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Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 10:16
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Pour Wasquehal, l’équipe que je soutiens est celle qu’emmène Didier DEBELS. Je le connais bien.
 
C’est un homme dynamique, volontaire, qui sait aller de l’avant, et qui aime que ce qui ne va pas se corrige vite. C’est un homme de cultures, qui privilégie le travail de fond, qui déteste le mensonge et la manipulation. C’est un homme honnête, qui a du cœur et qui n’a pas de plaisir plus grand que de rencontrer les gens, les vrais gens, les voisins de son quartier, ses concitoyens.
 
Il sera, j’en suis sûr, un élu de terrain, attentif à vos besoins, capable de proposer des solutions et d’aller chercher les moyens qui aideront Wasquehal à se développer harmonieusement. Il saura épauler les aînés et leur offrir des services de qualité. Il se mobilisera sans compter, je le sais, pour la jeunesse. Il sera un bon maire pour Wasquehal et ses habitants.
 
Sur sa liste, il a su s’entourer de femmes et d’hommes d’horizons divers. J’en connais beaucoup. Leurs valeurs et leurs compétences s’additionneront pour le service de la commune.
 
Voilà pourquoi, pour Wasquehal, Didier DEBELS et son équipe, c’est, à mes yeux, le bon choix.
    
Ce choix est celui d’un maire humain, honnête et d’une équipe au service de l’avenir de Wasquehal.
 
Pour Wasquehal, moi j’y crois !


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Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 10:15
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hemblog.jpg Avant hier soir, j’ai en effet participé, en soutien à la liste que conduit Fabienne LEPERS à Hem, à une réunion publique centrée autour de deux thèmes, le pouvoir d’achat et la sécurité.
Il me revenait d’intervenir sur le premier (cf. mon blog du 6 février), laissant le second à l'une de mes vraies grands amies, Marylise LEBRANCHU, ancienne ministre du Commerce et de l’Artisanat, puis ministre de la Justice, Garde des Sceaux de Lionel JOSPIN.
C’est une vraie copine, une femme politique qui dans ses ministères hier ou comme militante fait honneur à la politique ! Elle a centré son propos sur la « violence » et pointé un comportement qui n’est pas apaisant : celui du Président de la République !
Il génère en effet une violence de la déception : déception face à toutes les annonces faites lors de sa campagne et non satisfaites en 9 mois de présidence !
A l'exception, certes, de la délinquance routière : le nombre de tués sur nos routes a baissé. C’est tant mieux. Et du fait de meilleures protections et de systèmes de surveillance, le nombre de vols (voitures, téléphones portables, cambriolages) a baissé également. Si ces évolutions sont positives, reconnaissons qu’elles ne sont pas dues qu’à Sarkozy !
En revanche le nombre d’agressions est en hausse : les atteintes aux personnes ont augmenté de 20 % ! Et que fait-on de ces petits délinquants, que l’on envoie systématiquement en prison alors qu’il faut leur faire reconnaître que la loi doit être respectée? Est-ce là la seule solution ? Car souvent, celui qui commet une infraction car il a "la rage" a "la haine" quand il ressort de prison ! En prison, les barrières tombent. Le propos de Marylise Lebranchu était fort de vérité et ô combien juste.
Depuis 2002 et la fin de la police de proximité, on assiste à de nouvelles formes d’incivilités. Elles touchent les personnes qui habitent les logements sociaux, les personnes âgées ou ceux ayant de petites retraites. Car la politique du Gouvernement, c’est aider ceux qui ont le plus et abandonner ceux qui ont le moins ; sans progrès social, il n’y aura pas de victoire sur la délinquance. Nous n’avons pas le droit, nous, à gauche, de ne rien faire.
Emprisonner à tour de bras, c’est facile, mais il faut également prévoir le retour, ce qui suppose que « l’espace public ne soit pas vide ». Et c’est bien là l’un des sujets cruciaux. La situation est d’autant plus grave que les associations et les villes perdent de leurs moyens. Nous devons dénoncer la Droite, celle qui tient un discours sur la sécurité et qui enlève les moyens pour agir ! Et être de gauche, sur ce thème de la sécurité, ce n’est pas être laxiste. Nous sommes respectueux du Droit et nous avons des principes.
Enfin, Marylise Lebranchu a esquissé une comparaison entre la dérive actuelle de la France et la situation des Etats-Unis. Une société dans laquelle règne l’injustice et la violence. Elle craint que la France ne finisse par ressembler complètement à ce pays. Car, estime-t-elle, notre société française, pour être apaisée, doit être « équilibrée ».
Ce que la Gauche porte, c’est l’envie d’être ensemble, l’envie de vivre ensemble.


