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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 10:40
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Depuis mercredi se tient à La Rochelle, l'université d'été des élus socialistes et républicains. Comme à l'accoutumée, depuis sept ans, j'y suis car, franchement, j'aime ce lieu de débat, de rencontres, de confrontation des expériences, de réflexion aussi sur les défis et les grandes questions d'avenir de nos collectivités territoriales. Et pour tout dire, je préfère cette université d'été là, à celle du parti socialiste lui-même qui se tiendra à partir de cet après-midi. Moins de caméras, moins de pression médiatique, moins de vedettes, moins de petites phrases… et plus de bon travail en commun.

 

Les ateliers se succèdent, je prends des notes, j'interroge, j'interviens, je pose des questions… Tous les élus, nous évoquons nos interrogations sur les conséquences du projet de loi portant sur la réforme des collectivités territoriales à venir à l'automne devant le Parlement, sur la réforme de la taxe professionnelle, sur les graves problèmes des finances des collectivités locales, sur le déménagement du territoire que conduit Nicolas Sarkozy, sur l'appauvrissement des services publics, sur la privatisation de La Poste, sur les difficultés de nos écoles, de nos hôpitaux, sur les dramatiques problèmes du logement et de l'habitat…

 

Voilà pourquoi, en concluant ces trois journées de travaux, Claudy LEBRETON, président de la fédération nationale des élus socialistes et républicains, lance un texte, adopté à l'unanimité, qui est l'appel à la mobilisation des citoyens et des élus de France, intitulé : La Démocratie, les territoires et les services publics en danger.

" Grâce à la décentralisation, les collectivités territoriales ont démontré leur efficacité pour apporter des réponses de proximité aux besoins des Français.

 

Aujourd’hui, deux projets du Gouvernement, l'un traitant de l’organisation territoriale, l’autre de la fiscalité locale, s’attaquent aux communes, intercommunalités, départements et régions de France. Ils menacent la démocratie locale et les services publics. Ils mettent à mal l’autonomie fiscale et financière des collectivités locales, et donc leur liberté.

 

Avec ces projets, c’est demain :

 - moins de constructions d’écoles, de collèges et de lycées pour nos enfants ;

 - moins de transports scolaires, de trains régionaux ;

 - moins d’accueil pour la petite enfance, pour les personnes âgées ;

 - moins de soutiens aux projets associatifs, à la culture, aux sports …


... parce que moins de moyens financiers pour les collectivités.

 

Qui peut croire que l’urgence est de détruire les services publics de proximité. L’urgence est ailleurs : l’Etat doit assumer ses propres responsabilités, celles de l’emploi, de la sécurité, de la santé, de la justice, de l’éducation…

 

Les deux projets du Gouvernement remettent en cause notre conception de la France, de la démocratie, de la solidarité.

 

La République n’est pas qu’un héritage. La République est aussi une promesse qu’il faut faire vivre : en approfondissant notre démocratie et non en restreignant les libertés, en confortant la décentralisation et non en lui faisant un procès infondé.

 

Les collectivités locales, véritable force économique, démocratique et sociale pour notre pays financent les trois quarts de l’investissement public. La crise actuelle démontre leur rôle majeur.

 

Les élus Socialistes et Républicains, lancent cet appel afin que les citoyens Français et les élus de la République se mobilisent pour préserver ce qui a fait ses preuves, pour que toutes les collectivités de France puissent continuer à assumer leurs compétences, maintenir le lien social et redistribuer aux hommes et aux territoires les plus en difficulté, les fruits de la création de richesse collective."

 

C'est, en effet, ce que nous ressentons tous, ici, à La Rochelle, dans nos villes et nos territoires…



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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 16:28
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Ceux qui me connaissent le savent bien : il est peu de moments, journée, soir, week-end ou même vacances où je ne travaille pas, où je n’ai pas un dossier sous la main, à lire, une lettre à écrire… Ma vie, c’est 98 % (peut-être bien 99 %) de travail et mes loisirs se partagent le reste du temps.

 

Mais ce soir, c’est jour de plaisir, de grand plaisir même. Je vais voir Johnny Hallyday au Stade de France. Depuis presque un an, j’ai ma place précieusement dans mon portefeuille, pour ne pas l’égarer.

 

Pourquoi le nier ? Oui, je suis fan. Pas idolâtre mais fan, de ceux qui ne ratent aucun de ses spectacles. Pas depuis 50 ans, c’est vrai – je n’en ai pas l’âge – mais depuis pas mal de temps, oui.

