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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 14:54

Ils tenaient le premier café français… quand on vient de Belgique (depuis le Mont-à-Leux !).

 

Et forcément, l’établissement s’appelle Le Français. Dorothée et Noël ont fait valoir leur droit à la retraite, comme l’on dit, et c’est avec beaucoup de plaisir et en toute amitié que je suis allé ce soir leur souhaiter bon vent pour cette nouvelle vie qui s’ouvre à eux, au même titre que les très nombreux amis qui avaient répondu à leur invitation : le lieu n’a pas désempli de toute la soirée !

 

Un rendez-vous pas facile à caser dans mon emploi du temps (j’étais à Versailles l’après-midi : à 17h40 je votais, et à 19h40, j’entrais dans le café, noir de monde, ici à Wattrelos ! Vive le TGV…) mais j’ai tenu à faire le déplacement car j’estime beaucoup Dorothée et Noël, et je voulais le leur signifier par ma présence.

 

Nous nous étions liés au fil des déjeuners que je suis allé prendre chez eux de temps à autre car ils avaient la bonne idée de proposer également une activité brasserie que j’appréciais pour sa qualité et pour la convivialité de l’endroit.

 

Ce sont des acteurs présents, motivés et souriants comme on sait l’être ici à Wattrelos ! Pas une kermesse, pas une fête sans que Noël ne soit de la partie, secondé – épaulé même – par sa fidèle Dorothée. De l’émotion dans la voix et dans les yeux, cette dernière n’en manquait pas ce lundi.

 

Noël le montrait moins peut-être, mais cela n’en était pas moins palpable en évoquant avec lui les tranches de cette vie de café de quartier, mais aussi ses projets d’avenir… surtout lorsqu’il s’est agi de parler de notre passion commune : la moto !

 

Oh, en prenant leur retraite, ils n’abandonnent pas leur cher quartier (qui est aussi le mien !) : ils ont trouvé une maison non loin de leur café, et Noël pourra continuer à s’impliquer dans le comité des fêtes local dont il est un membre actif.

 

Alors à bientôt, chers amis !

 

 

 

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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 02:01
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Cet après-midi députés et sénateurs étaient appelés à voter sur le projet de révision de la Constitution.

Ce vote, en quoi consistait-il ? Les résultats en attesteront : c'est un texte obtenu davantage à coups de négociations - voire de marchandages - entre la Droite de l'Assemblée nationale et la Droite du Sénat, entre le Président de la République et sa majorité... sans vraiment prendre en considération les propositions faites au cours des longs débats par la Gauche, et sans aboutir donc à une amélioration suffisante des droits des citoyens. Les promesses de la majorité, faites par voie de presse, une fois la discussion parlementaire terminée, et après avoir systématiquement rejeté nos propositions, ne doivent pas faire illusion.

 

Avec mes amis socialistes, depuis le début de la procédure de révision, nous avons fait - et répété - au moins 5 propositions pour une démocratie modernisée, équilibrée et transparente :


l
     
ne pas augmenter les prérogatives présidentielles : le Président de la République tient absolument à venir s'exprimer devant la représentation nationale. C'est ce que prévoit le texte. Mais nous ne pourrons débattre en sa présence et il n'y aura pas de vote! Cela s'apparente plus à une mise sous tutelle - ou sous pression -  du Parlement qu'à une amélioration du dialogue entre institutions. De surcroît, le rôle du Premier Ministre en est évidemment considérablement affaibli.

