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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 16:37
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Après la cérémonie des vœux à l'hôpital Victor-Provo de Roubaix où je tenais à être (compte tenu de l'importance des difficultés de l'établissement), je repars à l'Assemblée pour la séance de nuit. Après 21h30, on poursuit en effet la discussion sur le projet de loi organique réformant les articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution (réformant donc le droit d'amendement). J'ai déjà évoqué ce projet de loi dans ce blog (article du 7 janvier).

 

La séance de cette nuit s'ouvre sur l’examen de l'article 13 du projet de loi.

 

Cet article fait inscrire par les assemblées dans leur règlement intérieur le crédit temps ou temps guillotine. Ce mécanisme revient à affecter à chaque groupe un temps global sur la discussion d'un texte ; à charge pour lui de le répartir entre la présentation des motions de procédure, la discussion générale et la défense des amendements.

 

Inconvénient du système proposé : lorsqu'un groupe aura dépassé le temps qui lui aura été imparti, les amendements déposés par ses membres pourront être « mis aux voix sans discussion ».

 

Il s'agit clairement d'une remise en cause du droit d'amendement et, par la-même, d'une régression sans précédent des droits des parlementaires, notamment de leur droit d'expression. Cette disposition (cumulée à la banalisation de la procédure d'examen simplifié où le droit d'amender en séance publique serait interdit pour un député ou un sénateur) invalide totalement les assurances répétées sur la préservation du droit d'amendement, énoncées pendant les débats parlementaires de la révision constitutionnelle du 28 juillet 2008 !

 

Voilà pourquoi cet article fait l'émotion de l'Opposition.

 

On est au cœur de la capacité d'expression démocratique. Dans le projet de loi, cet article 13 est celui qui pose le plus de problèmes. D'ailleurs, le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault l'avait déjà dit : si le Gouvernement avait supprimé cet article, le débat aurait été bien plus serein. Il ne l'a pas voulu ; dommage. Cela dit, dès le début de la séance, J.-M. Ayrault fait une proposition, suggérant que sur quatre textes par an, les présidents de groupes puissent convenir de ne pas plafonner la durée des débats. C'est honnête me semble-t-il ! Bien des observateurs politiques, tels qu'Alain Duhamel, en conviennent.

 

Pourtant, le Gouvernement refuse cette main tendue. Et il ajoute à cela un coup de force : alors que sur la discussion de l'article 13, seize députés se sont inscrits pour s'exprimer (cinq minutes chacun), après deux interventions, et après deux avis contraires issus des bancs de la Droite, le président de la commission des lois prend la parole, utilisant un point de règlement, pour demander un vote pour arrêter le débat ! C'est un choc. La Droite vote pour : fini le débat !

 

Ce n'est pas acceptable. La Droite tire le tapis ! La loi veut bâillonner les débats demain ; la Droite le bâillonne dès ce soir… Pourquoi interdire à 13 députés d'intervenir cinq minutes chacun pour critiquer cet article 13 et demander sa suppression ? La Droite n'est pas capable d'écouter cela ?

 

C'est un déni de démocratie et cela implique une réaction forte, vive ! Jean-Marc Ayrault réclame d'urgence une réunion de la conférence des présidents ! Le président Accoyer refuse et n'en tient pas compte ! Déni sur le fond, dédain sur la forme ! Inadmissible, vraiment inadmissible ! La Droite veut passer en force…

 

C'est pourquoi notre groupe s'est enflammé ! Pour que se tienne une conférence des présidents, tous les députés socialistes descendent en bas de l'hémicycle ; Accoyer continue, fait comme si de rien n'était et fait tomber tous les amendements socialistes… Du mépris à l'état pur ! La démocratie républicaine n'est pas respectée. C'est pour cela que tous ensemble, on chante La Marseillaise !

Il est presque minuit...

 

 

 



 

 

 

 

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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 14:56
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
Voici la réponse (publiée au Journal Officiel ce 20 janvier 2009) que j'ai obtenue à la question posée à Monsieur le Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire sur l'existence de circulaires autorisant l'arrestation aux guichets des préfectures.

