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Samedi 26 mai 2007 6 26 /05 /Mai /2007 09:09
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Hier, je vous présentais l'enjeu national de ces élections législatives ; aujourd'hui, je vous propose de découvrir quelles sont mes priorités locales pour cette 8ème circonscription (à lire également dans Mes priorités 2007-2012 pour la 8ème) :

 

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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /Mai /2007 14:52
- Publié dans : Archives

Ce matin, Francine et moi avons annoncé à la presse notre entrée en campagne.
Je vous propose de découvrir une première partie du propos portant sur l'enjeu national de ces élections législatives dans la vidéo ci-dessous (à lire également dans A consulter > Les engagements du PS (2007-2012) :

 

 

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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /Mai /2007 11:33
- Publié dans : Archives

Notre pays, nos villes vivent un moment important. Au niveau national, les élections législatives vont permettre de choisir la majorité de l’Assemblée Nationale. C’est de ses rangs que sera issu le gouvernement qui dirigera la France pendant 5 ans, et c’est cette majorité qui va conduire les politiques – économique, sociale, culturelle,… - qui seront le cadre de notre vie quotidienne pendant 5 ans. Ne l’oublions pas !

Depuis le 6 mai, la France a élu un nouveau Président. C’est son choix démocratique, et je le respecte. Mais en vertu de nos institutions, « le Président préside, et le gouvernement gouverne ». Et la couleur, la composition, la politique du gouvernement, c’est la majorité de l’Assemblée Nationale qui les détermine. C’est l’un des enjeux de ces élections des 10 et 17 juin.
Mais bien entendu, il y a aussi une dimension locale à ce scrutin. Les électeurs vont choisir leur député. Celui qu’ils rencontrent, celui à qui ils feront part de leurs problèmes administratifs, celui qu’ils sollicitent, celui qui les écoutera, qui portera leur voix là-bas à Paris, celui qui obtiendra pour eux, pour leurs associations, pour leur ville les moyens qui leur permettront de mieux vivre, d’avoir une vie quotidienne moins difficile, plus agréable.
C’est cela un député : quelqu’un qui porte des valeurs, une politique, mais aussi quelqu’un qui veut, qui sait servir les autres.
  • C’est dans cet esprit que je suis candidat.
Avec Francine LANGEVIN, ma suppléante, conseillère municipale de Croix, je suis candidat pour être un député utile, utile pour nos habitants, utile pour chacune de nos villes, Croix, Roubaix, Wasquehal, Wattrelos.
  • Ici, on me connaît. Je ne suis pas un aventurier de la politique, je suis ancré au milieu des habitants de ma ville, mais aussi de cette circonscription. Je suis un maire jeune, passionné par la gestion publique de l’intérêt général. Je suis clair.
Je suis un homme d’écoute, de dialogue, tolérant et ouvert : chacun des groupes politiques le souligne souvent, moi qui parvient à faire voter à l’unanimité mes budgets à la Communauté Urbaine.
Mon ambition n’est pas de faire carrière, mais de servir… de tout mon cœur.
  • La fonction de député, je la connais. J’ai été le député de cette circonscription de 1997 à 2002. Je crois pouvoir dire que j’y ai fait honneur. J’ai fait mes preuves. J’ai été un parlementaire travailleur et sérieux.
J’ai été membre de la Commission des Finances. J’ai ainsi participé assidûment à toutes ses réunions, sur tous ses sujets, de jour comme de nuit. J’ai travaillé au sein du groupe socialiste sur toutes les Lois de Finances, sur tous les sujets financiers, j’ai siégé en séance, là aussi de jour comme de nuit, sur tous les textes présentés. Lois de Finances, Lois de Finances rectificatives, Lois de règlement ont été mon quotidien pendant 5 ans.
J’ai fait partie de la mission parlementaire qui a réformé la Loi organique sur les Lois de Finances, et mis en place la LOLF qui aujourd’hui est en vigueur.
J’ai été rapporteur ou responsable du groupe socialiste sur plusieurs lois : sur le système européen des Banques Centrales, l’épargne et la sécurité financière, la réforme des caisses d’épargne, les nouvelles régulations économiques. J’ai conduit une mission sur le CDR, Consortium de Réalisation.
J’ai présenté des amendements qui sont devenus lois de la République, et ont modifié profondément la vie quotidienne de beaucoup de nos habitants ici, tels que : la suppression de la redevance TV pour les plus de 65 ans ; la réduction de 10 à 5 ans de l’interdiction bancaire… J’ai mis en place le statut fiscal des sociétés de capital-risque pour aider celles-ci à créer des emplois. J’ai fait voter quelque chose qui, ici, est fondamental : l’augmentation du capital de l’Etablissement Public Foncier, l’EPF (sans celle-ci, l’EPF n’aurait pu intervenir sur bien des dossiers de friches industrielles roubaisiennes, ou sur la friche Kuhlman à Wattrelos !).
J’ai exercé les responsabilités que la Commission des Finances m’a confiées, à savoir : Président du Haut Conseil du Secteur Public ; Président du Haut Conseil du Secteur Financier Public et Semi-Public ; Rapporteur spécial des Comptes Spéciaux du Trésor.
J’ai eu la chance aussi d’être désigné parlementaire en mission auprès de la Ministre du Commerce et de l’Artisanat, à qui j’ai remis un rapport sur les simplifications administratives pour les Pme-Pmi, dont bon nombre ont été mises en œuvre depuis par les gouvernements Jospin et Raffarin !
Tout cela je l’ai fait, aussi, en portant la voix de la circonscription, en défendant les dossiers qui intéressaient particulièrement nos villes : crédits de rénovation urbaine, notamment de nos écoles, GPV (Grand Projet de Ville), accompagnement des grands plans sociaux (Lainière, Terken,…), crédits du CIAT pour Roubaix-Tourcoing-Wattrelos…
Je n’ai pas oublié que je m’étais aussi mobilisé pour obtenir le renforcement des bureaux de police de proximité à Croix ou à Wattrelos Sapin-Vert, le renforcement de l’îlotage et le déploiement de plus d’une centaine d’adjoints de sécurité. Et peut-être se souvient-on que j’ai fait doubler chaque année le budget d’équipements du Commissariat Central de Roubaix : j’ai été 5 ans durant le seul député à le faire !
J’ai également utilisé mes connaissances des circuits et réseaux administratifs et financiers pour obtenir à chacune de nos villes, et à bon nombre d’associations des subventions pour financer leur projet. Chacune des villes en a tiré parti. A Wasquehal, par exemple, avec les écoles du Capreau et du Noir Bonnet, avec l’aménagement intérieur de la salle Gérard Philipe, à Croix, pour du mobilier pour les écoles Jean Zay et Jean Jaurès, ou une aide à la MJC, à Roubaix, à l’école Voltaire-Diderot, à Wattrelos, avec les équipements informatiques des écoles.

