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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 09:04
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haiti.jpgLe terrible séisme qui a frappé Haïti, l’un des pays les plus pauvres du monde, fut d’une violence rarement atteinte sur l’échelle de Richter.

 

Déjà Haïti et sa population étaient dans une situation peu favorable : classé 148e (sur 179 pays) pour l’indice de développement humain (selon le PNUD), figurant dans le groupe des pays les moins avancés, ce pays est celui d’une grande pauvreté générale. Le PIB par habitant est estimé à 640 dollars, les deux tiers de la population vivent avec moins de deux dollars par jour et par personne, 50 % de la population survit même avec moins d’un dollar par jour… alors qu’à l’inverse, 1 % de la population détient 50 % de la richesse du pays.

 

Depuis une semaine, les images qui nous parviennent sont insoutenables et l’élan de solidarité, né spontanément quelques heures à peine après la catastrophe, est à la mesure de la cruauté de la situation. Les chiffres donnent le tournis : plus de 100 000 morts selon le Premier ministre du pays, trois millions de personnes sinistrées, un pays désorganisé… La capitale, Port-au-Prince, hélas surpeuplée, a été dévastée par un tremblement de terre comme Haïti n’en n’avait plus connu depuis deux siècles (depuis 1777 exactement) ! C’est dire le caractère exceptionnel de l’événement ; c’est dire aussi que cette nouvelle décennie commence bien mal…

 

Pour ma part, comme je pense tous mes concitoyens, je suis bouleversé par ce que je lis, ce que je vois, ce que j’entends. Les victimes, les orphelins, les survivants qui n’avaient déjà que très peu pour survivre, déjà en grande pauvreté, sont en situation extrêmement périlleuse. Il n’y a plus de règles, plus de structures, plus de cadres institutionnels, sociaux, ni même de bâtiments qui garantissent la vie ! Tout cela est tout simplement effroyable ; seule compte aujourd’hui l’obligation de secourir celles et ceux qui peuvent encore l’être. Tant de familles en France, dans notre agglomération sont sans nouvelles de parents, d’enfants, de relations restés en Haïti ; leur attente est terrible, d’autant que les informations sont quasiment inexistantes. La France elle-même a bien des difficultés à réussir à s’informer, à s’organiser sur place. Mais c’est désormais une certitude : le bilan en termes de pertes de vies humaines sera l’un des plus élevés de ces dernières années.

 

C’est pourquoi, bon nombre d’organismes, de collectivités se mobilisent et vont débloquer des fonds pour venir en aide aux Haïtiens ; la Communauté urbaine a ainsi prévu d’apporter une aide de 60 000 euros au mouvement international d’aide aux victimes. Parce qu’ici, dans le Nord, on sait ce que le mot solidarité signifie. Et parce qu’à Haïti en ce moment, on meurt sous les décombres, de soif, de blessures qui devraient rapidement être soignées.

 

C’est dire si le temps presse, et si on ne peut que ressentir inquiétude, et pour tout dire un certain affolement, en constatant, sur les images qui nous parviennent, les tensions, les heurts, la désorganisation persistante dans ce pays non pas maudit, comme on l’a lu trop souvent ces derniers temps ça et là, mais pauvre et qui a besoin plus que jamais de la solidarité internationale bien sûr… mais aussi de l’engagement pérenne des institutions internationales pour reconstruire un pays, redonner un toit à tous ses habitants, et une démocratie réelle et solidaire.

 

 

 

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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 13:14
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Serge-1.jpeg

Matinée dense que celle d'aujourd'hui, puisqu'après ma permanence parlementaire à Croix, une réunion de travail avec mes élus wattrelosiens sur la santé et un passage à l'assemblée générale du centre social du Laboureur (où je suis toujours très heureux de saluer les bénévoles et le comité d'usagers), me voilà à Lys-lez-Lannoy, en terre socialiste.

 

En effet, avec Christophe D'Hulst, mon 1er adjoint et secrétaire de la section de Wattrelos, Jérôme Dehaynin de Lannoy, Bernard Patin d'Hem, Jocya Vancoillie, maire de Willems, Bernard Siemieniecki, secrétaire de la section de Lys, et Josiane Willoqueaux, maire de Lys, nous sommes entre amis, entre camarades, autour d'un militant fidèle du PS, Serge Delforge.