En effet, je trouve la forme est choquante, comme l'est la pratique. Ainsi, une circulaire émanant de la préfecture des Hauts-de-Seine et datée du 28 février 2008 donne instruction aux agents des sections accueil (guichets préaccueil) et contrôle (cellule « régularisation ») aux fins « d'interpellation au guichet des étrangers faisant l'objet d'une OQTF (obligation de quitter le territoire français) notifiée ou d'un APRF (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière)". Lire la suite de la question (J.O. du 10 juin 2008).

Voici ce que m'a répondu le ministre : " Le ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire a donné des consignes écrites aux préfets de département leur demandant de proscrire l'interpellation d'étrangers en situation irrégulière, au sein des préfectures, pour le seul motif de l'irrégularité de leur séjour en France. La seule exception prévue concerne les interpellations effectuées dans le cadre d'une réadmission envisagée vers un autre État membre de l'Union européenne au titre de la Convention européenne de Dublin du 18 février 2003, à la condition expresse que le document de convocation soit strictement conforme au modèle figurant à l'annexe 6 de la circulaire du 21 mars 1995 et qu'il précise en conséquence clairement les intentions des services préfectoraux. "


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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 15:42
- Publié dans : Maire de Wattrelos

Chacun connaît la chanson populaire dont le refrain entonne qu'on n'a pas tous les jours 20 ans ! Eh bien, ce matin, c'est : « On n'a pas tous les jours 100 ans » que j'entonne à Claire             Duquesnoy-Watteau, qui vit à la Résidence du Parc à Wattrelos et qui a exactement 100 ans aujourd'hui !

 

1909-2009 : quelle épopée… L'année de la naissance de Claire, on enterrait le grand chef indien Geronimo, un homme atteignait le pôle Nord pour la première fois, la Belgique perdait son roi (Léopold II)… et Winston Churchill se faisait gifler par une suffragette militant pour le droit de vote des femmes ! En 1909, Wattrelos n'était pas aussi agréable qu'aujourd'hui, loin s'en faut ; deux ans plus tôt, un journaliste parisien en visite chez nous avait titré son article : «Misère municipale : 27 000 Français sans hygiène» !

 

C'est dans ce contexte que Claire naît à Wattrelos, de deux parents cabaretiers de respectivement 41 et 40 ans. Elle a à peine 5 ans que la 1ère guerre mondiale se déclenche. De son enfance, elle aura retenu les privations et l'occupation par les troupes allemandes.

 

Sa vie, c'est celle d'une wattrelosienne type. Elle a travaillé chez Leclecq-Dupire (dans mon quartier d'enfance) et à La Ruche. Entre la rue du Moulin, la rue d'Alsace et la résidence du Parc où elle réside désormais, il n'y a pas 500 mètres de distance ! Fille d'un quartier, elle est femme de Wattrelos et sa vie est celle de tant de Wattrelosiennes.

 

Une vie difficile et besogneuse, où l'industrie textile tient une grande place pour un ménage qui aura été heureux, avec une famille qui aura eu 2 enfants, 6 petits-enfants et 14 arrière-petits enfants ! Ce lundi midi, c'est une femme souriante, « contente de me voir » (elle me l'a dit au moins dix fois), heureuse d'être entourée de sa famille, fidèle à Wattrelos… et toujours vive. Elle est une leçon de vie ! Avec les élus qui m'entourent, elle nous épate…

 

Très appréciée des autres locataires de la résidence, toujours pleine d'entrain et d'enthousiasme, joueuse de cartes et de scrabble passionnée… et qui aime le chocolat et les gourmandises !

 

Ça vaut bien l'énorme bouquet de fleurs, la boîte de pralines et la médaille de la
ville que je lui ai remis !

 

J'ai passé ce matin un moment délicieux ! Longue vie à notre centenaire et… santé, Claire !

