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Député de la 8e circonscription du Nord


Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 23:34
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Je viens d'obtenir la réponse à la question que j'avais posée le 13 janvier dernier à Monsieur le Ministre de l'Education nationale à propos de la place de l'éducation physique et sportive et du sport scolaire dans le système éducatif français.

En effet, depuis six ans, un départ sur trois n'est pas remplacé dans l'Education nationale, et même deux sur trois dans une discipline comme l'EPS... (lire la suite de la question)

 

Voici la réponse.  

 

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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 23:21
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
Voici la vidéo de mon intervention cet après-midi (cf. article précédent) :

Fusion - motion de renvoi
Vidéo envoyée par dBaert

Intervention de Dominique Baert pour le groupe SRC de l'Assemblée nationale, relative à la motion de renvoi en commission du projet de loi de fusion entre les caisses d'épargne et les banques populaires.




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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 14:28
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Cet après-midi, dès la fin de la discussion générale sur le projet de loi sur la fusion des caisses d'épargne et des banques populaires, j'ai soutenu au nom du groupe socialiste une motion de renvoi en commission.

 

Je vous invite à lire cette intervention en cliquant ici : Projet-de-loi-fusion-Caisses-Epagne-Banques-Populaires.pdfProjet de loi de fusion des Caisses d'Epagne et des Banques Populaires - motion de renvoi en commission


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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 14:34
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Hier soir, dans la nuit, venait en débat le projet de loi sur la fusion des caisses d'épargne et des banques populaires. Je suis le responsable du groupe socialiste sur ce texte. J'interviendrai d'ailleurs moi-même demain après-midi en défendant une motion de renvoi en commission, avant de soutenir chacun des amendements de notre groupe.

 

Au banc du groupe, nous soutenons ce soir, face à Christine Lagarde, la ministre de l'économie et des finances, une motion d'irrecevabilité que défend en notre nom mon collègue du Lot, Jérôme Cahuzac.

 

Je suis chargé, pour ma part, d'assurer les explications du vote du groupe socialiste.

 

Vous trouverez ci-après ce que j'ai déclaré et qui vient d'être publié au Journal des Débats :

 

« Dans son excellente défense de l’exception d’irrecevabilité, notre collègue Jérôme Cahuzac a justement souligné l’impression, donnée par ce texte, que c’est un objectif politique qui prévaut.

 

On ne lit pas assez le Bulletin quotidien, excellent organe de presse qui rend compte des nominations dans les différentes instances.

 

Sa lecture est pourtant extrêmement instructive puisque, dans le numéro du 23 février 2009, nous apprenons qu’« avec la nomination de M. Pérol, ce serait à nouveau un proche du Président de la République qui serait appelé à la tête d’un groupe bancaire après la nomination de M. Pierre Mariani, ancien directeur de cabinet de M. Sarkozy, alors ministre du budget et porte-parole du Gouvernement, de 1993 à 1995, comme administrateur délégué et président du comité de direction de Dexia en octobre 2008, et celle de M. Frédéric Oudéa, qui était conseiller technique de ce même cabinet, comme directeur général de la Société générale en mai 2008 » – il en est depuis devenu le président directeur général. Le Bulletin Quotidien du 22 avril cite les nominations faites par M. Pérol au comité de direction générale de la future société qui va regrouper les caisses d’épargnes et les banques populaires.

 

Parmi les neuf membres qui viennent d’être nommés, il y a François Riahi, inspecteur des finances, ancien collaborateur de M. Sarkozy à la Présidence de la République, en charge de la réforme de l’État et des finances publiques : il est nommé directeur de la stratégie ; il y a aussi M. Didier Banquy, administrateur civil, conseiller régional UMP d’Île-de-France, ancien directeur adjoint du cabinet de M. Nicolas Sarkozy au ministère du budget et au ministère de l’économie, des finances et de l’industrie : il sera secrétaire général du nouveau groupe.

 

Je vous renvoie à ce que nous a dit tout à l’heure, avec son talent et sa fougue habituels, notre collègue Jérôme Cahuzac: si être ami ou collaborateur du Président n’est bien sûr pas en soi critiquable, encore faudrait-il que cela ne devienne pas une condition sine qua non pour faire carrière dans le monde bancaire.

