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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 16:05
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resultats.jpg La démocratie s'est exprimée. Une majorité s'est prononcée pour Nicolas Sarkozy.
J'en prends acte avec tristesse et amertume.
Trois remarques.
La première : la stratégie du prestidigitateur-illusionniste Houdini-Sarkozy a fonctionné. Il a réussi à berner nombre de Français sur sa capacité à incarner une nouvelle dynamique pour notre pays, lui qui est co-responsable, et largement, du mauvais état de notre économie et du manque de cohésion sociale. Jamais, au vu des résultats de son action, il n'aurait dû être élu. Il l'a pourtant été. Pourquoi ?
Parce qu'il a su faire illusion : faire croire aux gens qu'il va mieux s'occuper d'eux par les moyens de l'Etat alors qu'il ne cesse de dire qu'il veut réduire les dépenses publiques et le nombre de fonctionnaires, c'est une illusion. Faire croire qu'il va résoudre les problèmes de sécurité à coup de lois alors qu'il ne cesse de réduire les policiers dans nos quartiers, que la Justice connaît un manque cruel de moyens, que les associations qui travaillent pour l'aide aux jeunes, qui travaillent à leur insertion, à la prévention, connaissent de dramatiques coupures de subventions, c'est une illusion. Faire croire qu'il va diminuer l'imposition sur les successions, que c'est juste, que cela va concerner des contribuables comme mes concitoyens, c'est une illusion, c'est un mensonge. Car ce qu'il vise, c'est détaxer les plus grosses fortunes de ce pays, ses amis, mais pas les gens d'ici. C'est ainsi qu'il a réussi à troubler une partie de l'électorat de Gauche et à ponctionner celui du Front national : c'est navrant. L'électorat l'a cru en conscience. Sarkozy a réussi à escamoter son bilan, qui il est, c'est un comble. J'enrage
La deuxième : une élection en cache une autre. La France a un nouveau président : très républicainement, je forme des voeux pour l'avenir de mon pays. Mais mes craintes sont que nombre de Français se réveillent dans la douleur : les petites gens qui subissent la pression des plus forts dans le monde du travail. Voilà pourquoi il est urgent de travailler aux 3ème et 4ème tour : les élections législatives, les 10 et 17 juin. Ce sont elles qui feront les politiques que la France conduira dans les cinq ans qui viennent. J'appelle la Gauche, les hommes et les femmes de progrès qui veulent que la société bouge dans le rassemblement et la cohésion sociale, à se mobiliser. Rien ne serait pire que de croire que Sarkozy a tous les pouvoirs. Les Français n'ont pas choisi leur gouvernement. Dans ce combat-là, allons-y !
La troisième : il ne faut pas mélanger les scrutins. Les résultats de l'élection présidentielle ne se confondent pas et ne se confondront pas avec ceux des élections législatives et municipales. Les électeurs ont pris en compte la dimension personnelle de Nicolas Sarkozy ; ils tiendront compte de la dimension personnelle du candidat qui se présentera à eux, de ses qualités pour les relations humaines, de sa capacité à exercer. Des lignes ont bougé mais les positions locales ne sont pas remises en cause profondément.
Cette élection restera une chance de gâchée pour la Gauche et un gâchis politique.

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Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /2007 08:21
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assembl--1.jpg L'élection a-t-elle déjà eu lieu ? Non, bien sûr. Mais cet après-midi, je me rends à l'Assemblée, pour la faire visiter, pour expliquer son fonctionnement, comment se font les lois, préciser les différentes commissions de l'Assemblée, les amendements, les compte-rendus des débats… et tout cela, je l'explique à plus d'une trentaine de jeunes élèves du lycée Lavoisier de Roubaix.