 

 

 

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Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /Jan /2009 11:55
- Publié dans : Maire de Wattrelos

En clôture de toutes les cérémonies de vœux de cette première semaine de janvier vient celle des associations au centre socio-éducatif, moment important de la vie wattrelosienne où je peux encourager toutes ces femmes et tous ces hommes formidables, ces bénévoles qui font vivre le considérable réseau associatif de ma commune. Cette manifestation a toujours un caractère particulier : elle oscille entre l'humour et le sérieux.

 

Côté humour cette année, c'est la troupe des Copés in deux, troupe patoisante wattrelosienne emmenée par le sémillant Christian Ladoé, qui a contribué par quelques super sketches truculents à faire fonctionner les zygomatiques de la salle. Les rires ont été au rendez-vous ! Bravo à ces drôles de paroissiens wattrelosiens.

 

Côté sérieux –même si l'intéressé ne manque pas d'humour – c'est à Bruno Sivery, médecin cardiologue de l'hôpital de Wattrelos, et surtout pivot de toutes les actions de prévention cardiovasculaire qui se font depuis plusieurs années sur la ville, notamment à travers l'association Cœur et Santé, que j'ai demandé d'être l'interprète de toutes les associations de la ville.

 

Une occasion de donner un coup de projecteur sur ce grand professionnel que notre ville peut s'honorer d'avoir dans son corps médical et au sein de notre centre hospitalier (dont il a présidé pendant plusieurs années la commission médicale), ainsi que sur l'importance politique que revêt, pour la Municipalité, l'action pour la santé.

 

La Ville vient d'ailleurs de s'engager dans un atelier santé-ville et de recruter une chargée de mission pour renforcer ses moyens d'actions sur cette priorité majeure, à nos yeux, pour la vie quotidienne de nos habitants.

 

J'ai aussi, bien évidemment, rappelé l'intérêt que porte la Municipalité à toutes nos associations, le soutien que nous leur apportons – à la hauteur de nos moyens, qui ne sont cependant pas inépuisables – et leur ai donné rendez-vous au forum des associations, leur fête bisannuelle qui se tiendra salle Salengro les 7 et 8 février prochains. Le thème cette année : les tropiques ! Par la météo actuelle, voilà qui crée une perspective !

 

Enfin, pour 2009, la perspective que j'ai donnée à toutes et tous, je l'ai empruntée à Barack Obama, qui a dit : « Nous avons tous une histoire différente, nous partageons de mêmes espoirs, nous ne sommes pas tous pareils et nous ne venons pas du même endroit mais nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur ».

 

Pas possible de dire mieux.

 

Bonne année 2009, amis bénévoles du monde associatif !

 

 

 

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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 18:58
- Publié dans : Maire de Wattrelos

Certes, la situation n’est pas facile mais certaines données prêtent tout de même à l’optimisme. C’est ce que j’ai dit en substance lors de mon intervention, ce soir, au centre hospitalier de Wattrelos (dont je préside le conseil d’administration) à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de vœux, de remises de médailles du travail, et de mise à l'honneur des retraités.

 

l La situation n’est pas facile disais-je. En effet : quand on allume la radio, on entend « Hôpital en crise ! » ; quand on ouvre les magazines, on lit « L’hôpital va mal ! »… Un hebdomadaire satirique célèbre titrait même il y a quelques jours : « On achève bien les hostos – l’équipe Sarko exige des milliers de suppressions de postes »…

 

On peut comprendre, dès lors, qu’il y a un malaise dans l’institution, qu’il y a un mal-être du personnel soignant dans ce pays…

 

La série dramatique d’accidents et d’incidents à l’hôpital, ces derniers temps, ne peut manquer de nous interpeller : pourquoi cette succession de faits dramatiques ? Est-ce que la situation des hôpitaux publics en France, l’appauvrissement des moyens, les surcharges de travail imposées, les difficultés d’organisations y sont totalement étrangères ? Je ne le crois pas. Et mon trouble s’accroît lorsque je constate qu’indiscutablement, notre système de santé s’oriente vers une logique de privatisation croissante… à laquelle ces accidents risquent de profiter si on  n'y prend garde !