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Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 10:05
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albert.jpg Raymond Devos en avait fait un sketch célèbre : "Mon chien, c'est quelqu'un…". Eh bien moi, je peux dire que "mon chien, c'est… devenu quelqu'un" !
 
Alors, j'ai décidé de vous le présenter. Pourquoi cet "outing" ? Parce que ma vie privée a été publiquement dévoilée ce matin dans mon quotidien. Eh oui, à la maison, quand je rentre le soir, j'ai un chien qui m'attend, et il s'appelle Albert !
 
Hier, à l'école Kléber de Croix, comme député, j'ai évoqué aux élèves le rôle de l'Assemblée et le travail du Député. Et immanquablement, à la fin, les enfants m'ont allègrement posé des questions sur ce qu'est ma vie quotidienne. Plutôt curieux, ces enfants ! Alors je ne me suis pas dérobé. Je leur ai dit ce qu'est la vérité de ma vie, celle d'un célibataire qui n'a pas toujours bien approvisionné son frigo, qui part tôt et qui rentre tard, et qui partage sa vie avec un compagnon à 4 pattes. Et franchement, c'est un paquet de joies et de bonne humeur.
 
Pourtant, sa vie n'avait pas vraiment commencé sous les meilleurs auspices. Car c'est un chien trouvé, jeté à l’âge d’à peine quelques semaines dans la cour d'une de mes collaboratrices avec quelques autres, une collaboratrice qui s'est trouvée bien ennuyée d'avoir ces petites bêtes sur les bras (au propre comme au figuré !). La suite de l'histoire, vous la devinez ! Un de mes collaborateurs (qui s'appelle Albert) est venu m'en parler avec insistance ; il savait que je m'interrogeais après les législatives sur l'idée de me prendre un nouveau chien ! Le résultat, c'est qu'une fois qu'on m'a amené le
chiot… il est resté ! Et comme il lui fallait un nom, tant pis pour celui qui me l'a amené, je l’ai appelé Albert… comme lui !
 
Alors soyons francs, pas une seconde depuis, je ne l'ai regretté ! Bien sûr, avec ma vie animée, ce n'est pas toujours facile de m'organiser, mais on y arrive. C'est une contrainte, mais aussi bien des moments de détente. C'est un "pot de colle"… mais qui ne rirait pas devant ses jeux et ses pitreries ? Et le rire, ça aide à vivre.
 
Ben oui, c'est quelqu'un mon chien.
 
Il est petit, mais faut que je m'en occupe… aussi !


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Vendredi 18 janvier 2008 5 18 /01 /Jan /2008 17:43
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carlos.jpg Il n’est sans doute pas courant que sur son blog un responsable politique s’exprime sur la disparition d’un chanteur populaire. Je ne peux manquer cependant aujourd’hui d’exprimer mon émotion car Carlos était, oui, un chanteur humain et populaire au sens noble du terme.
Populaire, il l’était incontestablement.
Je n’oublie pas la ferveur qui avait accompagné son tour de chant lorsqu’il s’était produit à Wattrelos dans notre parc du Lion à l’occasion des festivités du 14 juillet 2005. Avec sa Rosalie, son Papayou et ses Big Bisous, il avait ravi, fait sourire, fait danser et le Tout nu et tout bronzé avait été repris en cœur par une foule que j’ai rarement vue si nombreuse. C’était joyeux, un superbe retour dans les années 70 et 80, et il semait du bonheur avec sa bonne humeur.
C’était aussi un chanteur humain.
Sa décontraction, sa convivialité, sa gaieté et sa gentillesse n’étaient pas une façade. Après son concert, je l’avais retrouvé. Il partait dîner chez Yves Renier et allait être en retard. Il prit cependant le temps d’échanger, de prendre un verre et même de partager quelques unes des frites de mon paquet. On en avait ri, il m’avait raconté quelques blagues, il était heureux d’être là ; il était simple comme ces femmes et ces hommes qui l’applaudissaient. Il était proche, c’était un homme que le vedettariat n’avait pas éloigné et qui voulait être abordable. Bref, un artiste comme je les aime.
Je n’étais pas un fan du chanteur. Mais comme beaucoup, j’ai souvent chantonné ses refrains ; ce 14 juillet, j’ai rencontré un homme de cœur, disponible, qui aimait la vie et les gens. Faire rire, faire plaisir, c’était son plaisir.
Carlos n’avait rien d’une star, c’était juste un type bien, à qui le succès n’avait pas tourné la tête et qui croquait la vie avec gourmandise.
Alors oui, aujourd’hui, je suis triste. Merci de la bonne humeur que tu as su distribuer… et adieu l’artiste !