 

Ces refrains, je les connais. Et moi qui fredonne souvent, ils font partie de mon quotidien.

 

Alors ce soir, j’ai rendez-vous avec un mythe, un artiste hors du commun, un spectacle qui sera lui aussi hors norme, superbe comme d’habitude, mieux que d’habitude sans doute car ce sera – ce devrait être – la der. L’émotion y sera, j’en suis sûr. Celle de l’artiste. Celle du public. 75 000 personnes qui scandent son nom, qui se bougent, qui chantent ensemble, qui partagent à l’unisson un moment hors du temps. Fait de couleurs, de féerie, de décibels, et d’une voix, cette voix chaude, forte, caractéristique qui vous fait quelque chose dès que, seule, sans même aucune musique, elle résonne dans l’enceinte du stade !

 

Tout cela fut au rendez-vous !

 

Tout cela, ce sont des tranches de vie, des chansons qui courent dans la tête, qui rappellent des moments particuliers pour chacun, la jeunesse, des amis, des amours.

 

Alors, ce soir, Johnny revisite tout.

 

Il nous ramène aux années 60, avec Le Pénitencier, ou Excuse-moi partenaire.

 

Il puise chez Elvis Presley avec Blue Suede shoes ou That’s all right mama.

 

Il me ramène à mon adolescence des années 70, avec Joue pas de rock’n roll pour moi (que j’ai tant joué, à l’époque, sur ma guitare), ou La fille de l’été dernier, La terre promise ou Gabrielle

 

Il nous (me ?) fait revisiter notre jardin secret, avec ces mélodies comme Requiem pour un fou ou surtout, Derrière l’amour

 

Qui a un jour aimé, et ou qui aime encore, ne peut pas ne pas être bousculé au plus profond de lui-même par ce Que je t’aime, où l’harmonie des lumières fait écho à l’émotion de la déclaration… Cette chanson est pour moi la plus belle de toutes, la plus belle déclaration d’amour jamais écrite, celle qui bouscule et dont parfois, quand la plume de la vie se trempe dans l’encre de la passion, on répète sans cesse les paroles.

 

Qui n’a pas un jour rêvé de ce moment où sa « pudeur dit non d’une toute petite voix »…

 

Oui, « quelqu’un te dit : je t’aime, et ça peut changer le monde ». Que c’est vrai !

 

Johnny chante l’amour, et il le chante bien, terriblement bien. J’ai tant eu envie, si souvent, de le chanter ce soir avec lui.

 

Alors l’émotion est à son comble, quand, après plus de 2 h 30 de concert, après un duo avec son fils David, un autre avec Sylvie Vartan, l’artiste entonne son message d’adieu avec un Ça ne s’arrêtera jamais auquel chacun veut croire… avant un superbe Et maintenant, emprunté à Gilbert Bécaud, qui laisse les questions sans réponse…

 

Au Stade de France, Johnny a « allumé le feu ». Mais il a surtout fait vibrer la flamme ! Celle des fans. Celle d’une vie d’artiste. Celle de tant de moments de nos vies à tous.

 

Mais il a surtout continué de me donner « l’envie, l’envie d’avoir envie »… Un bon, un grand moment en vérité.

 

 

 

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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 10:48
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En cette fin d’après-midi, je suis avec mes collègues maires de Tourcoing et de Roubaix, Michel-François Delannoy et René Vandierendonck, aux côtés de Gilles Pargneaux, candidat PS pour notre circonscription aux élections européennes du 7 juin.

La conférence de presse qui nous réunit a pour objet de faire passer les messages socialistes de cette campagne et appeler les électeurs à se mobiliser car :

 

-         il est temps de changer de modèle économique et social, et de dire non à la politique de dérégulation mise en œuvre à l’échelon européen par 2/3 des chefs d’Etat actuellement au pouvoir : nous étions des millions en France à le dénoncer dans la rue en janvier, en mars et récemment lors du 1er Mai ; il ne faut pas que cet élan soit classé sans suite. Nous voulons plus d’Europe et mieux d’Europe !

 

-         il est temps de protéger les salariés et de construire une Europe sociale, de donner du pouvoir aux syndicats dans la discussion européenne (développement des conventions collectives, création de comités d’entreprises européens avec droit de veto, harmonisation de l’assiette de l’impôt des sociétés dans toute l’Europe…) ;

 

-         il est temps de remettre le service public au premier plan de la construction européenne ;

 

-         il est temps de préparer l’avenir de nos enfants et d’aller plus loin dans la présentation de l’environnement avec un plan climat et un plan énergétique commun.