 

Au coeur du malaise, il y a bien sûr le déficit de la Sécurité sociale : 9,5 milliards de déficit en 2007, 10,5 annoncés en 2009 (ce sera en réalité 20 milliards)… sans pour cela que l’on ait accordé de moyens supplémentaires ! Cette somme s’ajoutera aux 100 milliards d’euros de déficit programmés de l’Etat, ce qui signifie qu’il faudra emprunter, et donc payer des charges d’intérêt… Un cercle vicieux qui conduira soit à une hausse des impôts, soit à une baisse des dépenses publiques et des dotations, et donc à davantage d’exclusion pour nos concitoyens !

 

Lorsque l’on sait que 60 % des hôpitaux publics de ce pays sont en déficit, tout comme la totalité des CHU, on aboutit au chiffre de 1,3 milliard de déficit cumulé des hôpitaux… alors que le bouclier fiscal continue généreusement de profiter aux plus fortunés, que les allègements d’impôts fleurissent et qu’on déplafonne le montant des travaux effectués dans les monuments historiques (on pourra désormais tout déduire de ses impôts : pratique pour ceux qui veulent rénover leur château !).

 

Oui, je le dis haut et fort : il y a un "état d’urgence" de l’hospitalisation publique dans ce pays ! Le décalage entre les recettes et les dépenses équivaut à la perte de 20 000 emplois dans les trois ans qui viennent, à la fermeture de services, d’établissements… alors que les cliniques privées dégagent toujours plus de super profits !

 

Troisième malaise : la nouvelle loi Hôpital, santé, patients et territoires. Cette loi va créer des agences régionales de santé : je n’ai rien contre cela. En revanche, ce qui me gêne davantage, c’est que par cette loi, le directeur pourra faire tout ce qu’il veut dans son hôpital sans tenir compte de l’avis du corps médical et du président du conseil d’administration (qui représente les intérêts de la population) comme c’est le cas actuellement ! C’est un mauvais coup porté à la gouvernance dans nos hôpitaux et je le dénonce !

 

l Heureusement, je le disais en préambule, il reste des raisons d’être optimiste car il y a aussi un contexte local. Et si j’étais réservé il y a deux ou trois ans, aujourd’hui, j’ai une vraie satisfaction de ne plus lire le nom de Wattrelos sur la liste des hôpitaux de France en danger. Nous sommes pratiquement à l’équilibre budgétaire ; en tout cas, nous sommes sortis de la zone de fragilité financière. Je le dis au personnel réuni devant moi : ils doivent être fiers comme je le suis que leurs efforts aient porté leurs fruits !

 

Comme ils doivent être fiers de leurs compétences, de leur dévouement, de leur savoir-faire : on ne fait pas profession de santé si on n’est pas passionné, et sans aucun doute, le personnel du centre hospitalier de Wattrelos l’est. D’ailleurs, je n’ai jamais rencontré un patient insatisfait du CH Wattrelos !

 

Cette situation assainie nous permet de considérer nos projets plus sereinement : modernisation de la surveillance continue ; affirmation de la qualité de la rééducation fonctionnelle (qu’on nous envie !) ; humanisation de la maison de retraite (avec la reconstruction de Saphir en ligne de mire) ; ouverture des 30 lits de soins de suite (pour laquelle j’interpellerai Roselyne Bachelot en séance à l’Assemblée car l’Etat doit nous aider) si structurants pour notre agglomération ; et groupement de coopération sanitaire à développer avec Mouscron afin de bâtir un triptyque Wattrelos-Roubaix-Mouscron…

 

Pour 2009, en présentant mes vœux à l’ensemble du personnel hospitalier, j’en ai également formé un pour la collectivité : qu’en 2009, il y  ait davantage d’argent en France pour l’hôpital public, que l’accès aux soins pour tous soit confirmé, avec la volonté d’aider chacun indépendamment de ses ressources … Si ce vœu se réalisait, alors 2009 aura été une année utile !

