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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 10:54
- Publié dans : Maire de Wattrelos

dbpfdv3.jpgCe matin, je reçois mes homologues maires de Tourcoing et Roubaix pour un tour d’horizon des dossiers économiques de Wattrelos. Car Michel-François Delannoy et René Vandierendonck sont également 1ers vice-présidents de LMCU chargés respectivement du développement économique, et de la rénovation urbaine / aménagement du territoire : c’est en ces fonctions et responsabilités qu’ils sont à mes côtés aujourd’hui.

 

Je les emmène d’abord sur le terrain : au Winhoute, où je leur explique que l’implantation future de Trenois-Decamps est conditionnée à la réalisation par le Conseil général de deux tronçons de la liaison Habitat-Travail, mais nous passons également devant l’énorme bâtiment de DSV Solutions à la Martinoire, devant le parc de l’Avelin, puis nous nous arrêtons sur le chantier de l’hôtel d’entreprises du Beck où nous rejoignons Jean Badaroux, directeur de la SEM Ville Renouvelée qui construit cet hôtel (lequel Jean Badaroux retrouve son président de la SEM… Michel-François Delannoy !).

 

Quatre bâtiments destinés à accueillir des PME à la recherche de locaux sont en cours d’édification : les deux premiers seront livrés en mars ; les deux suivants en juin. Ils présentent la particularité d’offrir des niveaux de performances progressifs en matière de consommation d’énergie : tous répondent aux normes à de la haute qualité environnementale, mais le bâtiment 4 répond carrément aux normes de la basse consommation, avec son puits canadien (géothermie de surface qui fait office de climatisation naturelle), ses panneaux photovoltaïques, ses matières isolantes et écologiques… Comme le remarque René Vandierendonck : ici, c’est un peu la Silicone Valley de l’industriel écologique !

 

Mais le point d’orgue de notre visite, là où nous rencontrons les journalistes pour une conférence de presse à trois voix, c’est le site de la filature Saint-Liévin. Michel-François Delannoy annonce officiellement le projet : la moitié du site va devenir Le Studio de Saint-Liévin !

 

On sait que ces locaux sont régulièrement utilisés depuis quelques années pour des tournages de longs métrages ou de séries télévisées ; cet intérêt spontané sera encouragé par la Communauté urbaine qui va créer des conditions d’accueil permettant à l’activité de prendre de l’ampleur, ce qui n’est pas sans réjouir Michel-François qui est aussi président… du Pôle image régional créé en juillet dernier ! Il souligne d’ailleurs que le secteur de l’image et du numérique au sens large fait figure d’exception dans un paysage économique frappé par la crise et le repli !

 

C’est donc une excellente nouvelle pour notre ville qui, pour reprendre les mots de Michel-François, « sait forcer son destin et s’inventer une nouvelle économie ». C’est vrai qu’il y a dix ans, les grandes entreprises wattrelosiennes que j’évoque régulièrement dans ce blog n’étaient pas présentes : elles constituent dorénavant un tissu diversifié ayant permis de localiser 900 emplois dans notre commune !

 

Je le dis en guise de conclusion : la confirmation de l’ancrage de LMCU sur le site Saint-Liévin où a été tourné – entre autres – le film Welcome est une excellente nouvelle. Alors welcome LMCU, welcome les réalisateurs et les acteurs qui viendront à Wattrelos, welcome Le Studio de Saint-Liévin !


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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 14:36
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 11:27
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Marianne.jpegCe soir, commence dans l'hémicycle (la semaine dernière, c'était en Commission) l'examen de la loi de finances rectificative pour 2010 qui porte les 35 milliards de dépenses liées au Grand Emprunt.

O
n n'est qu'à quelques semaines du début de l'année, que déjà le Gouvernement corrige la copie de sa loi de finances !

 

La dégradation de nos comptes publics est sans précédent et nos comptes sociaux sont à la limite de l'asphyxie. Les baisses d'impôts injustes et ciblées sur les plus aisés, décidées par la Majorité avant le début de la crise, ont contribué fortement à l'accroissement du déficit et de la dette sans aucun effet sur la croissance et l'emploi !

