Le Gouvernement rend publiques ses propositions sur les retraites ! Elles sont critiquables !
Ø Sur la méthode d'abord : pas de vraies négociations… et en plein été !
Le Gouvernement dit avoir beaucoup consulté. Peut-être ! Mais c'est tout ! En fait, il a reçu séparément chacun des acteurs concernés (syndicats, partis politiques, etc.). Mais de fait, il a refusé de dialoguer dans une même réunion avec l'ensemble des partenaires sociaux, du moins les syndicats qui n'ont cessé de le lui demander. Il a refusé de prendre en compte les propositions du Parti socialiste en faveur d'une réforme plus juste, pérenne et préservant pleinement notre système de retraite par répartition tout en permettant à chacun de choisir, s'il le peut, le moment de son entrée en retraite (voir mon article du 20 mai).
Par ailleurs, lors de l'examen du projet de réforme au Parlement, le Gouvernement a d'ores et déjà annoncé qu'il refuse catégoriquement la publicité des travaux en commission. Et cela alors que depuis la réforme constitutionnelle de 2008, les travaux en commission sont fondamentaux et sont devenus bien plus décisifs pour écrire les lois que les travaux dans l'hémicycle (puisque maintenant, c'est le texte adopté en commission qui vient en débat dans l'hémicycle). Ajoutons que l'examen du projet de réforme commencera au Parlement en plein été (d'ailleurs, je l'examinerai en commission des finances les 19 et 20 juillet prochains !) et se poursuivra au moment de la rentrée scolaire : inutile donc de préciser qu'il s'agit de moments bien choisis par le Gouvernement, de moments où nombre de Français seront en vacances !
Ø Sur le fond ensuite : un projet injuste
- Le projet de l'actuelle Majorité est injuste car il fait reposer l'effort encore sur les mêmes, ceux qui déjà aujourd'hui connaissent des situations difficiles ou de fragilité :
- les salariés car l'âge légal de départ à la retraite passe de 60 ans à 62 ans ; au total 90 % de la réforme sera supportée par eux seuls (recul de l’âge légal ; relèvement des cotisations des fonctionnaires). Malgré les grandes annonces gouvernementales de vouloir faire « payer les riches », les prélèvements sur les revenus du capital et les hauts revenus sont dérisoires. Pire, les stock options et les retraites chapeaux continueront d'être protégées par le bouclier fiscal !
- les salariés qui ont commencé à travailler jeunes car le dispositif de départ anticipé pour les carrières longues est impacté par le report à 62 ans de l'âge légal.
- les femmes ou les travailleurs précaires qui ont des carrières incomplètes, les jeunes qui entrent de plus en plus tard dans la vie professionnelle : avec le report de l'âge de l'annulation de la décote, tous devront probablement attendre 67 ans pour percevoir une retraite à taux plein !
- A cela s'ajoute que le Gouvernement n'a pas respecté ses promesses pour la prise en compte de la pénibilité et pour favoriser l'emploi des seniors :
- la prise en compte de la pénibilité est pourtant un engagement que François Fillon a pris en 2003. Le dispositif aujourd'hui proposé n'a même pas fait l'objet de négociations avec les organisations syndicales, et est plus que contestable : une visite médicale devra prouver que le salarié qui souhaite bénéficier de la pénibilité (et ainsi être en retraite à 60 ans) est atteint d’une incapacité physique diminuant sa capacité de travail de 20 % « ayant donné lieu à l’attribution d’une rente pour maladie professionnelle ou pour accident du travail ». L’espérance de vie par métier n’est même pas évoquée !
- quant à l'emploi des seniors, la seule proposition gouvernementale devant permettre de favoriser leur emploi (le taux d'emploi des seniors en France étant aujourd'hui le plus bas d'Europe !) se résume à un CDD seniors, dispositif d’aide à l’embauche pendant un an destiné aux employeurs qui feront signer un contrat de travail de plus de six mois à un salarié âgé de plus de 55 ans. Dispositif qui risque d'être peu efficace ! Car sans de vraies mesures favorisant l'emploi des seniors, le recul de l'âge de la retraite, au final, fera que bon nombre de salariés qui auraient pu partir en retraite deviendront chômeurs !
