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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 11:43
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Vous le savez : Francine Langevin est ma députée suppléante. C’est une femme intègre, honnête et sérieuse qui fait honneur à la politique.

 

Dimanche dernier avaient lieu dans sa ville, Croix, des élections municipales partielles suite à l’annulation de celles du mois de mars dernier. Avec un peu plus de 41 % des suffrages, Francine, qui emmène une liste soudée et motivée, s’est brillamment qualifiée pour le second tour. Et le second tour, c’est ce dimanche 14 décembre ! 

 

J’appelle donc tous ceux qui souhaitent un vrai changement à Croix – c’est d’ailleurs le slogan de sa campagne – à voter pour Francine, notamment les nombreux abstentionnistes du premier tour.

 

Elle mérite d’être la nouvelle maire de Croix !

 

Solide dans ses compétences, dans sa profession, Francine a su, chaque jour, aider, épauler, jeunes, personnes âgées, personnes handicapées, résoudre des difficultés sociales, de logement, de vie quotidienne.

 

Forte de ses valeurs de gauche, de justice et d’équité, femme de cœur et d’écoute, elle sait rassembler ! Le vrai rassemblement pour agir, pour l’intérêt de Croix, c’est la liste « le changement avec Francine Langevin ».

 

Son  programme est  crédible, concret, à la fois ambitieux et raisonnable. Une fois élue, elle saura rester proche des Croisiens, à leur écoute, comme elle l’est des habitants de la circonscription.

 

Elle a les capacités et la force d’être maire de Croix. Francine Langevin, moi j’y crois… pour Croix ! Aux Croisiens de se mobiliser pour le changement dans leur ville : j’espère qu’ils seront nombreux dimanche…

 

 

 

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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 19:07
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Ce soir, je suis au conseil national du parti socialiste. Dès la réunion liminaire, je le sais, la commission de récolement, dans sa conclusion, annoncera que Martine Aubry a 102 voix d'avance sur sa rivale ! Elle est donc la 1ère secrétaire du parti socialiste : le Conseil national le confirme d'ailleurs ce soir. Ouf ! C'est fait…

 

Les militants socialistes se sont exprimés à trois reprises. Ils ont exprimé un message qui doit être respecté. Le parti socialiste a besoin d'une ligne politique claire et cohérente. Il doit changer radicalement ses méthodes, ses propositions, son comportement. Il doit s'ouvrir aux nouvelles générations et à la diversité du pays et en finir avec un fonctionnement dépassé.

 

Ils ont également exigé que leur vote soit respecté. L'étroitesse du résultat peut nourrir de légitimes frustrations mais elles ne peuvent justifier la mise en cause perpétuelle des règles collectives qui régissent notre parti. Une contestation en nourrira toujours une autre et nous n'en serions pas sortis de faire durer l'imbroglio. Ce soir, le Conseil national prend acte des résultats. Il a raison. Le parti a maintenant une patronne !

 

Je ne doute pas que la nouvelle première secrétaire saura trouver les gestes qui apaisent et rassemblent. Elle saura chercher à associer aux responsabilités celles et ceux qui ont porté un autre message.

 

Au moment où notre pays souffre d'une des plus graves crises intérieure et mondiale, il n'était pas possible que les Français continuent de voir la plus grande force de l'opposition s'abîmer dans les déchirements et la confusion. C'est le destin des millions d'hommes et de femmes qui croient dans le parti socialiste et dans la gauche qui est en cause.

 

La solution décidée ce soir est juste. Elle sera efficace car elle va permettre de remettre rapidement le parti au travail, travail d'opposition, travail de propositions.

 

J'ajoute que, bien évidemment, Martine Aubry première secrétaire, cela m'est tout particulièrement agréable. Alors ce soir, je suis heureux, heureux qu'une solution ait enfin été largement dégagée (159 voix pour au conseil national et 76 contre), heureux que ce soit elle…

 

 

 

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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 19:32
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Ce week-end, comme tous les trois ans environ, le parti socialiste tenait son congrès à Reims. Nous étions ainsi près de 4 000 socialistes. Un congrès est un temps fort car il s'agit de déterminer les orientations politiques et de désigner une équipe dirigeante pour les années à venir. Tous les congrès ont été utiles au parti socialiste, certains sans doute plus que d'autres.... Celui de Reims est important, car il amorce un nouveau cycle. Après 11 ans, François Hollande passe la main. Et le parti, face à une droite au pouvoir, doit se fixer une ligne politique forte et une majorité.


