J’en avais pris l’habitude lors de mon premier mandat de député (j’étais même le seul parlementaire de France à le faire systématiquement), je l’ai reprise
depuis que j’ai été réélu en 2007, et l’an dernier, le directeur départemental de la sécurité publique me le confirmait en me présentant le matériel acquis grâce à ma subvention (cf. article du
blog du 23 juin 2009), je suis toujours le seul député de France à faire ça. Cela encourage les policiers dans leur travail si difficile.
Alors que le ministère de l’Intérieur ne cesse de réduire les effectifs de policiers (encore – 3 500 au budget 2010), et même de réduire les dotations de crédits d’équipement de ses commissariats, cela met du baume au cœur des policiers de se savoir ainsi soutenu par leur député et surtout… cela met du beurre dans les épinards du fonctionnement et donc des moyens d’intervention du commissariat.
Les 30 000 euros que j’avais fait obtenir en 2009 pour le commissariat central de Roubaix représentaient quasiment le doublement des crédits d’équipement (hors véhicules) du commissariat.
Cette année, c’est un arrêté de subvention de 20 000 euros, signé par le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale que je remets ce soir au commissaire divisionnaire Jean-Pierre Torrano (à l’issue de la cérémonie des vœux aux corps constitués), afin qu’il puisse continuer à équiper ses femmes et ses hommes chargés de notre sécurité. En 2009, cette somme avait été investie dans du matériel de surveillance, d’enquête… et avait même servi à acheter des VTT avec lesquels les interpellations sont parfois plus aisées !
Je ne sais comment cette enveloppe 2010 sera utilisée, mais je connais les besoins de la circonscription et je sais que pour lutter contre l’insécurité, s’il faut des effectifs, il faut aussi des moyens : j’en offre ce soir un peu plus.
Nos policiers font un travail formidable et méritent d’avoir les équipements et les moyens nécessaires (cf. article ci-dessous) ; ce coup de pouce, m’a dit le commissaire, est apprécié. Je ne doute pas que ce sera de l’argent utile pour nos villes de la circonscription et pour nos habitants. Si cela peut faire progresser la sécurité, tant mieux…
Cette première semaine de janvier étant traditionnellement dédiée aux cérémonies de vœux, je reçois ce soir à l’Hôtel de ville les
corps constitués, c’est-à-dire les représentants de l’administration judiciaire, de la police nationale, des bailleurs sociaux, de l’éducation nationale, de la Communauté urbaine… Pour faire
simple : tous les partenaires avec lesquels la Municipalité travaille tout au long de l’année.
C’est pourquoi il est légitime de les rassembler et de les recevoir une fois l’an afin de leur souhaiter, par ma voix, une excellente année, et bien évidemment de les remercier du travail fourni… et à venir ! Sans leur contribution, sans leur aide, rien n’est possible. Je le leur dis et insiste sur la légitimité de leur tâche au service d’une ville et d’une population qui ont beaucoup donné à l’économie locale et nationale, qui ont beaucoup souffert et souffrent encore.
Elles souffrent car la conjoncture n’est pas bonne, comment le nier ? Elle est même d’autant plus mauvaise qu’outre les difficultés liées à la crise, l’Etat – a priori le premier de tous les protecteurs face aux crises et aux accidents – joue de moins en moins son rôle : sans vouloir polémiquer, notre modèle social s’affaiblit, c’est incontestable. L’Etat recule. Cela vaut pour de nombreux domaines dont les moyens se réduisent, comme ne rassurent pas les réformes en cours des collectivités territoriales : je ne connais aucune administration qui soit sereine sur son avenir ou sur ses moyens !
Alors, si l’Etat s’éloigne, à nous de faire vivre ce que j’appelle la ville sociale ! La ville protectrice, la ville garante, la ville qui épaule face aux difficultés. A nous de conforter l’égalité des chances, la justice sociale, l’accès le plus large possible à l’éducation, à la culture, au sport, aux loisirs dans un esprit assumé de solidarité : c’est notre ambition, c’est notre projet pour Wattrelos !
Pour cela, un pentagone d’actions, de chantiers majeurs est à prioriser en 2010 avec nos partenaires :
Ø soutenir l’emploi, problème n°1 des Français : parcs d’activités qui finissent de se remplir, friches industrielles dont la reconquête a commencé et construction d’une agence unique de Pôle Emploi dans la zone du Beck sont nos priorités pour 2010 ;
Ø promouvoir le logement à travers trois chantiers : 500 à 600 logements en centre-ville (site Saint-Liévin), 200 à 250 dans le parc de l’Union et requalification des Villas… sans oublier la vigilance sociale de mise à Beaulieu pour la maîtrise des loyers ;
Ø agir pour l’éducation, en lançant la reconstruction de la maternelle Michelet et en engageant l’implantation du nouveau collège Neruda dans la centralité de la commune ;
Ø contenir et faire reculer les actes de délinquance, notamment les incendies de voitures : les policiers font du très bon boulot mais ils manquent d’effectifs et de moyens, et je continue à le condamner fermement ! De même que je demande au procureur des sanctions judiciaires rapides et lourdes pour les incendiaires, car voir des familles souvent modestes en pleurs devant leur véhicule calciné et à qui la privation de ce moyen de transport va considérablement compliquer la vie voire induire une perte d’emploi, c’est inacceptable, inadmissible !
Ø œuvrer en faveur de l’environnement, notamment pour lutter contre la malpropreté et les dépôts d’ordures sauvages, combat difficile, de longue haleine mais qui commence à porter ses fruits en même temps que les verbalisations, très salées, tombent…
Voilà, en substance, quelle est la teneur de mon discours ce soir ; pour le lire dans son intégralité, cliquer ici.
