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Lundi 14 juillet 2008 1 14 /07 /2008 17:00

A Wattrelos, ce n’est pas la garden party, pas d’invités triés sur le volet, pas de chichis – pas de m’noules comme on dit en ch’ti : le 14 juillet, c’est tout le monde au parc urbain pour faire la fête, partager un après-midi forcément ensoleillé en famille ou entre amis, profiter des stands des nombreuses associations wattrelosiennes, et bien sûr applaudir gratuitement nos vedettes sur le podium en fin de journée.

 

Cette année, nous comptions deux invités d’honneur : le gentleman-imitateur Eric… Baert (aucun lien de parenté avec moi, je le précise, même si on est devenus très copains !), qui était en quelque sorte le régional de l’étape car il m’a confié avoir habité deux ans à Wattrelos, rue du Mont-à-Leux, et Sheila, que je ne vous ferai bien sûr pas l’affront de vous présenter : c’est toujours l’une des artistes préférées des Français, parmi les plus populaires, et je dois avouer que, moi-même, je suis sensible à son talent et à son énergie. Allez, je le reconnais, je suis fan…

 

Il faut la voir reprendre ses tubes, au milieu de ses danseurs et de ses choristes, enchaîner les chorégraphies et transmettre sa joie de chanter et son bonheur d’être sur scène face au public… c’est tout simplement épatant après 40 ans de carrière !

 

Bien sûr, j’étais parmi les milliers de personnes qui ont réservé un triomphe à nos vedettes, et j’ai même eu le privilège de les rencontrer en coulisses. Vous le savez : les personnalités que nous recevons ne repartent jamais de la Cité des Berlouffes sans leur poupée Berlouffe ; je me suis donc fait un devoir – un plaisir ! – d’en remettre une (ainsi qu’un lion en peluche, animal emblématique de notre ville) à Eric et à Sheila, et de leur expliquer ce que ces poupées représentent pour les Wattrelosiens.

 

Tous deux les ont disposées sur le tableau de bord de leurs voitures en repartant de Wattrelos avec le sourire et, je le crois, le sentiment d’avoir été chaleureusement accueillis. J’en ai profité pour leur glisser que s’il veulent revenir le deuxième dimanche de septembre pour notre fête des Berlouffes, ils seront bien sûr les bienvenus !

 

 

 

 

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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /2008 10:40
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

C’est la liberté dans la maison du peuple ! Un beau symbole en tout cas.

 

Elle est là, devant moi, devant nous, avec ses enfants, avec sa mère, aux côtés du Président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer. Nous sommes nombreux à ses côtés. Elle respire la vie, l’espérance. Elle a le sourire, elle parle en responsable, elle a un charisme extraordinaire, elle a les nerfs, la sensibilité à fleur de peau.

 

Les mots du président de l’Assemblée sont chauds, chaleureux, simples, et républicains. Il parle pour nous tous. Je me retrouve bien dans ces mots où il décrit la force de l’espérance de chaque député, de notre Assemblée, symbole de la liberté.

 

Très vite, ELLE parle. Ses mots sont simples, ils viennent du cœur, ils décrivent un ressenti, un vécu. L’émotion est forte dans la salle, elle se lit sur les visages, elle se sent dans l’atmosphère. Je la ressens partout autour de moi. Je la sens aussi au fond de moi. Pourquoi le nier ?

 

La France a pensé à Ingrid Betancourt tout au long de ces six ans. Personne n’a oublié son visage, ses photos, beaucoup ont espéré, ces six années durant, sa libération.

 

Alors, oui, c’est troublant de voir cette femme. Jolie, oui, mais qui porte tout ce combat, tous ces symboles. Elle est une force. Elle est cet après-midi une femme.

 

Elle rappelle qu’elle avait fait ses études à Sciences Po Paris (à quelques centaines de mètres de l’Assemblée !) : « Mes racines, ma façon de penser, je les ai apprises parmi vous. Quand j’étais en captivité, je pensais souvent à la France ! J’écoutais toutes ces nouvelles de France, de tous ces comités qui se sont mobilisés pour moi. »

 

Et Ingrid Betancourt de préciser : «  C’était le reflet de ce pays que j’adore, fait de liberté, d’égalité et de fraternité. Dans la jungle, je n’ai pas eu de liberté, je n’ai pas eu de fraternité, j’ai encore moins eu d’égalité . »

 

Avec la voix qui tremble un peu, elle ajoute : « Dans les terribles nuits de cette forêt amazonienne, j’avais la lumière de la France comme un phare qui me guidait vers la vie… »

 

Ici à Wattrelos, sa photo était affichée en grand dans le hall de l’Hôtel de ville depuis des mois, et des centaines de Wattrelosiens ont signé le cahier de soutien. Je l’adresserai dans les jours qui viennent à Ingrid Betancourt. Merci à tous ceux qui ont signé…

 

Cet après midi, devant elle, je portais un peu d’espoir de chacun des signataires et de ceux qui, dans nos villes, ont rêvé sa libération. C’est fait, et c’est un moment heureux.