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l'élargissement des droits du Parlement. Cela passe par un meilleur contrôle des nominations faites par le Président de la République : certes, la Constitution révisée prévoit que le Président ne peut désigner la personnalité envisagée lorsque les deux commissions parlementaires permanentes compétentes s'y opposent à la majorité des trois cinquièmes. De fait, ce dispositif n'est ni révolutionnaire ni très contraignant pour le Président (car avec 3/5e, cela suppose que la majorité vote contre : impossible!). Le Parlement n'en sortira pas renforcé.

l
     
le pluralisme dans les médias : aucune garantie véritable n'est proposée par le Gouvernement et sa majorité, alors que le Président est omniprésent et que l'Opposition ne dispose que d'un reliquat de temps pour faire connaître à nos concitoyens ses analyses en matière économique et sociale, ainsi que ses propositions. Par exemple, ont-ils eu connaissance des propositions socialistes faites en matière de logement ou de lutte contre les discriminations ? La Droite a également purement et simplement refusé d'examiner notre proposition de loi en matière de pluralisme de temps dans les médias audiovisuels !

l
     
la réforme des modes de scrutin, notamment du scrutin sénatorial : il ne s'agit pas pour la Gauche d'obtenir un plus grand nombre de sénateurs. Il s'agit légitimement, à côté d'une dose de proportionnelle qui serait introduite pour le scrutin législatif, que le Sénat représente plus justement le vote des électeurs. Et puis comment aujourd'hui concevoir une assemblée parlementaire définitivement confisquée par une même famille politique, de façon complètement déconnectée du suffrage des Français ! La démocratie française ne peut pas rester ainsi arc-boutée sur des principes peu démocratiques.

l
     
la reconnaissance du vote des étrangers non communautaires aux élections locales : le Président de la République se dit lui aussi favorable à cette mesure... mais sa majorité la refuse. Ne saurait-il pas toujours convaincre sa majorité ?

 

En plus de ces manques ou ces insuffisances, le texte est insatisfaisant, incomplet et peut comporter des effets pervers. Un exemple : les droits des citoyens que le Gouvernement prétend renforcer :

-        
la saisine du Conseil constitutionnel par un justiciable est en réalité fortement encadrée, puisqu'elle devra se faire à l'occasion d'un procès et par l'intermédiaire d'un juge !

-         le référendum d'initiative populaire est, lui, lourdement conditionné : il nécessitera de rassembler un cinquième des membres du Parlement (soit 90 !), soutenue par un dixième des électeurs (soit 4 millions !). Ce droit nouveau s'annonce difficile à mettre en oeuvre !
 

-         le Défenseur des droits, mis à part son entrée dans la Constitution, saura-t-il apporter plus de garantie des libertés que le Médiateur de la République ou la CNIL ? C'est bien sûr la pratique qui en décidera.

 

Durant toute la procédure législative, avec mes collègues socialistes nous sommes restés cohérents, ouverts à la discussion, faisant oeuvre de propositions. Pour autant, après quelques timides avancées (notamment de François Fillon), nous avons eu le sentiment que la Droite était davantage soucieuse de faire taire les voix critiques dans ses propres rangs (et surtout de rapprocher Droite du Sénat et Droite de l'Assemblée), que de nous écouter. Il est vrai que la campagne à venir pour la Présidence du Sénat en septembre a rendu plus délicates les choses, même si la perspective des listes et investitures sénatoriales de septembre prochain ont considérablement aidé des « brebis » égarées (ou en proie au doute) à rentrer au bercail du soutien à la réforme constitutionnelle.

 

Et quand le Gouvernement - surtout le Président - a compris que s'il réunissait les siens et travaillait à quelques débauchages individuels, il n'avait plus besoin des voix de la Gauche pour faire passer sa réforme, il n'y a plus eu d'écoute, de recherche d'accord, ni de compromis de sa part.

 

C'est regrettable, car pour ma part, si je ne rejette pas tout du contenu de la réforme (quoique j'en dénonce ses faux-semblants et ses illusions), je ne peux pas accepter qu'aucune avancée n'ait été faite par la Majorité sur la base des propositions claires formulées par l'Opposition. Nous ne nous attendions pas, bien sûr, à ce qu'elles soient toutes reprises ; mais qu'aucune ne soit prise en considération, c'est un déni de démocratie, c'est du mépris.