 

 

 

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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 21:01
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Je l’avais fait chaque année pendant mon précédent mandat de député, et j’étais même le seul député de France à le faire : chaque année, au titre des financements parlementaires, je faisais dégager une subvention particulière du Ministère de l’Intérieur pour renforcer les moyens d’équipement du commissariat central de Roubaix.

 

J’ai décidé de récidiver.

 

Pourquoi ? Parce que la sécurité publique est une priorité d’action pour le député que je suis, que cette sécurité repose notamment sur les forces de police et donc sur les moyens dont celle-ci dispose dans la circonscription.

Déjà, en France aujourd’hui, dans la politique gouvernementale, la police n’est pas aidée du point de vue de ses effectifs ! Le Ministère de l’Intérieur est, après celui de l’Education nationale et les Armées, celui où l’on a supprimé le plus de postes dans les deux budgets de 2008 et 2009 !

 

Conséquence, cela veut dire moins de policiers sur le terrain (d’autant que le Gouvernement a renoncé depuis 2002 à la police de proximité !) et même en patrouille. Les bureaux de police sont vidés et leurs horaires réduits (je l’ai vécu ces derniers mois à Wattrelos !).

 

Ici à Roubaix, la situation est d’autant plus tendue qu’avec la mise en district (à Lille) de notre agglomération, le commissariat central de Roubaix s’est vu ponctionner des effectifs (idem à Tourcoing d’ailleurs !). Au total, alors que les effectifs du commissariat central de Roubaix étaient de 513 en juin 2007, ils sont en ce début d’année de 437 !

 

Moins d’effectifs et des budgets restreints, voilà le quotidien des policiers roubaisiens qui, pourtant, chaque jour, s’efforcent d’accomplir leur travail de sécurisation dans nos villes de l’agglomération roubaisienne.

 

Avec d’autres élus de l’agglomération, je ne cesse de me battre auprès du Ministère pour ces effectifs. Mais je peux aussi aider les policiers en contribuant à renforcer leurs moyens en matériel. C’est un encouragement, un soutien, c’est aussi une capacité à agir plus et mieux ! J’en ai fait une priorité !

 

C’est pourquoi je suis heureux, ce soir, lors de cette cérémonie de vœux aux corps constitués, de remettre au commissaire Jean-Pierre Torrano, une décision de subvention du Ministère de l’Intérieur, soutenue – à ma demande – par le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, de 30 000 euros.

 

Cela représente un quasi doublement du budget d’équipement annuel (hors véhicules) du commissariat de Roubaix !

 

Cette somme devrait être consacrée à l’achat de matériel de surveillance et de sécurisation des espaces (caméras, informatique dédiée) et de matériel d’investigation.

 

Gageons que nos policiers sauront en faire un bon usage pour la sécurité de tous !

 

 

 

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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 19:00

Parmi les traditionnelles cérémonies de vœux de début d’année, il en est une qui est dédiée à nos partenaires de tous les jours dans la gestion des affaires de la ville.

 

Enseignants, policiers, pompiers, bailleurs sociaux, représentants des différents collectivités… Ce sont les corps constitués. Je les reçois, avec le Conseil municipal, pour leur présenter les vœux de la Ville de Wattrelos bien sûr, mais aussi pour les remercier de leur engagement à nos côtés et leur exposer notre projet municipal, celui que j’évoquais pas plus tard qu’il y a deux jours avec mes agents communaux.

 

Pour réussir le Wattrelos de 2014, mes services et la population wattrelosienne ont besoin d’eux, ont besoin de ces fameux corps constitués : leur mobilisation, leur disponibilité, leur énergie doivent s’ajouter à notre énergie, à notre volonté, à nos idées pour mener à bien notre projet.