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Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /Jan /2008 09:52
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L’année 2008 commence et je tiens à vous présenter mes meilleurs vœux.
De santé bien sûr – c’est notre bien le plus précieux – mais aussi de bonheur, de prospérité…
Enfin bref, comme on a coutume de dire : plein de bonnes choses, pour vous et toutes celles et ceux qui vous sont proches et chers.
Merci d’être fidèles ou de découvrir ce blog… et à bientôt !


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Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /Août /2007 15:30
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C’est l’un des ateliers auquel je participe ce jeudi à La Rochelle. Pourquoi celui-là ? Parce qu’une société qui ne prépare pas l’avenir de sa jeunesse ne prépare pas son propre avenir, et que les jeunes, nos jeunes, sont au cœur de la crise sociale mais aussi de la crise de confiance que connaît notre société.
Les violences sans précédent intervenues durant le mois de novembre 2005, l’instrumentalisation des évènements de la gare du Nord pendant les élections présidentielles, ont montré l’ampleur de la crise sociale et urbaine dont sont victimes les habitants des quartiers populaires. Comment ne pas s’interpeller sur notre identité et sur notre capacité à vivre ensemble, et pour nous socialistes, comment rebâtir une espérance ?
Car enfin, qui peut nier l’existence d’une certaine ghettoïsation sociale ? Comment ne pas constater que le système éducatif n’a pas su promouvoir de façon suffisamment massive les enfants des cités ?
Pour aborder ces questions, délicates, mais fondamentales, il s’agit d’abord de ne pas tomber dans le piège que tend la droite. Elle glorifie le passé colonial. Elle parle de polygamie, d’immigration choisie, de chansons de rap attaquant la République laissant se propager en France, l’idée dangereuse que les problèmes dans les banlieues ou dans les quartiers populaires sont des problèmes d’étrangers. Elle réussit à dresser des Français les uns contre les autres, les renvoyant à une identité uniquement religieuse ou de couleur de peau, et plus du tout à une identité de classe sociale qui a fondé les grandes luttes du 20ème siècle.
Les villes en difficulté vivent de surcroît une forme de stigmatisation conférée par les zonages, tels ZUS, ZFU ZEP. Si la politique de la ville des dernières années (et notamment par les GPV du gouvernement JOSPIN) a ralenti un phénomène de paupérisation des quartiers, elle n’a pas assez inversé la tendance, car elle ne fut pas suffisamment massive. Une politique de mixité sociale est aujourd’hui prônée, elle apparaît indispensable. En effet, aujourd’hui des rues entières voient des familles au chômage, des collèges concentrent des enfants dont les familles sont en difficulté sociale à plus de 80 %, le brassage des classes sociales est bien loin de se faire. Nous vantons le modèle de l’école républicaine qui insère, alors que dans certains quartiers, des écoles concentrent des personnes d’origine sociale modeste, en grandes difficultés, ou d’origine étrangère, et donc des indicateurs sociaux très défavorables.
Nous voulons lutter contre la discrimination. Dans la lutte contre les discriminations, tout a été dit par la loi. Il faut surtout aujourd’hui la rendre opérationnelle. L’école, l’emploi et le logement sont les trois facteurs principaux sur lesquels il faut agir. Tout le reste n’est que paroles vaines.
S’agissant de la jeunesse, le problème de l’emploi est majeur ! L’emploi et l’insertion des personnes soit en difficulté personnelle, soit en difficulté à cause des discriminations liées à l’adresse, la couleur de la peau ou le sexe ne trouveront pas de solutions seules en résolvant la question de la croissance.
Voilà pourquoi ce qui revient sans cesse dans les interventions de l’atelier, c’est que la question de l’accès à l’emploi doit être traitée en proximité. C’est aux portes des mairies que frappent les personnes de nos quartiers en recherche d’emploi, diplômées ou non. De ce fait les emplois-jeunes furent de bons tremplins. L’accès à l’emploi nécessite le fonctionnement croisé de plusieurs institutions, et c’est une vraie nébuleuse. Voilà pourquoi je pense qu’il faut être clair et lisible, et donner la compétence de la coordination de l’insertion professionnelle aux communautés de communes ou, ici à Lille, à la Communauté Urbaine, en leur donnant légitimité de mettre tous les acteurs de l’insertion autour de la table.
Cette compétence peut se décliner à travers plusieurs pistes de réflexion :
 