 

Alors, avec ce texte, le Gouvernement fait deux choses.

 

D'abord, pour pouvoir payer en 2010 les intérêts de cet emprunt supplémentaire, le Gouvernement annule 500 millions de crédits sur les budgets de plusieurs ministères. Lesquels ? Celui de l'écologie (- 113 millions), la justice (- 25 millions !), la sécurité (- 28,5 millions !), la solidarité (- 60 millions !), ou celui de la ville et du logement (- 23 millions !). Tout cela, ce sont des priorités décisives pour la vie quotidienne dans nos villes, dans nos quartiers... Eh bien, on réduit déjà leurs moyens.

 

Ensuite, il autorise le Gouvernement à augmenter le plafond des emprunts qu'il va lever en 2010 et inscrit des dépenses supplémentaires.

 

Pour lire mon intervention, cliquez ici.

 

 

 

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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 11:26
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Le Parti socialiste propose la mise en place d’une Allocation Solidarité Crise (ASC) pour les chômeurs en fin de droits, pour ne pas ajouter l’exclusion à la crise.

 

Un million de demandeurs d'emploi vont perdre leurs droits à l'assurance-chômage en 2010. Seuls 38 % de ces fins de droits devraient bénéficier de la solidarité nationale au travers soit de l'allocation spécifique de solidarité (ASS), soit du revenu de solidarité active (RSA). Ce sont donc plus de 600 000 chômeurs qui se retrouveront sans rien. Leur sort dépendra du seul soutien familial, entraînant un accroissement inadmissible de la pauvreté en France.

 

Le Gouvernement et le Président de la République ne réalisent pas la gravité et l’urgence de la situation. Le Gouvernement n'a absolument pas pris la mesure de la crise, n’élaborant aucun plan d’action concret pour ces chômeurs en fin de droits et refusant même le prolongement de l’allocation équivalent retraite (AER). Le Président de la République s’est quant à lui récemment prononcé contre toute aide supplémentaire.

 

Et pourtant, depuis des mois, le Parti socialiste alerte en vain le Gouvernement de l’urgence sociale qui se profile en ne cessant de demander un  élargissement du droit d’ouverture à l’allocation de spécifique de solidarité (ASS), une prolongation de l’allocation équivalent retraite (AER) et de l’indemnisation du chômage sur la base de 80 % du salaire pour les demandeurs d’emploi en CDD ou en intérim.

 

Il est impératif de prendre des mesures spécifiques ciblées et tenant compte du caractère exceptionnel de la crise. C’est pourquoi le Bureau national du parti socialiste demande solennellement la création d’une Allocation Solidarité Crise (ASC) qui allonge de six mois les indemnités des chômeurs en fin de droits. Pour ne pas ajouter de l’exclusion à la crise, le Bureau national souhaite que cette mesure soit mise en place dans les plus brefs délais et, en ce sens, une proposition de loi sera déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale prochainement.

 

La création de cette allocation aurait également un effet positif sur la consommation et participerait d’une vraie politique de la relance qui manque aujourd’hui en France.

 

 

 

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 09:17
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Judo-copie-1.jpegCe n'est pas que l'après-midi fut chargé, en tout cas pas seulement. Bien sûr, c'est avec plaisir que, comme chaque année, je suis allé à la 57e assemblée générale de l'amicale pour le don de sang bénévole de Roubaix, avant de passer saluer les participants et les organisateurs du loto organisé par le comité des fêtes du Touquet Saint-Gérard (merci pour la crêpe... au chocolat, bien sûr !).

 

Mais je suis allé aussi au dojo de Waquehal où avait lieu le 2e eurométropole masters de judo, à l'initiative de Jimmy MOUZAY, président du comité du Nord de judo  et disciplines associées, et d'Anthony DANGRE, responsable de la commission masters de ce comité. Il y a quelques mois, j'avais eu l'occasion de leur accorder mon soutien parlementaire pour les aider à l'organisation de cette grande manifestation ; pour me remercier de ce soutien, ils m'ont demandé de procéder à des remises de décoration, ce que je fais avec plaisir.

