Ah, ces cérémonies de vœux ! Ce début janvier n’en manque pas et je m’efforce d’honorer les invitations, nombreuses, que je reçois. Et de ce point de vue,
avec les galettes depuis quelques jours, c’est un sacré emploi du temps.
Ce soir, je suis aux P’tits Loulous, à Roubaix, au comité des fêtes Fresnoy-Mackellerie, aux côtés de son président, Jean-Claude ISEBAERT, de son comité et des bénévoles du quartier, en présence de Fabrice BELIN, adjoint au maire, pour un moment sympathique. Pas de longs discours, simplement le plaisir d’être ensemble, de se souhaiter la bonne année, une bonne santé pour poursuivre son engagement et pour faire le point sur les projets des festivités de 2010. La marche, avec les 50 km en mai, ou la participation aux 28 heures en septembre, la fête du Veau d’Or, le carnaval, la braderie de la rue de Mouvaux, les allumoirs ou la fête de Noël sont autant de fêtes qui vont rythmer la vie du quartier, mais aussi et surtout le travail de tous ces bénévoles au grand cœur.
Et une bénévole hors pair, justement, ce soir on en distingue une : Marcelle ! Marcelle TITECAT est la secrétaire du comité des fêtes, elle est là ce soir, elle est partout et est une pièce majeure de l’existence et du fonctionnement du comité. Avec son accent chantant, roubaisiano-marseillais, qui sent bon les rives de la Méditerranée et de la sardine qui bouche le port de (… vous savez où), elle a un sourire, un dévouement et une gentillesse hors pair. Tout le monde l’adore. Moi aussi.
C’est dire si j’ai été plus qu’heureux que Jean-Claude me demande de remettre à Marcelle la surprise qu’il lui préparait : son diplôme du bénévolat roubaisien. Elle n’aime pas qu’on parle d’elle, surtout comme ça devant tout le monde. Nous ses amis, on en est content car elle le mérite ! Qu’elle est émue, notre petite Marcelle ! Bravo à toi et continue !
Hier soir, mardi, le Bureau national du parti socialiste a débattu d'une urgence pour la France : celle de voir notre pays se doter
d'une nouvelle ambition pour son industrie, ambition que la crise et l'échec du Gouvernement rendent urgente!
Les derniers chiffres de la production industrielle en France (+ 1,1 % en novembre) ne font pas illusion. Durant l'année 2009, son niveau est resté dangereusement inférieur à celui de l’année précédente (- 7,4%). Ce soubresaut s’explique pour l'essentiel par la hausse de la production automobile (+ 8,5%) liée aux primes à la casse, qui arrivent à leur terme dans un parc ancien qui ne peut se renouveler à l'infini. Le risque d'une rechute dans les mois à venir est réel.
Dans ce contexte, la communication triomphaliste du ministre de l'industrie est donc indécente et traduit l'aveuglement du Gouvernement face à la désindustrialisation.
Depuis 2002, la France a perdu un demi million d'emplois industriels. Nos parts de marché reculent, notamment face à l'Allemagne. La balance commerciale se dégrade, faute d'investissement dans l'innovation et d'un tissu industriel armé dans la compétition mondiale. A cet égard, le rapport intermédiaire adressé au Gouvernement dans le cadre des Etats généraux de l'industrie confirme les analyses et les mises en garde du parti socialiste.
Dans de nombreux secteurs, l'influence de la France se réduit. Les revers récents sont autant de signaux d'alerte : TGV de Siemens préféré à celui d’Alstom en Chine, nucléaire coréen plutôt que EPR français à Abu Dhabi, avion Rafale exclu d’un appel d’offres en Inde...
Dans un contexte d'hyper-concurrence internationale, nos champions mondiaux sont également fragilisés par l'absence de stratégie industrielle de l'Union européenne. Le secteur aéronautique, l'un de nos fleurons, est durement touché : à cet égard, les alertes lancées récemment par le président exécutif d'EADS doivent être entendues par les pouvoirs publics.
Dans l'hexagone, notre tissu de PME et de PMI industrielles est sinistré par la crise et par l'absence de soutien du Gouvernement. Pour avoir préféré le soutien sans contreparties aux grands groupes au détriment de la protection des sous-traitants et de la production en France (comme le montre le risque de délocalisation de la nouvelle Clio), le Gouvernement a hypothéqué la reprise industrielle en France et les emplois qui vont avec.
La France a, d'évidence, besoin d'une nouvelle ambition industrielle fondée sur quatre points cardinaux :
- la mutation écologique et technologique de notre appareil productif (éco-conception, bio, nano, infotechs), son degré de spécialisation dans la mondialisation (environnement, énergie, santé, transport...), sa capacité à favoriser la relocalisation d'activités ;
- le ciblage des dispositifs d'aides sur les PME-PMI innovantes et réseaux de compétences entre donneurs d'ordres et sous-traitants ;
- la simplification et la consolidation des outils destinés à renforcer la France à l'export ;
- la définition d'une stratégie européenne pour l'industrie et pour la recherche fondée sur l'harmonisation fiscalo-sociale, une gestion politique de l'euro face au dollar et au yuan, des règles commerciales qui protègent les emplois, les produits, les savoir-faire européens.
A la mi-février, le parti socialiste rendra publiques ses propositions pour l'avenir de l'industrie en France et en Europe. Les enjeux sont immenses. Les résultats du pouvoir actuel ne sont pas convaincants. C'est à la Gauche de redonner à la France son ambition industrielle.
En cette fin
d'après-midi, revient à l'Assemblée le projet de loi sur le changement de statut de La Poste pour une dernière discussion.
Pendant des mois, avec mes collègues socialistes, nous nous sommes opposés à faire de cette grande et belle entreprise nationale publique une société anonyme, changement de statut que rien n'impose, pas même l'Union européenne, mais que le chef de l'Etat et sa majorité veulent imposer à tout prix.
En effet, il est important que La Poste reste publique pour assurer un service public de qualité, avec une institution postale soucieuse du service rendu aux citoyens, de garantir l'égalité entre les citoyens sur l'ensemble du territoire au plus près, et des conditions de travail de ses personnels. Au contraire de la puissance publique, une entreprise privée recherche la rentabilité à court terme, elle peut être tentée d'exercer des pressions sur ses salariés ou d'être moins attentive à la qualité de l'activité assurée.