Fruit du hasard, il y a deux semaines, je vais déjeuner, pour le tester et faire un clin d'œil d'encouragement à l'équipe pédagogique, au restaurant d'application des formations hôtelières du lycée Lavoisier (entre parenthèses, une excellente adresse : allez-y, cela fera plaisir aux jeunes ! Ils font ça tellement bien, cela les encouragera. Mais attention : faut réserver !). Et des enseignants m'abordent, en m'expliquant que, dans le cadre d'un voyage d'application à Paris, des jeunes vont aller visiter l'Assemblée nationale, mais que ni le député de la circonscription ni son assistante ne seront là pour les accueillir et leur faire la visite… Est-ce que je connais quelqu'un qui le pourrait ? Je n'hésite pas une seconde : moi, bien sûr !

Pourquoi ? Parce que le refus du parlementaire en place, et cette impossibilité qu'il met en avant, de lui-même comme de sa collaboratrice, me consternent ! C'est une priorité d'aider nos jeunes à devenir des citoyens, de leur expliquer la République. Pour un élu, c'est un devoir de savoir répondre à l'attente de ses concitoyens, et de répondre présent à ce type de sollicitation !

Ensuite, parce que, pendant les cinq ans où j'ai moi-même siégé à l'Assemblée, jamais je n'ai laissé en plan aucune classe, aucun établissement scolaire, aucun groupe qui ait voulu se rendre à l'Assemblée ; jamais je n'ai été absent non plus du Parlement des Enfants, toujours j'étais aux côtés du ou de la Député(e) junior de la circonscription quand il devait aller siéger à Paris.

Ce type de visite de nos jeunes est utile, très utile. On n'est plus à la télévision, là, on est au cœur du fonctionnement du pouvoir législatif… D'ailleurs, en les accueillant, c'est le "cours" que je leur ai fait sur les trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire.

Ensuite, ils ont tout vu : l'Hôtel de Lassay (Présidence de l'Assemblée), la salle des quatre colonnes, les salons des députés, la cour d'honneur, le Bureau de Poste (merci au chef d'établissement de les avoir si bien accueillis)… et grâce à moi, ils ont pu entrer dans le Saint des Saints : la buvette de l'Assemblée, où les serveurs, gentiment, ont pu leur offrir un coca ou un jus d'orange. Il faisait chaud, et cela fut agréable ! assembl--2.jpg

Puis direction la Bibliothèque et ses superbes livres, plus que centenaires, avant de terminer dans l'hémicycle ; et là tout y passe : comment vote-t-on ? Où est la gauche, où est la droite, comment note-t-on tout ce qui se dit ?

Bref, une visite prévue pour durer une heure… et qui finalement en aura presque pris deux ! On était les seuls, et je crois qu'on a fait la fermeture.

Ils étaient fatigués et en avaient plein la tête ! Je crois qu'ils étaient satisfaits et heureux ! Moi aussi…

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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /2007 08:01
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En politique, ceux qui me connaissent le savent : si je suis un homme de convictions, et elles sont solides en moi, je suis volontiers connu comme pragmatique et réaliste. On me reconnaît homme d'écoute et tolérant, et ne suis coutumier ni des invectives, ni des caricatures.

Mais là, trop c'est trop ! Nicolas Sarkozy est un danger pour la démocratie, et je veux porter cette idée et dénoncer avec force les excès de ce personnage.

Cela a peut-être échappé à bon nombre de nos concitoyens, mais deux événements récents me révulsent. Certains médias s'en sont faits l'écho (dont le Canard Enchaîné), et cela mérite en effet d'être rapporté largement.

D'abord, cet incident où, lors d'une émission le 18 mars sur France 3, devant enregistrer France Europe Express, l'encore ministre N. Sarkozy fait une colère homérique parce qu'une loge spéciale n'a pas été apprêtée pour son maquillage et que personne d'assez haut placé dans la direction n'est là pour l'accueillir comme il estime que cela devrait être !

Autre "drame", en direct sur France 3 Nord – Pas-de-Calais, où, interrogé au journal régional à Lille (quelques instants avant de tenir meeting), le candidat-ministre-président de l'UMP critique expressément le reportage qui vient de lui être présenté… tout simplement parce que ledit reportage évoque ce qui a bien été un dossier "chaud" de son ministère : celui de la confection des passeports biométriques à l'Imprimerie nationale de Douai. Et la journaliste d'être vertement rabrouée, et en pleine émission ! Pourquoi ? Parce que le reportage ne disait pas ce que le candidat-ministre aurait voulu qu'il dise !