 

Ainsi, avec les partenaires de la manifestation, il m'est agréable de remettre la médaille d'or de la fédération de judo à Christian PRENOM, président du judo-club du Parc (Saint-Amand), et de mettre à l'honneur (ph. ci-contre) Cécile NOWAK, championne olympique, et son enseignant formateur Pierre BEAURY qui, l'un et l'autre, reçoivent de nouveaux grades (7e dan pour la première ; 6e dan pour le second) !

 

Qui peut oublier le superbe palmarès de Cécile ? Elle qui fut médaille d'or aux championnats d'Europe de 1990, 1991, 1992, médaille d'or au championnat du monde 1991, avant d'être notre brillante médaille d'or aux jeux olympiques de Barcelone de 1992. Championne de France encore en 1993, elle entraîne le pôle espoir de Tourcoing. C'est une référence dans le monde du judo !

 

Un moment de reconnaissance donc, pour elle, un moment de fierté pour les organisateurs et les participants, un moment sportif pour tous... juste avant que je ne poursuive mon marathon toujours bien sympathique des manifestations associatives qui me fera rentrer ce soir chez moi peu avant 23 heures...

 

 

 

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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 20:45
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Le texte de loi, dit « concomitance des renouvellement des conseils généraux et régionaux » arrive au vote à l'Assemblée, après quelques péripéties (voir blog d'hier). Ce projet de loi, à l'appellation un peu compliquée, a pour but de raccourcir le mandat des conseillers généraux et des conseillers régionaux qui seront élus en 2010 et 2011. Les uns et les autres seraient élus jusqu'en 2014, et non pas respectivement selon le calendrier électoral « normal », les premiers en mars 2011 et les seconds en mars 2010. Cette simultanéité des fins de mandats vise à permettre le remplacement en 2014 des conseillers généraux et des conseillers régionaux d'un territoire par un élu unique, le conseiller territorial.

 

Avec mes collègues socialistes j'ai voté contre ce texte. Et cela pour plusieurs raisons : certes, ce texte ne contient que 2 articles; il semble à première lecture, technique, et pourrait apparaître comme un ajustement de calendrier.


Sauf que ce texte gouvernemental est le premier de quatre textes, auquel il faut ajouter la loi de finances pour 2010 qui supprime la taxe professionnelle et prive ainsi les collectivités locales de moyens financiers pérennes et suffisants pour assurer les services publics locaux et conduire des politiques publiques locales souhaitées par les administrés. Le projet gouvernemental de réforme territoriale est ainsi saucissonné afin de le rendre moins lisible. Le Gouvernement pense sans doute que la potion amère paraitra moins amère si on la fait absorber à petite dose : cela devrait permettre d'éviter un trop fort haut le coeur, et donc autoriser une adoption facilitée !


Sauf que le futur conseiller territorial porte un coup à la démocratie locale : élu essentiellement par un scrutin uninominal, il signe la fin effective de la parité qui permet à nos concitoyennes d'accéder à l'exercice des responsabilités locales, et cela en contradiction de la Constitution qui affirme la parité.

Sauf que ce projet organise la confusion entre Régions et Départements. Les administrés ne sauront plus bien qui fait quoi. Et cela s'accompagnera, selon les autres textes à venir, de la suppression de la clause de compétence générale pour les Départements et les Régions, véritable régression au regard du mouvement de décentralisation opéré dès 1982 avec François Mitterrand et prolongé en 2003 avec un premier ministre de droite, Jean-Pierre Raffarin!

 

Ce texte n'est donc que l'avant-garde d'une régression démocratique. Pour garantir une démocratie locale forte, et la possibilité d'assurer des services publics locaux, mieux vaut voter contre. C'est ce que j'ai fait.

 

Voici Discours Elisabeth Guigou 19 01 2010l'excellent discours d'Elisabeth Guigou prononcé à ce sujet à l'Assemblée nationale.