L’heure est grave, bien plus qu’on ne le dit souvent. La grippe H1N1, les tensions en Afghanistan, ou le débat sur l’identité nationale ne doivent pas faire oublier la caractéristique majeure de la France en ce début 2010 : la France est sans emploi.
Le chômage est en effet le premier défi de 2010 ! 3,8 millions de chômeurs étaient inscrits à Pôle emploi en octobre 2009. En valeur absolue, la France a déjà eu davantage de chômeurs qu’aujourd’hui : d’avril 1996 à janvier 2000 notamment, jusqu’au lancement des 35h et des emplois-jeunes, et de juin 2004 à septembre 2005. Mais si on s’intéresse à la croissance du phénomène et à son ampleur relative, il faut savoir constater que la France n’a pas connu une montée si brutale du chômage depuis la Seconde Guerre mondiale.
Non seulement l’emploi a reculé de 1,8% en deux ans (pire qu’en 1993 et 1984, années terribles sur le front de l’emploi) mais ce n’est pas terminé : les effets de la crise sur l’emploi, et donc sur le chômage n’ont pas fini de se faire sentir. Ainsi, en dépit d’une chute spectaculaire de l’emploi depuis la fin de l’année 2008, le marché du travail en janvier 2010 ne reflète pas encore l’ampleur de la baisse d’activité intervenue depuis lors.
Pour prendre la mesure du phénomène dramatique qui s’annonce, il faut s’intéresser à la productivité, c’est-à-dire à la quantité de richesses produites par actif. En temps normal, on gagne chaque année en France environ 1,5% en productivité grâce à de nouvelles machines, une meilleure organisation, etc.… Mais en 2009, les gains de productivité sont en recul, passant à – 2,6%, ce qui signifie que les effectifs employés n’ont pas évolué comme la production, et qu’un « rattrapage » risque de s’opérer. L’Insee prévoit ainsi une destruction de 108 000 postes au premier semestre 2010 dans les secteurs concurrentiels.
Alors, bien qu’on nous rabâche que le pire est passé, que l’économie française « a renoué avec la croissance » depuis le second trimestre 2009 pour les plus optimistes, ou « est sortie de la récession » pour les moins enthousiastes, il est plus que probable que le recul de l’emploi ne soit pas circonscrit.
Certes, par delà les plans sociaux ou les licenciements qui ont déjà eu lieu, des employeurs ont conservé leurs équipes, usant des RTT et du chômage partiel subventionné par une aide de l’Etat (320 000 salariés concernés au second trimestre 2009) pour « tenir bon la barre ».
Mais comme ni les jours meilleurs, ni une reprise soutenue de l’activité ne se profilent à l’horizon conjoncturel 2010, nombre de prévisionnistes prévoient que les entreprises vont ajuster leurs effectifs à la baisse en cette nouvelle année. Effet pervers s’il en est, la poursuite de la dégradation du marché du travail est à son tour elle-même une entrave au retour de la croissance, du fait de la baisse du pouvoir d’achat des personnes licenciées, et du besoin d’épargne ressenti par les personnes encore en activité.
Après avoir sauvé les banquiers, il est donc temps que le gouvernement réagisse et se préoccupe d’enrichir la croissance en emplois, en commençant par revenir sur l’exonération fiscale des heures supplémentaires, une des mesures clef (avec le bouclier fiscal) du trop fameux texte TEPA du Président Sarkozy, dont l’analyse est particulièrement injuste et inappropriée au contexte actuel. L’absurdité de ces exonérations se résume à ce fait :d’une valeur de 4 milliards d’euros par an, le montant de ces exonérations pourraient financer entièrement 100 000 emplois supplémentaires, un emploi coûtant en moyenne par an en France 40 000 euros charges comprises. Autre ordre de grandeur : si au troisième trimestre 2009, les 167 millions d’heures supplémentaires déclarées avaient été transformées en emplois à temps plein, on atteindrait pour ces derniers le nombre de 420 000.
L’autre contre-pied que le gouvernement se doit de prendre, c’est d’enrayer le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, dogme qui, avec 30 000 suppressions d’emplois programmées en 2010 (dont 16 000 dans l’Education Nationale), fait de l’Etat le principal acteur du plus grand plan social du pays, au moment où l’accès au secteur privé est bouché !
Enfin, et surtout, il faut que le gouvernement s’attaque au chômage des moins de 25 ans, qui subissent les chocs conjugués de la récession et les effets pervers des plans d’aide en faveur de l’emploi des… plus de 50 ans ! Le taux de chômage des 15-24 ans atteint une moyenne de 29% entre 2003 et 2009, soit près d’un tiers des jeunes en France ! Les multiples mesures adoptées en faveur des plus de 55 ans, que le gouvernement justifie par le financement de la protection sociale (sous couvert de l’allongement de la durée de vie) ne doivent pas se traduire par un sacrifice de la jeunesse française.
D’où l’urgence de repenser nos options de sortie de crise et faire face à ce grand défi de 2010, qu’est le chômage.
Est-ce une conséquence collatérale des soldes lancés aujourd’hui (me dit-on) ? Voilà que j’ai pu obtenir une fève et une couronne cet après-midi ! Quelle promotion…
Belle tradition que cette galette, frangipane ou pomme, dégustée avec quelques collègues au bureau rapidement. Une détente salutaire pour le salut d’un estomac qui avait déjeuné très (trop ?) rapidement le midi. Alors quand on a frappé à ma porte et que l’on m’a proposé de prendre une part de galette, que croyez-vous que j’ai fait ? J’ai évidemment d’abord refusé, mais ma manière de dire non, devait sans doute trop vouloir dire oui… car je me suis retrouvé avec un morceau de galette à la main ! Au-dessus des dossiers, cela ne le fait pas ! Alors je l’avale à gros morceau… et dès le second, une émotion : j’ai la fève ! Une jolie fève Hello Kitty… Je ne suis pas un spécialiste mais (je suis des cours sur le chemin de la vie) pas de doute, c’est bien cela !