 

Député national, j’ai aussi et surtout été un député local, à l’écoute de sa circonscription, de toute sa circonscription.
  • Cela mérite d’être rappelé au regard du bilan très terne, pour tout dire inexistant, du député sortant. On est candidat à la députation pour servir, servir les autres. De ce point de vue, il ne s’est rien passé pendant 5 ans : c’est comme si la circonscription n’avait plus eu de député à l’Assemblée, plus de représentant !
Aucune prise de parole à la tribune de l’Assemblée, à peine moins de deux dizaines de questions écrites, un silence assourdissant dans les grands plans sociaux qu’on a connu, aucune interpellation du gouvernement sur ces mêmes plans sociaux, non, ces 5 dernières années notre circonscription n’a pas été défendue. Le bilan de son action, cela aura été 0 euro, 0 centime supplémentaire pour nos villes et nos associations.
Ici, on continue encore souvent de m’écrire « Monsieur le Député-Maire »… alors que
je ne le suis plus. Là-bas, à Paris, chacun s’en souvient, l’hebdomadaire « L’Express », le classe avant dernier dans sa liste d’assiduité et de participation aux travaux de l’Assemblée Nationale !
Alors, oui, l’enjeu clé de cette élection, c’est de redonner un député à la 8ème circonscription !
  • Un député qui portera, bien sûr, des priorités nationales.
Je suis candidat de Gauche, qui veut rassembler la Gauche, et portera des idéaux et des
valeurs de Gauche. Et pour représenter la Gauche, le Parti Socialiste est plus que jamais au 1er rang. Voilà pourquoi, si la Gauche gagne les élections législatives au niveau national, elle devra exercer les responsabilités de la direction du Gouvernement, elle sera « la Gauche qui agit ».
Si, à l’inverse, elle n’est pas en situation majoritaire, alors sa mission est claire : elle sera « la Gauche qui protège ».
C’est mon état d’esprit dans cette campagne législative, où je porte bien sûr les priorités nationales du Parti Socialiste. Elles se déclinent en 5 grands objectifs :
- « Travailler mieux et travailler tous », avec des propositions sur la croissance et l’emploi, 
    le pouvoir d’achat, le respect du dialogue social ;
- « Protéger le Présent », en prônant l’égalité devant la santé, l’accès à un logement de
    qualité, un droit effectif à la sécurité et à la tranquillité ou la lutte contre les
    discriminations ;
- « Préparer l’avenir », par l’éducation pour tous, une retraite décente et sûre, une
    politique d’économies d’énergie, ou la réduction de la dette ;
- « Réorienter l’Europe pour peser dans la mondialisation » ;
- « Démocratiser et renouveler notre République »
Ces priorités sont notre plateforme. Elles sont la base sur laquelle, si je suis élu, et si la Gauche gagne, elle conduira le pays, et je la soutiendrai dans ce sens ; et sinon, je mènerai une opposition vigilante à partir de ces propositions.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    
  • Mais je veux être, aussi et surtout, par mon expérience précédente, par ma sensibilité d’élu local, un député qui porte des priorités pour nos villes, autour d’un thème : Agir humain et concret pour tous.

Ce sont des dossiers que je porterai dans 7 directions : Emploi, économie ; Sécurité ; Logement ; Santé ; Education ; Jeunesse ; Vie associative (à lire dans A consulter > Mes engagements (2007-2012).

  •  

  • Tout cela, je le ferai, avec ma manière d’être, à savoir :

Présent sur le terrain, et à l’écoute.

Je m’engage :

 > à recevoir dans mes permanences, pour aider dans les démarches administratives ;

 > à être présent dans les manifestations associatives et les événements des quatre villes.

Et en équipe, avec Francine.

Elle ne me supplée pas, elle me complète. Elle se présentera dans un instant. Mais mère de famille, élue croisienne bien au fait des problèmes de sa ville, elle est, par sa formation et ses activités professionnelles, une spécialiste des questions sanitaires et sociales. Elle saura apporter cette expertise précieuse à l’économiste/financier de formation que je suis.