Et dans les deux cas, le même Nicolas Sarkozy d'exploser, et de proclamer que ces journalistes ne perdent rien pour attendre, et qu'il réglera leur sort dès qu'il sera élu !

C'est grave. Très grave.

Les journalistes de France 3 ont raison de protester : voilà pourquoi je mets leur communiqué ci-après en copie.

N. Sarkozy rêve-t-il d'une presse aux ordres, de journalistes à la botte, d'articles de presse, de journaux directement écrits par le pouvoir, rêve-t-il du retour de l'ORTF de De Gaulle, veut-il pour notre pays du retour de la censure et de commissaires politiques à ses ordres ?

Attention, il y a danger !

Une fois, on peut (peut-être) se dire que c'est l'énervement de la campagne ! Deux fois, ce n'est plus possible. Ces crises d'autorité sont le signe d'une pensée plus profonde : « Si vous n'êtes pas idolâtre, vous êtes contre moi! » C'est "servez-moi ou disparaissez !"

Ce n'est plus de la démocratie cela. L'honneur d'une démocratie, c'est de savoir respecter sa presse et ses journalistes. Et s'il le faut, de les défendre !
"Sarko facho" ? C'est un slogan ! Et si c'était une réalité ?

Communiqué de la Société des Journalistes de France 3 :

Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ?

 

Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ? 

Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF. 
M. Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18 mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent.

A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire !

Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour être maquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy »,  voici notre direction sur la sellette. «Toute cette direction, il faut la virer », a lâché  le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 mars 2007. « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder».
Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de Nicolas Sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes.

Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile.

Comme cette récente provocation gratuite à l'adresse d'un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais c'est à la direction qu'il veut s'en prendre ?
La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l'indépendance des chaînes de service public.
Non, monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d'information. Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d'aucun autre candidat.
A bon entendeur.

L
a Société des Journalistes de France 3. Le 23 mars 2007.

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Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /2007 16:40
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Sur cette photo signée P. Jolivel / Banque de France : le professeur Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006, Maria Nowak, présidente de l'association pour le Droit à l'Initiative Economique (ADIE), et Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.

On peut être banquier et porter des valeurs d’humanisme et de solidarité fraternelle.
C’est ma conviction, et la raison profonde pour laquelle, après mes études, j’ai choisi cette profession. Et, à la Banque de France, je suis Secrétaire général de l’Observatoire de la microfinance, organisme mis en place à la demande du Président de la République, créé en septembre 2006 et présidé par Monsieur Michel Camdessus, gouverneur honoraire de la Banque de France, ancien directeur général du Fonds monétaire international.
Voilà pourquoi ce matin, quand le gouverneur de la Banque de France, Monsieur Christian Noyer, reçoit le professeur Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006, en présence de Monsieur Camdessus, et de Madame Maria Nowak, présidente de l’association pour le Droit à l’Initiative Economique (ADIE), je participe à l’entretien.
Monsieur Yunus est connu internationalement comme « le banquier des pauvres ». Il a en effet fondé il y a plus de 30 ans la Grameen Bank au Bangladesh pour prêter des petites sommes à des personnes n’ayant pas accès au système bancaire « normal », et leur permettre de créer leur micro-activité.

7 millions de personnes ont, depuis, bénéficié de ces microcrédits.

Le microcrédit est principalement conçu comme un instrument de lutte contre la pauvreté. Les institutions de microfinance sont surtout présentes en Asie du Sud-Est, en Amérique du Sud et en Afrique. Dans ces régions, cependant, le microcrédit ne touche que 103 millions de personnes, soit à peine 2 % du total estimé de la population exclue du système bancaire classique.

Mais, j’en suis convaincu, le microcrédit a également un rôle essentiel à jouer dans les pays industrialisés, notamment en Europe et en France. Il s’agit d’un instrument utile pour financer les besoins de ceux qui sont des « délaissés du système bancaire ». C’est clair : le microcrédit est un outil contre l’exclusion au Sud, et contre la pauvreté au Nord.