 

Ça fait pas mal d'années que je connais Serge. Il a été conseiller municipal dans la majorité de 1971 à 1983, quand André Desmulliez était maire, puis dans l'opposition de 1986 à 2001. Comme je le dis dans mon propos, je suis aux côtés des deux successeurs d'André, puisque Josiane lui a succédé dans le fauteuil de maire, en gagnant la mairie en 2008, et que Serge l'a remplacé au conseil municipal quand André l'a quitté en 1986...

 

Mais surtout, Serge, c'est un militant qui est entré au parti en 1968... Fallait le faire à l'époque : la Droite venait de gagner les élections législatives dans un raz de marée ; en 1969 le candidat socialiste, Gaston Deferre, ne fait que 5 % ! Cet engagement, c'était vraiment la volonté de lutter, de combattre pour « changer la vie », slogan qu'adoptera d'ailleurs rapidement le parti socialiste dont François Mitterrand prend la tête en 1971.

 

Serge a tout connu : les déceptions de 1974 et 1978 ; l'ascension et la victoire de 1981 ; les belles conquêtes sociales, mais aussi la dure réalité du pouvoir ; et tout ce qui s'est passé ensuite, y compris dans le parti, les congrés animés et les ambitions heurtées... Bien sûr, il lui est arrivé d'être mécontent (il faut dire qu'il a un caractère, comment dirais-je, « trempé ») mais jamais il ne s'est éloigné du parti, de son parti !

Faut dire qu'il est né en 1936, et qu'à son baptême il était entouré d'un drapeau rouge. Grand-père et pére militaient, le gamin chantait l'Internationale...

 

Ça vous forge un homme, et un militant, aux convictions bien ancrées comme une vie toute tournée vers l'action politique.

 

Serge, je l'ai connu quand, autour de Dinah Derycke, après la défaite de 1983, un groupe de militants s'était rassemblé pour repartir à la conquête de la mairie. Pourquoi la mairie ? Parce que c'est le lieu même de l'action sociale de proximité, le lieu même où pour un socialiste, on peut donner une dimension réelle, active, à son engagement politique. Alors, oui, il était heureux, Serge, en mars 2008 quand, à nouveau, Lys a retrouvé un maire socialiste, avec Josiane !

 

Même que sa fille Marie-Hélène fait partie de l'équipe municipale du nouveau maire. Bon sang ne saurait mentir !

 

Cet homme-là, c'est un militant, un vrai, un de ces hommes fidèles que le parti socialiste peut être fier d'avoir en son sein. Je suis très honoré que ce soit à moi qu'il ait été demandé de lui remettre un diplôme pour ses 42 ans de militantisme !

 

Bravo Serge, bravo camarade !

 

Et comme, au moment où j'écris ces lignes, j'apprends avec tristesse la disparition d'une grande figure lyssoise, lui aussi ancien conseiller municipal, communiste, Jean-Claude Cauterman, que j'ai bien connu, avec qui j'avais forgé de vraies bonnes relations de respect et d'estime autour de sa bataille pour Stein, dans cet hommage à Serge, qui est aussi un hommage au militantisme, je veux associer Jean-Claude (qui fut lui aussi un militant hors pair, un homme droit, solide sur ses convictions et vigoureux combattant pour la justice sociale) à cet article, en lui disant, à lui aussi, bravo pour tes luttes et pour ton engagement... et au revoir camarade !

 

Serge, je suis fier de te connaître. Jean-Claude, je suis fier de t'avoir connu.

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 08:25
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Industrie.jpgHier soir, mardi, le Bureau national du parti socialiste a débattu d'une urgence pour la France : celle de voir notre pays se doter d'une nouvelle ambition pour son industrie, ambition que la crise et l'échec du Gouvernement rendent urgente!