Je le pense sincèrement, nous pourrons faire, dans l’action, un tandem efficace.

 

J’aborde cette bataille législative dans un esprit serein, et volontaire. Pour notre circonscription, à mes yeux il y a 2 enjeux :
  • un enjeu national qui est bien sûr, de tout faire pour gagner et diriger le pays. C’est la dernière étape avant 5 ans, et je n’ai pas envie de voir mon pays dirigé par la Droite pendant 5 ans ! Si aujourd’hui SARKOZY et son gouvernement entretiennent une confusion politique, s’ils peuvent illusionner, le programme qui est le leur et les mesures qu’ils prendront risquent de provoquer des réveils douloureux chez beaucoup de français, surtout dans nos villes ! Mais, si la droite devait avoir la majorité, il faut faire en sorte que cette majorité ne soit pas trop écrasante, et qu’au contraire il y ait à l’Assemblée Nationale un contrepouvoir. C’est l’équilibre de la démocratie qui est en cause, et la capacité qu’a notre démocratie de contenir les excès. Trop de pouvoir conduit à un pouvoir excessif. Une opposition de gauche suffisamment forte est la meilleure assurance possible.

     

  • un enjeu local aussi bien sûr. Je crois que c’est en 1998 qu’un des candidats à la Présidentielle avait choisi un slogan de campagne qui, me semble-t-il, s’applique bien à cette législative : « Il n’y a pas un fauteuil à occuper, il y a un travail à faire ». Ce travail, je le connais, et je suis prêt à le faire au service de tous, c’est à dire au service de chacun. Le choix que je propose aux électeurs, c’est celui de la clarté et de l’utile.
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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /Mai /2007 10:12
- Publié dans : Archives
Les 10 et 17 juin, vous choisirez votre député, celui qui défendra votre quartier, votre ville, celui qui vous représentera à l’Assemblée Nationale et qui y portera votre voix.
Vous me connaissez. Je suis maire de Wattrelos, et depuis pas mal d’années je suis aussi présent auprès de responsables d’associations, de quartiers ou dans les manifestations municipales des villes de Roubaix, de Croix et de Wasquehal.
J’ai été votre Député de 1997 à 2002. Pendant cette période, j’ai fait honneur au mandat que vous m’avez confié. Membre de la Commission des Finances, très actif dans les débats budgétaires à l’Assemblée, j’ai obtenu de nombreux financements pour chacune de nos villes et pour beaucoup d’associations.
Avec régularité, j’avais même obtenu de doubler chaque année le budget d’équipement du Commissariat de Roubaix. J’ai soutenu écoles et hôpitaux. J’ai été aux côtés des salariés en lutte : ceux de Terken s’en souviennent.
Depuis, la politique de la Droite a fait des dégâts considérables dans notre agglomération. La politique que le nouveau Président veut mettre en place exige que celui qui vous représentera à l’Assemblée Nationale, sache empêcher le pire, et qu’il se batte pour obtenir des moyens pour nos villes et nos quartiers.
Face à la Droite, il faut des réponses de Gauche. Avec Francine LANGEVIN, ma suppléante, Conseillère municipale de CROIX, nous saurons travailler, pour vous aider, pour défendre vos intérêts.
Votez pour un Député de Gauche, un Député utile.
 
EMPLOI, ECONOMIE
 
Jamais notre agglomération roubaisienne n’a perdu autant d’emplois industriels que depuis 2002 ! En 2003-2004, nos villes ont connu une cascade de plans sociaux : qu’a fait le gouvernement de Droite pour éviter cela et aider les salariés ?
 
Je me mobiliserai pour :
-         favoriser l’investissement des entreprises sur nos villes ;
-         obtenir de l’Etat les crédits d’Aménagement du Territoire qui rendront possible la reconversion de nos friches et favoriseront l’attractivité de nos zones d’activité. L’Union doit s’accélérer ;
-         débloquer le financement des pôles de compétitivité ;
-         faire les adaptations nécessaires des zones franches ;
-         simplifier les formalités administratives des commerçants et artisans ;
-         être aux côtés des salariés pour le respect de leurs droits, et en cas de fermetures d’usines, qu’ils obtiennent les meilleures conditions ;
-         combattre les délocalisations ;
-         remettre à plat une législation bancaire trop dure pour les personnes en difficultés.
 
SECURITE
 
La police nationale de Roubaix manque cruellement d’effectifs. Jamais il n'y en a eu aussi peu ! Depuis 2002, les effectifs disparus sur Lille-Roubaix-Tourcoing équivalent à un Commissariat central (- 400 postes !). Ce n’est pas tolérable !
 
Je me battrai pour :
-         le renforcement des effectifs, à Roubaix et dans les bureaux des villes voisines. A cet égard, c’est là où il y a déliquance que doivent être redéployées les forces de police ;
-         le retour dans nos quartiers de la police de proximité ;
-         améliorer le budget d’équipements du Commissariat central ;
-         créer une dotation de l’Etat vers les communes, qui favorise le renforcement des polices municipales là où c’est nécessaire ;
-         augmenter les moyens de la justice des mineurs, et permettre une justice plus rapide ;
-         soutenir les associations d’aide aux victimes.
 