Un congrès est d'abord un moment de rencontres: on y retrouve des nouveaux adhérents et des plus anciens, des militants connus et moins connus, des socialistes venus de toute la France et aussi des délégations étrangères. On se croise dans la salle plénière à l'écoute des orateurs se succédant à la tribune, dans les différents stands dédiés aux publications et activités du parti socialiste... Sans oublier les fameuses réunions de motions qui se tiennent les vendredi et samedi soirs, après le débat général, et qui permettent aux adhérents ayant voté telle ou telle motion de se retrouver et de débattre sur la suite que chacune d'elles souhaite impulser dans ce congrès. Ainsi, en a-t-il été du congrès de Reims, comme de tout congrès socialiste.


Alors bien sûr, il y a eu les interventions d'orateurs majeurs, certains très applaudis, d'autres plus chahutés. Il y a eu aussi ces échanges nombreux entre les représentants des motions pour faire avancer le congrès, rechercher cette majorité qu'aucune motion n'a dégagé dans les urnes. Il y a eu enfin la longue nuit du samedi au dimanche, celle où tout pouvait se faire (on appelle cela une synthèse, totale ou partielle) et où tout a failli se faire.


Le premier constat fut qu'il n'était pas possible de réaliser une synthèse avec la motion E de Ségolène Royal à cause de : l'analyse de la crise financière (qui selon notre motion nécessite que l'on retrouve un nouvel équilibre entre le marché, l'environnement et l'intervention publique) ; la question sociale, qui doit être au coeur de notre action ; la question européenne, qui suppose une réflexion collective de fond sur les politiques de l'Union ; la conception du parti socialiste que nous souhaitons être, fier de ses militants ; des alliances.


Nos motions A, C et D ont réussi à se mettre d'accord sur un texte commun mais n'ont pas pu trouver d'entente sur un candidat commun au premier secrétariat pour le porter : ce texte n'aura donc pas pu être présenté au congrès le lendemain matin...


Finalement trois candidatures ont ainsi été déposées : Ségolène Royal, Benoît Hamon ainsi que Martine Aubry. C'est la candidature que je soutiens car j'y crois! C'est la personnalité qui est en adéquation avec la bataille idéologique, politique à mener, qui saura mobiliser le parti et le remettre au travail. Je travaille souvent avec elle, je sais son énergie, sa volonté et sa capacité de travail. Elle est armée pour la fonction, elle armera le parti pour les combats politiques à venir.


Je connais trop bien les arcanes des congrès pour n'être pas allé à Reims avec l'optimisme béat qui aurait conduit à penser que tout le monde se serait rassemblé dans un bel élan. Pour être franc, je ne souhaitais pas de rassemblement de façade !


Qu'aurait signifié un Embrassons-nous Folleville ! général? Cela n'aurait pas eu de sens. Il faut sortir de ce congrès avec une ligne politique claire, forte, de gauche, pour une politique de gauche, alternative crédible à l'action de la droite de Sarkozy.


Je n'allais à Reims qu'avec une envie, qu'un espoir: que Martine s'engage. Elle aurait pu l'annoncer après son superbe discours de samedi après-midi, quand elle avait enflammé la salle. Elle ne l'a pas voulu car elle voulait, dans la nuit, continuer à chercher une entente avec B. Delanoë et B. Hamon. C'est tout à son honneur.


Mais les cris, les applaudissements quand, dimanche matin, elle donne son accord pour être candidate, à nous toutes et tous, militants qui la pressions, c'était intense, émotionnellement fort... presque du bonheur ! C'est le moment que je garde de ce congrès de Reims.


Autant dire que je suis rentré l'esprit grave car les socialistes ont encore du travail à faire pour se rassembler, mais avec la conviction qu'un nouveau leader crédible est possible : Martine !


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Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 15:57
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Ce jeudi soir, je suis à Brest, à l'occasion des rencontres annuelles des communautés urbaines. Demain, ce seront les débats et discussions techniques avec les collègues des autres communautés. Mais ce soir, je suis aux côtés de Martine Aubry, qui rencontre les militants socialistes de la fédération du Finistère, en présence de son premier secrétaire fédéral, mon ami
J. J. Urvoas.

