simples qui, inhabituels d’abord, deviennent ensuite rapidement des réflexes de vie, des policiers d’abord, des habitants, de tous les habitants, jeunes et moins jeunes ensuite.

Pour convaincre, pour changer les habitudes, il faut du temps. Or, malheureusement, le temps de la politique, le temps de l’élection n’est pas toujours celui de la bonne réforme, de la réforme utile, de la réforme intelligente.

Maire, oui je suis heureux quand on me dit que les statistiques de la délinquance baissent ! Tous les membres du Comité de suivi du Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance sont, comme moi, satisfaits de voir des statistiques baisser ! Et je salue à leur juste mesure, avec une profonde reconnaissance, le dévouement et les compétences des équipes de police qui interviennent sur notre territoire. Bien des fauteurs de troubles ont été arrêtés, et bien des faits élucidés, jusqu’à, malheureusement, très récemment !

Mais nul n’oublie que d’autres statistiques s’aggravent, notamment sur les faits avec violence, nul ne peut oublier non plus que l’insécurité existe, que l’intolérance même aux phénomènes d’incivilités tend à s’accentuer…

Or, face à cela, jamais la rapidité d’une enquête ou l’efficacité d’une équipe ne fournira une réponse complète.

C’est au cœur de la vie quotidienne des quartiers, au plus profond des conditions de vie dans chaque quartier qu’il faut travailler. Et c’est en ce sens que je crois fondamentalement utile la police de proximité !

Associant prévention, dissuasion et répression, cette organisation change structurellement la donne, et lutte de manière tout à fait adaptée contre les multiples formes de délinquance.

Bien sûr, je n’imagine pas que cette méthode va régler l’ensemble des problèmes de la société. Il faut aussi, parallèlement, et sûrement plus puissamment encore, s’attaquer aux causes de l’insécurité, si l’on veut des hommes libres dans une société sûre.

Car, comme il faut savoir l’affirmer, la police ne peut être la voiture-balai de la société. La lutte contre l’insécurité nécessite une coproduction entre tous les acteurs concernés. C’est pour cette raison que les Contrats locaux de sécurité sont utiles.

Et puisque la période y est propice, à la fois cette période de l’année qui veut que l’on forme des vœux, mais aussi cette année elle-même qui veut, échéances obligent, que l’on formule des adresses aux candidats à la magistrature suprême, je ferai le vœu que la police dispose, pour demain, des moyens nécessaires pour être au service de la sécurité de nos concitoyens, d’une manière efficace et le plus irréprochable possible.         

Si, en effet,  je n’ignore pas mon rôle, ni ce qu’avec mes services municipaux nous réalisons, je n’oublie pas que la sécurité est un devoir pour l’Etat, une responsabilité partagée, et surtout le gage de la tranquillité pour tous.

Voilà pourquoi, pour prendre en considération la situation spécifique du quartier de Beaulieu, en chantiers, j’ai décidé de mettre en place, sur ce secteur 4 adultes-relais : l’Etat m’a donné son accord, je compte sur le soutien de Logicil.

Ils conduiront une mission préventive par une veille dans les espaces publics, et aideront à la régulation des conflits qui ça et là peuvent surgir. Je compte beaucoup sur leur mission de prévention.

Plus que jamais, j’en suis convaincu : l’insécurité est une injustice sociale qui s’ajoute à celles traditionnellement rencontrées dans les quartiers populaires. Lutter contre l’insécurité est juste. C’est ma conviction d’homme de gauche.

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Mardi 2 janvier 2007 2 02 /01 /Jan /2007 10:32
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L'année 2007 commence et je tiens à vous présenter mes meilleurs voeux,ainsi qu'à toutes celles et ceux qui vous sont proches. Bonheur, santé et prospérité : soyez heureux et... à bientôt !
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Dimanche 31 décembre 2006 7 31 /12 /Déc /2006 10:32
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« Il y a une divinité horrible, tragique, exécrable, païenne. Cette divinité s’appelait Moloch chez les Hébreux et Teutatès chez les Celtes ; elle s’appelle à présent la peine de mort » (Victor Hugo).

La chute d’un dictateur est toujours une bonne nouvelle pour les hommes libres, de paix et de bonne volonté, et je n’ai aucun regret d’avoir vu disparaître le pouvoir de Saddam Hussein en Irak. L’exécution d’un homme de 70 ans ne saurait cependant être une bonne nouvelle pour notre civilisation, pour l’Humanité.

L’annonce de cette exécution, forcément médiatique, m’a choquée. Elle est une erreur politique, une faute humaine. Moi qui suis de la génération Mitterrand, moi qui pense que notre société française a fait un grand pas en avant le jour où, le 9 octobre 1981, le Garde des Sceaux Robert Badinter a fait voter par l’Assemblée nationale l’abolition de la peine de mort en France, je suis profondément meurtri quand j’entends parler de peine capitale.

Je me souviens de quelques phrases de l’intervention brillante – de l’aveu de tous – de Robert Badinter à l’Assemblée :

« La France est grande (…) par l’éclat des idées, des causes, de la générosité qui l’ont emporté aux moments privilégiés de son histoire.

 

La France est grande parce qu’elle a été la première en Europe à abolir la torture (…).

 

La France a été parmi les premiers pays du monde à abolir l’esclavage, ce crime qui déshonore encore l’humanité.

 

Il se trouve que la France aura été (…) l'un des derniers pays, presque le dernier - et je baisse la voix pour le dire - en Europe occidentale à abolir la peine de mort. (…)

 

La vraie signification politique de la peine de mort, c'est bien qu'elle procède de l'idée que l'Etat a le droit de disposer du citoyen jusqu'à lui retirer la vie. C'est par là que la peine de mort s'inscrit dans les systèmes totalitaires. »

C’est-à-dire ce même système totalitaire qu’on a prétendu mettre à bas en destituant le dictateur Saddam Hussein !
Je reprends le fil du discours de Robert Badinter :

« Dans la réalité judiciaire, qu'est-ce que la peine de mort? Ce sont douze hommes et femmes (…), dans une démocratie, qui ont le droit de dire : celui-là doit vivre, celui-là doit mourir ! (…)

 

Le choix qui s'offre à [nos] consciences est donc clair : ou notre société refuse une justice qui tue et accepte d'assumer (…) la vie de ceux qui font horreur, déments ou criminels ou les deux à la fois, et c'est le choix de l'abolition ; ou cette société croit, en dépit de l'expérience des siècles, faire disparaître le crime avec le criminel, et c'est l'élimination. Cette justice d'élimination, cette justice d'angoisse et de mort, décidée avec sa marge de hasard, nous la refusons (…) parce qu'elle est pour nous l'anti-justice, parce qu'elle est la passion et la peur triomphant de la raison et de l'humanité. »

Certes, on pourrait discourir durant des heures de la peine de mort ; chacun a son opinion à ce sujet et je respecte la diversité de ces opinions.

Pour ma part, je reste persuadé qu’une Justice qui n’a pas d’autre réponse que la peine de mort à apporter à toutes celles et ceux qu’elle défend et protège est une Justice inaccomplie.

Saddam Hussein a été exécuté. Pendant ce temps, un autre dictateur tristement célèbre et protégé par la CIA celui-là, Augusto Pinochet, mourait dans son lit…

Je ressens un malaise, un mal-être…

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