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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /2008 15:18
- Publié dans : Maire de Wattrelos

Lors du conseil municipal, hier soir, j’ai voulu revenir sur la soirée du mercredi 14 mai, perturbée par un orage d’une rare intensité. Son positionnement statique et la densité des pluies qui en une heure ont saturé les réseaux d’assainissement et inondé de nombreux quartiers confèrent à cette intempérie un caractère de ce fait exceptionnel.

 

Les services de la ville se sont mobilisés, avec l’appui des services et moyens communautaires, et sont venus en aide à la population en procédant au pompage des caves et au nettoyage des rues jusque tard dans la nuit.

 

J’ai bien sûr suivi le déroulement des opérations toute la soirée grâce aux informations communiquées par les services et les élus qui ont coordonné les équipes sur le terrain.

 

Dès le mardi 20 mai, j’ai reçu les populations les plus touchées (Mont-à-Leux, Ballon) pour envisager avec les responsables communautaires les dispositions possibles aux fins d’améliorer la protection des biens en telles circonstances. L’identification des personnes sinistrées a permis de monter un dossier de demande de classement en catastrophe naturelle pour qu’un maximum de personnes soient indemnisées (159 personnes se sont fait connaître).

 

La lutte contre des évènements climatiques de cette importance (il s’agissait d’un orage classé cinquantenaire quant à la violence des précipitations) nécessite d’envisager une nouvelle fois des moyens liés hélas aux augmentations de fréquence de ce type d’événement. En outre, la répétition sur d’autres secteurs de la communauté dans les jours qui suivirent a amené le conseil de communauté à mettre en place une veille météorologique et un programme d’entretien de grande ampleur sur l’ensemble du réseau d’assainissement afin d’en optimiser le fonctionnement.

 

J’ai, pour ma part, demandé aux responsables communautaires, d’étudier la mise en place de protections complémentaires (portes étanches) sur les biens les plus exposés mais surtout de compléter l’ouvrage de tamponnement du Mont-à-Leux.

 

Il n’est pas certain que la mise en place du deuxième bassin de tamponnement de 8000m3 comme il en était question à l’origine soit la solution la plus pertinente ; car outre que les études techniques et la procédure seront longues et que le coût sera très élevé, les 8000m3 supplémentaires n’auraient pas suffi à contenir le niveau des eaux du 14 mai dernier, et à éviter les inondations (la masse d’eau tombée était bien plus consistante que cela).

 

Dès lors, j’ai le sentiment qu’il faudrait examiner au plus vite la perspective de création d’un déversoir sur les terrains environnants, car il permettrait de délester le bassin lorsque ses capacités sont saturées, et bien sûr un niveau d’accueil bien plus large que 8000m3 : ça irait plus vite, d’autant que ce serait moins coûteux. Les études hydrologiques de faisabilité sont en cours. Lors du Conseil de Communauté du 13 juin dernier, le vice-Président concerné, Damien Castelain, a publiquement fait droit à ces demandes wattrelosiennes, et les a même soulignées comme caractéristiques de ce que pourrait être la politique d’assainissement de demain de la Communauté urbaine.

 

 

 

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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /2008 18:03
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

J'ai présenté ce matin à mes collègues socialistes de la Commission des lois ma première proposition de loi. Elle est relative aux candidatures aux élections municipales. Particulièrement, elle vise à exiger des candidats aux fonctions de maire de manifester d'une résidence effective dans la commune dont ils briguent la fonction majorale.

 

Cette proposition, si simple et de bon sens, - « quoi de plus naturel ! » diraient certains - est une proposition éthique, une exigence pour la  moralisation de la vie politique et une aspiration d'ordre politique. Résider effectivement dans la commune est :

 

-         une proposition éthique : il est raisonnable de demander à celles et ceux qui se présentent comme premier magistrat de résider effectivement dans la commune. Etre maire, c'est une implication de chaque instant; c'est sentir, presque respirer la commune; c'est s'identifier à chacune et chacun des administrés ; c'est y vivre tout simplement. Qu'un maire vive dans sa commune est une exigence de démocratie locale!