 

Au début de son intervention (consacrée à la présentation de la motion Changer la gauche pour changer la France dont elle est première signataire, et que j'ai signée), Martine rappelle l'ampleur de la crise financière, revient sur les dysfonctionnements du système financier et sur les conséquences dramatiques sur les économies et les populations que cette crise risque bien d'avoir. Et précisément, cette crise est l'exacerbation de déséquilibres du système économique que nous, socialistes, dénonçons depuis longtemps.

 

Voilà pourquoi il faut changer si on veut changer la France ! Nous ne pouvons nous contenter de corriger les effets néfastes du libéralisme. L'économie, c'est la création de richesse pour les hommes, et non pour le financement de quelques uns !

 

Nous avons un peu oublié nos valeurs. Nous, socialistes, devons porter un projet qui parie sur l'éducation, la santé… une société dans laquelle on vit, pas seulement dans laquelle on n’achète que des biens ! Nous devons savoir être les architectes d'un nouveau système économique, social et écologique.

 

Pour cela, donnons-nous trois objectifs :

 

Ø      Emanciper chacun, c'est-à-dire porter chacun au plus haut niveau de lui-même comme disait Jaurès. C'est donner à chacun l'accès aux droits. C'est vrai pour l'école, où les enseignants doivent être aidés, épaulés, accompagnés pour faire une société de la connaissance avec tous les enfants, avec des réponses mieux personnalisées aux besoins de chacun. C'est vrai pour la santé, pour le logement. C'est vrai aussi pour les territoires. Nous devons nous battre pour que les services publics soient présents partout. Nous sommes ainsi très opposés à la privatisation de La Poste !

 

Ø      Pour maîtriser le présent et préparer l'avenir, il faut réarmer l'Etat. Pour doper l'économie, par exemple, l'Etat peut et doit agir : avec un impôt sur les sociétés modulé selon que l'entreprise distribue ses bénéfices ou réinvestisse ; avec une vraie politique industrielle (préparer la relocalisation des entreprises, préparer les emplois de demain, doter la France de fonds souverains pour que l'Etat puisse accompagner l'industrie…) ;

 

Ø      Etre socialiste, c'est surtout créer une société où il y a des règles et du respect des autres, de la solidarité et de la fraternité. Nous pensons ainsi que la culture est importante car c'est dessiner une trace pour les générations futures.

 

Faire civilisation, c'est aussi retrouver l'Europe, celle des pères fondateurs, qui retrouve l'humanisme, l'envie de porter des valeurs au-delà de nos frontières.

 

Le monde change, il faut changer le système mais aussi changer le parti socialiste. Parce qu'on a trop dit je, et pas assez nous !

 

Nous sommes LA motion du changement. Notre conviction est que l'avenir est à gauche et pour cela, on aura besoin de tous les socialistes sur un projet de gauche si nous voulons que les Français se tournent vers nous.

 

 

 

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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 14:07
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En ce mois d'août, aux portes de l'Europe, résonnent des bruits de bottes et s'avancent des chars. Des populations souffrent. Des femmes et des hommes meurent de la guerre.

 

Le 7 août, le gouvernement géorgien a lancé son armée dans une véritable opération militaire dans une des régions du pays, l'Ossétie du sud. Plusieurs semaines auparavant en fait, la région connaissait des tensions. Point de crispation : les séparatistes d'Ossétie du sud pro-russes manifestaient dans la violence (échanges de tirs d'artillerie, attentat à la voiture piégée contre des policiers géorgiens) leurs velléités d'indépendance à l'encontre du gouvernement géorgien.

 

Aussitôt, le président russe engage ses forces navales, aériennes et terrestres (dans une opération préparée de longue date, commentent certains spécialistes) au secours des Ossètes sud. Dès le 11 août, l'armée géorgienne défaite se retire de l'Ossétie du Sud, et les troupes russes – au lieu de rentrer une fois le calme revenu – s'installent en occupation de longue durée.

 

En Ossétie du Sud, la Russie entend maintenir la pression sur la Géorgie, ancienne composante de l'Empire russe bien décidée à entrer dans l'OTAN. Au-delà, c'est un message qui est lancé à la Communauté internationale : Moscou reste attaché à ce que l'ancien espace soviétique reste bel et bien dans son giron !