·         Il nous faut être, nous Communes, Missions Locales, le « piston » des jeunes sans piston de nos quartiers, le réseau des personnes sans réseau familial, sans réseau scolaire, sans réseau amical. Cela nécessite d’aller chercher les offres d’emploi dans les entreprises, notamment pour les diplômés et de les ramener au sein de la Mission Locale, puis de travailler à la mise en relation entre celui qui cherche du travail et l’entreprise. Nous devons être les intermédiaires que sont dans les milieux plus aisés les parents ou l’association des anciens élèves. L’entreprise fait confiance à la structure d’insertion qui elle ensuite présente quasiment à titre personnel des jeunes et dépasse ainsi l’obstacle du CV avec le nom, l’adresse, etc.
·         Il faut recréer les conditions de la mobilité dans les têtes. La mobilité géographique est au cœur des préoccupations pour demain. Une initiative majeure est d’aider à se rendre sur les lieux de travail. La plupart des offres d’emploi demandent le permis de conduire, voire la voiture. Faciliter l’accès à l’un, c’est aider à avoir l’autre, et à trouver du travail.
 
S’agissant de la jeunesse, il y a une obligation de résultats ! Il y a urgence. Là plus que
nulle part ailleurs, tout doit être fait pour bâtir l’égalité réelle. Il faut l’ouverture sur le monde de nos quartiers, les sortir d’un enfermement psychologique et matériel. Savoir rendre leur capacité de rêver aux jeunes de nos villes, leur envie de « conquérir le monde » et les aider à avoir l’idée, mais surtout la conviction qu’ils pourront élever dignement leur famille, est en soi le plus noble mais surtout le plus urgent projet politique, c’est ma conviction.


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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /Août /2007 18:14
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Premier atelier auquel je participe. Difficile de le synthétiser, bien sûr. Une note d’ambiance, toutefois : force est de constater que depuis l’arrivée du gouvernement FILLON, en territoire, il n’y a pas encore eu d’expression ni de directives sur la politique culturelle de l’Etat. On ne sait rien : les DRAC n’ont pas encore eu de ligne politique (d’ailleurs, dans le Nord - Pas-de-Calais, cela fait plusieurs mois maintenant que le poste est vacant, depuis le retour sur Paris en mai de son détenteur, après son bref passage dans notre région : c’est fâcheux, quand on voit l’ampleur des dossiers culturels régionaux !), et la nouvelle ministre de la Culture ne s’est pas exprimée.
 
            Un contexte aussi à préciser : il est financier ! Les ressources des collectivités locales évoluent défavorablement, et le risque existe que celles-ci se recentrent progressivement sur leurs compétences légales fondamentales, sacrifiant la culture.
 
            Ce sont là deux réalités contemporaines, et qui sont le cadre de réflexion des élus municipaux, départementaux, régionaux à la veille d’une année où les enjeux locaux domineront.
 