 

Le deuxième point sur lequel Jérôme Cahuzac a attiré l’attention, ce sont les chiffres.

 

On doit en effet se poser un certain nombre de questions qui appellent des éléments de clarification, en particulier s’agissant de Natixis.

 

Madame la Ministre, dans la valorisation du nouvel organe central, la participation de la Banque fédérale des banques populaires à Natixis est de 35,8 %, et elle est estimée en valeur nette comptable, reprise au bilan, à 4 963 millions d’euros.

 

Or la même Natixis, pour la même participation de 35,8 %, est reprise au bilan de la Caisse nationale des caisses d’épargne pour une valeur nette comptable de 7 871 millions d’euros.

 

Pourtant, les deux parties, lors de la constitution du NOC, ont retenu une valorisation de 6 350 millions d’euros. Comment comprendre une telle différence ? On nous dit que les deux parties ont retenu une valorisation conventionnelle. Mais pourquoi en auraient-elles décidé ainsi ?

 

Encore une fois, on ne peut que s’interroger quand on voit qu’au bilan des caisses d’épargne, 35,8 % de Natixis sont évalués à 7,87 milliards d’euros, alors qu’au bilan des banques populaires, ils sont évalués à 4, 96 milliards d’euros. La Commission bancaire devrait regarder cela d’un peu plus près.

 

De plus, comment ne pas être perturbé quand on constate que ces participations sont vendues allègrement au prix de 6,35 milliards, ce qui donne à penser que l’on a pratiqué une forme d’habillage comptable pour garantir une parité de détention artificielle. Est-on bien sûr qu’une telle stratégie ne soit pas mise en œuvre au détriment d’un réseau par rapport à un autre, en l’occurrence à l’encontre des caisses d’épargne ?

 

Ce sont donc toutes ces interrogations sur les personnes comme sur les chiffres qu’a soulevées, avec le talent qu’on lui connaît, Jérôme Cahuzac. Vous comprendrez, mes chers collègues, qu’au vu de ces questions demeurées sans réponse, le groupe socialiste vote cette exception d’irrecevabilité. »

 

 

 

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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 11:55
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Pour une fois que je suis invité à Wasquehal, je ne pouvais pas décliner !

 

En plus, c’est pour une excellente raison : député de la circonscription, je suis présent ce matin à l’inauguration de l’avenue Caroline Aigle, en présence de son mari, de ses proches, d'élus de l'agglomération et du Ministre de la Défense et de ses collègues féminines de l’Armée de l’air, pour un hommage ô combien mérité à cette femme de bien, de talent, de volonté et de grande compétence – j’avais entendu parler d’elle lors de ma formation, il y a quatre ans, à l’Institut des hautes études de la défense nationale.

 

Caroline Aigle nous a quittés prématurément, emportée par une cruelle maladie il y a deux ans ; elle était mère de deux jeunes enfants.

 

Ce matin, nous sommes dans le recueillement et l’émotion en évoquant sa mémoire, son parcours de première femme pilote de chasse (c’était en 1999) et commandante d’escadrille (2005) et je trouve pour ma part tout à fait pertinent et judicieux qu’une avenue de Wasquehal porte son nom et perpétue son souvenir.

 

Lorsque nous passerons avenue du Grand Cottignies, désormais, nous aurons une pensée pour Caroline en regardant la plaque où sont à jamais gravés son nom et son image.

 

 

 

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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 17:50
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Le groupe socialiste m' a confié la responsabilité du suivi du projet de loi sur la fusion des Caisses d'épargne et des Banques populaires, passé en commission des finances la semaine dernière. Ces dernières semaines, j'ai donc conduit des auditions pour rencontrer les représentants syndicaux des salariés des deux groupes.

 

Ce matin, j'ai deux réunions importantes : celle des commissaires socialistes de la commission des finances, puis celle du groupe socialiste où je dois présenter et expliciter nos projets d'amendements. Ceux-ci porteront sur : la gouvernance du groupe (composition du conseil de surveillance et organisation des pouvoirs dans le nouvel organe central des Caisses d'épargne et des Banques populaires) ; la réaffirmation des missions d'intérêt général et de l'identité coopérative de ces réseaux bancaires ; la moralisation financière (lutte contre les paradis fiscaux) ; la préservation des réseaux, de leur présence sur le territoire ; la défense des intérêts des salariés.