La réforme gouvernementale des retraites est donc un projet injuste et de renoncement à des engagements de première importance (pénibilité, emploi des seniors). C'est aussi un projet de très court terme puisqu'il ne vaut que jusqu'en 2018.
C'est enfin un projet qui met doublement en péril les générations futures ! D'abord parce qu'il ponctionne (notamment pour financer le régime général !), les sommes qui avaient été provisionnées pour assurer leurs pensions (grâce à la création du fonds de réserve des retraites par le gouvernement Jospin que la Droite n'alimente plus depuis 2002 !).
C'est pour toutes ces raisons que le projet gouvernemental n'est pas acceptable en l'état, ni même dans sa philosophie. Il faut le combattre car si nul ne nie que la question des retraites est d'importance, et complexe, la réponse gouvernementale n'est certes pas la meilleure.
Pour consulter la comparaison des propositions gouvernementales et socialistes,
cliquez ici.

Le texte paraît anodin
mais derrière un titre sibyllin et un contenu que le Gouvernement présente volontiers comme exclusivement technique, c’est sans doute un des projets de loi les plus importants depuis longtemps en
matière d’énergie et de ceux qui, incontestablement, dessineront l’avenir énergétique de la France !
La ville jumelée de Wattrelos, en
Allemagne orientale, fête les 20 ans de jumelage avec Wattrelos, mais aussi avec ses deux autres villes sœurs allemandes, Langenfeld et Lüneburg, ce week-end à l’occasion de la Kuhfest
(traduction : fête de la vache, animal symbole de la ville de Köthen, manifestation organisée par le légendaire Ku Ka Kö, à la troupe de danseuses bien connue ici à Wattrelos pour notre
carnaval !).
Voilà pourquoi, comme lui, je suis
heureux de voir nos Wattrelosiens, jeunes et moins jeunes, vivre ces quelques heures ou jours si proches de leurs amis Allemands.

lanceurs de javelot ou des échanges scolaires qui ont lieu entre notre cité scolaire Emile-Zola et le Ludwiggymnasium. Si notre
jumelage a 20 ans, il est « vivant, actif, généreux ». Et en cette fin d’après-midi, je lui souhaite « un très bel avenir et une longue vie ».
L’humour, en offrant sous les rires de l’assistance à Kurt Zander une superbe vache en peluche (qu’il va garder précieusement dans son bureau, au milieu
de quelques autres !), symbole de Köthen bien sûr, mais aussi de la convivialité de notre jumelage.
Le sérieux aussi, en lui remettant,
parce que l’amitié est d’or, la grande plaquette d’or de l’Assemblée nationale !
où nos Wattrelosiennes font bonne
figure (et avec le sourire !) et où un couple d’allemands me confie un instant leur chien dénommé… Otto !
Surtout ne le dites pas à
Albert…
Quelle joyeuse bande de
musiciens ! Et de voir leur banderole où Wattrelos est écrit en grand me fait bien plaisir.
La réception pour la remise des lots du
printemps du commerce, ce soir dans les Salons de l’Aveline, n’est pas une simple réception. Elle est également un moment important dans la vie de notre fédération des unions commerciales de la
ville, W’Atout commerce, puisque sa présidente depuis tant d’années, Marielle Wyts (Atelier Marielle), passe officiellement la main à son successeur, Christophe Ricci (Ricci Automobiles)… dont le
garage se situe juste en face du lieu où nous nous retrouvons ce soir !
Réception riche d’amitié et de
convivialité que celle de ce matin à l’Hôtel de ville où je reçois 16 écoliers de Guarda, notre ville jumelle du Portugal, venus rendre visite toute la semaine à leurs copains wattrelosiens de
l’école Jean-Zay (après les avoir reçus du 17 au 24 mai).
Ce midi se produit un
événement rare à Wattrelos : je remets une médaille d’or de la Ville. C’est que je rencontre une personnalité éminente. Je suis venu dire bon anniversaire à Georgette Nys, vaillante bénévole
du club de l’Amitié, qui fête son… 100e anniversaire, entourée de ses amis, à la salle Georges-Diongre où se tient un repas en son honneur.