            C’est vrai que dans le débat présidentiel, la culture a été en retrait. Sans doute parce que, pour la Droite, dominante, la culture est réglée par les éditions populaires (populistes ?) des grands médias. Pour les élections locales, il ne faut pas passer outre cette question. Elle se décline dans tous les grands aspects de la vie municipale :
 
·         dans les écoles d’abord, bien sûr, où l’équipement en matière culturelle est une question fondamentale ;
·         en urbanisme ;
·         dans les relations sociales où beaucoup ne peut passer que par la culture (comment lutter contre le communautarisme ? Que répondre à la résurgence du fait religieux ?)
 
Cela ne veut pas dire qu’on puisse oublier le contexte d’argent rare. Il est
nécessaire d’avoir des politiques d’évaluation, lesquelles devront se compléter d’observatoires sociaux ; car culture et social sont liés.
 
            Un autre point-clé est la multitude des intervenants sur les dossiers culturels ! Comment penser sa politique culturelle dans le cadre territorial sans avoir cela à l’esprit ? Il va falloir que des acteurs s’affirment, et d’un avis général dans l’atelier, la communauté de communes (ici, la Communauté urbaine) est un échelon intéressant qui ne pourra qu’être développé.
 
            La certitude, c’est que l’Etat ne mettra pas de moyens supplémentaires dans les années qui viennent sur la culture.
 
            Alors il faudra être imaginatif par : des relations avec les pays frontaliers ; l’apport du mécénat ; la mise en place d’établissements de coopération culturelle (pour mettre en commun les possibilités, plutôt que de voir se développer des féodalités).



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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /Août /2007 15:24
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C’est fou : quand j’écoute les chroniques radio, quand je lis les manchettes des journaux ou quand on regarde les quelques secondes que la télévision y consacre dans ses journaux télévisés, le Parti Socialiste serait en plein marasme, ses éléphants ne sont pas à La Rochelle et donc rien ne pourra s’y passer, et d’aucuns même de se dire : La Rochelle, à quoi ça sert ?
Je m’inscris en faux face à tout cela. J’y vais moi en élu, en militant : 3 jours pour y travailler, discuter, débattre. On est nombreux comme cela, plusieurs centaines pour les journées des élus, plusieurs milliers pour les journées militantes. Et franchement, il y a du monde, et on y bosse ! Rien à voir avec tout ce qui se dit ou s’écrit ça et là !
Moi, j’y rencontre d’autres maires, d’autres députés, des élus municipaux ou intercommunaux. Les débats sont de bonne tenue, et les confrontations d’idées intéressantes et toujours utiles. Je participe à 3 ateliers : les finances (cela ne surprendra personne…), la jeunesse, et la culture. Bien sûr, les interventions sont variables quant à ce qu’elles nous enseignent, mais les salles des ateliers sont pleines et conviviales. On discute sur le fond, on change nos villes, on change la vie de nos habitants. Et franchement, c’est ce que devraient voir les caméras et dire à l’extérieur ! Car, pendant ces 3 à 4 heures de discussions, les noms des dirigeants du parti, d’hier ou de demain, ne sont jamais évoqués, les ambitions n’ont rien à y faire.
Le Parti Socialiste, c’est d’abord ça, des élus et des militants qui y croient, et consacrent de leur temps, de leurs vacances ou de leur vie de famille pour venir ici, dire et redire qu’ils veulent faire avancer les idées, faire bouger les choses.
La rénovation ? C’est là qu’elle y trouvera sa vraie force.



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Dimanche 22 juillet 2007 7 22 /07 /Juil /2007 16:16
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Avignon-2007-pour-le-web.jpg Régulièrement, on me pose la question de savoir ce que je fais de mes week-ends. La réponse est simple : je bosse. Mes loisirs sont simples à lister : 1 ou 2 cinémas, et 1 à 3 pièces de théâtre par an. Une exception toutefois : un séminaire de banquiers, de responsables d’entreprises, de hauts fonctionnaires et d’hommes politiques une fois par an à Avignon en juillet, et qui se déroule au Palais des Papes même (photo ci-contre). Au programme : dans la journée, on discute, on réfléchit, et le soir, quelques spectacles. C’est un moment privilégié pour moi dans le rythme de l’année.
Cette année, l’ordre du jour est philosophique : "Vivre ensemble à l’heure de la post-modernité", avec pour invité Michel MAFFESOLI qui vient de publier "Le réenchantement du monde".
Pour ce philosophe, la crise actuelle n’est pas qu’économique, culturelle ou politique. Chaque époque se caractérise par des "épistémê", c’est-à-dire un ensemble de "mots" qui l’identifient et la symbolisent. Et pour lui, les phases de crises ou de mutations sont des périodes où s’élabore une nouvelle "épistémê".