 

La ligne politique que je propose à été approuvée et tous mes projets d'amendements adoptés à l'unanimité. Je n'aurai pas travaillé pour rien !

 

Rendez-vous maintenant pour le débat en séance publique lundi 18 mai à… 21h30 ! C'est là qu'aura lieu, et dans les jours et nuits qui suivent, la vraie bataille.

 

 

 

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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 23:04
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
Le travail d'un parlementaire consiste aussi à interpeller le Gouvernement sur un certain nombre de sujets. Au Journal Officiel de ce jour est parue la réponse à ma question posée à Madame la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi sur l'organisation administrative de la surveillance et du contrôle des marchés.

En effet, la circulaire du Premier ministre du 31 décembre 2008 relative à l'organisation départementale de l'État (prise dans le cadre de la révision générale des politiques publiques) bouleverse significativement l'architecture administrative de la concurrence et de la répression des fraudes en faisant disparaître les directions départementales de la concurrence et de la répression des fraudes (DDCRF)
stricto sensu.

Il est indispensable, compte tenu des missions essentielles des agents des DDCCRF, que cette réforme n'aboutisse pas à un affaiblissement du contrôle et de la régulation des activités sur le territoire... (lire la suite)

Voici la réponse obtenue.



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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 09:01
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer les propositions de loi que le groupe socialiste a défendues le 30 avril dernier dans l'hémicycle. La Droite (UMP et Nouveau Centre) les a rejetées. Mais je veux souligner nos propositions, que les manipulations de procédure de la majorité parlementaire ont empêché d'aboutir. Car le combat contre les inégalités et pour la solidarité, est et reste un combat d'une actualité brûlante !

 

Il est pour nous, socialistes, le combat qu'il faut mener ! Car dans la crise qui secoue l'économie et la finance, il est fondamental de réaffirmer des valeurs fondamentales : celles de la justice sociale.

 

C'est ainsi que nous proposions, ce 30 avril, de compléter notre proposition (n° 1544) sur Hauts revenus et solidarité (qui visait notamment à supprimer le bouclier fiscal) de plusieurs amendements pour :

 

1. instaurer, au sein même du conseil d'administration d'une grande entreprise, un comité indépendant des rémunérations qui devra remettre un rapport à l'assemblée générale des actionnaires sur les rémunérations des dirigeants de l'entreprise et sur la politique passée et à venir de rémunération de la société. Ce comité contrôlerait ainsi les rémunérations, notamment celles de ses dirigeants.

 

2. rendre transparente la rémunération des dirigeants d'une société, un plafond serait fixé par le conseil d'administration soumis à l'avis du comité d'entreprise. Cela donnerait aux salariés, via leurs représentants, une information sur la rémunération de leurs dirigeants. Cette rémunération devrait être validée par l'assemblée générale des actionnaires. Ce plafond est fixé sous la forme d'un rapport entre la rémunération la plus élevée et la plus basse rémunération constatée dans l'entreprise.
Les écarts de rémunérations au sein notamment des grandes entreprises sont en effet devenus incompréhensibles. Ainsi, les dirigeants des entreprises cotées au CAC 40 gagnaient en 2007, toutes formes de rémunérations comprises, en moyenne l'équivalent de 300 à 400 SMIC à temps plein, ce rapport atteignant même parfois 1 000 SMIC ! A titre d'exemple, le directeur général de la BNP-Paribas, Baudoin Prot, avait perçu en 2008, selon le rapport financier de la banque, 3 913 734 euros, soit plus de 325 SMIC ! De tels écarts ne sont pas acceptables.

 

3. limiter les indemnités de départ ou golden parachutes. L'indemnité de départ d'un dirigeant de société ne peut être excessive. Thierry Morin devrait quitter Valeo avec 3,2 millions d'euros alors que l'équipementier automobile est en difficulté. Serge Tchuruk aurait perçu 5,7 millions d'euros de parachute doré en quittant Alcatel, Noël Forgeard devait percevoir 2,5 millions d'euros à son départ de EADS et Antoine Zacharias a reçu 13 millions d'euros à son départ de Vinci.
Nous, nous pensons qu'il pouvait être raisonnable de limiter l'indemnité totale de départ du dirigeant à "deux fois la plus haute indemnité de départ en cas de licenciement d'un salarié".