 

Les derniers chiffres de la production industrielle en France (+ 1,1 % en novembre) ne font pas illusion. Durant l'année 2009, son niveau est resté dangereusement inférieur à celui de l’année précédente (- 7,4%). Ce soubresaut s’explique pour l'essentiel par la hausse de la production automobile (+ 8,5%) liée aux primes à la casse, qui arrivent à leur terme dans un parc ancien qui ne peut se renouveler à l'infini. Le risque d'une rechute dans les mois à venir est réel.

 

Dans ce contexte, la communication triomphaliste du ministre de l'industrie est donc indécente et traduit l'aveuglement du Gouvernement face à la désindustrialisation.

 

Depuis 2002, la France a perdu un demi million d'emplois industriels. Nos parts de marché reculent, notamment face à l'Allemagne. La balance commerciale se dégrade, faute d'investissement dans l'innovation et d'un tissu industriel armé dans la compétition mondiale. A cet égard, le rapport intermédiaire adressé au Gouvernement dans le cadre des Etats généraux de l'industrie confirme les analyses et les mises en garde du parti socialiste.

 

Dans de nombreux secteurs, l'influence de la France se réduit. Les revers récents sont autant de signaux d'alerte : TGV de Siemens préféré à celui d’Alstom en Chine, nucléaire coréen plutôt que EPR français à Abu Dhabi, avion Rafale exclu d’un appel d’offres en Inde...

 

Dans un contexte d'hyper-concurrence internationale, nos champions mondiaux sont également fragilisés par l'absence de stratégie industrielle de l'Union européenne. Le secteur aéronautique, l'un de nos fleurons, est durement touché : à cet égard, les alertes lancées récemment par le président exécutif d'EADS doivent être entendues par les pouvoirs publics.

 

Dans l'hexagone, notre tissu de PME et de PMI industrielles est sinistré par la crise et par l'absence de soutien du Gouvernement. Pour avoir préféré le soutien sans contreparties aux grands groupes au détriment de la protection des sous-traitants et de la production en France (comme le montre le risque de délocalisation de la nouvelle Clio), le Gouvernement a hypothéqué la reprise industrielle en France et les emplois qui vont avec.

 

La France a, d'évidence, besoin d'une nouvelle ambition industrielle fondée sur quatre points cardinaux :

-         la mutation écologique et technologique de notre appareil productif (éco-conception, bio, nano, infotechs), son degré de spécialisation dans la mondialisation (environnement, énergie, santé, transport...), sa capacité à favoriser la relocalisation d'activités ;

-         le ciblage des dispositifs d'aides sur les PME-PMI innovantes et réseaux de compétences entre donneurs d'ordres et sous-traitants ;

-         la simplification et la consolidation des outils destinés à renforcer la France à l'export ;

-         la définition d'une stratégie européenne pour l'industrie et pour la recherche fondée sur l'harmonisation fiscalo-sociale, une gestion politique de l'euro face au dollar et au yuan, des règles commerciales qui protègent les emplois, les produits, les savoir-faire européens.

 

A la mi-février, le parti socialiste rendra publiques ses propositions pour l'avenir de l'industrie en France et en Europe. Les enjeux sont immenses. Les résultats du pouvoir actuel ne sont pas convaincants. C'est à la Gauche de redonner à la France son ambition industrielle.

 

 

 

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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 16:39
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Fabius-copie-1.jpegCe matin, aux côtés de Pierre Mauroy, se tient à la Fondation Jean-Jaurès, une réunion de travail (préparatoire à un colloque pour l’automne) sur le thème « La Gauche à l’heure de la mondialisation », avec pour idée d’aboutir à une nouvelle déclaration universelle des droits.

 

Le groupe de travail de la Fondation a d’ores et déjà essayé d’analyser les difficultés d’abord factuelles de la Gauche en Europe (l’Europe est bleu horizon aujourd’hui), auxquelles s’adjoint une sorte de malaise intellectuel, de trouble idéologique de la Gauche actuellement. Depuis 20 ans, le pensée de gauche a eu des difficultés à s’ajuster au monde et à ses changements, pour réussir à construire une reconstruction du monde. Il y a recherche permanente d’un discours, polarisé entre un rejet absolu de l’économie de marché et l’adhésion à un compromis économico-social. Lorsqu’elle cherche à s’adapter, l’idéologie de gauche donne un peu le sentiment de perdre son âme, d’où ses désillusions électorales.