Mes deux collaborateurs devant moi en rient encore (en fait, je crois qu’ils sont jaloux que ce ne soit pas l’une ou l’autre qui ait choisi la bonne part !), surtout quand me voilà couronné d’une superbe couronne… également Hello Kitty ! Pourvu que je trouve une petite fille pour lui donner…
Et clic-clac, je n’ai pas eu le temps de réagir, que mon directeur de cabinet a déjà immortalisé l’instant avec son portable ! Fichu appareil…
Bon allez, cela n’arrive qu’une fois ! Un sourire dans une journée de travail qui a été très lourde… et le plaisir d’avoir mangé une bonne tarte !
Comme elle était délicieuse aussi, celle que j'ai pu déguster avec le comité d’usagers, les bénévoles, les responsables du centre social de l’Avenir à Beaulieu et des élus, lundi soir, autour de Martine Lecomte, la présidente, mais surtout la reine des gâteaux !
Là encore un bel instant de convivialité, et de chaleur humaine. Par ces grands froids, ça fait du bien…
Ce soir, c’est la traditionnelle cérémonie d’échange de vœux entre l’Administration municipale et le personnel de la mairie à la salle Salengro. Une réception qui
se veut amicale, où chaque membre de la grande famille municipale a l’occasion de retrouver et de présenter ses vœux aux collègues qu’il n’a pas encore vus ; pour certains, c’est même la
seule occasion de l’année de croiser tel élu ou tel collègue d’un service ou d’une direction éloignée!
A Wattrelos, terre de convivialité, on tient particulièrement à ce moment précieux de l’année avant que redémarrent les activités après la période des fêtes.
Si le but est avant tout de partager le verre de l’amitié entre agents actifs et retraités – ce qui fait du monde autour du buffet ! – je profite également de l’occasion pour dessiner les perspectives de l’année à venir, fixer les orientations, annoncer des changements et des décisions… après le premier de tous les messages qui se résume à ces mots : bonne, très bonne année à toutes et à tous !
Bonne année sur le plan personnel, mais aussi professionnel bien sûr. Qu’elle soit efficace en terme de service public à rendre aux Wattrelosiens, comme cela fut le cas en 2009 (mise en place du centre de vaccination, travail de qualité des services techniques dans de nombreux domaines), car nos agents municipaux sont de véritables protecteurs des intérêts et du patrimoine des Wattrelosiens. Je le leur dis : continuez à faire vivre et à transformer le Wattrelos qu’on aime !
Certes, cela n’est pas facile. La baisse de nos ressources planifiée par le Gouvernement nous impose de toujours faire plus avec toujours moins de moyens. Fichu problème. Mais Wattrelos la battante sait se battre, et elle va se battre !
Comment ? De deux façons : en maintenant, voire en améliorant notre qualité de fonctionnement, notamment en 2010 en direction de la petite enfance, l’action sociale et l’accueil, mais aussi, à l’interne, sur la qualité de la gestion de nos ressources humaines ; en réussissant le Wattrelos de 2014, notre mot d’ordre que nous suivrons cette année en inaugurant de nouveaux bâtiments (crèche du Sapin Vert, Domaine de la Roselière, Espace Maurice-Titran) et en lançant les chantiers de projets-phares comme la reconstruction de la maternelle Michelet, le démarrage des travaux de la liaison Tourcoing-Beaulieu ou le lancement de la transformation du centre-ville.
Mais je le dis aussi, et c’est la seconde partie de mon propos : il s’agira d’être plus proches et de décider autrement. Ainsi, Eric Pélisson remplacera Jacky Satabin tout en haut de l’échelle administrative au poste de directeur général des services. C'est un énarque, sous-préfet qui a de solides expériences dans l'appareil d'Etat... et qui est ch'ti ! Il a gardé de si bons souvenirs de sa visite à Wattrelos pour les Berlouffes en septembre que c'est avec enthousiasme qu'il a envie de travailler pour notre cité. D’autres Directions seront réorganisées pour être en ordre de marche pour la partie 2010-2014 du mandat.
Etre plus proches de l’usager sera notre leitmotiv : il faut pouvoir donner des réponses plus précises, plus rapides aux Wattrelosiens qui se présentent en mairie ou qui interpellent nos services car, on le sait bien, chaque problème particulier, même a priori minime, est très important pour celui ou celle qui l’expose. C’est pourquoi je demande à la fois la mutualisation de nos moyens techniques d’intervention, la poursuite de la démarche du guichet unique… et la wattrelosianité, principe qui veut que l’argent des contribuables wattrelosiens serve avant tout aux Wattrelosiens. Je ne veux plus voir les résidents d’autres villes plus riches tirer parti de nos services (écoles, crèches) sans contribution de leur commune d’origine !
Enfin, je demande la mobilisation de tous les agents pour pouvoir garder le meilleur et satisfaire le mieux possible les Wattrelosiens avec la passion de servir. Henri Lacordaire écrivait : « Entre le passé où sont nos souvenirs, et l’avenir où sont nos espérances, il y a le présent où sont nos devoirs ».
Réussissons collectivement nos devoirs : donnons aux Wattrelosiens un service public de proximité, économe et de qualité !
Pour lire mon discours dans son intégralité, cliquer ici.
Quelle tristesse hier soir : Tibet, le dessinateur qui a fait rêver des milliers de bédéphiles – dont moi, évidemment, et depuis mon plus jeune âge – avec ses
personnages de Ric Hochet surtout, mais aussi de Chick Bill, est décédé dimanche.