 

 

 

 

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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /2008 15:04
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
Voici la réponse obtenue à l'une des questions écrites qu'en ma qualité de parlementaire j'ai posée :

- à Madame la Secrétaire d'État chargée de la politique de la ville sur le risque de conséquences négatives du plan banlieues sur les missions locales, notamment dans le Nord - Pas-de-Calais. Dans cette région, l'annonce de ce plan avait suscité un espoir de réponses supplémentaires pour la jeunesse. 100 000 jeunes sont, ici, accompagnés par le réseau des missions locales, dont plus de 22 000 issus des quartiers ZUS. Lire la suite (J.O. du 6 mai 2008). Réponse parue au J.O. le 8 juillet 2008



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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /2008 10:36
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Cet après-midi, à l'Assemblée, nous avions à nous prononcer sur le projet de loi relatif à la rénovation de la démocratie sociale et la réforme du temps de travail.

 

Pour moi, député socialiste, ce projet de loi est celui de la trahison des partenaires sociaux et de l’émiettement des règles d'organisation du temps de travail. Il est en totale contradiction avec la démocratie sociale que je défends. En effet, alors que les deux principaux syndicats de salariés et le Medef étaient parvenus à un accord, le Gouvernement a décidé de ne pas le respecter, au seul motif qu'il ne correspondait pas à ses objectifs. Curieuse conception de la démocratie sociale quand les partenaires sociaux ont le droit de négocier, mais que le résultat est fixé d'avance par le gouvernement et l'UMP !

 

Et quand, en prime, le Président de la République, devant le conseil national de l'UMP, tente, sous les vivats des dirigeants de l'UMP, d'humilier les syndicats, les Français comprennent que le temps de l'évocation de Blum ou de Jaurès est révolu au profit de relents de revanche sociale !

 

Sur les deux volets du Projet de loi, le Gouvernement et sa majorité n'ont jamais écouté nos propositions, et n'ont eu de cesse que de dénaturer ce que sont la démocratie sociale, les garanties nécessaires en matière de temps de travail…

 

Sur la première partie consacrée à la démocratie sociale, les exemples parlent d'eux mêmes : la Droite a durci les conditions de calcul des effectifs dans les entreprises, ce qui aboutira mécaniquement à moins de délégués du personnel et à moins de comités d'entreprises. De même, une fois encore, elle a repoussé l'accord signé il y a 7 ans (!) dans l'artisanat sur le financement du dialogue social entre toutes les organisations syndicales de salariés et les représentants de 800 000 entreprises artisanales.

 

Sur la seconde partie du texte, le temps de travail, la Droite donne la priorité à l'accord d'entreprise. Le principe de faveur – qui permettait aux salariés de bénéficier des dispositions plus favorables d'un accord de branche – est ainsi abandonné au profit de l'application obligatoire de l'accord d'entreprise, même plus défavorable ! Avec ce projet de loi, on passe directement à une hiérarchie des normes inversées puisque, pour la première fois, c'est la supériorité de l'accord d'entreprise qui est affirmée. La conséquence immédiate de ce bouleversement en sera l’émiettement et l'atomisation des règles d'organisation du temps de travail.

 

Les règles sociales vont ainsi devenir un élément de concurrence entre les entreprises d'une même branche. Que pourront faire les salariés d'une entreprise soumis au chantage d'un alignement par le bas sur un accord accepté dans une entreprise voisine ? Il n'y aura alors guère de négociation possible puisque c'est leur emploi qui sera en cause. Avec ce projet sciemment voulu par la Droite, le dumping social sera au rendez-vous et la négociation d'entreprise risque bien de toujours s'effectuer sous la contrainte d'accords socialement les plus défavorables.