LOGEMENT
 
Personne n’a oublié le drame du boulevard Beaurepaire à Roubaix. Il symbolise le manque de logements sociaux de qualité dans la métropole. A celui-ci s’ajoute une inflation alarmante des loyers.
 
Je soutiendrai :
-         la construction de logements supplémentaires à prix modéré ;
-         le plafonnement des loyers ;
-         la revalorisation des aides au logement ;
-         les plans de rénovation urbaine en cherchant à obtenir de l’Etat de l’argent nécessaire pour limiter fortement les hausses de loyers ;
-         la rénovation de nos quartiers anciens ;
-         tout dispositif qui faciliterait l’aménagement de leur habitation pour que les personnes handicapées y vivent mieux.
-         tout ce qui luttera contre les abus des marchands de sommeil.
-         le livret A, car il finance le logement social.
 
SANTE
 
La santé va mal en France et les hôpitaux ont de lourds déficits. Ici, les déficits en 2006 ont été de 2,4 millions d’euros pour l’hôpital de Roubaix, 950 000 euros pour celui de Wattrelos, 5,0 millions pour Tourcoing. C’est inacceptable !
 
Je revendiquerai :
-         l’indispensable qualité et diversité de l’offre de soins de proximité sur une agglomération roubaisienne considérée en territoire de santé ;
-         un plan d’urgence pour nos hôpitaux publics, avec une remise en état de leurs équilibres financiers ;
-         un soutien financier accru pour leurs missions de prévention et de prises en charge des populations modestes ;
-         un dispositif de soins complété pour faire face au vieillissement de la population (soins palliatifs, neurologie, soins de suite...) ;
-         une augmentation des crédits pour les maladies telles qu’Alzheimer ;
-         des aides pour des structures médicales de proximité.
 
EDUCATION
 
Depuis 2002, trop de postes ont été supprimés dans les écoles, les collèges, les lycées (encore - 5000 à la rentrée 2007). Les aides-éducateurs ont disparu. L’Académie de Lille a été particulièrement mal lotie.
 
Je ferai tout pour :
-         combattre les suppressions de postes d’enseignants, éviter des fermetures de classes, voire d’écoles ;
-         appuyer les établissements secondaires pour qu’ils aient les moyens nécessaires d’une réelle égalité des chances;
-         donner à l’éducation prioritaire la place qu’elle mérite (ZEP, REP…) ;
-         aider à la prise en charge des enfants handicapés;
-         renforcer nos dispositifs locaux d’accompagnement et d’intégration scolaire.
 
 
JEUNESSE
 
Je soutiendrai toutes les procédures et les lois qui :
-         faciliteront le droit des jeunes à travailler, à se loger, à se soigner, à être autonomes, et à s’installer dans la vie ;
-         lutteront contre les discriminations.
Je proposerai, en complément des “zones franches” la création de “l’emploi franc” pour encourager l’emploi des jeunes issus de quartiers urbains sensibles.
 
 
VIE ASSOCIATIVE
 
Ceux qui se dévouent pour faire vivre une association, être au service des autres, leur donner des joies, de l’aide, des opportunités culturelles ou sportives méritent d’être encouragés. Ce doit être un des rôles du député.
De 1997 à 2002 j’avais aidé de très nombreuses associations ; des centres sociaux (Echo, Alma), des comités de quartier (Cul de Four, Hommelet), chiens-guide d’aveugles, Ferme aux loisirs, MJC à Croix, club des marcheurs, l’Iris, clubs de foot, de hand, anciens combattants...
Toujours j’ai apporté des réponses, voire des subventions quand c’était possible.
 
Je recommencerai à :
-         être à l’écoute des besoins de nos associations et à relayer leurs préoccupations;
-         chercher les moyens de les aider financièrement pour leurs projets.
Je serai particulièrement attentif au financement des centres sociaux et associations de jeunesse.
 
PRESENT SUR LE TERRAIN !
 
Je m’engage :
    - à vous recevoir dans mes permanences, pour vous aider dans vos démarches administratives ;
     - à être présent dans les manifestations associatives et les événements de nos quatre villes.
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /Mai /2007 14:00
- Publié dans : Archives
Les socialistes ont entendu votre message dans la campagne présidentielle. Vous nous demandez de défendre les valeurs de la République et d’apporter des réponses concrètes à vos préoccupations : le logement, le travail, l’effort justement partagé, le respect des droits et des devoirs, la sécurité. Notre programme de législature repose sur 4 principes : la vérité, la protection, le dialogue, et le renouvellement des pratiques, des institutions et de l’action politique.
 
Protéger le présent
 
Nous voulons :
 
Ø      l’égalité devant la santé : priorité à l’hôpital public ; refus des “franchises” que veut la droite; soutien à la prévention ; renforcement de l’aide à l’installation des jeunes médecins.
Ø      l’accès à un logement de qualité : construction de 120 000 logements sociaux et plan pour l’accès à la propriété ; création du service public de la caution ; bouclier logement (loyers inférieurs à 25 % des revenus) pour les familles modestes ; application stricte de la loi SRU.
Ø      droit effectif à la sécurité et à la tranquillité : pour une vraie police de quartier, avec des vrais moyens financiers pour une politique de prévention et de sanction.
Ø      l’égalité réelle dans la vie quotidienne. Nous lutterons ainsi contre les violences faites aux femmes et pour que chaque loi votée prenne en compte le handicap.
Ø      une politique d’immigration maîtrisée et partagée. Juste et efficace, elle luttera contre les filières clandestines, favorisera l’intégration des personnes en situation régulière. Nous sommes favorables au droit de vote, pour les scrutins locaux, après 5 ans de présence.
 