 

4. limiter les montants des retraites dites chapeau pour certains dirigeants à la retraite. Ce régime différentiel permet à un ancien dirigeant de percevoir un pourcentage fixe de son ancien revenu. Mais la retraite chapeau ne peut pour autant être excessive et amener la pension à un niveau trop élevé.
La Sécurité sociale n'est pas mise à contribution car elles sont entièrement financées par les entreprises qui, pour faire face à ces dépenses futures, sont contraintes de provisionner ces sommes. Ainsi, selon les rapports financiers, la Société générale aurait provisionné 33 millions d'euros pour six mandataires sociaux au titre de leur retraite supplémentaire à prestations définies. La BNP-Paribas aurait provisionné 28,6 millions d'euros pour ses quatre plus hauts responsables, soit en moyenne 7,15 millions d'euros.
Nous, nous pensons que cet élément – qui figure dans le contrat de travail des dirigeants – ne devrait pas être supérieur à 30 % « de sa rémunération la dernière année de l'exercice de sa fonction ».

 

5. replacer les stock-options dans leur mission d'origine compte tenu des abus observés en matière d'attribution et de réalisation des stock-options, en particulier dans les grandes entreprises, celles-ci devrait être limitées à aider les sociétés qui viennent de se créer et accompagner le risque pris par les créateurs d'entreprises. C'est pourquoi l'attribution de stock-options devrait être interdite sauf dans le cas d'une société  ayant moins de cinq années d'exercice.

 

Plafonnement des exonérations, limitation des parachutes dorés, des retraites chapeau et des stock-options, voilà de vraies réforme de moralisation économique et de justice sociale.

 

Malheureusement, la Droite a dit non !

 

Le combat continue !

 

 

 

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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 11:30
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Non, ce n’est pas mon prochain objectif ! C’est juste que ce matin, j'ai donné le départ, avec mon ami Jean-Claude Isebaert, président du comité des fêtes du Fresnoy, des 50 kilomètres à la marche de Roubaix.

 

Comme à chaque fois, je tiens à être sur la ligne de départ pour encourager les 22 participants car, député de Roubaix, je suis un fidèle ami du club des marcheurs roubaisiens et de son président Louis Desroches (ph. des bénévoles ci-dessous) qui organisent la compétition… et qui organiseront d’ailleurs le championnat de France de la spécialité le 25 octobre prochain.

 

Roubaix et la marche, c’est une longue histoire : les 28 heures de Roubaix sont bien connues – c’est une épreuve internationale – et depuis le début de mon premier mandat de député (1997), je n’ai manqué aucune arrivée, aucune réception de remise des récompenses à la mairie de Roubaix. Je suis tout particulièrement admiratif de ces sportifs qui viennent à bout d’une si longue épreuve d’endurance, laquelle exige de remarquables qualités physiques et mentales de ténacité, de rigueur dans l’allure que l’on s’impose, de gestion des dépenses énergétiques, de résistance à la douleur…

 

Ce matin, nos athlètes – dont plusieurs Roubaisiens que je soutiens plus particulièrement bien sûr – courent une distance et non une durée : c’est une précision importante car de leur chrono dépendra leur qualification pour le championnat de France, la qualification étant acquise sous les 6 heures d’effort, soit une allure minimum de 8,3 km/h – un véritable exploit !

 

Voilà donc nos marcheurs lancés pour 25 tours de 2 km dans le quartier du Fresnoy : bon courage à eux et… allez Roubaix !

 

 

 

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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 23:43
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Ce matin, dès 8h30, la Commission des finances de l'Assemblée se réunit pour auditionner Christian NOYER, gouverneur de la Banque de France, sur la situation des risques portés par les banques françaises. Le directeur général du FMI, Dominique STRAUSS-KAHN, a en effet estimé qu'aucune reprise durable ne serait possible tant que certaines situations bancaires n'auraient pas été purgées : qu'en est-il des banques françaises ?

