Le texte paraît anodin
mais derrière un titre sibyllin et un contenu que le Gouvernement présente volontiers comme exclusivement technique, c’est sans doute un des projets de loi les plus importants depuis longtemps en
matière d’énergie et de ceux qui, incontestablement, dessineront l’avenir énergétique de la France !
Cet après-midi, en effet, après plusieurs jours de débat, le Gouvernement soumet au vote de l’Assemblée, le projet de loi Nomé (nouvelle organisation du marché de l’électricité) dont l’objectif est d’ouvrir davantage les marchés de l’électricité à la concurrence et dont la raison d’être est de contraindre EdF à vendre à ses concurrents, à un tarif avantageux (mais la discussion avec les dirigeants d’EdF a été vive et c’est bien normal !), une part de l’énergie qu’elle produit.
C’est dire si ce texte n’est vraiment pas mineur. Pourquoi ? Pour trois raisons :
Ø D’abord parce qu’il vise à faciliter l’entrée de nouveaux concurrents sur le marché de l’électricité, pour battre en brèche le monopole d’EdF : c’est donc une posture purement idéologique, avec un présupposé idéologique – qui ne s’est pas toujours économiquement vérifié – selon lequel, avec plus de fournisseurs concurrents, le consommateur ne pourra que bénéficier de baisses de prix !
Ø Ensuite parce qu’il met à mal précisément l’avantage concurrentiel d’EdF et de l’économie France toute entière, à savoir le bas prix d’électricité qui résulte de l’importante production d’origine nucléaire en France, fruit des investissements d’EdF. Et là, on marche sur la tête : on contraint l’opérateur historique – alors même que parfois le pays manque déjà d’électricité ! – à vendre de sa production à ses concurrents… alors que lui-même doit dégager les retours sur investissement qui lui permettraient d’avoir les moyens financiers, justement, d’assurer le renouvellement de son parc de centrales, ou d’autres investissements en énergies renouvelables. Mais si on appauvrit EdF, si ces investissements ne se font pas, n’est-on pas en train de tuer la poule aux œufs d’or, celle en vertu de laquelle l’énergie, en France, est plutôt bon marché (ce qui est un facteur de compétitivité) ?
Ø Enfin, ce texte n’est rien d’autre qu’une décision autoritaire de prélever une partie de la valeur ajoutée de l’opérateur public, pour la transférer à des entreprises privées (qui se comportent ainsi comme des coucous, n’ont pas fait les lourds investissements de production, mais veulent tirer parti des profits que ceux-ci ont pu générer !) puisque, avec ce texte, EdF devra concéder aux fournisseurs d’électricité 25 % de sa production d’origine nucléaire ! Un journal l’a écrit, cette loi Nomé assure « le partage du gâteau nucléaire » : c’est exactement cela, au détriment de notre économie et des consommateurs ! EdF devra en effet fournir un maximum de 1 000 milliards de WH par an à ses concurrents (GdF Suez, Poweo, Direct Energie).
De fait, la conséquence plus que vraisemblable de ce texte – elle est à mes yeux certaine – c’est que le prix de l’électricité va s’envoler dans les années qui viennent.
Ainsi, la commission de régulation de l’énergie annonce que la réforme va provoquer une envolée des tarifs de l’électricité de plus de 11,4 % dès 2011 pour les particuliers (et de 3,5 % par an entre 2011 et 2025 !) et de près de 15 % pour les entreprises. Ces augmentations viendraient s’ajouter à celles du prix du gaz : + 9,7 % au 1er avril 2010 et + 5 % au 1er juillet 2010, asphyxiant totalement les consommateurs et les entreprises.