Préparer l’avenir
 
Nous voulons :
 
Ø      une éducation pour tous et une attention portée à la réussite de chacun : création du service public de la petite enfance ; davantage d’études dirigées ou encadrées ; moins d’élèves par classe en ZEP ; révision de la carte scolaire ; intégration renforcée des handicapés ; soutien à l’enseignement professionnel ; revalorisation du métier d’enseignant.
Ø      une retraite décente et sûre : minimum garanti des retraites, prise en compte pénibilité ; financement plus juste
Ø      relever le défi du vieillissement : accentuer la solidarité entre générations.
Ø      une politique vigoureuse d’économies d’énergie et de diversification de nos sources : énergies renouvelables, pôle public de l’énergie, fiscalité écologique.
Ø      création d’un revenu social d’activité incitant à la reprise d’un emploi.
Ø      réduire la dette publique, par la croissance, une fiscalité plus juste et une gestion rigoureuse des finances publiques.
 
Travailler mieux et travailler tous
 
Ø      Par la croissance et l’emploi, avec :
o       - un effort d’investissement, surtout industriel ; soutien aux Pme innovantes ; budget des universités + 10 % pendant 5 ans
o       la défense du Contrat à Durée Indéterminée
o       la création d’emplois tremplins pour les jeunes
o       de nouvelles sécurités professionnelles (avec garantie de revenu et formation tout au long de la vie).
Ø      Par le pouvoir d’achat : hausse du Smic, des bas salaires et petites retraites ; allocation autonomie pour les jeunes ; suppression du bouclier fiscal des plus riches.
Ø      Pour le respect du dialogue social : renforcer le rôle et la place des partenaires sociaux ; respect des accords majoritaires ; refus de la remise en cause du droit de grève.
 
Démocratiser et renouveler notre République
 
Nous proposons :
 
Ø      un Parlement respecté et renforcé (suppression du 49-3,...).
Ø      instaurer une part de scrutin proportionnel.
Ø      une vraie parité homme/femme pour toutes les élections.
Ø      une démocratie participative (principe de lois d’initiative citoyenne).
Ø      une charte de la laïcité, annexée à la Constitution.
Ø      rénover profondément la justice : forte hausse de son budget, plus grande égalité d’accès, instruction collégiale, des moyens pour la justice des mineurs.
Ø      lutter contre la confusion des intérêts économiques et politiques dans les média.
 
Réorienter l’Europe pour peser dans la mondialisation
 
Nous voulons redonner une volonté à l’Europe : pour l’emploi, pour la croissance et le développement durable, pour la recherche et l’innovation, pour les grands projets industriels. Avec :
Ø      une Europe qui protège : mettre en place un vrai gouvernement économique, défendre des normes sociales et environnementales ; reconnaître le rôle des services publics.
Ø      une Europe politique et plus démocratique, avec un traité plus simple, pour que l’Europe se fasse avec les citoyens.
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /Mai /2007 16:05
- Publié dans : Archives

resultats.jpg La démocratie s'est exprimée. Une majorité s'est prononcée pour Nicolas Sarkozy.
J'en prends acte avec tristesse et amertume.
Trois remarques.
La première : la stratégie du prestidigitateur-illusionniste Houdini-Sarkozy a fonctionné. Il a réussi à berner nombre de Français sur sa capacité à incarner une nouvelle dynamique pour notre pays, lui qui est co-responsable, et largement, du mauvais état de notre économie et du manque de cohésion sociale. Jamais, au vu des résultats de son action, il n'aurait dû être élu. Il l'a pourtant été. Pourquoi ?
Parce qu'il a su faire illusion : faire croire aux gens qu'il va mieux s'occuper d'eux par les moyens de l'Etat alors qu'il ne cesse de dire qu'il veut réduire les dépenses publiques et le nombre de fonctionnaires, c'est une illusion. Faire croire qu'il va résoudre les problèmes de sécurité à coup de lois alors qu'il ne cesse de réduire les policiers dans nos quartiers, que la Justice connaît un manque cruel de moyens, que les associations qui travaillent pour l'aide aux jeunes, qui travaillent à leur insertion, à la prévention, connaissent de dramatiques coupures de subventions, c'est une illusion. Faire croire qu'il va diminuer l'imposition sur les successions, que c'est juste, que cela va concerner des contribuables comme mes concitoyens, c'est une illusion, c'est un mensonge. Car ce qu'il vise, c'est détaxer les plus grosses fortunes de ce pays, ses amis, mais pas les gens d'ici. C'est ainsi qu'il a réussi à troubler une partie de l'électorat de Gauche et à ponctionner celui du Front national : c'est navrant. L'électorat l'a cru en conscience. Sarkozy a réussi à escamoter son bilan, qui il est, c'est un comble. J'enrage
La deuxième : une élection en cache une autre. La France a un nouveau président : très républicainement, je forme des voeux pour l'avenir de mon pays. Mais mes craintes sont que nombre de Français se réveillent dans la douleur : les petites gens qui subissent la pression des plus forts dans le monde du travail. Voilà pourquoi il est urgent de travailler aux 3ème et 4ème tour : les élections législatives, les 10 et 17 juin. Ce sont elles qui feront les politiques que la France conduira dans les cinq ans qui viennent. J'appelle la Gauche, les hommes et les femmes de progrès qui veulent que la société bouge dans le rassemblement et la cohésion sociale, à se mobiliser. Rien ne serait pire que de croire que Sarkozy a tous les pouvoirs. Les Français n'ont pas choisi leur gouvernement. Dans ce combat-là, allons-y !
La troisième : il ne faut pas mélanger les scrutins. Les résultats de l'élection présidentielle ne se confondent pas et ne se confondront pas avec ceux des élections législatives et municipales. Les électeurs ont pris en compte la dimension personnelle de Nicolas Sarkozy ; ils tiendront compte de la dimension personnelle du candidat qui se présentera à eux, de ses qualités pour les relations humaines, de sa capacité à exercer. Des lignes ont bougé mais les positions locales ne sont pas remises en cause profondément.
Cette élection restera une chance de gâchée pour la Gauche et un gâchis politique.