 

-         une exigence de moralisation de la vie publique : chacun, nous connaissons des candidatures fantômes, des candidats qui se présentent pour des fonctions sans présenter pour autant un intêret pour la commune, ou encore des candidatures motivées par le seul souci d'assurer à des partis politiques le bénéfice du financement public national. La lutte contre ces pratiques contestables contribuera par là-même à revaloriser l'engagement politique local.

 

-         une aspiration d'ordre politique : une ville, c'est un lieu de vie avec ses habitants ; la ville, c'est la vie ! Souhaiter être maire, c'est s'engager à servir au mieux les administrés, mettre en oeuvre l'intérêt général, porter des projets pertinents et utiles pour la collectivité. Cela nécessite de connaître la ville, de la respecter, de maîtriser les dossiers, de vouloir favoriser son épanouissement, d'oeuvrer au vivre ensemble. Cela ne peut être possible que si le premier édile est lui-même dans sa ville et de sa ville. Comment penser pouvoir être le mieux placé pour porter les aspirations d'une population, si on n'est pas soi-même persuadé que sa ville est celle où l'on peut vivre le mieux ? Comment expliquer dans une campagne électorale qu'on veut se battre pour une ville et résider dans une autre ?

 

Pour toutes ces raisons, j'ai déposé cette proposition de loi. Elle est légitime. Elle ne manque pas, je le reconnais, de poser des problèmes techniques, notamment sur le seuil d'habitants où elle doit s'appliquer (je l'ai fixé, dans mon texte, à 3500 habitants), ou sur son extension à tous les conseillers municipaux. Mes collègues de la Commission des lois vont y travailler avec leurs services. C'est le bon moment, maintenant que les élections municipales sont passées, pour faire avancer cette idée ! J'espère que ce texte pourra bientôt aboutir sur le bureau de l'Assemblée nationale.


Souhaitons, qu'au-delà du clivage gauche-droite, opposition-majorité, elle puisse être reprise par  l'ensemble de mes collègues députés, pour plus de démocratie, pour mieux de démocratie. Ce sera, j'espère qu'on m'en pardonnera l'image, mon Appel du 18 juin à moi !      

 
Pour lire ma proposition, cliquez ici.


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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /2008 16:13
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
Voici les réponses obtenues à deux questions écrites qu'en ma qualité de parlementaire j'ai posées :

- à Madame la Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi sur la fourniture de gaz aux personnes les plus défavorisées. Lire la suite (J.O. du 29 janvier 2008). Réponse parue au J.O. le 17 juin 2008

- à Madame la Ministre de l'Economie sur les difficultés que peut connaître une personne de devoir payer des droits d'enregistrement sur une prestation compensatoire dont le capital non seulement ne lui a pas encore été versé, mais n'est surtout pas même devenu exigible. C'est un paradoxe puisque la personne qui doit toucher cette prestation compensatoire se trouve taxée sur son montant, sans l'avoir perçue, et parfois alors même que l'ex-conjoint dispose encore du droit de faire appel et donc d'obtenir le cas échéant une réduction de son montant ! Lire la suite (J.O. du 7 août 2007). Réponse parue au J.O. le 17 juin 2008


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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /2008 08:01


A Wattrelos, nous aimons relever les défis. Aussi avons-nous accepté d’accueillir au débotté la première étape de la 16e Grande Boucle féminine qui n’est pas n’importe quelle course puisqu’il s’agit tout simplement de l’ancien Tour de France féminin.


Aujourd’hui, c’est une épreuve européenne de six jours, mais il s’agit toujours de la plus grande course par étapes du calendrier féminin, et bien entendu, elle réunit les meilleures compétitrices du circuit.