 

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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 18:33
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 16:45
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
Blog-26-jan.jpeg

Ce midi, dans le TGV pour Paris, j’en parlais avec un grand avocat du barreau, Me Franck Berton : la Justice ne va pas bien. Il y a un malaise entre les avocats et le Ministère, et à l’intérieur des institutions de la Justice, entre le Parquet et les magistrats du siège. C’est qu’à la réforme de la procédure, à la suppression des juges d’instruction, à la dégradation de l’aide juridictionnelle font échos des pressions de plus en plus fortes, souvent politiques, sur les procureurs et donc sur le déroulement des procédures de justice.

 

Le pouvoir mène une reprise en main de sa justice ! L’indépendance de celle-ci est en cause.

Cela vaut une question au Gouvernement, que cet après-midi, lors des questions d’actualité, j’ai pu poser à Michèle Alliot-Marie, ministre de la justice, garde des Sceaux :

           

« Madame la Ministre,

 

Jeudi dernier, l'audience solennelle de rentrée du tribunal de Nanterre a été particulièrement inhabituelle !

 

Lorsque le procureur de la République, représentant le Parquet en cette formation, prend la parole, des magistrats du siège se lèvent, et lentement, silencieusement, mais ostensiblement, quittent les uns après les autres la salle d'audience !

 

C'est du jamais vu, en France, dans notre magistrature ! D'évidence, il y a un malaise.

 

Un malaise avec le procureur en question, c'est évident !

 

Mes chers collègues, que disent-ils ces magistrats dans la motion qu'ils adoptent en assemblée générale ? Je les cite : "Par son action personnelle (...) Monsieur Courroye a en réalité cherché à faire pression sur un magistrat... et à travers lui sur l'ensemble des magistrats du siège qui seraient tentés de prendre des décisions non conformes aux attentes supposées du pouvoir politique... »

 

Madame la Ministre, ces propos sont graves ! Car ces magistrats mettent en cause des interventions du procureur, Philippe Courroye, auprès de la présidente du tribunal, pour se plaindre de qui, de quoi ? de la juge Isabelle Prévost-Desprez, dont la faute serait d'avoir déplu au Parquet en osant prendre des décisions dans des affaires qui concernent des proches de Nicolas Sarkozy !

 

Voilà pourquoi je crois utile, Madame la Ministre, de vous poser trois questions :

 

-         oui ou non, le procureur Courroye avait-il votre accord, celui du Ministère de la Justice, pour mettre en cause le travail réalisé par la présidente de la 15e chambre correctionnelle, la juge Prévost-Desprez ?

-         oui ou non, au vu des amitiés qu'il affiche avec ostentation, amitiés qui le promettaient, il y a quelques semaines à peine au poste prestigieux de procureur de Paris, le chef du Parquet est-il encore objectif à Nanterre ?

-         oui ou non, la Justice peut-elle être encore rendue de manière indépendante dans la France de Sarkozy ? »

 

 

 

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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 10:31
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Drapeau-Italie.jpgDes représentants de la communauté italienne de Roubaix étaient venus me trouver, il y a quelques mois, pour me faire part de leur inquiétude : ils venaient d’apprendre la fermeture programmée du consulat d’Italie à Lille.

 

Inquiétude justifiée tant l’enracinement de cette communauté est profond dans la population de notre métropole : à Wattrelos par exemple, les Italiens représentent une part importante de la population ! Nous sommes fiers de leur présence, de leur implication dans la vie locale, économique et culturelle. Ils sont reconnus pour leur courage et leur dynamisme tout en restant attachés à leurs racines, fidèles à leur histoire, leur identité et leurs traditions.

 

Et le consulat, pour ainsi dire, est un cordon ombilical qui les relie à leur pays d’origine. Sa fermeture est donc une bien mauvaise idée.

 

A l’époque de l’annonce de sa fermeture, j’avais pris l’initiative de relayer à Wattrelos la pétition réclamant l’abandon de cette décision. Les signatures avaient étaient nombreuses, on s’en doute, et je les avais faites parvenir à l’ambassadeur Giovanni Caracciolo Di Vietri, accompagnées d’une lettre expliquant les raisons de cette pétition.