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Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /Avr /2007 08:21
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assembl--1.jpg L'élection a-t-elle déjà eu lieu ? Non, bien sûr. Mais cet après-midi, je me rends à l'Assemblée, pour la faire visiter, pour expliquer son fonctionnement, comment se font les lois, préciser les différentes commissions de l'Assemblée, les amendements, les compte-rendus des débats… et tout cela, je l'explique à plus d'une trentaine de jeunes élèves du lycée Lavoisier de Roubaix.

Fruit du hasard, il y a deux semaines, je vais déjeuner, pour le tester et faire un clin d'œil d'encouragement à l'équipe pédagogique, au restaurant d'application des formations hôtelières du lycée Lavoisier (entre parenthèses, une excellente adresse : allez-y, cela fera plaisir aux jeunes ! Ils font ça tellement bien, cela les encouragera. Mais attention : faut réserver !). Et des enseignants m'abordent, en m'expliquant que, dans le cadre d'un voyage d'application à Paris, des jeunes vont aller visiter l'Assemblée nationale, mais que ni le député de la circonscription ni son assistante ne seront là pour les accueillir et leur faire la visite… Est-ce que je connais quelqu'un qui le pourrait ? Je n'hésite pas une seconde : moi, bien sûr !

Pourquoi ? Parce que le refus du parlementaire en place, et cette impossibilité qu'il met en avant, de lui-même comme de sa collaboratrice, me consternent ! C'est une priorité d'aider nos jeunes à devenir des citoyens, de leur expliquer la République. Pour un élu, c'est un devoir de savoir répondre à l'attente de ses concitoyens, et de répondre présent à ce type de sollicitation !

Ensuite, parce que, pendant les cinq ans où j'ai moi-même siégé à l'Assemblée, jamais je n'ai laissé en plan aucune classe, aucun établissement scolaire, aucun groupe qui ait voulu se rendre à l'Assemblée ; jamais je n'ai été absent non plus du Parlement des Enfants, toujours j'étais aux côtés du ou de la Député(e) junior de la circonscription quand il devait aller siéger à Paris.

Ce type de visite de nos jeunes est utile, très utile. On n'est plus à la télévision, là, on est au cœur du fonctionnement du pouvoir législatif… D'ailleurs, en les accueillant, c'est le "cours" que je leur ai fait sur les trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire.

Ensuite, ils ont tout vu : l'Hôtel de Lassay (Présidence de l'Assemblée), la salle des quatre colonnes, les salons des députés, la cour d'honneur, le Bureau de Poste (merci au chef d'établissement de les avoir si bien accueillis)… et grâce à moi, ils ont pu entrer dans le Saint des Saints : la buvette de l'Assemblée, où les serveurs, gentiment, ont pu leur offrir un coca ou un jus d'orange. Il faisait chaud, et cela fut agréable ! assembl--2.jpg

Puis direction la Bibliothèque et ses superbes livres, plus que centenaires, avant de terminer dans l'hémicycle ; et là tout y passe : comment vote-t-on ? Où est la gauche, où est la droite, comment note-t-on tout ce qui se dit ?

Bref, une visite prévue pour durer une heure… et qui finalement en aura presque pris deux ! On était les seuls, et je crois qu'on a fait la fermeture.

Ils étaient fatigués et en avaient plein la tête ! Je crois qu'ils étaient satisfaits et heureux ! Moi aussi…

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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 08:01
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En politique, ceux qui me connaissent le savent : si je suis un homme de convictions, et elles sont solides en moi, je suis volontiers connu comme pragmatique et réaliste. On me reconnaît homme d'écoute et tolérant, et ne suis coutumier ni des invectives, ni des caricatures.

Mais là, trop c'est trop ! Nicolas Sarkozy est un danger pour la démocratie, et je veux porter cette idée et dénoncer avec force les excès de ce personnage.

Cela a peut-être échappé à bon nombre de nos concitoyens, mais deux événements récents me révulsent. Certains médias s'en sont faits l'écho (dont le Canard Enchaîné), et cela mérite en effet d'être rapporté largement.

D'abord, cet incident où, lors d'une émission le 18 mars sur France 3, devant enregistrer France Europe Express, l'encore ministre N. Sarkozy fait une colère homérique parce qu'une loge spéciale n'a pas été apprêtée pour son maquillage et que personne d'assez haut placé dans la direction n'est là pour l'accueillir comme il estime que cela devrait être !