 

Fidèle à sa tradition d’accueil, Wattrelos, première ville de France… quand ont vient de Belgique, se devait de dépanner les organisateurs à qui la ville de Lambersart, première ville-étape prévue à l’origine, avait fait faux bond.

 

En ce qui me concerne, je suis bien sûr allé assister, en compagnie de mon adjoint aux sports Francis Poissonnier, et mon adjoint aux fêtes Jean-Luc Doyen, à l’arrivée de ces filles qui ont forcé mon admiration car j’ai appris qu’elles avaient roulé, depuis le départ de Gand, à 40 km/h de moyenne ! Et ce, sur un parcours pas forcément facile car on croit à tort que notre pays est plat… alors que les faux-plats sont nombreux !

 

Cette étape a été gagnée par une charmante Lituanienne, Diana Ziliute, qui avait déjà gagné trois étapes dans cette épreuve et le classement final en… 1999 : belle constance au plus haut niveau !

 

Bref, Wattrelos a été ravie et fière de recevoir la Grande Boucle féminine et ses concurrentes à qui je souhaite bon vent, de préférence dans le dos, pour la suite.

 

 

 

 

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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /2008 09:31

Ce jeudi soir, l’agence du CIC-BSD « new look » est inaugurée par M. Gérard Romedenne, PDG de la banque. Il sait mon opposition à ce projet initial, et il ne la cache pas, je ne la dissimule pas davantage !


Cette agence bancaire s’est installée dans un bâtiment de loisirs, successivement et parallèlement café, restaurant, salle de jeux, salle de réceptions familiales où tant de générations se sont connues (et puis « reconnues » comme dit la chanson) « fréquentées » comme on dit ici, à L’Innovation du célèbre Denis, puis à La Paix… bref un bâtiment fait de tranches de vie et d’histoires de tant et de tant de familles. C’est un édifice chargé d’histoire, la plus belle, celle des femmes et des hommes de cette ville…


C’est dire si, quand j’ai appris qu’une banque l’avait acheté, je n’ai pas été satisfait. Malheureusement, à l’époque, les règles de l’urbanisme étaient telles que je n’avais pas le pouvoir de m’y opposer : si je l’avais eu, je l’aurais fait !


Ceci dit, la page est maintenant tournée. Et saluons néanmoins l’investissement de la BSD-CIC. Elle a conservé, sur ma demande pressante, la façade originelle ; et c’est tant mieux. Cette inauguration m’a aussi permis de rappeler la mémoire d’un grand personnage de la vie commerciale de notre ville, Paul Carette, ancien Directeur de cette agence d’une banque qu’à Wattrelos on n’appelait pas Scalbert-Dupont, mais Scalbert-Carette, tant l’aura et la présence de son directeur, resté de longues années sur place était forte : il fut même un des acteurs majeurs de notre Fête commerciale, prédécesseur de notre Salon du Commerce d’aujourd’hui !


C’est dire si, en rappelant ce glorieux exemple, j’ai voulu motiver l’équipe en place. Mon vœu ? Qu’elle accompagne le mieux possible les Wattrelosiens dans leurs projets qu’ils soient particuliers, artisans, commerçants ou responsables d’associations.


Avoir un banquier humain, qui sache écouter, être utile pour accompagner les projets de vie et aider ceux qui en ont besoin, c’est ce que j’ai plaidé auprès de cette équipe jeune et qui me paraît dynamique. Si elle le fait – c’est mon éthique, ma perception du métier de banquier – alors là, c’est sûr, je ferai la paix !

 

  

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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 13:58
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Je n’ai pas le goût des voyages mais j’ai le sens des obligations.

 

Ainsi, le groupe socialiste m’ayant désigné (parce que j’avais fait du grec et du russe dans mes études secondaires !) pour en son nom représenter l’Assemblée nationale à l’Assemblée parlementaire de la coopération économique de la mer Noire (APCEMN), j’ai dû participer ce mardi à la 31e session qui se tient à Athènes. La délégation française comporte aussi un autre député (UMP), J.J. Guillet, et un sénateur (UMP), B. Fournier. Les travaux étaient présidés par M. Dimitris Sioufas, président du Parlement hellénique.