 

Pour tout cela, les socialistes d’Europe se sont accordés en rédigeant un manifeste commun. Il prévoit de développer le budget de l’Europe en empruntant, à l’instar de ce que les Etats-Unis ont réalisé dans le cadre d’un ambitieux plan de relance de la consommation.

 

Pour ma part, j’ajoute aux propos de Gilles que nous souffrons très certainement d’un déficit d’Europe : sans elle, on fait bien moins que lorsqu’elle nous aide. En France, notre région a jusqu’à présent bénéficié d’aides consistantes de l’Europe (les départements des Dom-Tom mis à part). Pour prendre un exemple concret, notre Cité des Sports, dans le quartier du Crétinier à Wattrelos, n’aurait jamais vu le jour sans les financements européens. Autre exemple : le reconquête de nos friches industrielles a un besoin essentiel de cet effet de levier que représentent les fonds structurels européens (… qui sont actuellement en repli : c’est inquiétant !). Le maire de Roubaix complète : sur les 140 millions d’euros investis à Roubaix depuis 1998, 40 millions viennent de l’Europe !

 

Bref, le 7 juin, chaque voix comptera pour promouvoir l’alternative socialiste, la seule crédible car la seule à proposer à la fois le changement et des solutions. De la majorité parlementaire qui se dégagera des urnes se dégagera l’axe de la politique menée par l’exécutif (la commission européenne).

 

Le 7 juin, s’il fait beau, on peut aller à la pêche, ou à la mer, ou ailleurs… mais après avoir voté, et voté Gilles Pargneaux !

 

 

 

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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 21:05
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Ce soir, le conseil d’administration élu lors du congrès de Lys-lez-Lannoy (article du 15 avril dernier) s’est réuni pour mettre en place ses instances.

 

C’est à l’unanimité que le conseil d’administration m’a désigné à nouveau pour être président de l’Union départementale des élus socialistes et républicains.

 

A mes côtés, sur ma proposition, ont été élus quatre vice-président(e)s en charge de l’animation de territoire dans notre département :

 

Ø     Flandres-Dunkerquois : Jean-Pierre ALLOSSERY, maire d’Hazebrouck, vice-président du Conseil général ;  

Ø     Métropole : Martine FILLEUL, présidente du Conseil des territoires, vice-présidente du Conseil général ;  

Ø      Valenciennois : Marie-Noëlle COSTA, conseillère municipale de Valenciennes ;  

Ø      Avesnois : Christophe DI POMPEO, conseiller régional.

 

 

De plus, ont été élus une trésorière (Joëlle CROCKEY, adjointe au maire de Dunkerque), un trésorier-adjoint (Michel VANDEVOORDE, maire de Nieppe, conseiller général) et un secrétaire (Roger VICOT, adjoint au maire de Lomme, conseiller général).

 

L’équipe est en place ; maintenant, au travail !

 

 

 

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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 08:20
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6 mai 2007-6 mai 2009 : le bilan des deux premières années de la présidence Sarkozy est bien loin des promesses de la campagne présidentielle !


Bouclier fiscal, baisse du pouvoir d’achat, augmentation du chômage, hausse de la délinquance violente, difficultés à se loger, à se soigner, franchises médicales, atteintes aux libertés, absence de véritable plan de relance pour faire face à la crise, pratique autoritaire et personnelle du pouvoir, étranglement des collectivités locales, démantèlement des services publics.... voilà ce que montrent les chiffres et les faits.

Quel triste bilan de ces deux années de la présidence Sarkozy (et encore, on pourrait y ajouter les cinq années précédentes où il fut ministre, puis n°2, des gouvernements Raffarin et Villepin !). Les promesses du candidat Sarkozy ne sont pas tenues et la situation de nombre de nos concitoyens s'est aggravée !

 

Face à cette politique inefficace et injuste conduite par l'actuel président, nous avons des propositions. Car une autre politique est possible ! Une politique plus juste et solidaire.

 

Le document intitulé Deux ans de Nicolas Sarkozy : l'échec que je vous invite à lire en cliquant sur le lien souligne l'absence de résultats de la présidence Sarkozy, en propose un décryptage et rappelle les propositions des socialistes.