 

Celui-ci m’a répondu. Dans une lettre au demeurant fort courtoise, il m’explique que les personnes affectées par cette décision – sur laquelle le Gouvernement italien ne reviendra pas – peuvent toujours utiliser le TGV pour se rendre au consulat à Paris ou utiliser internet !

 

A ceci près que prendre le TGV jusqu’à Paris ne coûtera pas le même prix que prendre les transports en commun ou la voiture pour faire les 15 km qui nous séparent de Lille, et que tout le monde – notamment les personnes âgées – n’est pas rompu à la pratique de la e-administration.

 

Au même titre que tous les signataires de la pétition favorables au maintien du consulat d’Italie à Lille, je suis ce matin très déçu. L’Italie de Berlusconi ne prend vraiment pas grand soin de ses compatriotes…

 

  reponseLa réponse de l'ambassadeur


 

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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 17:02
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

L'UMP a décidé d'institutionnaliser le piétinement de la démocratie.

Recours quasi-systématique à la procédure législative accélérée, alors que nombre de projets de lois ne sont nullement urgents! Réserve du vote demandée par le Gouvernement de manière excessive, dans le seul but de s'assurer que les députés de la majorité soient majoritaires, avec une conséquence collatérale: il n'y a plus de débat ! Dès le jeudi matin, les députés de la majorité sont absents !

 

Absentéisme UMP organisé lorsque sont à l'ordre du jour des propositions de loi socialistes : retraites complémentaires pour les femmes d'agriculteurs, ou protection des services publics sociaux comme ce fut le cas jeudi dernier !

 

Autre exemple : la réforme des collectivités locales, vendredi dernier. Réforme majeure selon le Président de la République lui-même. Et pourtant à l'ouverture du débat ce vendredi matin, exceptionnellement à 9 h 45, si des députés de gauche sont là, à l'inverse pas un député de droite en séance, si ce n'est le rapporteur sur le texte. Un retard de quelques minutes ?  Non, personne ! Et au banc du gouvernement, pas le secrétaire d'Etat qui, spécialiste du sujet, porte le projet de réforme territoriale, mais le ministre des relations avec le Parlement et la ministre chargée de l'outre-mer !

 

Dans ces conditions, la fonction même du Parlement de délibérer est niée, dénaturée en monologue des députés de gauche entre eux, et s'apparente à un mépris des députés de la majorité à l'égard des Français dont ils ont pourtant sollicité la confiance et le suffrage en juin 2007 !

 

Il a fallu une première suspension de séance, demandée par les députés socialistes, pour qu'enfin arrive une députée de la majorité...restée bien seule ! Toujours pas d'autres députés UMP, toujours pas de ministre chargé du projet de réforme !

 

Nouvelle suspension, toujours rien de neuf ! Le président de l'Assemblée s'est lui même indigné de cette désertion de la Majorité, faisant savoir « qu’il considérait que les conditions d’un débat normal n’étaient pas réunies » et convoquant la conférence des présidents le soir-même.

 

Epilogue provisoire: la discussion peut enfin reprendre à 21 h 30, avec cette fois-ci des députés de la majorité, sous la présidence du président Accoyer !

 

Que de tergiversations, que de tentatives d'esquiver le débat de la part de la Majorité ! Et pourtant, le bon fonctionnement de nos assemblées parlementaires est une exigence démocratique, et le respect de la confiance des électeurs. Pourtant la revalorisation du Parlement justifiant la révision constitutionnelle de 2008, loin de faire de celui-ci un co-producteur de la législation, est aujourd'hui une régression démocratique. La réforme des collectivités territoriales qui oeuvrent au quotidien pour nos concitoyens est ainsi, par une telle attitude, privée de la confrontation démocratique des arguments, et au final marquée d'une stratégie politicienne de la part de ses auteurs.

Au cinéma, on a retrouvé la 7e compagnie ; à l'Assemblée, on cherche les députés UMP...

 

 

 

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