 

Voilà pourquoi je vote contre cet après-midi. Alors que j'aurais rêvé d'une constitution rénovée, pour  une démocratie apaisée et partagée, assise sur un Parlement qui contrôle vraiment et légifère sereinement, soucieuse des droits de l'opposition, respectueuse des citoyens.

Ce Congrès est celui d'une occasion ratée...


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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 16:55
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
Voici la vidéo de mon intervention cet après-midi à l'Assemblée nationale dans le cadre du débat d'orientation des finances publiques 2009 (voir article précédent) :








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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 16:30
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Ce matin, dès 9h30, dans l’hémicycle, on débat de l’orientation des finances publiques (débat qui remplace le débat d’orientations budgétaires antérieur) pour 2009.

 

Eric Woerth, Ministre du Budget et des Comptes publics, a présenté les lignes de force de ce budget 2009 en commission des finances mercredi soir dernier, et ce matin, à la tribune, il les reprend. Les finances publiques dérapent, et le Gouvernement affirme vouloir réduire de 0,5 % de PIB le déficit du budget de l’Etat.

 

Pour cela, il compte : stabiliser durant trois ans les dépenses de l’Etat en euros constants (+ 0% d’augmentation chaque année !) ; faire 4 à 5 milliards d’euros d’économies sur l’assurance maladie dès 2009 (le ministre parle d’annoncer un plan d’économies dès cet été 2008 !) ; supprimer 30 600 postes de fonctionnaires en 2009 (après 22 500 en 2008 !).

 

Les priorités gouvernementales énoncées sont : l’enseignement supérieur et la recherche ; le Grenelle de l’environnement ; la Justice ; le budget d’équipement de la Défense.

 

On l’aura compris ce budget 2009 sera douloureux pour nos villes, nos quartiers, nos concitoyens. Quels seront les nouveaux sacrifices qui seront demandés sur l’accès à la santé ?

Dans l’exposé du ministre, pas un mot non plus sur les hôpitaux ! Ce n’est pas rassurant…

Dans les priorités citées, rien sur l’éducation, rien sur la police et la sécurité, rien sur la politique de la Ville, rien sur l’emploi, rien sur la solidarité ! C’est inquiétant…

 

Quant aux suppressions de postes, on a déjà vu en cette rentrée scolaire 2008 les dures conséquences de 12 500 suppressions d’emplois dans l’Education nationale ; cela promet pour septembre 2009, avec 13 500 suppressions annoncées… Et au fait, entre 13 500 dans l’Education et 30 600 au total, cela veut dire 20 100 suppression de postes ailleurs. Où ? Dans la police, dans les hôpitaux… ? Ce n’est pas cela qui va ramener des policiers dans nos rues ni des infirmières dans les services de soins…

 

J’ai été, dans ce débat, pour la commission des finances, un des orateurs du groupe socialiste. Vous trouverez en cliquant ici le texte de mon intervention.

 

 

 

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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 16:05
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
Voici la réponse obtenue à l'une des questions écrites qu'en ma qualité de parlementaire j'ai posée :

- à Monsieur le Secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens Combattants sur les conditions d'attribution de la carte de combattant aux militaires ayant participé à la guerre d'Algérie. Lire la suite (J.O. du 15 avril 2008). Réponse parue au J.O. le 15 juillet 2008


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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 16:00
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Le rapporteur général du budget vient de publier un rapport d'information sur l'application des lois fiscales. Gilles Carrez (UMP) y dresse en particulier le suivi du bouclier fiscal (plafonnement des impôts payés – cf. mes articles du 15 avril 2008 et du 26 septembre 2007) que le Gouvernement a fait passer, par sa loi TEPA d'août 2007, de 60 à 50 % du revenu.

 

Au 1er trimestre 2008, 1291 foyers fiscaux auront bénéficié ainsi d'un montant moyen récupéré de 47 060 euros (au lieu de 825 foyers qui avaient reçu 56 390 € au 1er trimestre 2007 pour un bouclier alors à 60 %).