 

Certes, en 2009, le contexte n’est pas aisé. J’ai rappelé les cinq grandes évolutions :

 

-     dérive abyssale des déficits publics ;

-     réduction des dotations aux collectivités locales ;

-     refonte des cartes judiciaire, militaire, scolaire, administrative, services de police et de gendarmerie… et bientôt carte hospitalière ;

-     révision générale des politiques publiques qui vise à regrouper les administrations et raréfier les moyens dans le but d’économiser 7 milliards d’euros jusqu’en 2011 ;

-     réorganisation de l’organisation territoriale et des grandes entreprises publiques.

 

Cependant, j’ai voulu présenter dans cette réception consacrée aux services publics collectifs à Wattrelos cinq vœux :

 

>    que l’Etat ne réduise pas encore les moyens des services publics à Wattrelos ;

>    que la mobilisation des acteurs publics, Etat, Région, Communauté urbaine surtout, s’accentue encore sur nos dossiers économiques ;

>    que la Communauté urbaine s’engage sur notre centre-ville et que soit trouvé le moyen d’ériger une salle de spectacles ;

>    que la Caisse d’Allocations Familiales comprenne que les centres gratuits de loisirs sans hébergement à Wattrelos, c’est un acquis social utile pour sa population, et qu’il est injuste et destructeur d’y renoncer !

>    que le principal bailleur à Wattrelos comprenne que la fermeture de l’agence de Beaulieu en plein milieu du plan de travaux n’est vraiment pas une bonne décision…

 

Georges Clémenceau écrivait : « Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut l’énergie de le faire ». C’était la conclusion de mon propos que je vous propose de lire Voeux-aux-corps-constitu-s-2009.pdfen cliquant ici.



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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 08:12
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

L'Assemblée nationale a commencé cette semaine en commission l'examen du projet de loi organique visant à mettre en oeuvre « les instruments prévus par la révision constitutionnelle [de juillet dernier] aux fins d'améliorer la qualité de la loi, de renforcer l'efficacité du travail parlementaire et de diversifier les modalités d'expression du Parlement », comme l'indique l'exposé des motifs.

 

Et pourtant, en contradiction avec ces objectifs affirmés aussi clairement, les articles mêmes de ce texte ne visent en réalité qu'à ouvrir de nouvelles prérogatives pour l'exécutif, privant ainsi le Parlement de l'une de ses missions fondamentales : la délibération !

 

En effet, le projet de loi organique porte sur le nouveau droit de résolution parlementaire, la présentation des projets de loi et le droit d'amendement. Il est en fait un texte déséquilibré au profit de l'exécutif !

 

-         C'est ainsi que si le nouveau droit de résolution doit permettre de renforcer le droit d'expression des parlementaires, le projet de loi organique le soumet au veto du premier ministre : c'est lui qui évaluera la recevabilité de la proposition et cela, sans devoir motiver sa décision ! Un recul plus qu'une avancée !

 

-         De même, le projet de loi pose l'obligation pour le gouvernement d'assortir ses projets de loi d'études d'impacts. L'idée est séduisante, mais dans le texte proposé cette obligation est plus que légère : les exonérations sont nombreuses et pour les projets de loi non expressément énumérés comme exonérés d'études d'impacts, le Gouvernement n'aura qu'à les estimer « urgents » pour les en dispenser ! Faible avancée !

 

-         Enfin le droit d'amendement subit une restriction drastique : il est prévu une procédure d'examen simplifiée des projets de loi qui a vocation à se généraliser et dans laquelle le droit d'amendement individuel des députés serait fortement limité ! Ce droit qui leur permet de proposer l'ajout, la modification ou la suppression de dispositions dans un projet ou une proposition de loi, s'exerce aujourd'hui lors de l'examen en commission et en séance. Il pourrait désormais ne leur être concédé que dans la commission dont ils sont membres, alors que le Gouvernement pourra amender encore en séance ! Et cette restriction drastique du droit d'amendement s'accompagne, selon le projet de loi organique, de la « guillotine », mécanisme par lequel la Conférence des présidents affectera à chaque groupe un temps défini pour la discussion d'un texte. Ce mécanisme aura pour effet d'entraver la capacité des parlementaires – dont ceux de l'opposition – à s'exprimer. C'est un recul !   