Ainsi, en France comme en Europe, il est une réponse à deux segments de besoins :

·        celui du financement de la création ou du développement des microentreprises, notamment lorsqu’il s’agit de la création d’entreprises par un demandeur d’emploi : c’est le « microcrédit professionnel » ;

·        celui de l’aide ponctuelle à des personnes en difficulté, en accompagnement d’un projet spécifique : c’est le « microcrédit social ».

Ici, à Wattrelos, j’ai fait signer une Convention avec la Caisse solidaire du Crédit Mutuel Nord-Europe pour que le Centre Communal d’Action Sociale puisse distribuer du « microcrédit social » à certains de mes concitoyens que les banques n’accueillent pas « spontanément ». Comme l’a dit dans la presse l’un d’entre eux, « cela lui a sauvé la vie ». Pas du point de vue vital, bien sûr, mais c’est incontestable que ce petit plus lui a changé considérablement la vie.

A Wattrelos aussi, depuis quelques mois, l’ADIE a ouvert une permanence à Beaulieu pour aider ceux qui souhaitent créer leur entreprise ; déjà plusieurs dossiers sont passés, et des jeunes se sont installés, en créant leur affaire : tant mieux !

A Paris, pour aujourd’hui, j’ai préparé le discours du gouverneur, et les décisions qu’il vient d’annoncer, où l’engagement de la Banque de France pour le développement du microcrédit en France et en Europe est confirmé avec force. Là aussi, tant mieux !

Il reste tout à faire pour aider les exclus du système bancaire.

Quand j’étais parlementaire, fort de mon expérience à la Banque de France de Roubaix, et des situations sociales très dures que j’avais vues auprès de celles et ceux que je rencontrais, j’avais fait voter la réduction de l’interdiction bancaire de 10 à 5 ans : 1.200.000 personnes en France avaient retrouvé le droit de faire des chèques, d’avoir une carte bleue, le droit de vivre « normalement », par cette seule modification.
Mais ce n’était pas fini, j’avais d’autres projets pour combattre l’exclusion financière, et donc l’exclusion tout court. Malheureusement, j’ai été battu en juin 2002, et je n’ai pu poursuivre le chantier.

Aussi, en ce printemps 2007, en travaillant avec le Ministère de l’Economie et des Finances pour préparer de nouveaux textes législatifs qui permettraient de faciliter la distribution de microcrédit social, en aidant à mobiliser la Banque de France sur ce dossier, ou en siégeant au Conseil d’Orientation du Fonds de Cohésion Sociale qui, sous la présidence de M. Camdessus, accorde les garanties aux associations ou aux banques distributrices du microcrédit,  j’ai le sentiment de poursuivre cette mission que je me suis donnée : mettre la finance au service des plus modestes aussi.

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Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /2007 08:26
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Je suis fidèle en amitié, et je m’en honore. Aussi, dès qu’il m’a invité, c’est devenu un incontournable de mon agenda, il fallait que j’y sois ! Ce vendredi, un Croisien parmi les plus célèbres, Jean Gomanne, fête ses années de chansons, et à cette occasion, il a invité ses amis – j’en suis ! – et a sorti un nouveau CD, un « Florilège » (c’est son titre, avec une Tour Eiffel en fond d’image) de ses chansons. Pour être franc, c’est de la chanson comme je l’aime, française, chantant l’amour et la vie, de ces chansons que nous avons tous un jour fredonnées, et que nous conservons tous dans un coin de notre tête.

« Ca sent si bon la France » ;  « C’est magnifique » ; « A l’auberge du Cheval Blanc » ; « Toutes les femmes sont belles »… « Comme d’habitude » !

Jean est rayonnant et heureux, et il a raison de l’être. Ses sympathiques amis qui tiennent ce café mythique du LAF se sont même déguisés d’habits de fête pour lui et ses hôtes ! Le sourire est sur toutes les lèvres, c’est chouette.