Ce constat et cette crainte s'appuient sur des précédents : France Télécom, EDF, GdF. Ces belles entreprises publiques ont connu ces dernières années, sous l'impulsion de l'actuelle majorité, un processus de libéralisation. Cela, les Français l'ont bien compris. Ils ont bien compris que la cohésion sociale et territoriale était menacée pour des raisons de profitabilité et idéologiques portées par l'actuelle majorité. Les Français l'ont dit dans le cadre de la votation citoyenne organisée à l'automne 2009 : ils ont été plus de 2 millions à dire « non à la transformation de La Poste en société anonyme ».
Certes, le projet gouvernemental prévoit que la future société anonyme La Poste sera « à capitaux 100 % publics » et il prévoit même que la Poste sera « imprivatisable ». Que nenni! Ce néologisme, qui peut rassurer dans un premier temps, ne tiendra pas : il n'est pas un verrou juridique ; et il ne pourra bloquer toute velléité d'introduire des capitaux privés à court ou moyen terme !
Aussi, et comme nous l'avions annoncé lors des débats de décembre dernier, au cours de la discussion de cette fin d'après-midi, le groupe socialiste a déposé une motion référendaire. Par cette motion, nous souhaitions demander qu'un référendum soit organisé, et ainsi que le peuple soit amené à trancher cette question de démocratie. Nous ne faisions au demeurant que prôner le respect de la parole présidentielle : en effet, c'est le Président de la République qui, en 2008, vantait les mérites de la révision constitutionnelle à laquelle il tenait, en insistant sur les nouveaux droits des citoyens, particulièrement par l'introduction d'un référendum d'initiative partagée.
Depuis, plus rien !
Plus rien parce que ce référendum nouvelle formule nécessite au préalable à sa mise en oeuvre par les citoyens, l'adoption d'une loi organique, toujours promise par le Gouvernement, mais pas encore présentée au débat parlementaire ! Sans doute le Gouvernement et sa majorité attendent-ils que le changement de statut soit voté pour déclencher l'adoption de cette loi organique !
Donc cet après-midi, avec mes collègues socialistes et plus largement de gauche, nous voulions redonner la parole au peuple ! Cet après-midi, comme 2,3 millions de citoyens lors de la votation citoyenne, avec mes collègues socialistes, j'ai voté cette motion référendaire et j'ai voté « non » à la privatisation programmée de La Poste, et donc au texte de loi lui-même.
Pour le fils de facteur que je suis, l'engagement pour préserver La Poste, son activité de service public et sa proximité au service des usagers, et donc le vote de la motion référendaire, avaient une signification toute particulière. J'étais là.
Malheureusement, la Majorité n'a pas écouté nos arguments, et comme elle est majoritaire, ce texte déplorable a été adopté... Triste jour.
Ce matin, aux côtés de Pierre Mauroy, se tient à la Fondation Jean-Jaurès, une réunion de travail (préparatoire à un colloque pour
l’automne) sur le thème « La Gauche à l’heure de la mondialisation », avec pour idée d’aboutir à une nouvelle déclaration universelle des droits.
Le groupe de travail de la Fondation a d’ores et déjà essayé d’analyser les difficultés d’abord factuelles de la Gauche en Europe (l’Europe est bleu horizon aujourd’hui), auxquelles s’adjoint une sorte de malaise intellectuel, de trouble idéologique de la Gauche actuellement. Depuis 20 ans, le pensée de gauche a eu des difficultés à s’ajuster au monde et à ses changements, pour réussir à construire une reconstruction du monde. Il y a recherche permanente d’un discours, polarisé entre un rejet absolu de l’économie de marché et l’adhésion à un compromis économico-social. Lorsqu’elle cherche à s’adapter, l’idéologie de gauche donne un peu le sentiment de perdre son âme, d’où ses désillusions électorales.
La Gauche est confrontée à l’ambivalence de ce à quoi elle a eu à penser traditionnellement (elle a travaillé sur des objets, des valeurs que la mondialisation a complexifiés : la valeur travail, la notion de production, celle d’internationalisation, celle de classe moyenne…), et d’autre part du fait que la crise est essentiellement occidentale (car elle est une crise d’une forme d’esprit occidental, à travers lequel la Gauche s’était structurée).
Comment donc la Gauche doit retravailler ses objets et en sortant du cadre occidental de pensée. C’est la méthode de travail que le groupe veut suivre : construire une approche comparative, et les interactions que ces différents discours peuvent avoir. Les Gauches peuvent-elles avoir une approche commune des questions contemporaines ?
C’est dans ce cadre que Laurent Fabius, invité majeur de notre réunion de ce matin, intervient.
Sa première remarque, c’est le contraste entre le dynamisme de la Gauche en Amérique du Sud, et son état en Europe. Au Brésil, en Equateur, au Salvador, en Argentine, la Gauche a le vent en poupe. Pourquoi ?
D’abord, il y a des personnalités charismatiques (à l’image de Lula), des alliances et des thématiques qui font écho à la société civile, des projets à forte résonance sociale, un rôle parfaitement assumé de la puissance publique, un objectif lui aussi parfaitement assumé de partage des richesses, l’insistance sur une éducation meilleure, l’égalité des sexes, et un affichage de s’émanciper des empires, d’où un rapport particulier avec la mondialisation.
Ce qui choque, c’est le grand paradoxe du socialisme européen : les analystes sont justes, mais les résultats ne sont pas bons. Les fondements de l’analyse de gauche rendent bien davantage cause de la crise. D’ailleurs, les remèdes efficaces sont empruntés à la panoplie de gauche. Mais presque partout, il y a grande faiblesse électorale.
Quelles en sont les causes ?
Une première série, c’est que les social-démocraties ont atteint beaucoup de leurs objectifs. Ensuite, le logiciel ne s’est pas assez adapté. Le dilemme entre la mondialisation des problèmes et la nationalisation des actions ? La force du socialisme est venue de la réponse sociale, mais cela suffit-il ? Aux deux facteurs, travail et capital, le facteur nature s’est ajouté, mais notre réaction a-t-elle été suffisante, même si on a parlé d’une économie écologique et sociale de marché ? Car c’est un changement philosophique qui est en cause : nous avons considéré longtemps que l’homme est fini, et que la nature est infinie, alors qu’aujourd’hui, c’est un renversement qui est en cause. Enfin, les organisations (syndicales…) sur lesquelles nous avons fondé notre action se sont affaiblies et les nouveaux acteurs n’ont pas (encore) fait leur jonction avec les partis socialistes ou sociaux-démocrates.