 

Rappelons qu'en 2007, au total, seuls 14 426 foyers fiscaux avaient bénéficié de ce chèque de remboursement de trop perçu sur leurs impôts (dont 1326 contribuables qui ont un patrimoine supérieur à 7,1 millions d'€ !).

 

Gilles Carrez, honnêtement, reconnaît d'ailleurs dans son rapport « une très forte concentration du coût de la mesure sur les contribuables dont les patrimoines sont les plus élevés », puisque 91 % des montants restitués l'an dernier sont servis aux patrimoines supérieurs aux 3,7 millions d'euros.

 

Rappelons que le Gouvernement avait prévu et annoncé des montants moyens de restitution beaucoup plus faibles puisqu'il évoquait 4300 € pour un bouclier à 60 % et 3500 € pour celui à 50% !

 

Il y a donc eu désinformation et manipulation. Pensez-donc, avec le bouclier à 50 %, d'aucuns parlaient de vulgarisation, de large diffusion de cette mesure ! Vu le niveau des restitutions, la vérité est et reste simple : c'est une mesure concentrée en faveur des plus riches, un point c'est tout !

 

Et ceux-ci n'ont pas bénéficié que de cette seule mesure ! Car Gilles Carrez la chiffre aussi dans son rapport : la défiscalisation des donations (autre mesure de la loi TEPA) aura connu un indéniable succès puisqu'au 1er trimestre, il y aura eu 56 955 donations effectuées pour un volume total de 1,1 milliard €, avec un montant moyen de 19 506 € ! Vu les montants en questions, encore une mesure qui concerne le plus grand nombre de nos concitoyens…

 

Au fait, ne dit-on pas que l'Etat manque d'argent ? C'est que le Gouvernement a beaucoup distribué en baisses d'impôt… pour les plus riches. Ces chiffres l’attestent !

 

 

 

 

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Lundi 14 juillet 2008 1 14 /07 /Juil /2008 17:00

A Wattrelos, ce n’est pas la garden party, pas d’invités triés sur le volet, pas de chichis – pas de m’noules comme on dit en ch’ti : le 14 juillet, c’est tout le monde au parc urbain pour faire la fête, partager un après-midi forcément ensoleillé en famille ou entre amis, profiter des stands des nombreuses associations wattrelosiennes, et bien sûr applaudir gratuitement nos vedettes sur le podium en fin de journée.

 

Cette année, nous comptions deux invités d’honneur : le gentleman-imitateur Eric… Baert (aucun lien de parenté avec moi, je le précise, même si on est devenus très copains !), qui était en quelque sorte le régional de l’étape car il m’a confié avoir habité deux ans à Wattrelos, rue du Mont-à-Leux, et Sheila, que je ne vous ferai bien sûr pas l’affront de vous présenter : c’est toujours l’une des artistes préférées des Français, parmi les plus populaires, et je dois avouer que, moi-même, je suis sensible à son talent et à son énergie. Allez, je le reconnais, je suis fan…

 

Il faut la voir reprendre ses tubes, au milieu de ses danseurs et de ses choristes, enchaîner les chorégraphies et transmettre sa joie de chanter et son bonheur d’être sur scène face au public… c’est tout simplement épatant après 40 ans de carrière !

 

Bien sûr, j’étais parmi les milliers de personnes qui ont réservé un triomphe à nos vedettes, et j’ai même eu le privilège de les rencontrer en coulisses. Vous le savez : les personnalités que nous recevons ne repartent jamais de la Cité des Berlouffes sans leur poupée Berlouffe ; je me suis donc fait un devoir – un plaisir ! – d’en remettre une (ainsi qu’un lion en peluche, animal emblématique de notre ville) à Eric et à Sheila, et de leur expliquer ce que ces poupées représentent pour les Wattrelosiens.

 

Tous deux les ont disposées sur le tableau de bord de leurs voitures en repartant de Wattrelos avec le sourire et, je le crois, le sentiment d’avoir été chaleureusement accueillis. J’en ai profité pour leur glisser que s’il veulent revenir le deuxième dimanche de septembre pour notre fête des Berlouffes, ils seront bien sûr les bienvenus !

