La cheminée d’usine fut
longtemps, dans notre région, le symbole haut de vingt ou trente mètres d’une économie qui vit, qui croît… et qui produit nombre de déchets écologiquement condamnables (à l’époque, on ne s’en
souciait pas !) s’évacuant en fumée dans le ciel de nos villes.
Ces cheminées, il en reste de moins en moins de nos jours. D’abord parce qu’elles ne servent
plus ; ensuite parce qu’elles deviennent, en prenant de l’âge, fragiles aux assauts du vent et du temps et que le principe de précaution impose si souvent de les mettre à terre avant
qu’elles ne menacent la sécurité publique ; enfin parce que notre urbanisme moderne, avec un habitat plus près du sol, ne leur laisse plus beaucoup de chance de s’insérer dans le
paysage.
Une magnifique exposition leur est néanmoins consacrée au musée de Wattrelos jusqu’au 27 juin. Ce soir, je la visite en compagnie du représentant de l’association Proscitec qui, avec l’aide du Conseil général, a permis de recueillir de nombreux éléments d’information (textes, photos, anciennes publicités…) afin de sensibiliser le public à ce patrimoine fragile. De fait : ce travail d’inventaire, débuté en 2007, révèle que sur les 320 cheminées recensées dans le Nord il y a trois ans, beaucoup ont aujourd’hui disparu (à Wattrelos, il en reste 3 : à côté du Vendôme, à Socowa et à Saint-Maclou, et je ne peux m’empêcher de repenser à celles de Kulhmann attachées à mes souvenirs d’enfance qu’une carte postale, reprise dans l’exposition, me remémore opportunément).
La mise à terre d’une cheminée est souvent plus émouvante que la destruction d’un immeuble collectif ! C’est un pan de l’histoire économique d’une ville, de l’histoire personnelle de milliers de travailleurs, ce sont des dizaines d’années de travail qui tombent avec elle. On comprend que l’on soit attaché, dans le Nord, à ces cheminées symboles ! Cela dit, leur préservation a toujours un coût, et il est plus que regrettable que dans les mécanismes financiers publics de préservation du patrimoine, il y ait des moyens financiers d’Etat considérables qui peuvent être obtenus pour préserver des châteaux – même de propriétaires privés ! – mais rien si une collectivité souhaite préserver une cheminée, vestige… des châteaux d’industrie !

Après avoir épinglé et félicité les médaillés du
travail, pour les socialistes wattrelosiens, il est une bonne habitude : celle de se retrouver entre amis, autour d'une table pour un beau moment de camaraderie. Je les ai rejoints après être
allé porter un peu de muguet dans les pavillons de la maison de retraite.
artout sur les colonnes d'affichage libre de la
ville, le poing à la rose emblématique du parti socialiste, avec la mention : "1er Mai, Fête des Travailleurs". Merci, les copains !
Ce matin, avec Myriam De Smedt, mon adjointe à
l’enfance, et en compagnie de Christine Decroix, directrice de la crèche de Beaulieu, et Nathalie Lemaire, responsable du réseau d’assistantes maternelles, j’ouvre la porte du multi-accueil Les
Lionceaux, ainsi que du relais d’assistantes maternelles de Beaulieu.






Elle aura été présidente de
l’amicale du Crétinier durant plus de 25 ans et membre de cette association qu’elle aimait tant… plus de 45 ans ! Denise Lemahieu, véritable figure du quartier du Crétinier – elle s’était
également investie dans le fonctionnement du club Moutarde (Crétinier-Ballon) – nous a quittés.
« Moi, je file un rencard à
ceux qui n’ont plus rien » disait Coluche en lançant les Restos du Cœur au milieu des années 80. Où qu’il se trouve aujourd’hui, s’il a vu ce qui s’est passé à Wattrelos, il doit être
effondré.