Il nous avait fait l'amitié de venir à Wattrelos il y a quatre ans, à la bibliothèque multimédia, pour rencontrer ses fans (j’en
suis !), répondre à leurs questions et inaugurer une exposition dont ses personnages étaient les héros. Je l'avais rencontré, nous avions échangé et déjeuné ensemble.
Un moment fou,
pour moi, d’être à côté d’une star pareille ! J'avais pu lui remettre une petite poupée Berlouffe en souvenir de son passage dans notre cité des Berlouffes (ph. ci-contre) ; il m'avait
croqué un profil de Ric Hochet en échange... que j'ai bien sûr précieusement gardé, le faisant encadrer et afficher dans le couloir menant à mon bureau, à la mairie : il est juste à ma
porte, au 4e étage.
Natif de Marseille, Tibet (Gilbert Gascard de son vrai nom) était arrivé en Belgique à l'âge de 5 ans, le pays rêvé pour le dessinateur de BD qu'il allait devenir. Collaborateur du Journal de Tintin, il avait créé les aventures du cow-boy Chick Bill au début des années 50, avant de connaître un succès encore plus grand avec le journaliste-détective Ric Hochet et ses 74 albums.
Toujours, il en avait un d’avance : aussitôt terminée la dernière planche, il pensait déjà à ce que serait l’histoire et le dessin de la première planche de l’album suivant. La Dernière Impératrice ne connaîtra pas sa descendance.
Maintenant, Ric, Nadine et le commissaire Bourdon sont orphelins. Leur créateur est parti dessiner la suite de leurs aventures au paradis des artistes ! Je suis triste.
C'est assurément un grand Monsieur du 9e art qui vient de nous quitter à 78 ans : adieu l'artiste, adieu l'ami !
Dans ces
premières heures de l’an nouveau, c’est la première des pensées, la première des envies : vous souhaiter, souhaiter à la France, souhaiter au monde une bonne année 2010 !
Oui, qu’on voie progresser dans l’année qui s’ouvre : le règlement des conflits ; la réduction des tensions dans bien trop d’endroits sur le globe ; les droits de l’homme, ceux de la femme aussi ; la fraternité des hommes ; l’espérance pour la jeunesse ; et que recule le spectre d’une dégradation de notre planète, notre bien le plus précieux.
Oui, qu’en France, au-delà de la péripétie politique de cette décision – pertinente ! – du Conseil constitutionnel annulant la taxe carbone, s’améliore la démocratie, et notamment les droits du Parlement pour mieux légiférer, et donc être plus efficace ; que se construisent les conditions politiques et de réflexions d’une politique économique et sociale plus soucieuse de la lutte contre le chômage, de l’existence de services publics locaux présents sur les territoires et efficients, porteurs de compétitivité ; que les Français aient conscience de leur diversité, de leurs qualités collectives, de la valeur qu’est leur identité ; qu’ils sachent vivre, tous ensemble, dans la sécurité, dans le respect mutuel et dans la tolérance ; que progressent l’égalité des chances et le droit de vivre dignement, pour ceux qui ont un emploi, pour ceux qui n’en ont pas, pour les aînés, comme pour les jeunes qui doivent rêver de leur avenir et non en avoir peur.
Oui, qu’un vent d’optimisme puisse souffler sur chacune et sur chacun. Que les injustices reculent, et tout du moins ne s’accroissent pas, ce qui par les temps qui courent serait déjà un énorme progrès. Que le mouvement vers le progrès ne s’enraye pas, qu’il retrouve de la dynamique pour que chacun puisse recommencer à croire et à vivre un demain meilleur qu’aujourd’hui. Que la santé, si elle est objet de préoccupations, puisse se maintenir, se consolider et se conforter. Que les joies soient les plus nombreuses possibles. Que la bonne humeur puisse être la plus fréquente.
Que celui qui a souffert, espère. Que celui qui n’a jamais aimé, aime. Cela peut arriver, il faut que cela arrive. Il faut que 2010 le permette. Bonne année, très bonne et heureuse année pour chacun, pour tous, toutes celles, pour tous ceux qui vous tiennent à cœur.
Bien amicalement, tous mes vœux sincères et chaleureux.
Wattrelos, Medrano, ces
deux noms sont liés cet après-midi, et il faudrait, lui accoler – la rime y gagnerait – Gibault…
Le cirque Medrano est en effet à Wattrelos pour deux représentations et ce n’est pas un hasard puisqu’il est dirigé par un Wattrelosien : Raoul Gibault. Pour moi, un ami d’enfance.
Prestigieux, ce cirque Medrano. Il fut en son temps l’un des plus beaux souvenirs de Montmartre où il a dressé son chapiteau des décennies durant, avant que la promotion immobilière des années 70 ne le fasse disparaître. Jérôme Medrano et son épouse Violettte (qui a été faite citoyenne d’honneur de la République de Montmartre le 15 mai 2009 !) en ont fait les grandes heures. Maintenant, ce cirque n’est plus parisien mais il enchaîne les tournées à travers ses trois chapiteaux, engrangeant les succès.
Et pour tout dire ceux-ci sont plus que mérités. C’est le deuxième fois – de ma vie ! – que je vais au cirque cet après-midi. Eh bien, quel enchantement !Quel adulte présent n’a pas retrouvé, l’espace de plus de deux heures de ce spectacle magnifique (« fantastique » promettait l’affiche : c’est vrai !), son âme d’enfant, n’a pas goûté les joies d’un émerveillement de chaque instant ?
Oh, bien sûr, pour les participants, il a fallu gérer les déconvenues d’un démarrage décalé de deux heures pour cause de camions bloqués dans la Somme par du verglas, et de retard à l’arrivée.