 

Le débat sur « l’Union européenne et la synergie de la mer Noire » a constitué le temps fort de cette session et de nombreux orateurs ont affirmé leur souhait d’une collaboration plus active et plus opérationnelle entre l’UE et la CEMN. La « Synergie de la mer Noire, une nouvelle initiative de coopération régionale » vise à renforcer l’impact des instruments de coopération

déjà existants avec un certain nombre de pays de la CEMN : processus de pré-adhésion (Turquie), politique européenne de voisinage (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Moldavie, Ukraine), partenariat stratégique (Russie). Rappelons que trois membres de la CEMN sont également membres de l’Union européenne (Grèce, Bulgarie et Roumanie).

 

Ont également été abordées, les questions relatives aux « investissements étrangers et à la croissance économique des Etats membres de la CEMN », au « Rôle des Parlements des Etats membres de la CEMN dans la lutte contre le terrorisme international » et à « La cohésion sociale dans les Etats Membres de la CEMN comme contribution à la stabilité politique ».

 

A la fin de cette session, c’est M. Marian Lupu, président du Parlement de la République de Moldavie qui a succédé à M. Dimitris Sioufas, à la présidence de l’AP-CEMN.

 

En marge de la session avec les autres délégués français, j’ai rencontré l’ambassadeur de France en Grèce, M. Christophe Farnaud, qui a pu nous donner un éclairage complet sur les excellentes relations entre la France et la Grèce.

 

 

 

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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /2008 09:08
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Depuis lundi 2 juin, à l'Assemblée nationale, nous débattons du projet de loi dit « de modernisation de l'économie ».

 

Je suis bien évidemment solidaire des amendements présentés par le groupe socialiste et notamment par François Brottes, responsable du groupe PS pour ce texte au nom de la Commission des affaires économiques.

 

Mais je suis surtout signataire des amendements de la Commission des finances (lesquels se concentrent surtout sur l'article 39 du Projet de loi qui concerne le Livret A), avec pour but de combattre la banalisation du Livret A, de la border de garanties, de garantir surtout la centralisation et l'affectation de ces fonds pour le logement social, voire la politique de la ville.

 

Pour ma part, sur mon nom, j'ai déposé une dizaine d'amendements, qui ont été cosignés par mes collègues socialistes de la Commission des finances. Ils visent essentiellement à protéger les épargnants modestes, à assurer l'accessibilité aux services bancaires des personnes les plus modestes, mais aussi des petites et moyennes entreprises. Mes amendements portent ainsi :

 

-         sur la publication annuelle par les banques dans leur rapport d'activité des dépôts et des crédits réalisés dans les zones urbaines sensibles (plus de transparence sur l'activité des banques dans ces quartiers permettra d'apprécier leur degré d'implication en faveur des personnes à faibles revenus) ;

 

-         sur la publication annuelle aussi par les banques de leur activité pour les PME (amendement adopté par la Commission des finances !) ;

 

-         sur l'information des titulaires de Livrets (A et de développement durable) sur l'emploi des sommes collectées via ces livrets ;

 

-         sur la garantie du droit au compte, et sur l'accessibilité aux services bancaires. Je propose ainsi une augmentation du nombre de chèques mis à disposition des personnes relevant du droit au compte et la fixation d'un montant minimal d'opérations au guichet identique à celui appliqué aujourd'hui pour le Livret A.

 

Voilà mes propositions. On verra bien ce que la Majorité, et le Gouvernement, décideront d'en faire !

 

 

 

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Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /2008 09:05
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Mélody, ma députée junior, est de retour à l'Assemblée... pour sièger elle-même. Comme 576 autres députés juniors venus de toute la France, de Croix à Marseille, d'outre-mer à la Corrèze, elle est venue travailler toute cette journée de samedi, tels des députés.