 

En fait, en Ossétie du Sud, Dimitri Medvedev, le président russe, part d'une certaine façon à la reconquête des républiques perdues et veut desserrer l'étau occidental qui de plus en plus l'oppresse. Il s'agit de refaire l'histoire et de restaurer la Grande Russie tsariste puis soviétique.

 

La Russie était prête à ce coup de force. Elle l'était depuis la déclaration d'indépendance du Kosovo, le 17 février de cette année. Vladimir Poutine, achevant ses fonctions à la présidence de la Russie, laissait alors pressentir la réactivation des conflits gelés de l'ex-URSS, donc ceux des régions séparatistes de Géorgie (l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie). On peut même se dire que la Russie y pensait depuis 1991.

 

Bien des foyers de tensions existent en frontière de l'Europe: Abkhazie et Ossétie du Sud en Géorgie, Transnitrie en Moldavie, Haut-Karabakh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Autant de micro-territoires qui prônent leur indépendance. Autant de micro-terrains de déstabilisation des anciennes républiques de l'URSS. Autant de micro-scènes d'interventions possibles pour permettre à la Russie de restaurer sa sphère d'influence, comme au temps de l'Empire.

 

Il est vrai que cette zone géographique est particulièrement complexe : des dizaines d'ethnies et quatre Etats ; d'un côté du massif montagneux, la Russie et ses républiques autonomes, de l'autre côté la Géorgie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan, tous trois aujourd'hui indépendants mais que la Russie avait mis trois siècles à conquérir et dominer. N'oublions pas non plus les richesses en métaux non ferreux et les réserves de pétrole de la région. A cela, ajoutons le développement de la présence de l'Alliance atlantique dans la périphérie, perçu par la Russie post-soviétique amputée de nombreux territoires, comme une stratégie d'enfermement. D'ailleurs, en décembre prochain, l'OTAN ne doit-elle pas réexaminer la candidature de la Géorgie et de l'Ukraine? 

 

Enfin, c'est surtout à un retour sur l'histoire très tumultueuse de cette région auquel on est en train d'assister. Déjà, les tsars ont, des siècles durant, été obsédés par l’accès à la mer noire. Les soviétiques n'ont eu, eux aussi, de cesse d'étendre leur périmètre d'intervention. L'histoire montre combien les rapports entre la Russie et les républiques du Caucase – tantôt indépendantes, tantôt intégrées – ont toujours été tendus, faits de domination et de conquête, de guerre et de résistance, de répression et de volonté d'indépendance.

 

Cet été, un de mes livres de vacances, c'était La Saga des Romanov, qui raconte l'histoire russe de Pierre Le Grand (1613) à Nicolas II (1917). L'ouvrage est passionnant. Mais il me démontre, ô combien, que la crise militaro-diplomatique de cet été doit être regardée à l'aune de cette histoire russe, et de ces obsessions des dirigeants russes de tous temps : mer noire, Moldavie, Caucase, Crimée...

 

Et cette mise en perspective historique n'est pas rassurante. Car de ces répétitions de l'histoire, de cette permanence des grandes lignes stratégiques russes, je retiens surtout deux idées : la première, c'est que les volontés d'émancipation de certaines républiques, et de leur accrochage à l'Europe et /ou à l'OTAN (Géorgie, Ukraine) sont plus que délicates, et touchent les Russes au cœur de leur politique ; la seconde, c'est que précisément, à cause de cela, la Russie ne reculera pas aisément.

 

Et c'est inquiétant, très inquiétant ! Le livre que j'ai lu, et dont je parlais, évoque dans son dernier chapitre le 28 août 1914 et l'assassinat de l'Archiduc à Sarajevo... et l'embrasement de l'Europe et la première guerre mondiale qui suivirent.

 

Alors, on ne peut pas ne pas y penser. Ne sous-estimons pas ce qui se passe en Caucasie ! Et que le président russe s'appelle Poutine ou Medvedev ne change rien. 

 

Cette guerre déclenchée dans le calme de l'été, alors que l'ensemble des nations étaient tournées vers les jeux olympiques de Pékin, grande fête du sport et de la fraternisation, n'est pas à négliger.   Aux portes de l'Europe, je crains que l'histoire ne soit de retour. Citoyen engagé et élu oeuvrant quotidiennement au vivre ensemble, en cette fin d'août, comme beaucoup, je suis inquiet.