Autre "drame", en direct sur France 3 Nord – Pas-de-Calais, où, interrogé au journal régional à Lille (quelques instants avant de tenir meeting), le candidat-ministre-président de l'UMP critique expressément le reportage qui vient de lui être présenté… tout simplement parce que ledit reportage évoque ce qui a bien été un dossier "chaud" de son ministère : celui de la confection des passeports biométriques à l'Imprimerie nationale de Douai. Et la journaliste d'être vertement rabrouée, et en pleine émission ! Pourquoi ? Parce que le reportage ne disait pas ce que le candidat-ministre aurait voulu qu'il dise !

Et dans les deux cas, le même Nicolas Sarkozy d'exploser, et de proclamer que ces journalistes ne perdent rien pour attendre, et qu'il réglera leur sort dès qu'il sera élu !

C'est grave. Très grave.

Les journalistes de France 3 ont raison de protester : voilà pourquoi je mets leur communiqué ci-après en copie.

N. Sarkozy rêve-t-il d'une presse aux ordres, de journalistes à la botte, d'articles de presse, de journaux directement écrits par le pouvoir, rêve-t-il du retour de l'ORTF de De Gaulle, veut-il pour notre pays du retour de la censure et de commissaires politiques à ses ordres ?

Attention, il y a danger !

Une fois, on peut (peut-être) se dire que c'est l'énervement de la campagne ! Deux fois, ce n'est plus possible. Ces crises d'autorité sont le signe d'une pensée plus profonde : « Si vous n'êtes pas idolâtre, vous êtes contre moi! » C'est "servez-moi ou disparaissez !"

Ce n'est plus de la démocratie cela. L'honneur d'une démocratie, c'est de savoir respecter sa presse et ses journalistes. Et s'il le faut, de les défendre !
"Sarko facho" ? C'est un slogan ! Et si c'était une réalité ?

Communiqué de la Société des Journalistes de France 3 :

Nicolas Sarkozy se verrait-il déjà à l'Elysée ?

 

Trépigne-t-il déjà en s'imaginant bientôt disposer des pleins pouvoirs ? 

Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF. 
M. Sarkozy a en effet menacé de « virer » notre direction. Comme ça, sur un coup de tête. Parce qu'elle n'a pas daigné lui dérouler le tapis rouge et accourir immédiatement à sa rencontre lorsqu'il est venu, le 18 mars dernier, participer à l'émission France Europe Express, présentée par Christine Ockrent.

A peine arrivé, Monsieur le Ministre-candidat se laisse d'abord aller à quelques grossièretés, estimant que cette émission « l'emmerde » et qu'il n'a pas envie de la faire !

Ensuite, le voici vexé de devoir attendre dans les couloirs de France 3 pour être maquillé, d'autres invités occupant déjà les lieux (et oui, France 3 ne dispose que d'une salle de maquillage). Coupable de ce « crime de lèse-Sarkozy »,  voici notre direction sur la sellette. «Toute cette direction, il faut la virer », a lâché  le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 mars 2007. « Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder».
Les Français sont désormais prévenus ! L'une des priorités de Nicolas Sarkozy s'il est élu président de la République sera de couper des têtes à France 3. A la trappe ces directeurs qui tardent à exécuter les courbettes.

Le Ministre-candidat avait déjà habitué notre rédaction à ses poses agacées, à ses humeurs dans nos locaux, face à une rédaction qui ne lui semble manifestement pas suffisamment docile.

Comme cette récente provocation gratuite à l'adresse d'un journaliste du service politique « ça ne doit pas être facile de me suivre quand on est journaliste de gauche ! ». Désormais c'est à la direction qu'il veut s'en prendre ?
La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l'indépendance des chaînes de service public.
Non, monsieur Sarkozy, les journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne sont pas et ne seront jamais vos valets. Ils résisteront à toute menace pesant sur leur indépendance. Si nous devons des comptes, ce n'est pas à un ministre-candidat, mais aux millions de téléspectateurs, qui regardent chaque jour nos journaux d'information. Par respect pour eux, pour leur intelligence, nous n'accepterons jamais aucune forme de mise sous tutelle politique. Ni de votre part, ni de la part d'aucun autre candidat.
A bon entendeur.

L
a Société des Journalistes de France 3. Le 23 mars 2007.

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Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /Mars /2007 16:40
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Sur cette photo signée P. Jolivel / Banque de France : le professeur Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006, Maria Nowak, présidente de l'association pour le Droit à l'Initiative Economique (ADIE), et Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.

On peut être banquier et porter des valeurs d’humanisme et de solidarité fraternelle.
C’est ma conviction, et la raison profonde pour laquelle, après mes études, j’ai choisi cette profession. Et, à la Banque de France, je suis Secrétaire général de l’Observatoire de la microfinance, organisme mis en place à la demande du Président de la République, créé en septembre 2006 et présidé par Monsieur Michel Camdessus, gouverneur honoraire de la Banque de France, ancien directeur général du Fonds monétaire international.
Voilà pourquoi ce matin, quand le gouverneur de la Banque de France, Monsieur Christian Noyer, reçoit le professeur Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006, en présence de Monsieur Camdessus, et de Madame Maria Nowak, présidente de l’association pour le Droit à l’Initiative Economique (ADIE), je participe à l’entretien.
Monsieur Yunus est connu internationalement comme « le banquier des pauvres ». Il a en effet fondé il y a plus de 30 ans la Grameen Bank au Bangladesh pour prêter des petites sommes à des personnes n’ayant pas accès au système bancaire « normal », et leur permettre de créer leur micro-activité.