 

La Gauche est confrontée à l’ambivalence de ce à quoi elle a eu à penser traditionnellement (elle a travaillé sur des objets, des valeurs que la mondialisation a complexifiés : la valeur travail, la notion de production, celle d’internationalisation, celle de classe moyenne…), et d’autre part du fait que la crise est essentiellement occidentale (car elle est une crise d’une forme d’esprit occidental, à travers lequel la Gauche s’était structurée).

 

Comment donc la Gauche doit retravailler ses objets et en sortant du cadre occidental de pensée. C’est la méthode de travail que le groupe veut suivre : construire une approche comparative, et les interactions que ces différents discours peuvent avoir. Les Gauches peuvent-elles avoir une approche commune des questions contemporaines ?

 

C’est dans ce cadre que Laurent Fabius, invité majeur de notre réunion de ce matin, intervient.

 

Sa première remarque, c’est le contraste entre le dynamisme de la Gauche en Amérique du Sud, et son état en Europe. Au Brésil, en Equateur, au Salvador, en Argentine, la Gauche a le vent en poupe. Pourquoi ?

 

D’abord, il y a des personnalités charismatiques (à l’image de Lula), des alliances et des thématiques qui font écho à la société civile, des projets à forte résonance sociale, un rôle parfaitement assumé de la puissance publique, un objectif lui aussi parfaitement assumé de partage des richesses, l’insistance sur une éducation meilleure, l’égalité des sexes, et un affichage de s’émanciper des empires, d’où un rapport particulier avec la mondialisation.

 

Ce qui choque, c’est le grand paradoxe du socialisme européen : les analystes sont justes, mais les résultats ne sont pas bons. Les fondements de l’analyse de gauche rendent bien davantage cause de la crise. D’ailleurs, les remèdes efficaces sont empruntés à la panoplie de gauche. Mais presque partout, il y a grande faiblesse électorale.

 

Quelles en sont les causes ?

 

Une première série, c’est que les social-démocraties ont atteint beaucoup de leurs objectifs. Ensuite, le logiciel ne s’est pas assez adapté. Le dilemme entre la mondialisation des problèmes et la nationalisation des actions ? La force du socialisme est venue de la réponse sociale, mais cela suffit-il ? Aux deux facteurs, travail et capital, le facteur nature s’est ajouté, mais notre réaction a-t-elle été suffisante,  même si on a parlé d’une économie écologique et sociale de marché ? Car c’est un changement philosophique qui est en cause : nous avons considéré longtemps que l’homme est fini, et que la nature est infinie, alors qu’aujourd’hui, c’est un renversement qui est en cause. Enfin, les organisations (syndicales…) sur lesquelles nous avons fondé notre action se sont affaiblies et les nouveaux acteurs n’ont pas (encore) fait leur jonction avec les partis socialistes ou sociaux-démocrates.

 

A gauche, nous n’avons pas assez réfléchi sur l’autorité : la question de la sécurité en est file. Il y a identification entre la Droite et l’autorit,é et dans les périodes de crise, où les citoyens sont déboussolés… ils font ce choix-là. Autre sujet, trop peu pris en compte, le vieillissement, celui de la société. L’actuel Président de la République est l’élu des plus de 65 ans. On a affaire à des pays qui vieillissent. De même, la Gauche a une approche du collectif mais l’individu doit y trouver sa place, ce que nous n’avons pas assez travaillé. Ou encore la question de la démocratie, et celle des voies par lesquelles le citoyen peut s’exprimer. La question des médias ne peut non plus être éludée (cf. Italie, Chili…). Comme celle de l’impôt : très compliquée, liée à l’action collective, mais la Gauche (en cette période de désarroi idéologique et de crise) doit regarder cela de près car même ceux qui n’en paient pas ont le sentiment d’en payer trop !

 

Que faire ? Trois grands thèmes doivent être au cœur de nos réflexions : régulation a priori, correction a posteriori ? Uniformité contre égalité ? Quel nouvel internationalisme ?