 

Le gouverneur nous parle ainsi de l'exposition des banques françaises à des actifs toxiques (qui ne sont pas les subprimes, ces actifs hypothécaires américains) qui sont des produits structurés qui ont, en revanche, pour sous-jacent des produits du type subprime. Il s'agit pour l'essentiel de RMBS (qui sont des parts de titrisation adossées à des produits hypothécaires) ou de CDO (obligations adossées à des parts de titrisation). A fin 2008, les banques françaises ont pour encours nets (après constatation des éventuelles décotes) : 8,9 Mds € de RMBS ; 7,3 Mds € de CDO.

 

Parmi les risques, il y a aussi les expositions couvertes par les rehausseurs de crédits. En effet, les détenteurs de crédits à risques garantis par les monolines – sociétés d'assurance – ont considéré qu'ils étaient garantis. Mais ces établissements américains, réglementés par les autorités des Etats, n'avaient pas la capacité de résister à la vague de dépréciation : ils ont été d'abord recapitalisés puis dégradés, ce qui a réduit la garantie ! Pour les banques françaises, à fin 2008, les montants couverts par des monolines sont de 5,5 Mds €.

 

Sur ces trois catégories de risques liés aux subprimes américains, on arrive donc à une exposition des banques françaises pour 21,7 Mds € ! C'est le risque sur les actifs dits très toxiques. Le gouverneur relativise ce risque en soulignant qu'il se compare à 0,3 % du total du bilan des banques françaises.

 

Mais il ajoute – ce qui, de mon point de vue n'est pas rassurant (compte tenu des relations financières interbancaires et donc des risques de propagation des difficultés d'une banque à l'autre) – que les banques étrangères telles que Deutsche Bank (6 Mds €) ou Barclays (9 Mds €) sont exposées pour des montants bien plus importants que les banques françaises.

 

Et il complète son propos, en soulignant que les banques françaises peuvent connaître d'autres risques :

 

-         d'abord sur les opérations à effet de levier (type LBO) qui ont des sous-jacents européens. Les six grandes banques françaises ont 35 Mds € d'actifs LBO fin 2008, ce qui fait l'objet sous le contrôle de la commission bancaire de provisions ad hoc. Mais ce sont des risques modestement provisionnés ;

-         ensuite sur les CDPC (produits dérivés), où le risque n'est pas sur l'immobilier américain mais sur des entreprises. Ce risque s'accroît avec la crise économique et le risque de défaut des entreprises. C'est une zone de fragilité ;

-         enfin, sur les conséquences de la crise sur le portefeuille des banques. Les taux de défaut des particuliers et des entreprises vont augmenter, trimestre après trimestre. Pour l'heure, c'est encore modeste puisque les créances douteuses nettes du secteur bancaire français, ce sont 1,15 % des crédits à la clientèle fin 2008 (contre 0,95 % fin 2007).

 

Au final, le gouverneur souligne que les banques françaises ont déjà fortement provisionné leurs actifs (ex : les monolines le sont en moyenne à 61 %). Et il rappelle qu'on peut donc estimer à 25,5 Mds € les risques portés par les banques françaises liés à la crise financière (soit 16 % des fonds propres des banques françaises quand même !), à savoir : 7,5 pour Crédit Agricole ; 6,4 pour Société Générale ; 4,3 pour BNP-Paribas ; deux fois 3,1 pour Caisses d'Epargne et Banques Populaires (Natixis) ou encore 1,5 pour Crédit Mutuel.

 

Ensuite, le débat s'est focalisé sur la situation de la Société Générale, de Natixis ou de Dexia.

 

Si, globalement, le discours s'est – évidemment – voulu rassurant, il n'en est pas moins vrai qu'il ne peut, à mon sens, l'être pleinement pour au moins 2 raisons :

 

-         la hauteur des engagements directs en actifs toxiques ou liés : les montants identifiés sont déjà importants ! Qu'en est-il de tous ceux, indirects, dissimulés derrière des engagements des banques françaises à l'égard de consœurs étrangères qui ont, elles, des expositions aux risques plus fortes encore ?

-         cette vision apaisante repose en effet sur « une hypothèse que les banques européennes ne feront pas défaut » ! Quand on voit la situation des banques allemandes, les risques qu'elles portent et les faibles provisions constituées, peut-on réellement penser qu'aucune ne connaîtra de défaillance majeure ? Et quelle répercussion cela aura-t-il sur les banques françaises ? Là est la plus dangereuse onde de choc possible (sinon probable), je le crains…

 

 

 

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