 

Autre bizarrerie, ce projet de loi organique arrive bien mal à propos : il a été présenté en conseil des ministres alors que les groupes de travail pluralistes mis en place dans chacune des deux assemblées à l'initiative des présidents Accoyer et Larcher n'ont pas terminé leurs travaux de réflexion...

 

De plus, il eût été logique que les premiers textes d'application de la révision constitutionnelle portent sur les libertés et droits nouveaux accordés aux citoyens, dispositions nouvelles tant mises en avant par le Président de la République et sa majorité l'été dernier : création d'un référendum d'initiative populaire, instauration d'un défenseur des droits, ouverture d'un recours à l'initiative des les justiciables devant le conseil constitutionnel. Et bien non ! Le Gouvernement a préféré retarder l'ouverture de ces dispositions nouvelles, il a préféré ne pas améliorer, dans la foulée de la révision des institutions, le fonctionnement de notre démocratie ! Le Gouvernement a préféré opter pour la réforme du travail parlementaire, certes nécessaire – ça, ce n'est pas contestable – mais sujet moins urgent, moins novateur, moins symbolique!

 

Avec mes collègues socialistes, je n'ai pas voté la révision constitutionnelle parce qu'elle manquait d'ambition démocratique, parce que les droits et libertés nouveaux ainsi instaurés pour nos concitoyens semblaient déjà s'apparenter à du trompe l'œil ! Le choix gouvernemental de présentation des textes de mise en oeuvre de la constitution révisée semble malheureusement conforter ce sentiment.

 

Avec mes collègues socialistes, je serai donc particulièrement mobilisé dans les semaines à venir pour contribuer à rendre effectifs les droits et libertés nouveaux constitutionnalisés pour les Français, ainsi que pour préserver le droit d'expression, et surtout le droit de débattre de leurs représentants à l'Assemblée nationale !

 

 

 

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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 17:43

Ce soir se déroule, comme tous les ans, la cérémonie de vœux au personnel communal. Pour le maire que je suis, c’est la première d’une série de cérémonies que j’aurai l’occasion d’évoquer dans ce blog ces prochains jours ; ce n’est évidemment pas la moins importante de toutes.

 

Pour beaucoup d’agents, aujourd’hui, c’est la reprise. Les fêtes sont passées, on a changé d’année et chacun a plaisir à retrouver ses collègues dans la grande salle Salengro où se déroule cette cérémonie. Echange de vœux, de nouvelles de la famille, de plaisanteries… Le ton est toujours chaleureux, convivial et détendu.

 

Mais avant que tout le monde se retrouve autour du verre de l’amitié, il me revient de prononcer un discours, et le moins que l’on puisse dire en ce début d’année 2009, c’est que l’actualité n’est guère enthousiasmante ! Images de guerres sur le plan international, faits divers dramatiques en France, inquiétudes liées à la crise bancaire, financière, économique, sociale… Il est évident que la situation de l’emploi va encore fortement se dégrader en 2009.

 

Alors, si des vœux sont à formuler en ce début d’année, c’est que le monde retrouve rapidement la paix, que nos sociétés deviennent plus justes – c’est-à-dire sans affaiblissement du service public, le patrimoine des plus modestes – et que tout soit vraiment fait pour l’emploi car le travail, c’est la dignité et la capacité à vivre de chacun.

 

Mais bien entendu, si je suis à cette tribune ce soir, c’est aussi et surtout pour souhaiter à tous mes agents une excellente année 2009. Une excellente année… et un bon travail, car les élections municipales de 2008 nous ont engagés vis-à-vis de la population wattrelosienne pour 6 ans. Notre feuille de route a un nom : Réussir le Wattrelos de 2014 !