 

Il faut travailler autour de la notion de juste échange (et non plus du libre échange) ; l’amélioration de la gouvernance mondiale (avec un organisme qui contrôle régulièrement) ; le parachèvement d’une organisation gouvernementale du monde ; une mondialisation solidaire, avec la lutte contre les inégalités ; une mondialisation durable (avec des problématiques d’environnement).

 

Il s’agit d’un internationalisme social et écologique.

 

Il n’y a pas de symétrie entre la Droite et la Gauche sur ces questions-là. L’opportunisme peut être de droite, mais la Gauche doit revendiquer une idéologie et défendre une adhésion. Pour la Gauche, une question-clé est de savoir s’il faut jouer la cohésion ou prendre son parti d’une diversité : pour sa part, Laurent Fabius penche pour la recherche d’une cohésion, conforme d’ailleurs à l’histoire internationaliste de la Gauche.

 

 

 

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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 09:30
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Est-ce une conséquence collatérale des soldes lancés aujourd’hui (me dit-on) ? Voilà que j’ai pu obtenir une fève et une couronne cet après-midi ! Quelle promotion…

 

Belle tradition que cette galette, frangipane ou pomme, dégustée avec quelques collègues au bureau rapidement. Une détente salutaire pour le salut d’un estomac qui avait déjeuné très (trop ?) rapidement le midi. Alors quand on a frappé à ma porte et que l’on m’a proposé de prendre une part de galette, que croyez-vous que j’ai fait ? J’ai évidemment d’abord refusé, mais ma manière de dire non, devait sans doute trop vouloir dire oui… car je me suis retrouvé avec un morceau de galette à la main ! Au-dessus des dossiers, cela ne le fait pas ! Alors je l’avale à gros morceau… et dès le second, une émotion : j’ai la fève ! Une jolie fève Hello Kitty… Je ne suis pas un spécialiste mais (je suis des cours sur le chemin de la vie) pas de doute, c’est bien cela !

 

Mes deux collaborateurs devant moi en rient encore (en fait, je crois qu’ils sont jaloux que ce ne soit pas l’une ou l’autre qui ait choisi la bonne part !), surtout quand me voilà couronné d’une superbe couronne… également Hello Kitty ! Pourvu que je trouve une petite fille pour lui donner…

  LesRois.jpeg

Et clic-clac, je n’ai pas eu le temps de réagir, que mon directeur de cabinet a déjà immortalisé l’instant avec son portable ! Fichu appareil…

 

Bon allez, cela n’arrive qu’une fois ! Un sourire dans une journée de travail qui a été très lourde… et le plaisir d’avoir mangé une bonne tarte !

 

Comme elle était délicieuse aussi, celle que j'ai pu déguster avec le comité d’usagers, les bénévoles, les responsables du centre social de l’Avenir à Beaulieu et des élus, lundi soir, autour de Martine Lecomte, la présidente, mais surtout la reine des gâteaux !

 

Là encore un bel instant  de convivialité, et de chaleur humaine. Par ces grands froids, ça fait du bien…

 

 

 

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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 00:01
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voeuxdb.jpgDans ces premières heures de l’an nouveau, c’est la première des pensées, la première des envies : vous souhaiter, souhaiter à la France, souhaiter au monde une bonne année 2010 !

 

Oui, qu’on voie progresser dans l’année qui s’ouvre : le règlement des conflits ; la réduction des tensions dans bien trop d’endroits sur le globe ; les droits de l’homme, ceux de la femme aussi ; la fraternité des hommes ; l’espérance pour la jeunesse ; et que recule le spectre d’une dégradation de notre planète, notre bien le plus précieux.

 

Oui, qu’en France, au-delà de la péripétie politique de cette décision – pertinente ! – du Conseil constitutionnel annulant la taxe carbone, s’améliore la démocratie, et notamment les droits du Parlement pour mieux légiférer, et donc être plus efficace ; que se construisent les conditions politiques et de réflexions d’une politique économique et sociale plus soucieuse de la lutte contre le chômage, de l’existence de services publics locaux présents sur les territoires et efficients, porteurs de compétitivité ; que les Français aient conscience de leur diversité, de leurs qualités collectives, de la valeur qu’est leur identité ; qu’ils sachent vivre, tous ensemble, dans la sécurité, dans le respect mutuel et dans la tolérance ; que progressent l’égalité des chances et le droit de vivre dignement, pour ceux qui ont un emploi, pour ceux qui n’en ont pas, pour les aînés, comme pour les jeunes qui doivent rêver de leur avenir et non en avoir peur.