Mais une fois sous le chapiteau quel rêve ! Un paquet de pop-corn à la main et / ou une barbe à papa (la première fois que je goûte ça !), et cela peut commencer.
Les grilles sont installées, les tigres entrent, majestueux, sous les regards ébahis des enfants et des grands ! La dompteuse a du charme, elle a surtout du doigté et ses félins ne sont pas moins élégants, suscitant les exclamations d’un public déjà conquis. Leur succède un gymnaste russe, hors pair, remarquable dans son évolution à la force de ses poignets. Puis s’enchaînent, des numéros avec des chameaux – impressionnants quand ils viennent mettre leur tête au bord de la piste – puis des caniches (du far west !) espiègles et si habiles qu’ils conquièrent l’assistance en un tour de patte, avant trois éléphants impressionnants debout, mais plus encore lorsqu’ils s’assoient sur leur céans… et qu’un numéro extraordinaire de chats ne prenne le relais : qui a essayé des heures à faire faire des pirouettes et des cabrioles à son chat – j’en fus – mesure la qualité du travail qui est présenté cet après-midi !
Mais les hommes ne sont pas en reste. Les trapézistes sud-américains suscitent, par leurs prouesses acrobatiques, les exclamations d’une foule admirative, laquelle applaudira à tout rompre à l’adresse de Roberto, le jongleur (qui joue de ses mains avec les quilles, aussi bien que de sa bouche avec les balles de ping-pong : extraordinaire !). Une foule qui sera ébahie du numéro de transformistes (où une femme change de robe en moins de temps… qu’il n’en faut à tant d’autres – j’en connais – pour en acheter une seule !), si habile et si rapide que franchement, on n’y comprend rien (mais vraiment rien de rien, j’en atteste !). Une foule qui rira des facéties d’un clown espagnol qui ne cesse de demander : « Pourquoi ? », provoquant une hilarité régulière des enfants (ils ne sont pas les seuls à rire !). Une foule qui frémit aussi des cascades de trois motards dans leur boule d’acier, ou qui s’ébaubit de la dextérité de quatre gymnastes à leur barre fixe : épatant ! D’ailleurs, nous sommes tous épatés.
Juste avant que les lumières ne s’éteignent un instant, qu’un chant de Noël ne résonne, repris en chœur par le public, et que les projecteurs ne se rallument sur un gros, très gros Père Noël gonflé ! Et c’est une standing ovation que donne le public wattrelosien à ces artistes de la balle qui auront donné à tous un superbe spectacle, fait de talents et d’adresse. Un beau, un bon moment de détente. Vu les mines ravies des enfants à la sortie, c’est réussi.
Je vous le dis : magique, le cirque ! Merci Medrano !
Je le reconnais volontiers, le soir de Noël n’est pas celui que je préfère, ni celui qui m’est le plus agréable à titre personnel, même si bien sûr, le dîner – toujours très prompt – chez mes parents est un rituel familial dont je goûte, année après année, le plaisir qu’il puisse avoir lieu.
Mais depuis quelques années, depuis que La Poste ait – unilatéralement – décidé de ne plus s’occuper de cela (soyons francs, je ne lui ai pas pardonné !), il faut bien que quelqu’un prenne en charge les lettres au Père Noël que bien des enfants mettent dans la boîte pendant le marché de Noël ! Alors la mairie a relevé le challenge, une fois de plus. C’est vrai que le Père Noël m’avait téléphoné pour cela mais avant d’accepter, j’y avais mis une condition : qu’il soit là, chaque 24 décembre au soir, à la mairie, pour venir remettre les cadeaux qu’il a amenés pour les petites et les petits Wattrelosiens.
Tope là ! Voilà pourquoi, depuis plusieurs années maintenant, vers 17 heures, les salons de l’Hôtel de ville s’ouvrent… Oui, mais voilà, cet après-midi, le Père Noël a raté son virage avec son traîneau en descendant sur Wattrelos, et des cadeaux (qu’il doit distribuer dans le monde entier ce soir !) sont restés accrochés en haut du clocher de Saint-Maclou. Il a tout juste eu le temps de m’amener les cadeaux pour ceux qui lui ont envoyé les plus belles lettres et il m’a demandé de l’excuser auprès des enfants car il faut qu’il remonte très vite tout en haut de l’église (il pense d’ailleurs en descendre vers 18 heures !)
C’est embêtant ! Mais je vais essayer de m’en sortir. Ils sont là devant moi, ces 31 auteurs de belles lettres, avec des frères, des sœurs, et leurs parents.
Alors je leur dis que j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise : je leur raconte la mésaventure du Père Noël, qu’il ne peut pas être là à l’heure. La bonne, c’est qu’il m’a donné les cadeaux et qu’il m’a demandé de le remplacer… Heureusement que j’ai mis une veste rouge ce soir (malheureusement, j’ai la moustache mais pas la barbe…). Alors, avec Jean-Luc Doyen, et deux de mes élues – devenues lutines, le temps de se coiffer d’un superbe bonnet de Noël – nous accueillons la chorale Chantez-vous (ci-contre), qui entonne de sympathiques chants de Noël. Je lis quelques-unes de ces lettres, Chloé qui a peur que le Père Noël ait froid, ou telle autre qui s’inquiète pour la santé de sa mamie, hospitalisée.
Emotion, sourires, plaisir…
Je vis tout cela, au gré des prénoms qu’on appelle et de ces enfants qui viennent vers moi, comme ce Yanis qui traverse en courant toute la salle des fêtes et se jette dans mes bras en me faisant un de ces gros poutous, chaleureux et bien émouvants (ph. ci-contre).