A gauche, nous n’avons pas assez réfléchi sur l’autorité : la question de la sécurité en est file. Il y a identification entre la Droite et l’autorit,é et dans les périodes de crise, où les citoyens sont déboussolés… ils font ce choix-là. Autre sujet, trop peu pris en compte, le vieillissement, celui de la société. L’actuel Président de la République est l’élu des plus de 65 ans. On a affaire à des pays qui vieillissent. De même, la Gauche a une approche du collectif mais l’individu doit y trouver sa place, ce que nous n’avons pas assez travaillé. Ou encore la question de la démocratie, et celle des voies par lesquelles le citoyen peut s’exprimer. La question des médias ne peut non plus être éludée (cf. Italie, Chili…). Comme celle de l’impôt : très compliquée, liée à l’action collective, mais la Gauche (en cette période de désarroi idéologique et de crise) doit regarder cela de près car même ceux qui n’en paient pas ont le sentiment d’en payer trop !
Que faire ? Trois grands thèmes doivent être au cœur de nos réflexions : régulation a priori, correction a posteriori ? Uniformité contre égalité ? Quel nouvel internationalisme ?
Il faut travailler autour de la notion de juste échange (et non plus du libre échange) ; l’amélioration de la gouvernance mondiale (avec un organisme qui contrôle régulièrement) ; le parachèvement d’une organisation gouvernementale du monde ; une mondialisation solidaire, avec la lutte contre les inégalités ; une mondialisation durable (avec des problématiques d’environnement).
Il s’agit d’un internationalisme social et écologique.
Il n’y a pas de symétrie entre la Droite et la Gauche sur ces questions-là. L’opportunisme peut être de droite, mais la Gauche doit revendiquer une idéologie et défendre une adhésion. Pour la Gauche, une question-clé est de savoir s’il faut jouer la cohésion ou prendre son parti d’une diversité : pour sa part, Laurent Fabius penche pour la recherche d’une cohésion, conforme d’ailleurs à l’histoire internationaliste de la Gauche.
Après avoir travaillé sur la préparation budgétaire municipale toute la matinée, puis à la conférence des contrats de territoire communautaires, lors de la conférence des territoires à LMCU, je suis ce soir, comme chaque année, présent à la rentrée solennelle du tribunal de commerce de Roubaix-Tourcoing présidé Thierry TABARDEL, en présence du procureur Frédéric FEVRE.
Pour officielle et protocolaire qu'elle soit, cette séance est l'occasion d'installer de nouveaux juges, après les élections, et de faire le point sur la situation économique locale.
Quatre juges rejoignent le tribunal, l'occasion pour son président de saluer « l'écoute, la modestie et la probité », les qualités à ses yeux, d'un juge, et il cite Péguy, pour qui « un juge habitué est un juge mort pour la justice ».
L'activité 2009 du tribunal (qui va devenir, à la rentrée 2012 le tribunal de Lille-Roubaix-Tourcoing, rappelons-le, le 3e de France en taille !) a été soutenue, dans une complexité croissante des contentieux. Mais les chiffres ne sont pas rassurants.
1. La création d'entreprises n'est pas sur une bonne tendance : - 10 %
Certes, en valeur absolue, le volume global est assez dense mais les chiffres des immatriculations sont en baisse :
|
Immatriculations :
- commerçants - sociétés
Total |
2006
453 1652
2105 |
2007
401 1614
2015 |
2008
410 1585
1995 |
2009
270 1524
1794 (- 10 %) |
Sans doute, la forte baisse (- 34 %) des nouvelles inscriptions des commerçants
est-elle due partiellement au nouveau régime de l'auto-entreprise, mais la tendance de fond n'est quand même pas rassurante.
2. Une hausse sans précédent des ouvertures de procédures
C'est le signe, bien sûr, que les entreprises ne vont pas bien. Les procédures collectives ont connu une forte augmentation (en 2009, + 15 %, niveau jamais égalé), conséquence de la mutation de la crise financière en crise économique. Ce sont près de 3 000 emplois touchés par ces procédures (soit + 25 % par rapport à 2009 !).
|
- Ouverture de procédures - Interdiction de gérer
|
2006
365 17 |
2007
384 34
|
2008
426 29
|
2009
489 57 |
2009 aura donc marqué une dégradation forte de la situation économique. Le président Tabardel rappelle que 5 juges, au tribunal, sont mobilisés pour aider à la prévention des difficultés des entreprises. Et d'ajouter que, pour 2010, « il est à craindre que la croissance reste atone », voire « molle ».
Je pense la même chose. Pas très rassurant, donc…
La cérémonie des vœux aux associations (cf. article ci-dessous) est aussi l’occasion de mettre à l’honneur deux bénévoles wattrelosiens exemplaires,
particulièrement engagés dans la vie associative – pas seulement dans notre ville d’ailleurs ! – et à qui je remets ce matin la médaille Jeunesse & Sports.
Le premier, André Delanlssays (au centre de la photo), habitant du Crétinier de longue date (il a travaillé au Peignage Amédée), a rejoint il y a une dizaine d’années la FNACA dont il a été vice-président aux côtés d’André Marchal – il occupe actuellement la fonction de trésorier et endosse à l’occasion le rôle de porte-drapeau lors des commémorations aux cimetières. Féru de sport, il a été lutteur à Roubaix, puis footballeur à Tourcoing, avant d’occuper différentes fonctions au… vélo club de Roubaix depuis plus de 40 ans ! Voilà un bel exemple d’éclectisme sportif ! C’est surtout un bénévole comme on les aime à Wattrelos : fidèle, disponible, toujours prêt à rendre service et ne comptant pas ses heures au service des autres.