 

Oui, qu’un vent d’optimisme puisse souffler sur chacune et sur chacun. Que les injustices reculent, et tout du moins ne s’accroissent pas, ce qui par les temps qui courent serait déjà un énorme progrès. Que le mouvement vers le progrès ne s’enraye pas, qu’il retrouve de la dynamique pour que chacun puisse recommencer à croire et à vivre un demain meilleur qu’aujourd’hui. Que la santé, si elle est objet de préoccupations, puisse se maintenir, se consolider et se conforter. Que les joies soient les plus nombreuses possibles. Que la bonne humeur puisse être la plus fréquente.

 

Que celui qui a souffert, espère. Que celui qui n’a jamais aimé, aime. Cela peut arriver, il faut que cela arrive. Il faut que 2010 le permette. Bonne année, très bonne et heureuse année pour chacun, pour tous, toutes celles, pour tous ceux qui vous tiennent à cœur.

 

Bien amicalement, tous mes vœux sincères et chaleureux.

 

 

 

 

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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 09:40
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Il y a des fois où on voudrait ne pas avoir raison.

 

Dans un article de ce blog que j’avais consacré au lancement de cette conférence (cf. mon article du 8 décembre), j’avais fait part de mes appréhensions sur son issue. Le texte a minima qui en a été la résolution finale ne me surprend donc pas, malheureusement.

 

D’abord parce que la pression médiatique a été tellement forte sur cette rencontre qu’elle a mécaniquement poussé à un haut niveau les espérances, tellement haut que le risque de l’échec, ou tout du moins de la déception, devenait patent. Ensuite parce qu’il faut en avoir conscience, la préoccupation environnementale n’est pas (encore ?) la chose la mieux partagée au monde et que les postures, comme les intérêts des Etats, sont encore très peu convergents, voire divergents.

 

Alors oui, bien sûr, après un processus de négociations internationales intenses, un texte juridiquement vide et politiquement faible en conclusion, c’est décevant ! Martine AUBRY l’a bien résumé, en déclarant : « Conclure le sommet sur une déclaration d’intention de contenir à 2 degrés le réchauffement d’ici 2050 sans dire comment, ne peut être considéré comme un résultat ».

 

L’accord arraché à Copenhague est maigre et ne pourra servir de bases à la construction d’un régime climatique international post-Kyoto.

 

Les enjeux de la conférence étaient pourtant considérables a priori. L’objectif était de trouver un accord prolongeant et renforçant le protocole de Kyoto (qui expirera en 2012), ou au moins un texte de politique générale sur les objectifs de réduction de chacun et les mesures des engagements pris, mais il était aussi et surtout de se mettre d’accord sur le financement de l’adaptation au changement climatique.

 

Or, si  les chefs de gouvernement ont effectivement inclus dans l’accord final une telle aide internationale pour l’adaptation (30 Mds $ à court terme sur 2010-2012, puis 100 Mds d’ici 2020), ils n’ont donné aucun détail sur l’identité des contributeurs et des gestionnaires des fonds obtenus.

 

Alors qui sont les responsables de l’échec ? Assurément les pays riches, frileux sur leurs engagements bien sûr. La Chine aussi, peu désireuse de s’engager et sur les objectifs, et surtout sur la vérification de ceux-ci ? L’Inde et le Canada également, mais aussi l’Europe qui n’aura pas su parler d’une seule voix… Mais ce n’est pas en instruisant une réflexion en culpabilité qu’on progressera ; c’est par l’action. Tant qu’il n’y aura pas un accord international contraignant, juste et ambitieux, c’est non seulement la crédibilité de la communauté des nations (et de l’ONU donc !) qui est en cause, mais c’est surtout la survie de la biodiversité sur la planète qui sera menacée.