 

 

 

 

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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 10:40
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

C’est la liberté dans la maison du peuple ! Un beau symbole en tout cas.

 

Elle est là, devant moi, devant nous, avec ses enfants, avec sa mère, aux côtés du Président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer. Nous sommes nombreux à ses côtés. Elle respire la vie, l’espérance. Elle a le sourire, elle parle en responsable, elle a un charisme extraordinaire, elle a les nerfs, la sensibilité à fleur de peau.

 

Les mots du président de l’Assemblée sont chauds, chaleureux, simples, et républicains. Il parle pour nous tous. Je me retrouve bien dans ces mots où il décrit la force de l’espérance de chaque député, de notre Assemblée, symbole de la liberté.

 

Très vite, ELLE parle. Ses mots sont simples, ils viennent du cœur, ils décrivent un ressenti, un vécu. L’émotion est forte dans la salle, elle se lit sur les visages, elle se sent dans l’atmosphère. Je la ressens partout autour de moi. Je la sens aussi au fond de moi. Pourquoi le nier ?

 

La France a pensé à Ingrid Betancourt tout au long de ces six ans. Personne n’a oublié son visage, ses photos, beaucoup ont espéré, ces six années durant, sa libération.

 

Alors, oui, c’est troublant de voir cette femme. Jolie, oui, mais qui porte tout ce combat, tous ces symboles. Elle est une force. Elle est cet après-midi une femme.

 

Elle rappelle qu’elle avait fait ses études à Sciences Po Paris (à quelques centaines de mètres de l’Assemblée !) : « Mes racines, ma façon de penser, je les ai apprises parmi vous. Quand j’étais en captivité, je pensais souvent à la France ! J’écoutais toutes ces nouvelles de France, de tous ces comités qui se sont mobilisés pour moi. »

 

Et Ingrid Betancourt de préciser : «  C’était le reflet de ce pays que j’adore, fait de liberté, d’égalité et de fraternité. Dans la jungle, je n’ai pas eu de liberté, je n’ai pas eu de fraternité, j’ai encore moins eu d’égalité . »

 

Avec la voix qui tremble un peu, elle ajoute : « Dans les terribles nuits de cette forêt amazonienne, j’avais la lumière de la France comme un phare qui me guidait vers la vie… »

 

Ici à Wattrelos, sa photo était affichée en grand dans le hall de l’Hôtel de ville depuis des mois, et des centaines de Wattrelosiens ont signé le cahier de soutien. Je l’adresserai dans les jours qui viennent à Ingrid Betancourt. Merci à tous ceux qui ont signé…

 

Cet après midi, devant elle, je portais un peu d’espoir de chacun des signataires et de ceux qui, dans nos villes, ont rêvé sa libération. C’est fait, et c’est un moment heureux.

 

 

 

 

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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 15:04
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord
Voici la réponse obtenue à l'une des questions écrites qu'en ma qualité de parlementaire j'ai posée :

- à Madame la Secrétaire d'État chargée de la politique de la ville sur le risque de conséquences négatives du plan banlieues sur les missions locales, notamment dans le Nord - Pas-de-Calais. Dans cette région, l'annonce de ce plan avait suscité un espoir de réponses supplémentaires pour la jeunesse. 100 000 jeunes sont, ici, accompagnés par le réseau des missions locales, dont plus de 22 000 issus des quartiers ZUS. Lire la suite (J.O. du 6 mai 2008). Réponse parue au J.O. le 8 juillet 2008



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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 10:36
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Cet après-midi, à l'Assemblée, nous avions à nous prononcer sur le projet de loi relatif à la rénovation de la démocratie sociale et la réforme du temps de travail.