1°) Quelle est notre épistémê "moderne" ?
Pour M. MAFFESOLI, elle repose sur 4 mots-clés :
 
- le "travail", qui est une valeur moderne. Au début du 19ème siècle, le travail est devenu "un impératif catégorique" (Kant) : "C’est ce par quoi il y a réalisation de soi" ;
- le "rationalisme", dans le prolongement de Max Weber qui parle de "rationalisation généralisée de l’existence", et "d’araisonnement du monde" ;
- "l’utilitarisme", car "ne vaut que ce qui sert à quelque chose". La grande idée moderne, c’est
"l’homme maître et possesseur de la nature". Le schéma moderne, c’est un social maîtrisable et une nature soumise…
- la "temporalité" du groupe : ce qui caractérise la tradition moderne, c’est le futur. L’important, c’est demain ! La concrétisation la plus symbolique de cela, ce furent les expositions universelles du 19ème siècle, où la société se donne à voir à elle-même (cf. en 1867 la phrase phare de l’exposition : "Rien n’arrête l’idée dont le temps est venu : le progrès").
Voilà ce que fut le vivre ensemble dit "moderne" : un individu autonome, qui se réalise par le travail, avec le futur pour objectif.

2°) Il y a aujourd’hui une "saturation". N’y a-t-il pas une épistémê post-moderne en gestation ?
Cette "saturation" des concepts est certes une "décadence", mais aussi une "émergence". Il y a éclatement des unités :
-                     la République une et indivisible paraît éclater en une mosaïque d’intérêts divers ;
-                     les "grandes institutions" (familles, syndicats, …) connaissent une fragmentation. Il y a retour de la communauté. Le mot même de "communautarisme" apparaît, un mot "dangereux".
-                     les grands systèmes qui avaient constitué la modernité, avec la fin des grands récits de référence (marxisme, freudisme…).

3°) Quelles en sont les conséquences ?
Des mots sont en train de se substituer aux précédents, et caractériseront la "post-modernité".
Ce qui prendra de plus en plus d’importance, ce n’est plus le travail, mais ce sera l’idée de "création" ("faire de sa vie une œuvre d’art"). Elle va caractériser la post-modernité.
Le "rationalisme", c’est l’accent mis sur le cerveau. Aujourd’hui, c’est le corps dans son entier qui devient important. Il y a un "retour du corps" (on le voit dans la mode, les besoins de fitness, de bien-être…). La métaphore du "corps social" n’en est plus une, elle peut devenir une réalité.
Il y a une "esthétisation" de l’existence. C’est le retour des émotions communes. Notre vie sociale se fait sur la ponctuation de nos émotions (sportives, culturelles…).
La temporalité, aujourd’hui, c’est le présent ! Le "carpe diem" s’impose : le "projet" n’est plus à l’esprit.
M. MAFFESOLI résume cette mutation des mots et des références, comme étant "une revanche des valeurs du Sud sur les valeurs du Nord". Et il tire la conclusion « qu’il faut avoir la capacité d’accompagner ce qui est inéluctable », rappelant que "chaque société rêve de la suivante ; sachons accompagner le mouvement, pour qu’il ne devienne pas un cauchemar".

Tout cela, c’est vrai, incite à la réflexion. C’est l’intérêt de ce type de débat. J’y observe des constats pertinents sur les évolutions en cours de notre société. Mais personnellement, je n’en tire pas les mêmes conclusions que notre ami philosophe : il ne faut pas renoncer à contenir des évolutions, voire à les combattre quand elles ne sont pas un "progrès", quand elles nourrissent des forces centrifuges dans la société, quand elles risquent de contribuer à son éclatement. Non, il ne faut pas renoncer au volontarisme ! C’est cela la nécessité, et le champ du "politique"…
 
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Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /Juin /2007 17:20
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