 

Pour tout la Gauche, c’est maintenant un acquis : la problématique climatique et ses enjeux est sans conteste le plus grand challenge du millénaire. L’Internationale socialiste en a fait son projet : Construire une société durable et à faible carbone qui soit socialement juste et équitable.

 

Et si, à quelques jours des vœux pour l’an nouveau, on espérait que l’humanité se le fixe pour but ?

 

Rendez-vous pour le savoir aux prochaines conférences, à Bonn en juillet, et surtout à Mexico en décembre 2010.

 

 

 

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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 09:46
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On ne parle que de ça ! A la télé, à la radio, tous les journaux, difficile de ne pas en avoir entendu parler : l'avenir de la planète se joue à Copenhague. Si seulement c'était vrai. Si seulement il suffisait de tenir une conférence au sommet pour que chacun dans le monde devienne vertueux...

 

La vérité est, comme souvent, davantage à relativiser. Ce sommet s'inscrit dans la continuité de plusieurs concertations internationales.

 

Rio, en 1992, a permis de faire émerger un consensus international sur l'existence du changement climatique et sur son origine : les émissions de gaz à effet de serre produites par les activités humaines. Kyoto, en 1997, a marqué les premiers engagements de réduction des émissions par les pays développés à horizon 2012. L'enjeu de Copenhague est que la communauté internationale prenne pour l'après 2012 les engagements nécessaires à la stabilisation du climat.

 

Le changement climatique est le premier enjeu politique planétaire à solidarité obligatoire. Sur les autres sujets globaux (la faim, la crise financière, les pandémies...), une réponse mondiale est hautement souhaitable mais les tentatives de résolution dans le cadre national sont encore possibles. Pas pour le climat  ; il n'y a pas de maîtrise nationale du climat possible. Impossible d'améliorer le climat à Paris si on le dégrade à Washington et Pékin : il s'agit d'un bien public mondial indivisible.

 

Il faut donc une volonté de l'ensemble de la communauté internationale. Cela signifie d'une part que les deux pays industrialisés qui n'avaient pas signé le protocole de Kyoto s'engagent à Copenhague : les Etats-Unis et l'Australie ; d'autre part que les autres pays (pays émergents, pays en développement) signent également à Copenhague. Cet objectif d'universalité peut être atteint.

 

La négociation à l'approche du sommet se cristallise en revanche autour de la nature juridique des engagements. Y aura-t-il, à la sortie, un traité contraignant ? Parviendra-t-on à la création d'une organisation mondiale de l'environnement, sur le modèle de l'OMC ? Ou n'y aura-t-il que des déclarations politiques par lesquelles les pays s'engageraient politiquement mais pas juridiquement ?

 

Alors, au-delà de cette fièvre médiatique, au-delà du ballet des éminences gouvernementales, c'est cela la question-clé : quelle sera la conclusion, concrète pour la vie des gens, de ce sommet. Que faut-il en attendre ?

 

D'évidence, un bon accord serait déjà un accord universel qui concernerait tout le monde, qui ne laisserait aucune partie de la planète au bord de la route, mais surtout un accord avec un contenu élevé des engagements (où plans d'actions nationaux, financements et calendriers seraient expressément précisés). Ce qui fera sa réussite ou son échec, ce seront les règles dont le document final sera assorti pour garantir le respect des engagements.

 

 

 

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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 15:35
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Ce soir (je devrais dire en fait cette nuit, car la soirée s’est prolongée jusqu’à une heure avancée), c’est en tant que président de l’Union départementale des élus socialistes et républicains que je suis l’un des invités de mon ami Jean-Marie RUANT, maire de Wahagnies. Aux côtés de Pierre MAUROY, de Gilles PARGNEAUX, premier secrétaire fédéral du PS, de Bernard DEROSIER et Patrick KANNER, respectivement président et 1er vice-président du Conseil général, nous fêtons un anniversaire : les 90 ans de gestion socialiste de la commune de Wahagnies.