7 millions de personnes ont, depuis, bénéficié de ces microcrédits.

Le microcrédit est principalement conçu comme un instrument de lutte contre la pauvreté. Les institutions de microfinance sont surtout présentes en Asie du Sud-Est, en Amérique du Sud et en Afrique. Dans ces régions, cependant, le microcrédit ne touche que 103 millions de personnes, soit à peine 2 % du total estimé de la population exclue du système bancaire classique.

Mais, j’en suis convaincu, le microcrédit a également un rôle essentiel à jouer dans les pays industrialisés, notamment en Europe et en France. Il s’agit d’un instrument utile pour financer les besoins de ceux qui sont des « délaissés du système bancaire ». C’est clair : le microcrédit est un outil contre l’exclusion au Sud, et contre la pauvreté au Nord.

Ainsi, en France comme en Europe, il est une réponse à deux segments de besoins :

·        celui du financement de la création ou du développement des microentreprises, notamment lorsqu’il s’agit de la création d’entreprises par un demandeur d’emploi : c’est le « microcrédit professionnel » ;

·        celui de l’aide ponctuelle à des personnes en difficulté, en accompagnement d’un projet spécifique : c’est le « microcrédit social ».

Ici, à Wattrelos, j’ai fait signer une Convention avec la Caisse solidaire du Crédit Mutuel Nord-Europe pour que le Centre Communal d’Action Sociale puisse distribuer du « microcrédit social » à certains de mes concitoyens que les banques n’accueillent pas « spontanément ». Comme l’a dit dans la presse l’un d’entre eux, « cela lui a sauvé la vie ». Pas du point de vue vital, bien sûr, mais c’est incontestable que ce petit plus lui a changé considérablement la vie.

A Wattrelos aussi, depuis quelques mois, l’ADIE a ouvert une permanence à Beaulieu pour aider ceux qui souhaitent créer leur entreprise ; déjà plusieurs dossiers sont passés, et des jeunes se sont installés, en créant leur affaire : tant mieux !

A Paris, pour aujourd’hui, j’ai préparé le discours du gouverneur, et les décisions qu’il vient d’annoncer, où l’engagement de la Banque de France pour le développement du microcrédit en France et en Europe est confirmé avec force. Là aussi, tant mieux !

Il reste tout à faire pour aider les exclus du système bancaire.

Quand j’étais parlementaire, fort de mon expérience à la Banque de France de Roubaix, et des situations sociales très dures que j’avais vues auprès de celles et ceux que je rencontrais, j’avais fait voter la réduction de l’interdiction bancaire de 10 à 5 ans : 1.200.000 personnes en France avaient retrouvé le droit de faire des chèques, d’avoir une carte bleue, le droit de vivre « normalement », par cette seule modification.
Mais ce n’était pas fini, j’avais d’autres projets pour combattre l’exclusion financière, et donc l’exclusion tout court. Malheureusement, j’ai été battu en juin 2002, et je n’ai pu poursuivre le chantier.

Aussi, en ce printemps 2007, en travaillant avec le Ministère de l’Economie et des Finances pour préparer de nouveaux textes législatifs qui permettraient de faciliter la distribution de microcrédit social, en aidant à mobiliser la Banque de France sur ce dossier, ou en siégeant au Conseil d’Orientation du Fonds de Cohésion Sociale qui, sous la présidence de M. Camdessus, accorde les garanties aux associations ou aux banques distributrices du microcrédit,  j’ai le sentiment de poursuivre cette mission que je me suis donnée : mettre la finance au service des plus modestes aussi.

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Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /Mars /2007 08:26
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Je suis fidèle en amitié, et je m’en honore. Aussi, dès qu’il m’a invité, c’est devenu un incontournable de mon agenda, il fallait que j’y sois ! Ce vendredi, un Croisien parmi les plus célèbres, Jean Gomanne, fête ses années de chansons, et à cette occasion, il a invité ses amis – j’en suis ! – et a sorti un nouveau CD, un « Florilège » (c’est son titre, avec une Tour Eiffel en fond d’image) de ses chansons. Pour être franc, c’est de la chanson comme je l’aime, française, chantant l’amour et la vie, de ces chansons que nous avons tous un jour fredonnées, et que nous conservons tous dans un coin de notre tête.

« Ca sent si bon la France » ;  « C’est magnifique » ; « A l’auberge du Cheval Blanc » ; « Toutes les femmes sont belles »… « Comme d’habitude » !

Jean est rayonnant et heureux, et il a raison de l’être. Ses sympathiques amis qui tiennent ce café mythique du LAF se sont même déguisés d’habits de fête pour lui et ses hôtes ! Le sourire est sur toutes les lèvres, c’est chouette.

J’ai beaucoup de respect pour ces artistes qui, comme Jean, ont passé leurs samedis soirs, dimanches midi, à faire des déplacements, à animer des bals, à pousser la chansonnette, à semer un peu de bonheur autour d’eux dans leur passage. Dans un film récent, Quand j’étais chanteur, G. Depardieu était émouvant. Mais tous ces artistes ont du mérite. Avec toutes ses années de carrière, Jean leur fait honneur. C’est un grand, et j’ai pour lui respect et amitié.

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