Comme d’habitude, le service des animations et Jean-Luc ont bien travaillé. Nous aurons semé un peu plus de joie et de bonne humeur. Moi, mon cœur se serre car cette heure-là, dans ce rôle de collaborateur de Père Noël, vaut toutes les difficultés de l’année de l’élu que je suis, elle efface tout, elle bouscule, elle chamboule, elle émeut…
Ensemble, nous sortons pour aller assister à la descente du Père Noël de Saint-Maclou. Suis rassuré, il a pu tenir ses engagements, il est là : il a su se décrocher, ouf ! La descente est méthodique, les éclairages superbes,… comme les exclamations (des petits et des grands) lorsqu’il enjambe le balcon ! Le voilà sur le sol, distribuant bonbons et chocolats.
Voilà, c’est fini. Le Père Noël va s’en aller. Enfants et parents aussi. Les voitures s’éloignent dans la nuit, et des lumières rouges s’en vont, pendant que des guirlandes, bientôt s’allumeront sur tant de sapins.
Un auteur a écrit : « On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va »… Ces deux heures ont été pour moi un moment de bonheur.
Bon Noël à toutes et tous !
Depuis quatre ans
en effet, l’Office de tourisme organise un concours des façades décorées.
Tout était né d’une idée, d’un défi que j’avais émis à sa présidente, Edith Marchal, et à son directeur, Eric Bavay, en constatant que nous avions, l’été, un concours pour encourager et féliciter ceux qui, en la fleurissant, mettent des couleurs à leur habitation, mais que l’hiver, nous aurions pu tout autant, encourager et féliciter celles et ceux qui, grâce à leurs illuminations, leurs décors de Noël, mettent de la couleur et de la gaieté sur leur logement, et ce faisant dans leur rue, dans leur quartier et donc dans la ville.
Je reçois ce soir, à l’Hôtel de Ville, ces artistes qui parent Wattrelos d’habits de lumière. Ils sont 72 à avoir participé, répartis en trois catégories : appartements, maisons avec jardin et maisons sans jardin. Ça fait du monde dans nos salons…
Le jury, malgré le froid – et cette année, il a eu du mérite – a sillonné les rues, ruelles et impasses de Wattrelos du 14 au 17 décembre. Je suis bien content de ne pas en faire partie… car je devine que la mission n’est pas simple.
Quand je vois, en effet, les photos de nombre de ces habitations décorées, que j’ai faites installer sur les murs de l’escalier menant à la salle des fêtes, il y a de quoi être émerveillé de certaines mises en scène, de la qualité, soignée, de certains décors et de la beauté, pour être simple, de ce qui se fait ça et là. Oui, il y a parmi ces participant(e)s au concours, bien des artistes !
C’est pour eux un plaisir, une joie. Pour eux, pour leurs enfants, pour leurs voisins. Ce qui est toujours intéressant, dans cette démarche, c’est la stimulation que cela crée. Si quelqu’un le fait dans sa rue, c’est rare qu’il soit le seul. Une maison, deux maisons à côté, on le fait aussi… et c’est comme cela qu’on rend la ville plus gaie, plus colorée en hiver.
Alors je les félicite chaleureusement, toutes et tous. C’est vrai, j’aimerais qu’ils soient encore plus nombreux. Ils sont déjà cinq de plus que l’an dernier. Mais plus leur nombre augmentera, plus notre ville sera embellie pour les fêtes de fin d’année.
Ces démarches individuelles renforcent en effet utilement les efforts que la Municipalité conduit. Depuis quatre ans, nous avons engagé un plan lumière pluriannuel qui nous a permis de mieux structurer les achats d’illuminations, de mieux organiser leur pose et le choix des couleurs et des motifs, en tenant compte, comme cette année, des quartiers (couleurs spécifiques par quartier) ou des préoccupations environnementales (option de lampes LEDs à basse consommation et plus légères, ce qui a permis de revisiter complètement le tapis de lumières sur la place et sur l’Hôtel de ville). Bravo d’ailleurs aux services techniques municipaux qui ont réalisé un formidable travail !
La fébrilité gagne la salle au gré de l’annonce des résultats. Une dame est submergée par l’émotion quand elle apprend avoir le 3e prix : ses efforts sont récompensés, elle en est si heureuse !
Cela dit, bravo à tous ! Grâce à elles et à eux tous, en cette fin 2009, à Wattrelos, la lumière fut…
Ce 22 décembre parait au Journal Officiel une question que je pose au Ministre de l'Education Nationale concernant
la situation des professeurs d'enseignement général de collège en fin de carrière.
Cliquer ici
pour lire l'intégralité de la question.
Il y a des fois où on voudrait ne pas avoir raison.
Dans un article de ce blog que j’avais consacré au lancement de cette conférence (cf. mon article du 8 décembre), j’avais fait part de mes appréhensions sur son issue. Le texte a minima qui en a été la résolution finale ne me surprend donc pas, malheureusement.
D’abord parce que la pression médiatique a été tellement forte sur cette rencontre qu’elle a mécaniquement poussé à un haut niveau les espérances, tellement haut que le risque de l’échec, ou tout du moins de la déception, devenait patent. Ensuite parce qu’il faut en avoir conscience, la préoccupation environnementale n’est pas (encore ?) la chose la mieux partagée au monde et que les postures, comme les intérêts des Etats, sont encore très peu convergents, voire divergents.
Alors oui, bien sûr, après un processus de négociations internationales intenses, un texte juridiquement vide et politiquement faible en conclusion, c’est décevant ! Martine AUBRY l’a bien résumé, en déclarant : « Conclure le sommet sur une déclaration d’intention de contenir à 2 degrés le réchauffement d’ici 2050 sans dire comment, ne peut être considéré comme un résultat ».