 

Ce matin, je l'accueille avec son père Franck au Palais Bourbon, presque familier pour elle en ce jour, depuis que mardi dernier elle est venue avec sa classe et ses enseignantes le découvrir. Mardi, elle était visiteuse et moi député. Aujourd'hui, elle est députée junior et moi son accompagnateur.

 

La journée d'une députée (junior) est bien chargée: après l'accueil et un rapide tour des salons, elle va s'installer en réunion de commission. Les jeunes députés regroupés par académie au sein des salles de commission discutent des trois pré-propositions de loi retenues par le jury national, et cela sous la houlette de plusieurs députés.

 

12h30, le déjeuner lui offre ensuite une vraie pause, juste avant qu'à 14h30, le travail de « législation » ne reprenne, cette fois-ci dans l'hémicycle. Mélody, comme ses collègues d'un jour, a été guidée jusqu'à mon siège, tout en haut, à gauche, par les huissiers. Je crois que cela l'a un peu impressionnée.... Etre députée junior, même d'un jour, est un moment solennel, presque grave, qui marque dans une vie de jeune fille. Elle était un peu fière aussi ... 

 

Pour cause d'obligations de « grand » député, je n'ai pu suivre la séance publique de l'après-midi dans son intégralité car il me fallait rentrer dans ma circonscription. Mais pas de problème pour Mélody qui se débrouille très bien.

 

L'édition 2008 du Parlement des enfants aura été particulièrement importante:  à l’occasion de la Présidence française de l’Union européenne, des élèves des classes de dernière année d’école primaire des 26 autres pays membres de l’Union européenne ont été invités. Ils se sont installés dans l'hémicycle (alors que d'ordinaire, les délégations étrangères sont installées dans les galeries du public !).  Les représentants juniors de la Slovénie, pays qui préside l’Union européenne jusqu’au 30 juin, et de la République tchèque, qui succèdera à la présidence française le 1er janvier 2009, ont d'ailleurs prononcé, chacun, un message en français.

 

Ensuite, les députés juniors ont posé des questions au Président de l'Assemblée et au ministre de l'Education nationale, un peu à l'instar des séances de questions des mardis et mercredis après-midi. Mais reconnaissons qu'avec les enfants, la séance est beaucoup plus détendue, sans chahut... Et comme de coutume à l'Assemblée (c'est même son rôle !), la séance s'est terminée par un vote !

 

C'est pour tous les enfants un bel apprentissage de la citoyenneté, et pour Mélody un beau souvenir. Je suis certain qu'elle aura beaucoup à raconter, dès lundi à son enseignante et sa classe de l'école Kléber à Croix.

 

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Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /2008 08:49
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

La justice fiscale,… à la niche ! C'est ce qu'on a envie de dire quand on prend connaissance du rapport de la Mission d'information de la Commission des Finances (conduite par son Président et son Rapporteur Général), consacré à la question des "niches fiscales".

 

Qu'est-ce qu'une "niche fiscale" ? C'est une mesure fiscale qui permet au contribuable de déduire de son impôt une somme qui correspond à une dépense ou à une affectation précise. Le nombre de ces "niches" (qui permettent de payer moins d'impôts !) ne cesse d'augmenter . Elles étaient 418 en 2003, elles sont 486 aujourd'hui ; elles coûtent 73 Mds € actuellement au budget de l'Etat (au lieu de 50 Mds € en 2003 !). Elles représentent évidemment un important manque à gagner pour les recettes de l'Etat.

 

Quatre dispositifs pèsent, à eux seuls, une part très prépondérante de ces niches : la réduction d'impôt pour l'investissement productif, et pour le logement outre-mer (550 Millions € / an pour 9870 contribuables !) ; l'emploi d'un salarié à domicile ; les crédits d'impôts liés aux conventions internationales pour éviter les doubles impositions.