 

 

 

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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 17:13
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C’est le message adressé par mon ami Pierre Moscovici (ph. ci-contre, au centre), député du Doubs, ancien ministre des affaires européennes de Lionel Jospin et ancien député européen (il fut même vice-président du Parlement européen), qui nous fait l’honneur et le plaisir d’être présent ce soir parmi nous, socialistes wattrelosiens, dans les locaux de notre section.

 

Notre section a en effet émis la bonne idée de l’inviter afin d’animer une réunion thématique consacrée à l’Europe, qui prend bien sûr pour cadre les élections européennes du 7 juin prochain.

 

Pierre est comme d’habitude souriant, disponible, affable et je suis très heureux de l’accueillir avec notre secrétaire de section Christophe D’Hulst, ainsi qu’avec les nombreux adhérents venus profiter de son savoir et de son expérience.

 

Pierre et moi, nous nous connaissons de longue date : il fut l’un de mes condisciples à la Fac, nous étions collègues au commissariat général du plan, nous avons été élus tous deux en 1997, battus – de peu – tous deux en 2002, et maintenant, son bureau à l’Assemblée nationale se situe juste en face du mien ! Comme il le dit, « nous sommes des amis sans guillemets », personnellement et politiquement proches.

 

Tous deux, nous avons envie d’une Gauche moderne, d’opposition et de proposition, mais aussi d’une Europe plus sociale, plus progressiste, qui s’oppose à tous les conservatismes.

Pierre débute d’ailleurs son propos en soulignant avec justesse que des rangs de la majorité du Parlement européen (754 députés) sera issu le président de la commission européenne. Il est donc très important que ce président soit un homme de gauche et de progrès afin de donner à l’Europe une impulsion basée sur la relance économique et sociale.

 

Pour cela, « il est temps de se bouger ! » martèle Pierre qui ressent un climat d’apathie et de désintérêt inquiétant pour ces élections européennes. Pourtant, près de 80 % de nos lois, en France, sont des lois européennes ! Un député européen a donc autant de pouvoir, sinon davantage, qu’un député français !

 

C’est la raison pour laquelle il faut voter, et bien voter. Donc voter socialiste. Car les socialistes européens s’engagent sur un programme de création d’emplois (10 millions), de développement des grandes infrastructures, sur une loi cadre protégeant nos services publics, sur le salaire minimum dans chaque pays, sur un programme ambitieux d’emprunt destiné à relancer notre économie, à augmenter la solidarité…

 

J’ajoute aux propos de Pierre qu’à Wattrelos, il faut voir ce que l’Europe a permis concrètement.

 

Par exemple, les fonds structurels européens nous ont été utiles dans la reconquête des friches industrielles du Sartel et du Peignage Amédée. Sans eux, nous n’aurions jamais pu financer la construction de notre Cité des Sports. Ces fonds sont aussi indispensables pour le financement des instruments pour l’emploi (Mission locale, Plan…) comme ils pourraient être particulièrement utiles, s’ils étaient plus conséquents, pour les échanges scolaires.

 

On le voit : l’Europe, c’est aussi du quotidien, et Wattrelos en a d’autant plus besoin qu’elle est ville frontalière. C’est par l’Europe que le dossier des transports transfrontaliers pourra aussi progresser, par exemple.

 

Bref, le 7 juin, votons, et votons pour une Europe socialiste, humaine, sociale, de progrès et qui tournera le dos au conservatisme !

 

 

 

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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 17:10
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C'est en tant que président de l'Union départementale des élus socialistes et républicains que j'ai eu à ouvrir le congrès de celle-ci à Lys-lez-Lannoy ce soir. Un congrès, c'est un événement fort car c'est pour notre Union l'occasion de renouveler nos instances (le conseil d'administration), de se prononcer sur ses rapports statutaires et de proposer des perspectives d'actions.

 

Mais ce Congrès est d'abord fort parce qu'il se tient à Lys-lez-Lannoy, auprès de Josiane Willoqueaux, nouveau maire, qui a battu la Droite lors des dernières municipales et ce soir, en la saluant, je pense au combat de celle dont Josiane a été la collaboratrice, qui a profondément tracé par son engagement le sillon de la reconquête de la ville pour la Gauche, mon amie, la sénatrice Dinah Derycke, trop tôt disparue. C'est dans l'émotion que j'ouvre le congrès.