L’accord arraché à Copenhague est maigre et ne pourra servir de bases à la construction d’un régime climatique international post-Kyoto.
Les enjeux de la conférence étaient pourtant considérables a priori. L’objectif était de trouver un accord prolongeant et renforçant le protocole de Kyoto (qui expirera en 2012), ou au moins un texte de politique générale sur les objectifs de réduction de chacun et les mesures des engagements pris, mais il était aussi et surtout de se mettre d’accord sur le financement de l’adaptation au changement climatique.
Or, si les chefs de gouvernement ont effectivement inclus dans l’accord final une telle aide internationale pour l’adaptation (30 Mds $ à court terme sur 2010-2012, puis 100 Mds d’ici 2020), ils n’ont donné aucun détail sur l’identité des contributeurs et des gestionnaires des fonds obtenus.
Alors qui sont les responsables de l’échec ? Assurément les pays riches, frileux sur leurs engagements bien sûr. La Chine aussi, peu désireuse de s’engager et sur les objectifs, et surtout sur la vérification de ceux-ci ? L’Inde et le Canada également, mais aussi l’Europe qui n’aura pas su parler d’une seule voix… Mais ce n’est pas en instruisant une réflexion en culpabilité qu’on progressera ; c’est par l’action. Tant qu’il n’y aura pas un accord international contraignant, juste et ambitieux, c’est non seulement la crédibilité de la communauté des nations (et de l’ONU donc !) qui est en cause, mais c’est surtout la survie de la biodiversité sur la planète qui sera menacée.
Pour tout la Gauche, c’est maintenant un acquis : la problématique climatique et ses enjeux est sans conteste le plus grand challenge du millénaire. L’Internationale socialiste en a fait son projet : Construire une société durable et à faible carbone qui soit socialement juste et équitable.
Et si, à quelques jours des vœux pour l’an nouveau, on espérait que l’humanité se le fixe pour but ?
Rendez-vous pour le savoir aux prochaines conférences, à Bonn en juillet, et surtout à Mexico en décembre 2010.
C’est le nouveau concept qui remplace le marché de Noël traditionnel que nous avions sur la place de Wattrelos pendant toute la période des fêtes et qui, il faut bien le reconnaître, marquait un peu le pas.
Alors ce soir, c’est l’inauguration de ce Noël new look où m’accompagnent mes élus – dont l’ineffable adjoint aux animations festives, Jean-Luc Doyen (déguisé pour l’occasion en un surprenant sapin… durable, qui présente de surcroît la vertu d’être décoré d’une guirlande qu’un savant petit bouton permet d’allumer… et dont l’intensité lumineuse s’accroît lorsqu’on tape dans les mains !) – et la toute nouvelle Miss Wattrelos, Lolita, et ses dauphines, dont c’est la première sortie officielle à mes côtés.
Je les avais prévenues d’ailleurs : deux rituels sont autant d’épreuves initiatiques du marché de Noël, la dégustation de croustillons (ils sont bien chauds, ce qui, vu la météo, fait
plaisir à tout le monde !) mais aussi de vin chaud à la cannelle : elles se sont prêtées de bonne grâce à l’une comme à l’autre (photos ci-dessous).

Avant tout cela, nous avons déambulé au milieu des travées des chalets tenus par quelques commerçants (qui présentent surtout des produits du terroir… et des bijoux !), et surtout par huit
associations (certaines assurant même une petite restauration : je suis reparti avec un sympathique goulash de la tout aussi sympathique association franco-hongroise Kossuth) qui offrent,
avec le sourire, quelques articles sympas eux aussi… ça aide pour les cadeaux de Noël à venir.
Puis arrive le morceau d’anthologie, le clou de ce Noël Festif 2009 : la piste de luge. Ces trois pistes de 4 mètres de large et
de 20 mètres de long auront été très fréquentées pendant ces quelques jours. Immanquablement, on me propose de m’y essayer, mais si j’ai déjà fait beaucoup de choses dans ma vie jusqu’à présent,
une petite voix à l’intérieur (celle de la raison ? Mon Jiminy Cricket à moi ?) m’incite à renoncer. Pas de problème, voilà que mon Premier adjoint, suivi de l’adjoint aux sports,
relèvent le défi, suivi d’un jeune conseiller : bravo les copains ! L’honneur est sauf et on le voit (photo ci-contre), chacun l’a fait avec sa technique à lui…
Mais le pire reste à venir : retour à l’Hôtel de ville où, au-delà des quelques propos officiels, je redoute plus que tout ce que seront les initiatives de mon sapin – pardon : de mon adjoint – Jean-Luc Doyen. C’est vrai qu’il a une mine extraordinaire avec son déguisement… enguirlandé ! Je me demande toujours où il va chercher ses idées.
Et voilà que j’y ai droit ! Toujours soucieux de me surprendre, cet illuminé (c’est le cas de le dire) m’a acheté sur un marché de Noël à Strasbourg une coiffe pour le moins originale. Cela tient chaud ; il paraît que les autochtones là-bas portent beaucoup cela (à Wattrelos, c’est moins courant)… et me voilà affublé d’une cigogne sur la tête, tenue fermement par deux pattes rouges nouées. Du meilleur goût, non ? Car bien sûr, je n’ai pas eu le choix, il a fallu que je l’essaie publiquement…

Ah, quand à Wattrelos l’humour fait son nid… il lui arrive de se payer ma tête !
Bah, voilà un Noël Festif 2009 bien inauguré ; j’espère qu’il plaira aux petits et aux grands. Bien sûr, comme je le dis dans mon propos, cela ne fait pas oublier toutes les difficultés mais cela aide à les supporter, et cela met un peu de couleurs à la vie.