 

 

 

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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /Août /2008 17:25
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A l'heure où j'écris ces lignes, la Nation rend hommage aux dix soldats français morts en Afghanistan. Le Président de la République aura fait rendre un hommage digne, républicain et trouvé les mots de réconfort indispensables pour les familles. Chacun sait que je ne soutiens pas sa politique, et que parfois, et même trop souvent, sa manière d'exercer ses fonctions ne me satisfait pas, voire m'indigne, mais pour cette cérémonie, je lui donne acte de la tenue et de la qualité de l'hommage à ces jeunes hommes morts au combat.

 

Cela n'empêche pas qu'en tant que citoyen comme en tant que responsable politique, il me paraît essentiel que la lumière la plus claire soit faite sur la mission dans laquelle ces jeunes soldats ont trouvé la mort. Plus j'écoute la radio, les paroles officielles, plus je cherche à  m'informer, plus je ne cesse de bousculer dans ma tête bien des questions qui me paraissent toutes plus importantes les unes que les autres.

 

Qui a décidé de cette mission : l'Otan ? Le commandement français ? Le commandement afghan ?

Pourquoi a-t-on envoyé ces jeunes soldats en reconnaissance à pied ? Pourquoi la zone n'avait-elle pas été survolée préalablement par des drones ? Nous ne sommes plus dans le Djebel en 1958 et cela me paraît ahurissant qu'il n'y ait pas eu de reconnaissance aérienne.

 

Où sont les drones français ? Si nous n'en n'avons pas, pourquoi n'avons-nous pas utilisé les drones américains ?

 

Comment s'est passé l'appui aérien ?

 

Pourquoi les communications ont-elles mal fonctionné ?

 

Est-ce que les responsables de l'unité parlaient anglais ?

 

Quels sont les moyens matériels de nos soldats en Afghanistan ? Sont-ils suffisamment équipés pour leurs missions ?

 

Pourquoi le Chef des Armées, après son excellente initiative d'aller sur place immédiatement, n'est-il pas resté plus longtemps pour analyser les causes de ce dramatique événement ? Avait-il d'autres priorités ?

 

Je ne dois pas être le seul à me poser toutes ces questions. La France doit la vérité aux familles des victimes. Le Gouvernement vient d'annoncer un débat avec vote le 22 septembre prochain. Il ne faut pas être grand stratège politique pour y voir – face noire de cette suggestion de vote ! – une manœuvre politicienne du Pouvoir afin d'obtenir une division de la Gauche sur la présence de notre armée en Afghanistan.

 

Et déjà, on voit le Président de la République sous-entendre que la Droite, qui va voter pour, elle, veut  lutter contre les Talibans, le terrorisme, qu'elle est courageuse, qu'elle soutient nos soldats… Sous-entendu : si la Gauche ou des députés de gauche votent contre, c'est que la Gauche, c'est tout l'inverse ! Ce raccourci manœuvrier est – s'il est l'intention cachée de ce vote – stupide.

 

Car il y a bien un problème sur la présence française en Afghanistan ! Si en 2001 la France a envoyé des hommes là-bas, c'était pour appuyer les forces régulières afghanes, les former afin qu'elles puissent lutter avec une plus grande efficacité contre les Talibans. Si au printemps le Président de la République (contrairement d'ailleurs à ses engagements de campagne présidentielle d'avril 2007) a décidé d'envoyer des renforts à la demande des Américains, il ne faut pas oublier de dire que la mission a changé depuis 2006. Les forces françaises au sein de l'ISAF, dont la mission était le maintien de la paix et la sécurité à Kaboul, sont engagées désormais dans la lutte contre la guérilla avec les Américains dans l'opération Induring freedom (Liberté immuable) !

 

Les justifications de cette opération (lutte contre le terrorisme, retour de la démocratie, liberté et meilleures conditions économiques pour les Afghans) apparaissent au fil du temps et des évènements de plus en plus surréalistes. En effet, après sept longues années, sur tous ces points, que constater d'autre que l'échec de la stratégie militaire ? Quid de la liberté pour les Afghans dans ce pays en guerre ? De la démocratie ? Quant à la situation économique, elle se détériore chaque jour un peu plus, alors que la corruption, elle, ne faiblit pas.