 

Il est fort aussi parce qu'à mes côtés apportent leur soutien Claudy Lebreton, invité d'honneur, président national de la FNSER, mais aussi président du Conseil général des Côtes d'Armor et de l'Assemblée des départements de France, Bernard Derosier, président du Conseil général du Nord, Gilles Pargneaux, 1er secrétaire de la fédération du Nord du PS, ou encore Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque, et bien d'autres élus.

 

Enfin et surtout, ce congrès doit être l'occasion de pouvoir exprimer une parole forte des élus socialistes et républicains, et, à la tribune ce soir, je veux dire que, par ma voix, les élus socialistes et républicains :

 

Ø      refusent une politique de cartes que l’Etat rebat tous azimuts !

 

Le Gouvernement ne cesse de lancer des chantiers sur l'implantation de ses services sur le territoire à travers ses révisions de cartes : carte judiciaire (avec des fermetures de tribunaux qui éloignent la justice des citoyens !), militaire (qui est un véritable déménagement de territoire), scolaire (aujourd'hui ce sont des classes qui ferment ; demain, cela risque d'être des écoles !), hospitalière, des commissariats, des perceptions, des sous-préfectures…

 

Tout cela sous couvert de RGPP (révision générale des politiques publiques), dont les résultats visibles sur nos territoires sont, pour les services publics locaux de l'Etat : un engorgement ; un appauvrissement du service rendu ; au final, une dégradation de la présence de l'Etat.

 

Ce n'est pas acceptable car, ne n'oublions pas, le rôle de l'Etat est d'être garant de la cohésion sociale sur tout le territoire.

 

Ø      Refusent une politique de garrot qui étrangle les collectivités locales !

 

Ces dernières années, nombreuses sont les décisions financières qui pèsent et réduisent les finances des collectivités locales. Ce sont :

-         des dotations d'Etat qui augmentent moins vite que la hausse des prix (d'où un effet ciseau dramatique !)

-         des dotations qui disparaissent progressivement (comme les compensations d'exonérations !)

-         des ressources vidées de leur contenu (cf. la réforme de la taxe professionnelle)

-         des compétences transférées dont l'alourdissement constitue un poids problématique (cf. RSA pour les Départements).

 

C'est un paradoxe mais l'Etat qui, à coup de réformes successives, est à l'origine de la perte d'autonomie financière des collectivités locales, est en train progressivement de placer celles-ci devant un dilemme infernal : soit supprimer des services publics ; soit augmenter leurs impôts. Et au bout du compte, une inexorable évidence : ce sont les ménages, surtout les plus modestes, qui risquent de trinquer car soit ils perdent des services collectifs qui leur venaient en aide, soit ils paieront davantage d'impôts ! C'est inadmissible.

 

Ø      Refusent une politique idéologique et politicienne !

 

Politicienne, la politique gouvernementale le prouve à travers l'annonce, via le comité Balladur, de la réforme de l'organisation territoriale (et via des réformes compliquées : reprendre à la Gauche le pouvoir qu'elle a gagné dans les urnes) ou celle du redécoupage électoral (dont, pour ce qu'on en sait, on voit qu'il fait perdre plus de circonscriptions à la Gauche qu'à la Droite !).

 

Idéologique, aussi, car cette politique n'a qu'un objectif : privatiser la société ! Il s'agit de réduire la part des services publics dans la société :

 

-         des services publics d'Etat : on le voit avec la dégradation du secteur de l'hôpital public, ou le risque de développement de polices privées ;

 

-         des services publics locaux car donner moins d'argent pour les collectivités locales, c'est dessiner à terme une réduction des services rendus. Or, dans les villes socialistes, nous le savons bien : les services publics municipaux, par exemple, existent d'abord pour aider ceux qui ont le moins de moyens, puisque par nature ils sont accessibles à tous (culture, sports, écoles, loisirs…).

 


Le service public, qu'il soit d'Etat ou local, est le patrimoine de celles et ceux qui n'en ont pas d'autre.

 

Voilà pourquoi les élus socialistes et républicains prônent, par les politiques menées dans leurs collectivités, un bouclier social ! Le combat pour la défense de nos capacités d'agir dans nos collectivités n'est pas un combat corporatiste ; il est socialiste car il vise à avoir les moyens de créer et de faire vivre sur notre territoire les indispensables instruments de promotion sociale et de protection des plus faibles.