J’ai beaucoup de respect pour ces artistes qui, comme Jean, ont passé leurs samedis soirs, dimanches midi, à faire des déplacements, à animer des bals, à pousser la chansonnette, à semer un peu de bonheur autour d’eux dans leur passage. Dans un film récent, Quand j’étais chanteur, G. Depardieu était émouvant. Mais tous ces artistes ont du mérite. Avec toutes ses années de carrière, Jean leur fait honneur. C’est un grand, et j’ai pour lui respect et amitié.

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Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /2007 23:08
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Ce midi, dès la fin de l’assemblée générale, direction Dunkerque. Mon ami et complice, son maire Michel Delebarre, m’a invité au Carnaval pour lancer du balcon de l’Hôtel de ville les célèbres « kippers »… pendant que lui lancera également – privilège du maire – des homards (selon la célèbre apostrophe de la population dunkerquoise : « Delebarre, des homards ! »).

Qu’on se rassure : si les harengs saurs – dits kippers – sont sous film plastique (mais l’odeur est bien là, j’en atteste !), les homards eux sont en plastique : 6 seront lancés, et ceux qui les attrapent peuvent les échanger dans une poissonnerie de la ville (en pratique, ils ne le font jamais, trop fiers de leur trophée !).

D’ici là, me voilà déguisé : sitôt arrivé sur le parking, me voilà en « carnavaleux ». Dominante bleue, chapeau et masque… pour faire discret (cf. photo). Soyons franc : tout cela est très raisonnable, et cela le restera jusqu’au moment où tous les invités du maire se trouveront affublés… d’un « boa » (d’un mauve superbe !) que ni Régine ni Zizi Jeanmaire n’auraient dédaigné. On rit, Michel est épuisé mais en forme (le miracle du maire en fête dans sa ville !), mais je ne me vois pas encore trop exubérant.

La foule s’agglutine sous le balcon. C’est superbe de couleurs, de parapluies, de jaune, de rouge, de bleu, de vert, de tout cela mélangé et de bonne humeur. C’est qu’elle peut en contenir du monde, cette place ! Et elle est noire de monde.

Enfin, ça y est : on ouvre les fenêtres, on grimpe sur le balcon, une clameur monte. Au premier kipper, c’est un cri général qui s’élève. Au premier homard, c’est l’émeute. Extraordinaires mouvements de foule. Impressionnant ! Caméras, télés, photographes immortalisent la scène.

Que c’est beau le Nord en fête. Que c’est bon quand on peut tout oublier. Tous ici, en haut et en bas, déguisés, nous sommes pareils : on est là pour cela, pour dire notre plaisir de rire, de sourire, de passer un moment de joie.

Déjà vingt minutes et il n’y a plus de harengs. Des tonnes sont devenues des poissons volants. Les fenêtres se referment… Dommage. La fête est finie ? Non. Bien sûr, partout dans la ville, elle continue.

Je n’y tiens plus. Je rejoins la foule, une bande se forme. Au coin de l’autre place là-bas, une marée humaine s’avance. Des rythmes secouent tout le public alentour. Je plonge dans la masse. Plonger dans la "Vischerssbende" parmi les "masqueloures" et les "berguenaeres" relève de l'exploit sportif. On y retrouve Rosalie, Marguerite, Rose, Charlotte, Marie et Raymonde évoquant "tet'ches", "wiches" et "picheloures" en toute liberté. Il est vrai "qu'on n'est pas là pour faire des manières..." Quelle chaleur, quel moment ! Voilà que résonne, porté par mille, par dix mille, par cinquante mille voix, « l’hymne à Jean Bart ».

Une communion entre une population et une chanson. Une identification. J’en ai plein les yeux, plein les oreilles. Et un moment d’orgueil : je me souviens que l’écrivain Jacques Duquesne, qui a écrit une biographie de notre célèbre Corsaire du Roi, m’a confié qu’à l’époque Jean Bart s’écrivait Jean Baert !

Le soir tombe, il faut rentrer. J’ai encore du travail ce soir, mais je suis heureux. Ah, le Nord est une superbe région. Et qu’est-ce que je l’aime…
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Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /2007 21:48
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Ce matin, dès 9 heures, me voilà à l’assemblée générale du Syndicat des Pêcheurs de Roubaix-Tourcoing au Parc des Sports à Roubaix.