 

Alors, oui, il faut qu'il y ait débat. Si nos soldats sont en Afghanistan, il faut que leur stratégie soit claire, que leur mission soit précisée, et que leur protection soit assurée au mieux, ce qui suppose d'éviter des risques inutiles et d'utiliser les moyens de protection adaptés.

 

C'est à l'aune de ces questions, et des réponses qui seront apportées que j'exprimerai mon vote. Car, comme celle de chaque homme, la vie d'un soldat est précieuse, ô combien !

 

 

 

 

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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 11:02
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Je n’étais pas devant mon écran de télévision samedi soir pour regarder le match qui opposait le Paris Saint-Germain au Racing Club de Lens. Ce n’est que dimanche que j’ai appris l’existence de cette banderole injurieuse à l’encontre des habitants de notre région.

Difficile de trouver des mots pour décrire mon dégoût face à tant de bassesse et de bêtise ! C’est pitoyable, humiliant et bien triste ! Cette fête qu’est le sport est ternie par une poignée d’imbéciles qui n’ont pas leur place dans un stade. Une enquête préliminaire pour « provocation à la haine raciale et à la violence » a été ouverte, la justice doit faire son travail et prendre les sanctions adaptées. Je souhaite qu’elles soient claires et fermes ! Je m’interroge cependant : comment peut-on faire entrer une banderole (même en plusieurs morceaux) de 25 mètres dans l’enceinte d’un stade malgré les fouilles corporelles ?


Quelques jours après « l’affaire Ouaddou » (ce joueur de Valenciennes insulté pendant un match et qui avait valu au club de Metz une pénalité d’un point au classement de Ligue 1 pour propos racistes de la part d’un de ses pseudo-supporters) quelles mesures adopter pour que nos stades (et pas seulement de football) ne soient plus le lieu de tels incidents ?


Cette banderole est certes le fait d’une minorité de supporters du club parisien : mais pour la réaliser, pour la déployer sur une telle longueur, pour la maintenir au cœur d’une tribune, ce n’est plus l’affaire de quelques individus ! S’il y a eu complicité active, il y a eu aussi complicité passive ! Et l’une comme l’autre doivent être dénoncées et sanctionnées.


Car tout ce qui exclut, tout ce qui exacerbe n’est pas sportif ! Ce qui s’est passé est une honte. Aucun élu, aucun citoyen de notre belle région du Nord – Pas-de-Calais ne peut rester indifférent ; tous, nous nous sentons profondément heurtés, choqués par de tels propos. Ce n’est plus de la caricature, c’est du délit de faciès, c’est du racisme tout simplement. Et prenons garde : du racisme de stade, on peut glisser au racisme tout court.


J’étais cet après-midi aux côtés de mon ami, Guy Delcourt, député-maire de Lens, quand, pour la première des questions au Gouvernement, il a interpellé le Premier Ministre sur ce sujet. Tous, il nous faut faire bloc, et pas simplement nous contenter de surfer sur le succès du film de Dany Boon. Car il ne s’agit pas que de défendre notre région ; mais de porter une conception de la République et de notre société, faite de respect et de tolérance !


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Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /Mars /2008 17:20
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La campagne officielle pour ces élections municipales se termine, et conformément à la loi, je n’interviendrai plus sur ce blog avant que ne soient connus les résultats du scrutin. Bien évidemment, je suis également tenu de ne plus autoriser les commentaires que j’ai toujours mis un point d’honneur à ne pas modérer, laissant à chacun la liberté de s’exprimer.
Merci à toutes et à tous pour votre contribution aux différents débats qui se sont tenus sur ces pages – plus intensément qu’à l’habitude, c’est vrai, mais c’est la période qui veut ça.
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine et je vous remercie de votre fidélité.
N’oubliez pas d’aller voter et à bientôt !


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Mercredi 13 février 2008 3 13 /02 /Fév /2008 10:27
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croix1.jpg Ce soir, à la salle Dedecker à Croix, j'assiste à la réunion publique de Francine Langevin, qui présente aux habitants de Croix les membres de sa liste.
 