 

Et le Projet de loi va même plus loin, notamment en augmentant considérablement le nombre de salariés soumis au forfait jour et au forfait heure. En ouvrant ce dernier aux salariés « qui disposent d'une autonomie dans l'exercice de leurs fonctions », la Droite a choisi une formule tellement vague que nul ne peut en mesurer les conséquences.

 

Pour le forfait jour, le texte aboutit à passer de 218 jours à 282 jours travaillés et, contrairement à certains commentaires de presse, l'amendement adopté par la droite sur les 235 jours ne constitue pas un plafond puisqu'il pourra toujours être dépassé par un accord d'entreprise.

 

Le repos compensateur lui-même est remis en cause. Ce n’est pourtant pas une mesure d’aménagement du temps de travail, mais de protection de la santé des salariés. Les dispositions relatives au repos compensateur que le Gouvernement et sa majorité ont supprimé remontaient à une loi de 1976 (ce qui n’a donc rien à voir avec les 35 heures !).

 

Ce texte constitue donc surtout un mauvais coup contre la démocratie sociale, les conditions de vie personnelle et familiale des salariés, et contre la protection de la santé des travailleurs.

 

Voilà pourquoi avec mes collègues du groupe socialiste, cet après-midi, j'ai voté résolument contre son adoption.

 

 

 

 

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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /2008 16:04
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Ben ce n'est pas brillant ! C'est la première des nouvelles de l'été, mais reconnaissons-le, ce n'est pas encourageant !

 

Hier, l'OCDE a publié son rapport, Perspectives de l'emploi 2008, qui examine les perspectives de la croissance et de l'emploi dans les 30 pays membres de l'Organisation pour la coordination et le développement économique.

 

Côté croissance, dans la zone OCDE, on est en plein ralentissement : de 2,7 % en 2007, elle tomberait à 1,8 % en 2008 et à 1,7 % en 2009. Turbulences financières, inflation des prix alimentaires et du pétrole sont causes de cette tendance.

 

Aux Etats-Unis, la croissance de 2,1 % en 2007 passera à 1,2 % en 2008 et à 1,1 % en 2009. En France, après 2,1 % en 2007, elle serait de 1,8 % en 2008, et de 1,5 % en 2009 (le Gouvernement français n'a sans doute pas lu le rapport de l'OCDE, car lui prévoit dans son Rapport préparatoire au débat d'orientation des finances publiques pour 2009, une croissance pour 2009 comprise entre 1,75 et 2,25 % !).

 

Il y aurait aussi chute de la croissance en Finlande, en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni !

 

Côté emploi, les perspectives ne sont donc pas brillantes. L'OCDE souligne ainsi que « 33 millions de personnes seront au chômage en 2008 dans la zone de l'OCDE ». La croissance de l'emploi va continuer de se ralentir : + 1,7 % en 2006, + 1,5 % en 2007, + 0,7 % en 2008 et + 0,5 % en 2009.

 

En France, la croissance de l'emploi passerait de + 1,9 % en 2007, à + 1,1 % en 2008 puis à + 0,3 % en 2009 ! Moins d'emplois créés, cela veut dire un chômage qui ne recule pas, voire qui risque de recommencer à augmenter…

 

Mais cela, le Gouvernement ne le dit pas !

 

 

 

 

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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /2008 09:17

C’est même un besoin malheureusement croissant.


Car depuis quelques mois, au travers de mes permanences et de mes contacts quotidiens avec la population, par les messages que me font passer mes services sociaux, je constate une augmentation  des situations difficiles, et pour tout dire, de la pauvreté.


Ainsi, malgré des crédits déjà abondés, il nous faudra de nouveau, à Wattrelos, augmenter les lignes d’action sociale du CCAS car les demandes de soutien pour la restauration scolaire, pour les chèques énergie… bref les demandes d’aides familiales sont en très nette hausse.


Même si le nombre de RMIstes semble stabilisé, et même en légère baisse, il reste élevé, beaucoup trop élevé (autour de 1000 allocataires à Wattrelos).


Notre population compte aussi nombre de licenciés du textile qui vivent avec l’allocation de solidarité spécifique, nombre de familles subissant les dures contraintes des plans de surendettement… Il arrive même que des gens dorment dans leur voiture, des femmes notamment qui sont rejetées du domicile familial, parfois avec les enfants, et qui n’ont nulle part où aller. Sans parler des aînés dont la petite retraite ne suffit pas pour vivre sans être aidés, et ça, c’est un fait nouveau et dramatique !