Le second, Francis Delcourt (à g. sur l'image), est une figure du monde patoisant et de la bourle dans l’agglomération. Un véritable personnage, truculent, haut en couleurs, co-fondateur de l’atelier Nou Parlach et membre de la désopilante troupe des Copés in Deux. Un véritable artiste aux talents multiples dont son vieux complice Christian Ladoë (lui-même patoisant et bourleux bien connu de notre ville) s’est chargé de croquer le portrait dans un émouvant et très drôle (le contraire eût été étonnant !) hommage. Il la mérite, ô combien, cette médaille, l’ami Francis, lui qui nous a donné et nous donne encore tant de moments de plaisir…
Félicitations à nos deux médaillés !
Si les vœux aux associations wattrelosiennes, ce matin, sont l’occasion de placer sous les feux de la rampe la troupe des Trois Cinq, elles me permettent également
de faire remarquer que, si nous n’avons jamais été une ville militaire, Wattrelos est quand même une véritable ville de troupes !
En effet, le théâtre, depuis toujours, imprègne nos quartiers, nos écoles (c’est encore le cas grâce aux interventions de comédiens professionnels dans les établissements scolaires ou aux projets pédagogiques menés par les enseignants eux-mêmes, à l’instar de ce qui se fait à l’école Léo-Lagrange). Aujourd’hui, c’est au cœur de notre monde associatif qu’il s’exprime, avec des troupes comme Théâtr’Eux la Compagnie, fondée il y a quinze ans et qui a particulièrement œuvré dans le spectacle jeune public ; Machin Truc et Compagnie, compagnie prolifique aux quelque huit spectacles par an depuis dix ans ; Trois Coups Debout, la petite dernière créée l’an dernier par deux comédiennes, titulaires d’un diplôme universitaire d’arts du spectacle ; l’atelier théâtre du CSE bien sûr, qui permet à tout un chacun (enfant, adolescent, adulte) de s’initier à la discipline ; l’atelier patoisant Nou Parlach aussi, qui, sans être à proprement parler du théâtre, n’en reste pas moins un spectacle vivant joué sur scène.
Mais je ne serais pas complet sur le sujet si je passais sous silence les rendez-vous théâtraux de notre programmation culturelle, grâce à laquelle tous les genres sont accessibles à tous, à des prix volontairement bas toute l’année ! Certaines connaissent un véritable succès populaire, comme le théâtre wallon mouscronnois, véritable institution dans notre ville depuis de nombreuses années. Mais la Municipalité veut aussi développer le théâtre pour enfants – un art qui se fait tous les ans la part belle durant notre festival de mai-juin L’Enfance de l’Art – et encourager les créations personnelles.
Tout cela pour dire qu’à l’image du théâtre, notre politique culturelle, patiemment construite au fil des années, se veut complète, accessible, ambitieuse afin de rayonner au cœur de la métropole. Car Wattrelos est une ville d’ambitions, elle est ville de cultures au pluriel, mais aussi de culture au singulier, ville de LA culture car la culture est universelle, fraternelle, elle est espace de créativité, de liberté, d’expression tout simplement.
Elle se vit dans nos équipements culturels, consistants pour une ville de 43 000 habitants : bibliothèque-médiathèque à plus de 10 000 lecteurs, bibliobus, bibliothèque au Sapin Vert et une future à Beaulieu, conservatoire de 600 élèves… Le projet municipal-clé de cette saison 2009-2010, justement, est de renforcer ce conservatoire en constituant une Ecole municipale de musique et de danse, en reprenant, en gestion et en pédagogie, certains enseignements qui se donnent au CSE, soit 2 à 300 élèves supplémentaires bientôt rattachés à notre conservatoire.
Nos équipements, ce sont aussi la Boîte à Musiques, pour les répétitions ou les concerts. Ou encore le musée, qui reçoit plus de 10 000 visiteurs par an.
La culture à Wattrelos, ce sont aussi des politiques menées (Réussite Educative, Contrat d’éducation artistique…)
Alors oui, des efforts, nous en faisons, et ce n’est pas rien.
J’ai fait le compte : 3,57 millions d’euros, sur un budget municipal total de 48 millions d’euros, ce sont nos dépenses culturelles, lesquelles représentent un effort annuel par habitant de 85 € !
En 2010, trois préoccupations :
Ø D’abord obtenir, dans la réflexion culturelle métropolitaine, que Wattrelos, ses équipements, ses actions culturelles soient mieux pris en considération ;
Ø Ensuite, que soit réellement décidée la perspective de l’Espace culturel wattrelosien, la salle de spectacles digne de la créativité et de l’animation culturelle de Wattrelos. Dans le contrat de territoire actuellement en cours de discussion avec LMCU, cet équipement majeur figure dans le dossier centre-ville. C’est un acquis majeur car cet équipement dont la Ville a besoin, elle ne saura pas seule à le financer. Un montage s’élabore, je mettrai toute mon énergie pour qu’il aboutisse ;
Ø Enfin, nous continuerons à soutenir les initiatives nées des projets associatifs, des bénévoles.
La culture, cela ne se décrète pas. Cela s’accompagne, notamment en soutenant nos associations, véritable chance pour Wattrelos !
La Rochefoucauld écrivait : « L’action n’apporte pas toujours le bonheur, mais il n’est pas de bonheur sans l’action ». Ça, nos bénévoles wattrelosiens l’ont tous compris : ils agissent. Pour leur bonheur et, ce faisant, aussi celui de tant et tant de Wattrelosiens !
Ce matin se déroule l’avant-dernière cérémonie de vœux organisée par la Municipalité (la dernière est prévue un peu plus tard dans le mois et est dédiée aux
entreprises) : les vœux aux associations wattrelosiennes.
Soyons francs : c’est la plus détendue de toutes, à l’image de vie associative, faite de convivialité, de partage de passions, de petites communautés pleines de points communs qui forment en fait une grande famille. Lors de cette cérémonie de début de d’année, on se rencontre, on se souhaite de bonnes choses pour l’année qui débute, on plaisante, c’est gai. On rigole aussi : l’an dernier, avant les discours officiels, nous avions déjà passé un sacré bon moment avec la troupe des Copés in Deux ; cette fois, c’est celle des Trois Cinq, dans un autre style mais tout aussi humoristique, qui nous régale.
A mes dépens d’ailleurs ! Figurez-vous que nos acteurs m’ont pris pour sujet d’un sketch créé pour l’occasion ! Bien entendu, je ris de bon cœur, à l’unisson de la salle, car les bougres ne manquent ni de talent ni d’imagination, et n’ont pas leur pareil pour faire naître les situations comiques ; j’en sais quelque chose, moi qui n’ai loupé aucune de leurs représentations depuis quinze ans !