J’aime bien son Président, Jean-Jacques Fertelle, fort en voix, c’est vrai, mais d’un dévouement exemplaire : malgré une maladie qui l’a affaibli et éloigné de longs mois, comme il le dit au début de son discours, il a tenu le gouvernail avec les autres membres de son Comité et de son équipe. Toujours les mêmes, c’est aussi cela le bénévolat : peu de volontaires pour faire, bien plus nombreux pour critiquer. Et ça aussi, Jean-Jacques le dit. Il a malheureusement raison.

Mais à cette assemblée, je vais – aussi régulièrement que possible – pas seulement par égard à son président, mais parce que j’y ai pas mal de copains, et surtout parce que j’apprécie ce que représente l’attachement de tous ces pêcheurs à LEUR canal. Un nom, ce matin, me revient, celui d’un amoureux inconditionnel du canal, celui d’Emile Duhamel, un grand copain lui aussi, mieux : un camarade, disparu il y a quelques semaines… A la tribune, on lui rend hommage, tant mieux !

Côté élus, en ce début d’assemblée générale, on n’est pas très nombreux, et je me sens bien seul. Qu’à cela ne tienne, je reste : les autres arriveront plus tard… quand viendra l’heure des discours, en fin de matinée.

Moi, je ne vais pas pour parler, mais pour écouter. Mais puisqu’en fin de matinée, on me demande mon avis, je le donne. Et du point de vue du canal, mon état d’esprit est clair.

1)      Du point de vue du maire de Wattrelos, je suis franc : le retour en navigabilité du canal de Roubaix n’était pas une priorité. Améliorer ses abords, en curer les fonds, en faire un espace de promenade, le valoriser, y faciliter l’accès dans des conditions sécurisantes aux pêcheurs, oui. Y faire naviguer des bateaux, bof ! Non pas que je sois insensible aux promenades bucoliques sur l’eau, mais j’ai deux remarques sur ce dossier : d’une part, je n’imagine pas que mes concitoyens aient pour projet de vie de faire naviguer leur bateau sur le canal (de Roubaix ou d’ailleurs, au demeurant !) ; d’autre part, quand ils me demandent des interventions, ils me les demandent sur bien d’autres priorités (logement, voiries, éclairage, espaces publics…). Mais bon, « Blue Links » était une opportunité d’obtenir des fonds européens, ça a été décidé, dont acte.

2)      En matière de solidarité des charges, avec toutes les villes traversées (11 au total !) par le canal, on est loin du compte ! Deux exemples : d’abord le curage du canal (nécessaire pour le retour en navigation certes, mais aussi – et à mes yeux, c’est bien plus fondamental – pour lutter contre ses débordements et donc les inondations dans le quartier du Laboureur). Il concerne 11 villes disais-je, et seules 3 (Wattrelos surtout, Leers un peu, et Wasquehal mais ce n’est pas complètement bouclé) vont stocker sur leur territoire les sédiments ! Autre exemple : sur toutes les villes traversées, seules Roubaix, Wattrelos, Tourcoing et Leers subventionnent l’association des pêcheurs ! Tout cela, il faut le rappeler, je le fais.

Pour la requalification du canal, de ses abords, et la rénovation de nos villes, des quartiers limitrophes et des conditions de vie de leurs habitants, il y a deux projets encore bien plus importants que la navigabilité du canal, et ils sont importants pour les pêcheurs : c’est d’abord la couverture et le recalibrage de l’Espierre, égout à ciel ouvert qui s’écoule en parallèle du canal jusqu’au Grimonpont (c’est coloré, et ça pue : depuis 1997, j’y ai emmené tous les préfets, secrétaires généraux et hauts fonctionnaires nommés dans le Nord !) ; c’est aussi le traitement du site Rhodia-Kuhlmann, sur sa pollution, ses aspects paysagers. La première tranche du premier projet se termine ; pour le second, la convention financière entre l’Etat, Rhodia, et LMCU est signée, et va mobiliser des moyens importants. Deux dossiers lourds, importants, coûteux, dont le décideur et l’organisateur pivot ne sont qu’une même entité : la Communauté urbaine de Lille ! Deux dossiers auxquels son Vice-Président au Budget a su porter une attention compréhensive… et bienveillante !
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Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /2007 12:21
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Belle ambiance, hier soir à Dunkerque, au meeting de Ségolène Royal !