 

Pour cela, 5 grandes priorités :

 

1)      une économie redynamisée (reconquête des friches, remplissage des parcs d’activité, projet de l’Union…) ; objectif : qu’il y ait davantage d’employés à Wattrelos en 2014 qu’en 1990 ;

2)      un habitat et des quartiers modernisés (Beaulieu, centre-ville, Villas…) ;

3)      une ville où l’on circule mieux (liaison Habitat-Travail, voie du Centre, rond-point des Couteaux, transports collectifs…) ;

4)      une ville mieux équipée (crèche et bibliothèque à Beaulieu, crèche au Sapin Vert, école Michelet, ordinateurs dans les écoles, accueil des handicapés…) ;

5)      une ville qui aura su reconquérir son environnement (Kuhlmann, parc du Lion, ville propre…).

 

J’ai la conviction que tout cela est réalisable malgré deux obstacles : l’argent (les dotations d’Etat baissent chaque année et Wattrelos en dépend fortement) ; la compétition entre les collectivités (pour obtenir des financements de la part d’autres partenaires que l’Etat – LMCU, Conseil général, régional – nos dossiers devront être les meilleurs !).

 

Pour pouvoir surmonter ces obstacles, notre méthode de travail s’appuiera sur trois objectifs prioritaires :

 

-         garantir une ville propre, un environnement et un cadre de vie sain et agréable (surveiller, réprimer, nettoyer) ;

-         se réorganiser en interne (Direction générale des services, finances, ressources humaines) ;

-         évaluer nos résultats (il serait bon que chaque service réalise un point d’étape sur la réalisation du programme municipal).

 

Comme disait le philosophe Sénèque : « Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va ». A Wattrelos, nous savons où nous allons ; puisse le vent nous être favorable en 2

Voeux-au-personnel-2009-pour-blog.pdfLire mon discours


 

 

 

 

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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 13:46
- Publié dans : Divers
2009, nous y sommes (déjà !) : je vous souhaite, à toutes et à tous, ainsi qu'à toutes celles et ceux qui vous sont cher(e)s, mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année.

Qu'elle vous permette de réaliser vos projets, peut-être vos rêves, qu'elle préserve votre santé ou vous permette de la retrouver, qu'elle soit porteuse de bonheur et de joie au quotidien.

A l'aube de la nouvelle année, je salue l'engagement et les efforts de tous ceux qui se mobilisent pour une société meilleure, dans le respect et la dignité de chacun, et je souhaite qu'ils poursuivent ce chemin.

S'agissant de la gestion municipale, nous continuerons, par nos investissements, à améliorer l'avenir de notre ville et de ses habitants. Nous poursuivrons ensemble la mutation et la modernisation auxquels tous les Wattrelosiens aspirent.

Wattrelos a retrouvé sa confiance, l'augmentation de la population en témoigne. C'est le signe d'une nouvelle attractivité et d'une belle qualité de vie.

2008 fut l'année de bouleversements économiques et sociaux mondiaux, et ils ont des conséquences locales : en cette période de crise, la population doit faire face à une précarité croissante. En 2009, je souhaite que la solidarité continue d'animer notre action quotidienne.

Que les Wattrelosiens aient le sentiment - la certitude - que l'ensemble des acteurs publics travaillent à améliorer leur quotidien et à préparer l'avenir de leurs enfants. Qu'ils soient convaincus de notre volonté d'oeuvrer avec détermination pour un partage équitable, pour une qualité de vie préservée.

Ensemble, nous soutiendrons l'égalité des chances, nous chercherons à éviter que ne progresse l'injustice sociale. C'est cette espérance que nous voulons faire vivre en gardant l'Homme au coeur de nos préoccupations.

Au moment de former des voeux pour l'année 2009, à toutes et à tous, je veux emprunter à Jacques Brel cette belle phrase : "Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir". Et l'envie commune d'en réaliser quelques uns.

Merci d'être fidèle ou de découvrir ce blog qui, je l'espère, vous intéressera autant en 2009 que lors des années précédentes : j'essaierai de faire en sorte que ce soit le cas !

Bonne année à tous et... à bientôt !


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