 

Les chiffres sont effarants : 116 des 1000 contribuables ayant déclaré les revenus imposables les plus élevés ont réduit leur impôt dû de 93 % (chacun l'a réduit d'au moins 1 million d'euros !).

 

Les 100 contribuables qui réduisent le plus leur impôt en valeur absolue le réduisent chacun, en moyenne, de plus de 1,13 million d'euros !

 

Et parmi les 10 000 contribuables aux revenus les plus élevés, 150 n'ont pas payé d'impôt ou ont obtenu une restitution du Trésor public alors que leur revenu fiscal de référence était en moyenne… d'1 million € !

 

Quand on prend connaissance de ces chiffres, qu'on les met en perspective de la situation budgétaire de l'Etat, mais aussi de la situation sociale, il est clair (et il devrait être évident pour tous !) qu'il y a urgence au moins à plafonner ces "niches fiscales". Elles sont devenues une "trappe" à faire disparaître l'impôt des plus riches !

 

Car ce ne sont plus des "niches", mais des "cachettes" fiscales…

 

Et il n'y a pas de société juste, sans une fiscalité juste.

 

 

 

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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 10:28

Ils ont choisi de faire de l’Hôtel de ville leur troisième maison : pour les élus du Conseil municipal des enfants, il y a désormais la maison, l’école et la mairie.


Hier soir avait lieu leur deuxième séance, après celle de l’installation qui avait suivi les élections en octobre dernier.


Depuis, je dois dire qu’ils ont bien travaillé, mes jeunes collègues. Chacune des quatre commissions s’est réunie plusieurs fois et a mené à bien des projets utiles, ludiques et généreux comme ces collectes de jouets et de matériel pour bébés au profit des Restos du Cœur, cette vente de muguet le 1er mai au profit de l’association des chiens guides d’aveugles (ils remettront les 454 € récoltés le 18 juin prochain aux responsables de l’association, après la finale de leur tournoi de bourle), cette chasse à l’œuf de Pâques au parc du Lion, ou ce concours de poèmes lors de la fête des mères.


Je leur ai dit merci. Merci pour le bonheur qu’ils ont apporté aux mamans lors de la réception pour cette fête des mères, merci pour la joie communiquée lors du carnaval auquel ils ont participé nombreux sur leur char, merci pour leur implication citoyenne et les solutions proposées à des problèmes qui se posent dans notre ville.


Tenez : le problème des déjections canines dans les pelouses de nos espaces publics, par exemple. Nos conseillers, par la voix du jeune Tanguy, proposent de fournir du matériel de collecte aux propriétaires de chiens. Je dis banco ! Car avoir un chien, un animal chez soi, c’est du bonheur. Mais pour la collectivité, cela peut-être un problème. Alors j’ai retenu leur proposition de sachets biodégradables et de poubelles à proximité des endroits de promenade (pour être honnête, la Municipalité avait déjà avancé sur cette question).


Autre problème : celui des écoles dépourvues de préau. Cela tombe bien, c’est prévu à Jean-Macé… dès que l’architecte des Monuments de France nous aura donné le feu vert car l’école se situe à proximité de l’église Sainte-Thérèse classée monument historique. Et à Camus, on peut aussi y réfléchir dans une optique de développement durable (panneaux solaires, récupérateurs d’eau de pluie…) car on tient là une « éco-école » pour reprendre l’intitulé du projet pédagogique de l’établissement.


Bref, ils ont du cœur et des idées, nos collègues du Conseil municipal des enfants. Normal, ce sont des Wattrelosiens !


Bien entendu, à la fin de la séance, nous avons procédé au dernier vote, le plus important de la séance : celui qui consistait à savoir qui était content de voir arriver les grandes vacances. Je vous laisse deviner le résultat ; nous nous sommes quittés sur une large majorité…

 

 

 

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