Alors, je l’avoue sur un ton tout aussi théâtral à Emmanuel Fauvarque, président d’un cercle Saint-Marcel dont fait partie la troupe, et qui s’exprime ce matin au nom du monde associatif wattrelosien : va, je ne te hais point ! Je suis même plutôt ravi d’avoir inspiré une comédie plutôt qu’une tragédie ou un drame ! Sans rancune, donc !
Remarquez bien qu’en invitant les Trois-Cinq à se produire ce matin, je devais bien m’attendre à quelques fourberies, ne fussent-elles pas de Scapin, car de scènes et formules humoristiques, nos acteurs ne sont jamais avares, comme aurait dit Molière !
Bref, nous sommes entrés dans cette année 2010 avec la dose de bonne humeur nécessaire grâce à cette troupe de Beaulieu que j’ai choisie également parce qu’elle joue un rôle – c’est le cas de le dire – particulièrement important et très symbolique dans un quartier en pleine transformation, en pleine mutation.
Quasiment centenaire (elle s’appelait au départ La Dramatique… et n’a pas toujours été burlesque, loin de là !), les Trois Cinq assurent un nécessaire passage de témoins entre les générations, perpétuant une tradition d’amateurisme, au sens noble du terme, pleine de truculence et de convivialité tout en proposant des pièces actuelles : le titre de sa prochaine représentation, ne laisse aucun doute là-dessus : Allô chérie… j’ai délocalisé ta mère.
Je vous invite d’ailleurs à la découvrir au cercle Saint-Marcel, situé dans le contour de l’église de Beaulieu, les dimanches 28 février, 7 et 14 mars, ainsi que les samedis 6 et 13 mars : vous verrez, ce sera désopilant et si, éventuellement, vous n’avez pas le moral en entrant au cercle, vous l’aurez retrouvé en en ressortant.
Assurance anti-morosité garantie !
Ces Trois-Cinq sont donc, ce matin, les représentants de toutes ces associations wattrelosiennes qui font vivre, qui animent notre ville. Ils sont à leur image : dévoués, engagés… bénévoles ! Oh le beau mot ! Cette cérémonie n’a que cela pour objectif : mettre à l’honneur ces maillons extraordinaires de notre vie locale que sont nos bénévoles.
Bonne année 2010 à eux, toutes et tous ! Notre ville, ses habitants en ont besoin !
Quel endroit plus approprié qu’un hôpital pour souhaiter des vœux de bonne santé ?
C’est ce que je fais ce soir, aux côtés du directeur Jean-Pierre Marquillie et du président de la commission médicale d’établissement, le docteur Georges Deleporte, à destination du personnel actif et retraité du centre hospitalier wattrelosien réuni dans le self de l’établissement pour la traditionnelle cérémonie d’échange de vœux, mais à destination aussi… de notre hôpital, tout simplement, qui a connu dans un passé récent de préoccupantes difficultés financières mais pour lequel se dessinent, en ce début d’année 2010, des perspectives plus encourageantes.
La situation s’éclaircit en effet, tant du point de vue de l’investissement que du fonctionnement, et cela réconforte le président de conseil d’administration de l’hôpital que je suis (... encore, compte tenu des changements que va produire l'application de la nouvelle loi Hôpital Santé Patients Territoire).
L’investissement, tout d’abord : patiemment préparés, de grands projets, au nombre de trois, sont susceptibles de s'engager administrativement, et en chantier, cette année. D’abord la construction de l’institut médico-éducatif Handas, filiale des Paralysés de France, qui a déposé en mairie son permis de construire (que j’ai demandé d’instruire au plus vite) pour édifier un bâtiment sur un terrain entre l’hôpital et le boulevard Mendès-France. C’est un projet de très bonne tenue, une belle vitrine de ce que l’on peut faire pour accompagner des adolescents polyhandicapés, mais aussi plusieurs dizaines d’emplois en entretien et en accompagnement à la clé. Je pense d’ailleurs que l’on peut dégager des synergies en matière de soins entre cet institut et l’hôpital.
Deuxième bâtiment pour lequel un calendrier précis a été fixé et des accords de financements obtenus : celui qui abritera les lits de soins de suite et de rééducation. L’Etat m'a annoncé sa participation à hauteur de 50 % du coût des emprunts (peut-être même davantage) : tant mieux ! Il se peut même que le projet, comprenant à l’origine 30 lits, soit revu à la hausse en terme de places d’accueil : j’y serai bien sûr favorable… mais à la condition que cela ne retarde pas ledit projet dont la concrétisation ne peut plus être différée !
Enfin, troisième bâtiment : l’agrandissement et la reconstruction de la résidence pour personnes âgées Saphir, devenue trop vétuste. L'Hôpital a pu céder quelques terrains à LMCU, ce qui va renforcer sa trésorerie, et la Ville et le C.H. vont prochainement en échanger d'autres, ce qui permettra à l'Hôpital de ne pas décaisser pour la partie foncière et de parvenir à équilibrer son plan de financement! Cette nouvelle résidence terminera la modernisation de la maison de retraite.
S’agissant du fonctionnement, 2009 a été marquée par des efforts pour faire face aux difficultés, et je suis confiant pour l’équilibre financier : nous devrions terminer l’année juste au-dessus de la ligne de flottaison. Une bonne nouvelle qui s’ajoute à d’autres heureux événements ces derniers mois : l’ouverture des nouvelles urgences de Roubaix-Wattrelos à Victor-Provo (qui illustre la qualité de notre partenariat avec Roubaix) ou l’excellent travail en commun de la Ville et du Centre hospitalier illustré par exemple par la mise en place rapide et efficace d’un centre de vaccination pour se protéger de la grippe A cité en exemple à la télé !
Bref, cette nouvelle année débute avec « l’optimisme de la volonté », comme dirait le docteur Deleporte (citant Gramsci), et
cela se voit sur la traditionnelle photo de famille en compagnie des médaillés du travail et des retraités de l'année (ci-contre !). J’atteste en tout cas, au nom de la population wattrelosienne,
que les soins prodigués dans notre hôpital sont encore et toujours de grande qualité.
Notre hôpital de proximité, à Wattrelos, on y tient !