Toutes ces personnes, auxquelles s’ajoutent les jeunes qui prennent leur indépendance, nous sollicitent pour obtenir un logement à faible loyer, et je me dis souvent que notre offre est insuffisante, même si nous faisons tout pour l’augmenter.


Alors je me réjouis quand une nouvelle résidence sociale est inaugurée, comme c’est le cas aujourd’hui, à Wattrelos. Nouvelle résidence ? Pas tout à fait : elle date de 1967, mais sa réhabilitation, qui a duré 25 mois et qui s’est achevée ces derniers mois, donne l’illusion que l’immeuble est récent. Il se situe au 350 rue des Patriotes, et accueille notamment des travailleurs migrants, propose des logements d’urgence… et héberge huit femmes sur les 89 personnes qui habitent le lieu.


Lorsque je suis devenu maire, il y a huit ans, l’une de mes premières préoccupations a été la rénovation de notre habitat. Aussi avais-je convoqué à l’époque les bailleurs afin que les actions entreprises soient coordonnées et que notre volonté politique, forte, soit entendue.


Car à Wattrelos, c’est le message que je martèle et c’est l’une des lignes directrices pour la Municipalité que j’anime, tout le monde doit trouver à se loger selon ses besoins et ses capacités.


La rénovation de cette résidence sociale Les Peupliers, inaugurée hier sous la pluie – inauguration pluvieuse, inauguration heureuse – est donc une vraie satisfaction. Continuons !



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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /2008 11:03
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Le Parti socialiste est entré dans la phase préparatoire de son congrès. A partir de la mi-septembre, les motions qui seront soumises au débat et au vote des militants seront présentées. D'ici là, le Parti conduit un autre moment fort, celui où chacun peut exprimer ses idées à travers ce qu'on appelle une contribution (s'agissant d'un débat, je trouve le mot d'ailleurs bien choisi!).

 

Deux types de contributions peuvent être présentées: des contributions générales (il devrait y en avoir une quinzaine) qui ont vocation précisément à couvrir une approche globale (philosophie politique, analyse des situations, propositions de programmes et de mode d'organisation du Parti), et des contributions thématiques, qui portent sur un sujet particulier sur lequel les signataires de la contribution désirent mettre l'accent.

 

C'est pour cela que pour ma part, en tant que Député du Nord, membre du Conseil national, et Délégué national du PS aux institutions financières, j'ai souhaité déposer avec quelques amis une contribution thématique pour porter au débat la nécessaire lutte contre l'exclusion financière.

 

Pour beaucoup de Français, le quotidien, c'est un plan de surendettement, l'interdiction d'avoir un carnet de chèques ou une carte bancaire, c'est l'inscription dans des fichiers pour de longues années, ce sont des sacrifices financiers lourds, si lourds qu'ils ont davantage l'impression de survivre que de vivre ! Ils sont dans une situation financière inextricable, pénible à supporter, qui pèse sur les relations humaines et sociales.

           

Trop de ménages modestes n'ont pour horizon que de douloureux efforts à accomplir, et sont exclus financièrement de la société de consommation. Des revenus, ils ne connaissent que le minimum à vivre. Ils se sentent confinés dans les difficultés, marginalisés, exclus de la société. Ça, je le vis chaque jour comme député de l'agglomération roubaisienne et comme maire...

 

Considérant que l'accès à l'emprunt et aux moyens de paiement est un quasi droit de l'homme dans une société moderne comme la nôtre, une question de dignité humaine, voilà pourquoi, avec mes amis signataires, nous proposons dans cette contribution plusieurs pistes pour contribuer à faire du projet social des socialistes un projet efficace, utile et émancipateur pour tous.

 

 

Pour lire la contribution Combattre la pauvreté, c'est combattre l'exclusion bancaire, cliquez ici.

 

 

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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /2008 21:35
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

On le sait, un nouveau système d'immatriculation pour les véhicules entre en application le 1er janvier prochain.

L'immatriculation sera désormais attachée à nos véhicules et non plus à notre domicile, avec délivrance d'une carte grise provisoire dans l'attente que la carte grise définitive nous soit envoyée sous pli sécurisé. Or, ce certificat provisoire va poser problème pour les travailleurs transfrontaliers, ou ceux qui ont des parents de l'autre côté de la frontière... car cette carte grise provisoire ne permet pas de se rendre à l'étranger !