J’arrive un peu avant 17h… et l’énorme salle du Kursaal est déjà pleine ! J’aperçois des militants des villes voisines de Wattrelos, des Wattrelosiens venus en nombre… Je ne les vois pas tous mais ils sont là et ne sont pas les derniers à faire la fête !

C’est vraiment un grand rassemblement « à la dunkerquoise ». J’adore ces rythmes !

On m’annonce que Ségolène est sur la route ; mon ami Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque, fait son entrée… en musique ! Alors Gilles Pargneaux, 1er secrétaire de la Fédération du Nord, monte à la tribune, remercie les personnes présentes… Il a pour mission de mobiliser la salle : ce n’est pas facile mais il ne s’en sort pas mal du tout ! On lui demande même d’en rajouter, de faire patienter : beau savoir-faire !

Enfin, Ségolène arrive dans une cohue toute sympathique : ça commence !

Michel monte en musique à la tribune, puis commence son discours, comme d’habitude plein d’humour (on ne le changera pas !) : il évoque le carnaval qui anime sa ville, le week-end « des trois glorieuses », le « bal républicain » de ce soir… Puis le ton se fait plus politique : il épingle « l’Autre », son comportement, ses initiales rappelant un certain Nénesse, grande figure du carnaval… Tout le monde savoure, tout le monde rit.

Mais Michel ne manque pas l’occasion de rappeler l’importance de ce que doit être la mutation du Dunkerquois et présente ses doléances à la « future Présidente de la République » : ses souhaits d’une politique portuaire ambitieuse pour concurrencer Rotterdam, d’une politique industrielle volontariste qui sache exploiter au mieux les hectares disponibles de l’agglomération, de voir améliorée la desserte routière, comparant l’A25 (Dunkerque-Lille) « à la première étape du Paris-Dakar ! »…

Puis Ségolène prend la suite, revenant pour une large partie sur son discours programmatique de Villepinte, dimanche, affichant ses priorités pour la France. Le thème choisi ce soir-là : « L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation ».

En tant qu’élu, en tant que citoyen, en tant qu’homme, j’ai retenu :

1)      sa volonté d’une école laïque pour tous et partout sur le territoire, « de la Sorbonne aux Minguettes », qui assure autant de chances de réussite à « Frédéric qu’à Malika ». L’élu du Roubaisis que je suis apprécie !

2)      son engagement de revenir sur les suppressions de postes d’enseignants annoncés à la prochaine rentrée et de tous les rétablir : oui, il y a une différence entre la Gauche et la Droite ! L’élu du Roubaisis applaudit !

3)      son souci de donner d’autres moyens à l’Education nationale, par exemple en abandonnant la construction d’un deuxième sous-marin pour pouvoir embaucher des instituteurs et des professeurs ; j’en suis heureux ! Les militaires de haut rang eux-mêmes – et j’en connais pas mal – sont plus que réservés sur ce second sous-marin (à part la Marine !) : il faut un acte de vérité pour dire qu’il n’est pas indispensable à notre Défense. Ouf, c’est fait ce soir, Ségo a raison !

4)      sa volonté de mener une politique ambitieuse pour l’enseignement supérieur et les universités.

Bref, j’ai entendu hier soir un vrai discours de Gauche sur l’éducation, avec des priorités claires, des engagements, une vraie vision de société car c’est à l’école que les inégalités naissent et s’accroissent. L’éducation est l’un des piliers fondamentaux de notre capacité à vivre ensemble, sujet sur lequel les Français nous attendent tant. C’est aussi le plus bel investissement à faire pour préparer l’avenir.