 

Pour moi, député socialiste, ce projet de loi est celui de la trahison des partenaires sociaux et de l’émiettement des règles d'organisation du temps de travail. Il est en totale contradiction avec la démocratie sociale que je défends. En effet, alors que les deux principaux syndicats de salariés et le Medef étaient parvenus à un accord, le Gouvernement a décidé de ne pas le respecter, au seul motif qu'il ne correspondait pas à ses objectifs. Curieuse conception de la démocratie sociale quand les partenaires sociaux ont le droit de négocier, mais que le résultat est fixé d'avance par le gouvernement et l'UMP !

 

Et quand, en prime, le Président de la République, devant le conseil national de l'UMP, tente, sous les vivats des dirigeants de l'UMP, d'humilier les syndicats, les Français comprennent que le temps de l'évocation de Blum ou de Jaurès est révolu au profit de relents de revanche sociale !

 

Sur les deux volets du Projet de loi, le Gouvernement et sa majorité n'ont jamais écouté nos propositions, et n'ont eu de cesse que de dénaturer ce que sont la démocratie sociale, les garanties nécessaires en matière de temps de travail…

 

Sur la première partie consacrée à la démocratie sociale, les exemples parlent d'eux mêmes : la Droite a durci les conditions de calcul des effectifs dans les entreprises, ce qui aboutira mécaniquement à moins de délégués du personnel et à moins de comités d'entreprises. De même, une fois encore, elle a repoussé l'accord signé il y a 7 ans (!) dans l'artisanat sur le financement du dialogue social entre toutes les organisations syndicales de salariés et les représentants de 800 000 entreprises artisanales.

 

Sur la seconde partie du texte, le temps de travail, la Droite donne la priorité à l'accord d'entreprise. Le principe de faveur – qui permettait aux salariés de bénéficier des dispositions plus favorables d'un accord de branche – est ainsi abandonné au profit de l'application obligatoire de l'accord d'entreprise, même plus défavorable ! Avec ce projet de loi, on passe directement à une hiérarchie des normes inversées puisque, pour la première fois, c'est la supériorité de l'accord d'entreprise qui est affirmée. La conséquence immédiate de ce bouleversement en sera l’émiettement et l'atomisation des règles d'organisation du temps de travail.

 

Les règles sociales vont ainsi devenir un élément de concurrence entre les entreprises d'une même branche. Que pourront faire les salariés d'une entreprise soumis au chantage d'un alignement par le bas sur un accord accepté dans une entreprise voisine ? Il n'y aura alors guère de négociation possible puisque c'est leur emploi qui sera en cause. Avec ce projet sciemment voulu par la Droite, le dumping social sera au rendez-vous et la négociation d'entreprise risque bien de toujours s'effectuer sous la contrainte d'accords socialement les plus défavorables.

 

Et le Projet de loi va même plus loin, notamment en augmentant considérablement le nombre de salariés soumis au forfait jour et au forfait heure. En ouvrant ce dernier aux salariés « qui disposent d'une autonomie dans l'exercice de leurs fonctions », la Droite a choisi une formule tellement vague que nul ne peut en mesurer les conséquences.

 

Pour le forfait jour, le texte aboutit à passer de 218 jours à 282 jours travaillés et, contrairement à certains commentaires de presse, l'amendement adopté par la droite sur les 235 jours ne constitue pas un plafond puisqu'il pourra toujours être dépassé par un accord d'entreprise.

 

Le repos compensateur lui-même est remis en cause. Ce n’est pourtant pas une mesure d’aménagement du temps de travail, mais de protection de la santé des salariés. Les dispositions relatives au repos compensateur que le Gouvernement et sa majorité ont supprimé remontaient à une loi de 1976 (ce qui n’a donc rien à voir avec les 35 heures !).

 

Ce texte constitue donc surtout un mauvais coup contre la démocratie sociale, les conditions de vie personnelle et familiale des salariés, et contre la protection de la santé des travailleurs.

 

Voilà pourquoi avec mes collègues du groupe socialiste, cet après-midi, j'ai voté résolument contre son adoption.

 

 

 

 

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