J’en avais pris l’habitude lors de mon premier mandat de député (j’étais même le seul parlementaire de France à le faire systématiquement), je l’ai reprise
depuis que j’ai été réélu en 2007, et l’an dernier, le directeur départemental de la sécurité publique me le confirmait en me présentant le matériel acquis grâce à ma subvention (cf. article du
blog du 23 juin 2009), je suis toujours le seul député de France à faire ça. Cela encourage les policiers dans leur travail si difficile.
Alors que le ministère de l’Intérieur ne cesse de réduire les effectifs de policiers (encore – 3 500 au budget 2010), et même de réduire les dotations de crédits d’équipement de ses commissariats, cela met du baume au cœur des policiers de se savoir ainsi soutenu par leur député et surtout… cela met du beurre dans les épinards du fonctionnement et donc des moyens d’intervention du commissariat.
Les 30 000 euros que j’avais fait obtenir en 2009 pour le commissariat central de Roubaix représentaient quasiment le doublement des crédits d’équipement (hors véhicules) du commissariat.
Cette année, c’est un arrêté de subvention de 20 000 euros, signé par le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale que je remets ce soir au commissaire divisionnaire Jean-Pierre Torrano (à l’issue de la cérémonie des vœux aux corps constitués), afin qu’il puisse continuer à équiper ses femmes et ses hommes chargés de notre sécurité. En 2009, cette somme avait été investie dans du matériel de surveillance, d’enquête… et avait même servi à acheter des VTT avec lesquels les interpellations sont parfois plus aisées !
Je ne sais comment cette enveloppe 2010 sera utilisée, mais je connais les besoins de la circonscription et je sais que pour lutter contre l’insécurité, s’il faut des effectifs, il faut aussi des moyens : j’en offre ce soir un peu plus.
Nos policiers font un travail formidable et méritent d’avoir les équipements et les moyens nécessaires (cf. article ci-dessous) ; ce coup de pouce, m’a dit le commissaire, est apprécié. Je ne doute pas que ce sera de l’argent utile pour nos villes de la circonscription et pour nos habitants. Si cela peut faire progresser la sécurité, tant mieux…
Cette première semaine de janvier étant traditionnellement dédiée aux cérémonies de vœux, je reçois ce soir à l’Hôtel de ville les
corps constitués, c’est-à-dire les représentants de l’administration judiciaire, de la police nationale, des bailleurs sociaux, de l’éducation nationale, de la Communauté urbaine… Pour faire
simple : tous les partenaires avec lesquels la Municipalité travaille tout au long de l’année.
C’est pourquoi il est légitime de les rassembler et de les recevoir une fois l’an afin de leur souhaiter, par ma voix, une excellente année, et bien évidemment de les remercier du travail fourni… et à venir ! Sans leur contribution, sans leur aide, rien n’est possible. Je le leur dis et insiste sur la légitimité de leur tâche au service d’une ville et d’une population qui ont beaucoup donné à l’économie locale et nationale, qui ont beaucoup souffert et souffrent encore.
Elles souffrent car la conjoncture n’est pas bonne, comment le nier ? Elle est même d’autant plus mauvaise qu’outre les difficultés liées à la crise, l’Etat – a priori le premier de tous les protecteurs face aux crises et aux accidents – joue de moins en moins son rôle : sans vouloir polémiquer, notre modèle social s’affaiblit, c’est incontestable. L’Etat recule. Cela vaut pour de nombreux domaines dont les moyens se réduisent, comme ne rassurent pas les réformes en cours des collectivités territoriales : je ne connais aucune administration qui soit sereine sur son avenir ou sur ses moyens !
Alors, si l’Etat s’éloigne, à nous de faire vivre ce que j’appelle la ville sociale ! La ville protectrice, la ville garante, la ville qui épaule face aux difficultés. A nous de conforter l’égalité des chances, la justice sociale, l’accès le plus large possible à l’éducation, à la culture, au sport, aux loisirs dans un esprit assumé de solidarité : c’est notre ambition, c’est notre projet pour Wattrelos !
Pour cela, un pentagone d’actions, de chantiers majeurs est à prioriser en 2010 avec nos partenaires :
Ø soutenir l’emploi, problème n°1 des Français : parcs d’activités qui finissent de se remplir, friches industrielles dont la reconquête a commencé et construction d’une agence unique de Pôle Emploi dans la zone du Beck sont nos priorités pour 2010 ;
Ø promouvoir le logement à travers trois chantiers : 500 à 600 logements en centre-ville (site Saint-Liévin), 200 à 250 dans le parc de l’Union et requalification des Villas… sans oublier la vigilance sociale de mise à Beaulieu pour la maîtrise des loyers ;
Ø agir pour l’éducation, en lançant la reconstruction de la maternelle Michelet et en engageant l’implantation du nouveau collège Neruda dans la centralité de la commune ;
Ø contenir et faire reculer les actes de délinquance, notamment les incendies de voitures : les policiers font du très bon boulot mais ils manquent d’effectifs et de moyens, et je continue à le condamner fermement ! De même que je demande au procureur des sanctions judiciaires rapides et lourdes pour les incendiaires, car voir des familles souvent modestes en pleurs devant leur véhicule calciné et à qui la privation de ce moyen de transport va considérablement compliquer la vie voire induire une perte d’emploi, c’est inacceptable, inadmissible !
Ø œuvrer en faveur de l’environnement, notamment pour lutter contre la malpropreté et les dépôts d’ordures sauvages, combat difficile, de longue haleine mais qui commence à porter ses fruits en même temps que les verbalisations, très salées, tombent…
Voilà, en substance, quelle est la teneur de mon discours ce soir ; pour le lire dans son intégralité, cliquer ici.
L’heure est grave, bien plus qu’on ne le dit souvent. La grippe H1N1, les tensions en Afghanistan, ou le débat sur l’identité nationale ne doivent pas faire oublier la caractéristique majeure de la France en ce début 2010 : la France est sans emploi.
Le chômage est en effet le premier défi de 2010 ! 3,8 millions de chômeurs étaient inscrits à Pôle emploi en octobre 2009. En valeur absolue, la France a déjà eu davantage de chômeurs qu’aujourd’hui : d’avril 1996 à janvier 2000 notamment, jusqu’au lancement des 35h et des emplois-jeunes, et de juin 2004 à septembre 2005. Mais si on s’intéresse à la croissance du phénomène et à son ampleur relative, il faut savoir constater que la France n’a pas connu une montée si brutale du chômage depuis la Seconde Guerre mondiale.