Dès l'arrivée, le ton est donné : l'affiche est superbe, Francine y sourit et sa présence en impose : d'évidence, elle dessine une perspective souriante pour Croix ! Mais la rencontre avec les colistiers confirme aussi sur le fond ce premier regard de forme. Bien sûr, je ne découvre pas ces visages ; je les connais presque tous. Francine est ma députée suppléante, nous travaillons ensemble, nous étions encore il y a quelques jours à l'école Kléber à Croix pour le Parlement des Enfants, nous sommes amis, et que ce soit pour nos relations personnelles ou politiques, nous nous entendons particulièrement bien. C'est une femme de grande valeur, intelligente, vive, et qui connaît extrêmement bien sa ville, ses quartiers, ses problèmes, et les solutions nécessaires. Nul n'a pu nier la pertinence de ses interventions lors des Conseils municipaux où, depuis 1995, elle siège dans l'opposition. Même les maires successifs et bon nombre d'adjoints lui ont donné acte, à plusieurs reprises, de la justesse de ses remarques. Elle a une passion : Croix ! Une ville qu'elle veut voir plus juste, plus solidaire, plus dynamique, offrant davantage de services à sa population, avec un cadre de vie plus agréable. Une ville qu'elle veut voir tenir la place qu'elle mérite dans la métropole au sein de la Communauté urbaine, qui sache aller de l'avant, qui sache aller chercher l'argent nécessaire à la vie de ses habitants auprès des autres collectivités, du Conseil général, du Conseil régional ou de l'Europe. Oui, Francine a la force, la conviction, et le talent pour être un bon maire, pour être le prochain maire de Croix.
 
Tout cela, je le savais avant de venir.
 
Ce soir, j'écoute, en sus, un programme bien travaillé, précis, qui sonne juste et qui propose des vraies solutions pour les Croisiens. Je vois une équipe de femmes et d'hommes de Gauche, de progrès, ouverte aux compétences, pas dogmatique, pragmatique et réaliste, qui démontre, intervention après intervention, sa connaissance de tous les domaines de la vie quotidienne, une équipe qui fait corps autour de sa chef de file, et qui, dans sa diversité personnelle et professionnelle, s'affirme comme une équipe de valeur.
 
Alors, ce soir, c'est vrai, je suis heureux. Je ne peux pas rester jusqu'au bout de la réunion car cela dure. Beaucoup de Croisiens sont là et interpellent la liste sur leurs problèmes : à chaque fois, Francine et ses colistiers donnent leur réponse, précise, argumentée. Il y a de la solidité et de l'énergie dans cette femme-là ! Il y a des capacités et des compétences dans cette équipe-là !
 
C'est pour cela que je suis heureux ! Pour Francine, pour Croix, pour toute l'équipe. Cette liste, je l'ai souhaitée comme elle est, là, devant moi. Elle est bonne, qualifiée, capable ! Elle a additionné les valeurs individuelles de chacun des colistiers. Le 9 Mars, elle fera la différence collective dans les urnes.
 
Je n'en doutais déjà pas. Ce soir, je quitte la salle Dedecker convaincu. Cette liste-là peut gagner ! Cette liste-là va gagner !


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Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 15:56
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L'histoire est formidable. Il lui arrive de se répéter, et parfois d'être vraiment troublante ! Je viens de découvrir cette interview, en son temps, de Victor HUGO, et je la trouve passionnante. Je ne résiste pas au plaisir de vous la faire partager.
 
- "Question : Vous semblez vous tenir très informé de l'actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?
 
- Victor Hugo : Depuis des mois, il s'égare ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. (…) Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille, lui il remue, il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.
 
- Q. : Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu'on est en droit de l'attendre d'un élu à la magistrature suprême ?
 
- V.H. : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l'assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit, et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve si énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l'aventure et l'aventurier… On ne trouve au fond de l'homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l'argent… La France n'y voit plus clair. Voilà un succès.
 
- Q. : Que penser de cette fascination pour les hommes d'affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?
 
- V.H. : Il a pour lui désormais l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber que la honte… Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l'argent ; c'est ignoble, mais c'est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte… Une foule de dévouements intrépides assiègent l'Elysée et se groupent autour de l'homme… C'est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d'industrie." (fin de citation)
 
Ah, j'oubliais de vous préciser : cet entretien est issu d'un pamphlet républicain de Victor HUGO dénommé "Napoléon le Petit". Quel Président était visé ? Napoléon ІІІ…


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