J'ai attiré l'attention du Gouvernement à ce sujet en déposant une question écrite. 

Pour lire le texte de ma question,
cliquer ici.


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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /2008 15:53
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
Voici la réponse obtenue à l'une des questions écrites qu'en ma qualité de parlementaire j'ai posée :

- à Madame la Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales sur le devenir des implantations territoriales, notamment dans le Nord - Pas-de-Calais, des compagnies républicaines de sécurité. Lire la suite (J.O. du 22 avril 2008). Réponse parue au J.O. le 1er juillet 2008


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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /2008 10:29
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Placé de fait au cœur de la présidence française, le non des Irlandais au traité simplifié de Lisbonne sonne le glas d'une ratification rapide dont, d'évidence, la Présidence française n'aura pas l'honneur. Sur le fond, ce non peut paraître paradoxal, compte tenu des bénéfices incontestables tirés de l’Union européenne, par l’Irlande, à travers les fonds structurels et une fiscalité avantageuse. L’Irlande a dit non pour la deuxième fois à un référendum traitant de l’Union européenne.

 

Un tel vote s’explique sans doute par une mauvaise campagne du oui, une faible mobilisation de ses tenants et naturellement une campagne efficace du non. Pour autant, la tonalité de cette campagne contre le traité de Lisbonne ne peut être assimilée à celle que nous avons connue lors du non français du 29 mai 2005. En Irlande, il s’agissait d’une campagne à dominante conservatrice qui a séduit un électorat plutôt conservateur et catholique. En France, nous avions plutôt affaire à un non social et sociologique.

 

Il faut éviter, face à cette décision du peuple irlandais, trois solutions, tout aussi négatives :

 

-         il n’est pas question de demander un nouveau vote, contrairement à ce qu’a préconisé un peu rapidement le Président de la commission européenne ;

 

-         la perspective d’une nouvelle renégociation ne semble pas non plus envisageable : l’Union européenne est fatiguée de cet exercice ;

 

-         enfin, il ne peut être question de continuer sans les Irlandais ; il s’agit donc de tenir pleinement compte de l’avis exprimé par une majorité de ce peuple.

 

Pour autant, je suis plutôt enclin à penser qu'il faut poursuivre le processus de ratification, tout en évitant toute tentation de passage en force.

 

Cette nouvelle déconvenue démocratique intervenue en Irlande traduit cependant un divorce évident entre les peuples et la logique communautaire, entre les peuples et les leaders européens. J'en suis convaincu.

 

Il importe donc de relancer au plus vite, au-delà des questions institutionnelles, un grand débat sur l’idéal européen. Et ainsi de surmonter le rejet systématique des peuples – que l'on observe  depuis quelques années –  vis-à-vis d’une Union européenne en grande difficulté. Celle-ci est en effet de plus en plus vécue comme une menace, comme une contrainte, voire comme un risque pour les acquis populaires. Il est donc urgent de refaire de la politique en Europe et pour l’Europe, et de s’évader des questions purement institutionnelles.

 

On voit bien aujourd'hui que la construction politique de l’Union européenne suppose un contenu économique, social et financier largement différent. Au vu des priorités que Nicolas Sarkozy a conféré à  la Présidence française (environnement, immigration, sécurité) je ne suis pas certain que celle-ci va modifier considérablement les choses ! Le contenu de l'agenda de la Présidence française ne répond ni aux attentes majeures des peuples ni aux besoins fondamentaux de l'Europe. Rien qui satisfasse les agriculteurs qui n'y arrivent plus, les pêcheurs étranglés financièrement, les salariés victimes de délocalisations, les citoyens écœurés des injustices fiscales, les entreprises qui voudraient bien s'appuyer sur des politiques de recherche et d'innovation puissantes, les économies qui ont besoin de gros investissements dans les infrastructures de transport... Rien donc de majeur ne peut être attendu qui puisse faire progresser l'Europe sociale, l'Europe de la recherche, l'Europe des citoyens.

 

Il devient urgent de redéfinir clairement le projet européen et de proposer davantage que la paix du continent. Si c'est un objectif nécessaire, il est loin d'être suffisant. L'Union européenne doit disposer d'un budget à la mesure de ses ambitions de cohésion interne et de solidarité internationale. Elle a besoin d'un projet fraternel, humaniste et solidaire. C'est pour ma part ce que j'attends de l'Union européenne.

 

 

 

 

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