Non seulement l’emploi a reculé de 1,8% en deux ans (pire qu’en 1993 et 1984, années terribles sur le front de l’emploi) mais ce n’est pas terminé : les effets de la crise sur l’emploi, et donc sur le chômage n’ont pas fini de se faire sentir. Ainsi, en dépit d’une chute spectaculaire de l’emploi depuis la fin de l’année 2008, le marché du travail en janvier 2010 ne reflète pas encore l’ampleur de la baisse d’activité intervenue depuis lors.
Pour prendre la mesure du phénomène dramatique qui s’annonce, il faut s’intéresser à la productivité, c’est-à-dire à la quantité de richesses produites par actif. En temps normal, on gagne chaque année en France environ 1,5% en productivité grâce à de nouvelles machines, une meilleure organisation, etc.… Mais en 2009, les gains de productivité sont en recul, passant à – 2,6%, ce qui signifie que les effectifs employés n’ont pas évolué comme la production, et qu’un « rattrapage » risque de s’opérer. L’Insee prévoit ainsi une destruction de 108 000 postes au premier semestre 2010 dans les secteurs concurrentiels.
Alors, bien qu’on nous rabâche que le pire est passé, que l’économie française « a renoué avec la croissance » depuis le second trimestre 2009 pour les plus optimistes, ou « est sortie de la récession » pour les moins enthousiastes, il est plus que probable que le recul de l’emploi ne soit pas circonscrit.
Certes, par delà les plans sociaux ou les licenciements qui ont déjà eu lieu, des employeurs ont conservé leurs équipes, usant des RTT et du chômage partiel subventionné par une aide de l’Etat (320 000 salariés concernés au second trimestre 2009) pour « tenir bon la barre ».
Mais comme ni les jours meilleurs, ni une reprise soutenue de l’activité ne se profilent à l’horizon conjoncturel 2010, nombre de prévisionnistes prévoient que les entreprises vont ajuster leurs effectifs à la baisse en cette nouvelle année. Effet pervers s’il en est, la poursuite de la dégradation du marché du travail est à son tour elle-même une entrave au retour de la croissance, du fait de la baisse du pouvoir d’achat des personnes licenciées, et du besoin d’épargne ressenti par les personnes encore en activité.
Après avoir sauvé les banquiers, il est donc temps que le gouvernement réagisse et se préoccupe d’enrichir la croissance en emplois, en commençant par revenir sur l’exonération fiscale des heures supplémentaires, une des mesures clef (avec le bouclier fiscal) du trop fameux texte TEPA du Président Sarkozy, dont l’analyse est particulièrement injuste et inappropriée au contexte actuel. L’absurdité de ces exonérations se résume à ce fait :d’une valeur de 4 milliards d’euros par an, le montant de ces exonérations pourraient financer entièrement 100 000 emplois supplémentaires, un emploi coûtant en moyenne par an en France 40 000 euros charges comprises. Autre ordre de grandeur : si au troisième trimestre 2009, les 167 millions d’heures supplémentaires déclarées avaient été transformées en emplois à temps plein, on atteindrait pour ces derniers le nombre de 420 000.
L’autre contre-pied que le gouvernement se doit de prendre, c’est d’enrayer le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, dogme qui, avec 30 000 suppressions d’emplois programmées en 2010 (dont 16 000 dans l’Education Nationale), fait de l’Etat le principal acteur du plus grand plan social du pays, au moment où l’accès au secteur privé est bouché !
Enfin, et surtout, il faut que le gouvernement s’attaque au chômage des moins de 25 ans, qui subissent les chocs conjugués de la récession et les effets pervers des plans d’aide en faveur de l’emploi des… plus de 50 ans ! Le taux de chômage des 15-24 ans atteint une moyenne de 29% entre 2003 et 2009, soit près d’un tiers des jeunes en France ! Les multiples mesures adoptées en faveur des plus de 55 ans, que le gouvernement justifie par le financement de la protection sociale (sous couvert de l’allongement de la durée de vie) ne doivent pas se traduire par un sacrifice de la jeunesse française.
D’où l’urgence de repenser nos options de sortie de crise et faire face à ce grand défi de 2010, qu’est le chômage.
Est-ce une conséquence collatérale des soldes lancés aujourd’hui (me dit-on) ? Voilà que j’ai pu obtenir une fève et une couronne cet après-midi ! Quelle promotion…
Belle tradition que cette galette, frangipane ou pomme, dégustée avec quelques collègues au bureau rapidement. Une détente salutaire pour le salut d’un estomac qui avait déjeuné très (trop ?) rapidement le midi. Alors quand on a frappé à ma porte et que l’on m’a proposé de prendre une part de galette, que croyez-vous que j’ai fait ? J’ai évidemment d’abord refusé, mais ma manière de dire non, devait sans doute trop vouloir dire oui… car je me suis retrouvé avec un morceau de galette à la main ! Au-dessus des dossiers, cela ne le fait pas ! Alors je l’avale à gros morceau… et dès le second, une émotion : j’ai la fève ! Une jolie fève Hello Kitty… Je ne suis pas un spécialiste mais (je suis des cours sur le chemin de la vie) pas de doute, c’est bien cela !
Mes deux collaborateurs devant moi en rient encore (en fait, je crois qu’ils sont jaloux que ce ne soit pas l’une ou l’autre qui ait choisi la bonne part !), surtout quand me voilà couronné d’une superbe couronne… également Hello Kitty ! Pourvu que je trouve une petite fille pour lui donner…
Et clic-clac, je n’ai pas eu le temps de réagir, que mon directeur de cabinet a déjà immortalisé l’instant avec son portable ! Fichu appareil…
Bon allez, cela n’arrive qu’une fois ! Un sourire dans une journée de travail qui a été très lourde… et le plaisir d’avoir mangé une bonne tarte !
Comme elle était délicieuse aussi, celle que j'ai pu déguster avec le comité d’usagers, les bénévoles, les responsables du centre social de l’Avenir à Beaulieu et des élus, lundi soir, autour de Martine Lecomte, la présidente, mais surtout la reine des gâteaux !