Mais au-delà des idées de l’impétueux et imaginatif Jean-Luc, toutes ces fêtes en fin d’année devront beaucoup aux associations qui se sont mobilisées, et surtout – je leur rends un vibrant hommage – aux services techniques qui ont fait un formidable boulot (malgré les intempéries) pour que tout soit prêt à temps !
Tout cela pour le bonheur du plus grand nombre !
Ce matin,
dans le prolongement de la réception des médaillés municipaux hier soir, ce sont les retraités de l’année qu’avec l’Administration municipale je reçois. Certains sont partis en retraite depuis le
début de l’année, d’autres très récemment. Ils sont 36 au total à « avoir fait valoir leurs droits » comme le dit la formule, et depuis 2006, j’ai mis en place cette cérémonie qui leur
est consacrée.
Car après tant d’années dans son équipe, dans son atelier, dans son service, dans cette grande famille qu’est le service public municipal, cela vaut bien cela ! Pas question de laisser
partir celles et ceux qui furent au service des Wattrelosiens, qui furent des collaborateurs, des collègues, des amis, sans un hommage solennel à leur carrière et à leur
personne.
Pensons-donc, ils ou elles ont commencé leur carrière dans les années soixante ! Quel chemin parcouru, pas uniquement à la mairie bien sûr, et quel travail réalisé.
Alors cette retraite, elle aura souvent été légitimement attendue, libérant des
contraintes de la vie professionnelle. Elle est évidemment également méritée, après des années de travail. Elle est aussi, ne l’oublions pas, parfois redoutée! Les humoristes n’ont d’ailleurs pas omis d’en user, à l’instar de ces anonymes, pour qui
« pour la femme, retraite signifie deux fois moins d’argent et deux fois plus de mari », ou qui définit la « retraite : après avoir filé droit, voici le temps venu de tourner
en rond »…
Et oui, c’est le moment où l’on dit qu’on va faire tout ce qu’on n’a pas eu le temps de faire, mais c’est aussi le temps de s’occuper des enfants, des petits-enfants, du conjoint, du jardin, des
courses, des loisirs, de la maison… Bref, c’est le moment où l’on a le temps de ne plus avoir le temps ! Des retraités débordés, j’en connais… Dans la salle, ce matin, aussi !
Plusieurs, quand nous bavardons ensemble, à la fin de la cérémonie, me le disent volontiers.
Hé bien tant mieux. Qu’ils n’oublient jamais que « l’effort qu’on fait pour être heureux n’est jamais perdu ».
Puissent-ils, les unes et les autres, l’être longtemps…
Ce soir, comme tous les ans depuis quelques années, je remets des médailles du travail, au CSE, en compagnie du Conseil municipal, aux agents municipaux de notre
ville qui comptent 20, 30 ou même 35 ans de service public, eux qui ont contribué à façonner Wattrelos durant ces dernières décennies. Cela justifie à mes yeux cette réception que j'ai voulue, et
qui leur est dédiée.
Face à moi, 45 médaillés qui totalisent 1160 années de travail !
D’entrée, je cite Alexandre Dumas (fils) : « Le travail est indispensable au bonheur de l’homme ; il l’élève, il le console ; et peu importe la nature du travail, pourvu qu’il profite à quelqu’un »…
Et à qui ont dit profité ces 1160 années de travail mise à l’honneur ce jour ? Aux Wattrelosiens.
Bien entendu, il est tentant en pareille occasion de jeter un coup d'oeil dans le rétro, sans nostalgie. Car mes médaillés doivent nécessairement voir défiler ce soir les images de ce qu'est, de ce que fut pour les plus anciens, leur vie de travail à Wattrelos.
Chez nous, le service public a connu trois périodes : d'abord le temps du développement, dans les années 50 et encore 60, lorsqu'il a fallu accompagner les nouveaux habitants d'une ville encore en construction, avec l'émergence de quartiers complets. Les besoins en écoles, en loisirs éducatifs, en équipements de voirie et en assainissement étaient nombreux – je me souviens encore que devant ma maison lorsque j'étais gamin, le trottoir n'était pas bitumé... comme beaucoup d'autres !
Ensuite vint le temps de la mutation, de la modernisation : les bâtiments et équipements publics se devaient d'évoluer, parfois de s'agrandir, d'être équipés d'outils actuels comme l'informatique dans les écoles par exemple, mais aussi l'ouverture d'une bibliothèque digne de la taille de la ville, d'une école de musique, de foyers-logements pour des personnes âgées qu'il fallait de mieux en mieux accompagner, etc.
Enfin, depuis 7, 8 ans environ, le service public local a du s’ériger progressivement en protection, face aux conséquences d’un monde plus dur de dérégulations, de délocalisations, de détresses sociales et humaines plus grandes. Notre service public se doit aujourd'hui d'être un bouclier pour les plus modestes, le patrimoine de ceux qui n'en ont pas, d'aider par exemple les jeunes qui souhaitent faire des études supérieures en leur attribuant des bourses, d'aider les personnes âgées à mieux se soigner et à se restaurer via les services à domicile, sans oublier les besoins en matière de sécurité, de cadre de vie, et même d'écologie.
Alors je dis à mes agents qu'ils peuvent être fiers de cette médaille, individuellement et collectivement, car ils ont fait ce qu'il y a de plus noble à mes yeux : aider les autres, les habitants de notre ville à vivre mieux, ils ont su être utiles pour un mieux vivre ensemble dans cette commune qui fait parfois, et même souvent, envie alentour – nos enseignants en savent quelque chose, eux qui trouvent à Wattrelos une municipalité à l'écoute et qui fait de son mieux pour les épauler.
En leur souhaitant d'excellentes fêtes de fin d'année et avant de leur remettre leur précieuse médaille, je n'ai que deux mots à leur dire : bravo et merci !