 

 

 

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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 14:38
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Allez, c’est vrai, on me le dit souvent : je vais vite, je marche vite, je monte les marches d’escalier deux à deux… bref, je cours comme on dit à Wattrelos ! Ben oui, c’est moi, j’ai toujours été comme ça. Pas vraiment du style à être lent, plutôt speed… je le sais ! Mais là, je n’ai jamais été aussi vite : 300 km/heure, mais en TGV !

 

J’avais déjà tenu les commandes d’un transal militaire pour le faire atterrir, on m’avait donné l’occasion d’être copilote d’un hélicoptère… mais conduire un train, jamais encore !

 

C’est ce qu’il m’a pourtant été donné de faire au poste de pilotage d’un TGV entre Lille et Paris pendant tout le trajet. Oh, bien sûr, même si je jouais peu aux trains électriques en étant enfant, reconnaissons qu’il y a un certain plaisir à se retrouver aux commandes de cet engin superbe et puissant qu’est le TGV. Plafonné certes à 300 km/heure mais c’est déjà pas mal ! Quelle émotion d’ailleurs de voir la vitesse monter sur l’écran : 286, 290, 296… 300 ! Incroyable mais vrai !

 

Mais ce qui est passionnant, c’est, dans ce petit espace avec le conducteur, d’apprécier les règles de sécurité du trajet, les dispositifs de signalisation, les conditions de sortie et d’entrée en gare mais aussi et surtout les conditions de travail de cet homme finalement seul avec sa machine. Là, cela ne dure qu’une heure mais c’est une attention de chaque instant, une responsabilité de chaque moment dans la régulation de sa vitesse, dans la surveillance de sa machine. J’imagine ce que cela représente sur trois ou cinq heures de trajet ! Et je suis impressionné.

 

J’ai pris plaisir à ce moment de pilotage ; j’ai surtout beaucoup appris.

 

Chapeau au conducteur (le vrai !)… et merci de ses explications.

 

 

 

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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 13:46
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2009, nous y sommes (déjà !) : je vous souhaite, à toutes et à tous, ainsi qu'à toutes celles et ceux qui vous sont cher(e)s, mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année.

Qu'elle vous permette de réaliser vos projets, peut-être vos rêves, qu'elle préserve votre santé ou vous permette de la retrouver, qu'elle soit porteuse de bonheur et de joie au quotidien.

A l'aube de la nouvelle année, je salue l'engagement et les efforts de tous ceux qui se mobilisent pour une société meilleure, dans le respect et la dignité de chacun, et je souhaite qu'ils poursuivent ce chemin.

S'agissant de la gestion municipale, nous continuerons, par nos investissements, à améliorer l'avenir de notre ville et de ses habitants. Nous poursuivrons ensemble la mutation et la modernisation auxquels tous les Wattrelosiens aspirent.

Wattrelos a retrouvé sa confiance, l'augmentation de la population en témoigne. C'est le signe d'une nouvelle attractivité et d'une belle qualité de vie.

2008 fut l'année de bouleversements économiques et sociaux mondiaux, et ils ont des conséquences locales : en cette période de crise, la population doit faire face à une précarité croissante. En 2009, je souhaite que la solidarité continue d'animer notre action quotidienne.

Que les Wattrelosiens aient le sentiment - la certitude - que l'ensemble des acteurs publics travaillent à améliorer leur quotidien et à préparer l'avenir de leurs enfants. Qu'ils soient convaincus de notre volonté d'oeuvrer avec détermination pour un partage équitable, pour une qualité de vie préservée.

Ensemble, nous soutiendrons l'égalité des chances, nous chercherons à éviter que ne progresse l'injustice sociale. C'est cette espérance que nous voulons faire vivre en gardant l'Homme au coeur de nos préoccupations.

Au moment de former des voeux pour l'année 2009, à toutes et à tous, je veux emprunter à Jacques Brel cette belle phrase : "Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir". Et l'envie commune d'en réaliser quelques uns.

Merci d'être fidèle ou de découvrir ce blog qui, je l'espère, vous intéressera autant en 2009 que lors des années précédentes : j'essaierai de faire en sorte que ce soit le cas !

Bonne année à tous et... à bientôt !


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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /Déc /2008 18:03
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Qu'on ne se méprenne pas sur mon propos : ma remarque n'est pas une défiance à l'égard de Régis Cauche, dont la liste est arrivée en tête et qui sera maire de Croix dans quelques jours. Pour être franc, je ne le connais pas : l'UMP locale me l'avait présenté, au hasard d'une manifestation municipale à l'automne 2007 en me disant qu'il aurait un avenir à Croix.