Là encore un bel instant de convivialité, et de chaleur humaine. Par ces grands froids, ça fait du bien…
Ce soir, c’est la traditionnelle cérémonie d’échange de vœux entre l’Administration municipale et le personnel de la mairie à la salle Salengro. Une réception qui
se veut amicale, où chaque membre de la grande famille municipale a l’occasion de retrouver et de présenter ses vœux aux collègues qu’il n’a pas encore vus ; pour certains, c’est même la
seule occasion de l’année de croiser tel élu ou tel collègue d’un service ou d’une direction éloignée!
A Wattrelos, terre de convivialité, on tient particulièrement à ce moment précieux de l’année avant que redémarrent les activités après la période des fêtes.
Si le but est avant tout de partager le verre de l’amitié entre agents actifs et retraités – ce qui fait du monde autour du buffet ! – je profite également de l’occasion pour dessiner les perspectives de l’année à venir, fixer les orientations, annoncer des changements et des décisions… après le premier de tous les messages qui se résume à ces mots : bonne, très bonne année à toutes et à tous !
Bonne année sur le plan personnel, mais aussi professionnel bien sûr. Qu’elle soit efficace en terme de service public à rendre aux Wattrelosiens, comme cela fut le cas en 2009 (mise en place du centre de vaccination, travail de qualité des services techniques dans de nombreux domaines), car nos agents municipaux sont de véritables protecteurs des intérêts et du patrimoine des Wattrelosiens. Je le leur dis : continuez à faire vivre et à transformer le Wattrelos qu’on aime !
Certes, cela n’est pas facile. La baisse de nos ressources planifiée par le Gouvernement nous impose de toujours faire plus avec toujours moins de moyens. Fichu problème. Mais Wattrelos la battante sait se battre, et elle va se battre !
Comment ? De deux façons : en maintenant, voire en améliorant notre qualité de fonctionnement, notamment en 2010 en direction de la petite enfance, l’action sociale et l’accueil, mais aussi, à l’interne, sur la qualité de la gestion de nos ressources humaines ; en réussissant le Wattrelos de 2014, notre mot d’ordre que nous suivrons cette année en inaugurant de nouveaux bâtiments (crèche du Sapin Vert, Domaine de la Roselière, Espace Maurice-Titran) et en lançant les chantiers de projets-phares comme la reconstruction de la maternelle Michelet, le démarrage des travaux de la liaison Tourcoing-Beaulieu ou le lancement de la transformation du centre-ville.
Mais je le dis aussi, et c’est la seconde partie de mon propos : il s’agira d’être plus proches et de décider autrement. Ainsi, Eric Pélisson remplacera Jacky Satabin tout en haut de l’échelle administrative au poste de directeur général des services. C'est un énarque, sous-préfet qui a de solides expériences dans l'appareil d'Etat... et qui est ch'ti ! Il a gardé de si bons souvenirs de sa visite à Wattrelos pour les Berlouffes en septembre que c'est avec enthousiasme qu'il a envie de travailler pour notre cité. D’autres Directions seront réorganisées pour être en ordre de marche pour la partie 2010-2014 du mandat.
Etre plus proches de l’usager sera notre leitmotiv : il faut pouvoir donner des réponses plus précises, plus rapides aux Wattrelosiens qui se présentent en mairie ou qui interpellent nos services car, on le sait bien, chaque problème particulier, même a priori minime, est très important pour celui ou celle qui l’expose. C’est pourquoi je demande à la fois la mutualisation de nos moyens techniques d’intervention, la poursuite de la démarche du guichet unique… et la wattrelosianité, principe qui veut que l’argent des contribuables wattrelosiens serve avant tout aux Wattrelosiens. Je ne veux plus voir les résidents d’autres villes plus riches tirer parti de nos services (écoles, crèches) sans contribution de leur commune d’origine !
Enfin, je demande la mobilisation de tous les agents pour pouvoir garder le meilleur et satisfaire le mieux possible les Wattrelosiens avec la passion de servir. Henri Lacordaire écrivait : « Entre le passé où sont nos souvenirs, et l’avenir où sont nos espérances, il y a le présent où sont nos devoirs ».
Réussissons collectivement nos devoirs : donnons aux Wattrelosiens un service public de proximité, économe et de qualité !
Pour lire mon discours dans son intégralité, cliquer ici.
Quelle tristesse hier soir : Tibet, le dessinateur qui a fait rêver des milliers de bédéphiles – dont moi, évidemment, et depuis mon plus jeune âge – avec ses
personnages de Ric Hochet surtout, mais aussi de Chick Bill, est décédé dimanche.
Il nous avait fait l'amitié de venir à Wattrelos il y a quatre ans, à la bibliothèque multimédia, pour rencontrer ses fans (j’en
suis !), répondre à leurs questions et inaugurer une exposition dont ses personnages étaient les héros. Je l'avais rencontré, nous avions échangé et déjeuné ensemble.
Un moment fou,
pour moi, d’être à côté d’une star pareille ! J'avais pu lui remettre une petite poupée Berlouffe en souvenir de son passage dans notre cité des Berlouffes (ph. ci-contre) ; il m'avait
croqué un profil de Ric Hochet en échange... que j'ai bien sûr précieusement gardé, le faisant encadrer et afficher dans le couloir menant à mon bureau, à la mairie : il est juste à ma
porte, au 4e étage.
Natif de Marseille, Tibet (Gilbert Gascard de son vrai nom) était arrivé en Belgique à l'âge de 5 ans, le pays rêvé pour le dessinateur de BD qu'il allait devenir. Collaborateur du Journal de Tintin, il avait créé les aventures du cow-boy Chick Bill au début des années 50, avant de connaître un succès encore plus grand avec le journaliste-détective Ric Hochet et ses 74 albums.
Toujours, il en avait un d’avance : aussitôt terminée la dernière planche, il pensait déjà à ce que serait l’histoire et le dessin de la première planche de l’album suivant. La Dernière Impératrice ne connaîtra pas sa descendance.
Maintenant, Ric, Nadine et le commissaire Bourdon sont orphelins. Leur créateur est parti dessiner la suite de leurs aventures au paradis des artistes ! Je suis triste.
C'est assurément un grand Monsieur du 9e art qui vient de nous quitter à 78 ans : adieu l'artiste, adieu l'ami !