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Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /2007 10:21
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Avec Francine Langevin, secrétaire de la section PS de Croix-Wasquehal, et Bernard Catto, ancien commissaire central à Lille et chef de district.


Comme je vous le disais, je me suis rendu hier soir à Croix à l’invitation de la section socialiste locale pour prendre part au débat participatif organisé autour du thème : « Les insécurités et les violences sont-elles inévitables dans notre société ? »

Une quarantaine de personnes étaient présentes (malgré la neige !), et je dois dire que la discussion a été très constructive : des questions, des témoignages, des pistes de réflexion, des échanges entre les participants… j’y ai vu un bel exercice pratique de démocratie participative.

L’invité de cette réunion était l’ancien commissaire central de Lille et chef de district Bernard Catto. Un invité précieux qui nous a révélé l’envers du décor que notre Ministre de l’Intérieur a si habilement dressé : un déficit dramatique d’encadrement dans la police ; un « tout législatif » qui ne débouche sur rien (exemple : le décret si médiatique interdisant les rassemblements dans les halls d’immeubles = deux procédures en un an en France !) ; une transformation de la police menée en dépit du bon sens (sans sa dimension de proximité, la police ne peut être efficace!) et sans toucher au reste de la chaîne pénale (la prévention et l’éducation en amont ; la Justice et la prison à l’aval), que d’erreurs, que d’erreurs !

Je suis persuadé que les insécurités, qui génèrent les violences, doivent être l’objet d’un projet global qui s’attaque au moins autant aux causes qu’aux conséquences.

C’est-à-dire :

1)      une Police efficace et présente dans les quartiers ;

2)      une Justice efficace et rapide, avec un budget prioritaire et des solutions alternatives à l’incarcération car celle-ci ne règle pas, loin s’en faut, les problèmes de violence ;

3)      une Education pourvue en moyens humains (enseignants, encadrants, aide-éducateurs…) dès la très petite enfance car c’est à la maternelle que les inégalités se créent, mais également à destination des parents (pourquoi pas une école des parents ou davantage d’écoles de la deuxième chance ?), avec un « service civique » de un ou plusieurs mois (obligatoire pour moi) comprenant des travaux d’intérêt général auprès d’une association ou d’une collectivité publique ;

4)      construire l’adhésion à une société où chacun trouve sa place : c’est le fameux « lien social », et c’est le cœur du sujet. Cela signifie qu’il faut parallèlement éradiquer ces gangrènes que sont le chômage, la pauvreté (30% de RMIstes en plus en trois ans à Wattrelos !), le mal-logement (ou le pas-de-logement du tout), qu’il faut une politique économique qui parie sur l’investissement, sur la recherche, et qu’il faut des services publics de proximité.

J’ai, en outre, proposé lors de cette réunion une mesure très concrète : il faudrait que l’Etat crée une dotation couvrant 50% du « coût » d’un policier municipal pour les communes ayant un niveau modeste de ressources (exemple : Wattrelos, Roubaix, Tourcoing, pour citer les trois communes où les revenus moyens par habitant sont les plus faibles de la Communauté urbaine). Cela permettrait à ces villes, par essence les plus exposées aux phénomènes de violences et d’insécurité, de doubler les effectifs de leur police municipale – qui ne doit pas pour autant remplacer la police nationale, ce n’est pas ce que je suis en train de dire ! – dont la mission est d’assurer une première présence de proximité dans les quartiers.

Puisse cette idée faire son chemin…

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Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /2007 11:43
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Dans le cadre de la préparation des échéances présidentielles, la section du PS de Croix-Wasquehal a décidé de conduire un débat participatif sur le thème : « Les insécurités et les violences sont-elles inévitables dans notre société ? ». C’est une question qui me semble très intéressante, et c’est bien volontiers que j’irai à cette réunion. Et, si possible, participer au débat.
Ce sera le mardi 6 février à 19h à la salle Schumann de Croix. Si le thème vous intéresse également, je prends la liberté de vous convier à venir donner votre point de vue : la réunion est ouverte à tout le monde. La salle se situe rue du Créchet.

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