Comme pour le gaz, cette inflation tarifaire de l’électricité est le résultat des options libérales du Gouvernement. Les tarifs réglementés ne dépendront plus d’une décision politique qui tient compte de la situation économique et sociale du pays mais de la commission de régulation de l’énergie. D’autre part, dans tous les pays européens qui ont déréglementé leur marché de l’énergie, les consommateurs ont vu les prix s’envoler, la compétitivité des entreprises s’est fortement dégradée, la désindustrialisation accélérée. Cette déréglementation va aussi accroître les inégalités sociales. En refusant de reconnaître que l’énergie est un bien de consommation pas comme les autres, ce projet de loi fragilise davantage les 3,5 millions de Français en état de précarité énergétique.
Avec mes collègues socialistes, je crois, moi, que l’électricité est un bien public et qu’elle doit le rester. Elle est même un bien de première nécessité qui doit être préservée du profit privé. On me dira que j’ai, en la matière, une posture idéologique ? Oui, je l’assume. Car dans la répartition des richesses d’un pays, l’accès à l’énergie pour tous est une condition première de vie, et pour certains même de survie.
Alors c’est sans réserve que, cet après-midi, j’ai voté contre ce texte de démantèlement.

La ville jumelée de Wattrelos, en
Allemagne orientale, fête les 20 ans de jumelage avec Wattrelos, mais aussi avec ses deux autres villes sœurs allemandes, Langenfeld et Lüneburg, ce week-end à l’occasion de la Kuhfest
(traduction : fête de la vache, animal symbole de la ville de Köthen, manifestation organisée par le légendaire Ku Ka Kö, à la troupe de danseuses bien connue ici à Wattrelos pour notre
carnaval !).
Voilà pourquoi, comme lui, je suis
heureux de voir nos Wattrelosiens, jeunes et moins jeunes, vivre ces quelques heures ou jours si proches de leurs amis Allemands.

lanceurs de javelot ou des échanges scolaires qui ont lieu entre notre cité scolaire Emile-Zola et le Ludwiggymnasium. Si notre
jumelage a 20 ans, il est « vivant, actif, généreux ». Et en cette fin d’après-midi, je lui souhaite « un très bel avenir et une longue vie ».
L’humour, en offrant sous les rires de l’assistance à Kurt Zander une superbe vache en peluche (qu’il va garder précieusement dans son bureau, au milieu
de quelques autres !), symbole de Köthen bien sûr, mais aussi de la convivialité de notre jumelage.
Le sérieux aussi, en lui remettant,
parce que l’amitié est d’or, la grande plaquette d’or de l’Assemblée nationale !
où nos Wattrelosiennes font bonne
figure (et avec le sourire !) et où un couple d’allemands me confie un instant leur chien dénommé… Otto !
Surtout ne le dites pas à
Albert…
Quelle joyeuse bande de
musiciens ! Et de voir leur banderole où Wattrelos est écrit en grand me fait bien plaisir.
La réception pour la remise des lots du
printemps du commerce, ce soir dans les Salons de l’Aveline, n’est pas une simple réception. Elle est également un moment important dans la vie de notre fédération des unions commerciales de la
ville, W’Atout commerce, puisque sa présidente depuis tant d’années, Marielle Wyts (Atelier Marielle), passe officiellement la main à son successeur, Christophe Ricci (Ricci Automobiles)… dont le
garage se situe juste en face du lieu où nous nous retrouvons ce soir !
Réception riche d’amitié et de
convivialité que celle de ce matin à l’Hôtel de ville où je reçois 16 écoliers de Guarda, notre ville jumelle du Portugal, venus rendre visite toute la semaine à leurs copains wattrelosiens de
l’école Jean-Zay (après les avoir reçus du 17 au 24 mai).
Ce midi se produit un
événement rare à Wattrelos : je remets une médaille d’or de la Ville. C’est que je rencontre une personnalité éminente. Je suis venu dire bon anniversaire à Georgette Nys, vaillante bénévole
du club de l’Amitié, qui fête son… 100e anniversaire, entourée de ses amis, à la salle Georges-Diongre où se tient un repas en son honneur.