Entré au conseil municipal en mars dernier, le voilà tête de liste en décembre (après l'éviction de B. Six) ; comme les Croisiens, j'apprendrai donc à le connaître et puisque je suis député de Croix, je serai un partenaire loyal.


Cela dit, ces élections municipales me laissent, comme à tous ceux, femmes et hommes de Gauche, femmes et hommes de progrès, qui espéraient un vrai changement pour Croix, un goût amer et un réel sentiment de déception. Pour deux raisons.


D'abord pour Francine LANGEVIN. C'est ma suppléante, c'est vrai, et j'en suis fier. Mais ce soir, je suis encore plus fier d'elle. L'une de ses colistières me dit que c'est « une femme d'exception » : elle a raison ! Je partage l'expression. Et ce qui lui arrive ce soir, comme on dit souvent, ce n'est pas juste !.


Bien sûr, on dira : c'est la loi de la démocratie. Après tout, les électeurs choisissent qui ils veulent pour les représenter. Mais Francine méritait de gagner et d'être la prochaine maire de Croix. Elle a mené une campagne digne, elle a su rassembler une équipe de talents et de compétences, non seulement pour faire campagne, mais aussi, si elle l'avait pu, capable de gérer efficacement la Municipalité.


Elle est surtout une militante de valeur, une militante qui a ses valeurs, sincères, et qui s'investit à Croix, dans la vie des habitants, qui en connaît les besoins et les attentes depuis près de 30 ans. Elle mène l'opposition municipale pour que chacun soit respecté, pour que la ville se dote de services publics collectifs qui répondent aux besoins sociaux de la population.


Elle y a consacré beaucoup de sa vie, au détriment de sa vie familiale (malgré les difficultés qu'elle a connues) et de sa vie professionnelle. Ce soir est cruel. Car sa victoire aurait été juste (au sens propre du terme), sa victoire aurait été justice pour son investissement personnel, son engagement pour Croix ! Elle avait, elle a la taille de la fonction, elle a le cœur et la passion qui auraient faits d'elle une grande maire de Croix, j'en suis convaincu !


Ce soir, je pleure cette occasion manquée. Mais ni Francine ni son équipe ne peuvent être trop malheureux. Ils ont fait honneur à la politique, défendu un programme de qualité (dont il faudra que l'équipe gagnante tienne compte !), mené une campagne de belle tenue, contraint l'équipe sortante à un second tour qui n'a pas manqué de l'inquiéter et obtenu un résultat solide. Bravo Francine !


La seconde raison qui interpelle, c'est l'analyse de ce vote municipal et les conditions du résultat obtenu. La vérité brute est que seul un quartier, par ceux qui y résident, explique l'ancrage à droite majoritaire de Croix. Regardons bien les résultats :


  • - la liste de Francine Langevin est majoritaire dans la majorité des bureaux de Croix et donc sur le territoire de Croix. Une majorité du territoire de cette ville veut que ses conditions de vie changent, c'est le message de cette élection ! 7 bureaux sur 13 donnent une avance, parfois très nette, à la liste de Francine ; dans un bureau, c'est jeu égal avec la liste adverse (à une voix près !). Mais en nombre de voix, sur toute la ville, la liste de Droite l'emporte. Pourquoi ?


  • - parce que les deux bureaux de vote d'un seul quartier (Beaumont) - si l'on excepte le bureau Hôtel de ville - donnent à la liste de Droite une confortable avance, une avance qui à elle seule assure l'avance finale. Ainsi, sur les bureaux 10 et 11, les voix UMP excèdent celles de Francine de 621 voix… alors que sur le résultat final, la Droite ne gagne que de 487 voix ! Ce n'est donc pas polémique que de le dire, c'est purement arithmétique : ce sont bien les deux bureaux de Beaumont (sur les 13 que comportent Croix) et celui de l'Hôtel de ville qui assurent l'ancrage à Droite de toute la commune.


Et donc, même s'il est cruel, un double constat objectif s'impose :


1°) si les électeurs de Beaumont avaient voté, comme en moyenne le reste de la commune, Francine Langevin serait ce soir maire de Croix !


2°) Croix est
une ville électoralement (mais aussi sociologiquement et socialement) fracturée.


Et ça, c'est inquiétant et même préoccupant, personne ne peut le nier. Espérons que le nouveau maire sache comprendre le message et en tenir compte…




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