 

C’est en effet en 1919 que le premier maire socialiste prit les rênes de l’administration de la commune, et il n’y a eu… que quatre maires jusqu’à aujourd’hui. Nous dévoilons donc successivement, au son de la Marseillaise jouée par la fanfare municipale, la plaque de la rue Jean-Jaurès (pour saluer le 150e anniversaire de sa naissance), celle de la maison des associations Roger-Salengro, puis celle de la résidence pour aînés, André-Laurent (ancien maire, ancien député).

 

Ensuite, à l’espace François-Mitterrand, devant près de deux cents convives, avant la remise des médailles du parti aux plus anciens militants, en présence des représentants de la ville allemande jumelée, chacun a pris la parole. J’ai, pour ma part, adressé un salut fraternel : du maire de la ville des copés in deux, à celui de la ville de Jean Badoulet (nom du géant de Wahagnies) ; des élus socialistes de Wattrelos à ceux de Wahagnies ; de l’ensemble des élus socialistes du Nord à ceux de ma commune hôte de ce soir, pour leur souligner l’importance de leur engagement et de leur action. Pendant des décennies, ils ont su apporter des services collectifs à la population (là bas, comme à Wattrelos, une priorité forte a été donnée à l’éducation) ; maintenant dans la crise, et face au démantèlement hyper libéral de la politique de Sarkozy (dont le bouclier fiscal des plus riches est le symbole majeur d’une politique injuste), les socialistes en gestion doivent tout faire pour ériger et faire vivre un bouclier social, protecteur des plus modestes, juste et équitable. Des propos qu’ont ensuite mis en perspective Gilles Pargneaux et Pierre Mauroy, par rapport à la République ou à l’histoire, locale comme nationale : la grande figure d’Augustin Laurent, prédécesseur de Pierre à la mairie de Lille, fut omniprésent.

 

Une bien belle soirée, entre militants.

 

 

 

 

 

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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 11:36
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En cette fin d'après-midi, le Bureau national du Parti Socialiste a adopté le communiqué de presse suivant sur l'identité nationale, sous le titre : « La Gauche défend tous les jours l’identité de la France face aux remises en cause de la droite et de N. SARKOZY ». Je suis pleinement d'accord avec ce texte.

 

« L’injonction du président de la République et de son ministre de l’immigration et de l’identité nationale, convoquant sans délai dans les préfectures « les forces vives du pays », est irrecevable.

La France mérite mieux qu’un discours polémique bricolé à la hâte à des fins électorales. La droite, de plus en plus déchirée, fragilisée par son échec économique et social, instrumentalise un sujet sérieux sur lequel on ne devrait pas chercher à diviser les Français.

Nous ne sommes pas dupes de cette manipulation. Les socialistes ne serviront pas de caution à cette mise en scène racoleuse qui mobilise indûment et dans l’improvisation les Préfets dont ce n’est pas le rôle.

Les Français sont attachés à l’identité républicaine de la France. Ils n’acceptent pas ses remises en cause. Forgée dans l’histoire, dans les grands combats républicains, sociaux, ouvriers, féministes, l’identité de la France est d’abord constituée des principes communs que la République a su faire partager à tous les Français, et qui sont aujourd’hui bafoués : la France des droits de l’Homme, du droit du sol, de la laïcité, de l’école publique, de l’égalité sociale, du programme du Conseil national de la Résistance, de l’universalisme et de l’ouverture au monde.

La France fidèle à son identité, la France qu’on aime, c’est une France qui défend son modèle social, qui promeut les services publics, de l’école à l’hôpital, de la mairie à la Poste, parce qu’ils sont les moyens de l’égalité. C’est une France de l’émancipation de l’Homme, qui s’engage pour les libertés, notre bien commun, et pour ne pas laisser confisquer la démocratie par un pouvoir sans limites. C’est une France qui défend sa langue. C’est une France qui assume sa diversité, s’attaque enfin aux discriminations et aux obstacles qui barrent l’accès aux entreprises ou aux responsabilités publiques. C’est une France du XXIème siècle, profondément européenne, qui puise sa force dans le respect de cet héritage républicain.

Faire vivre l’identité de la France et l’originalité de son modèle est au cœur des préoccupations du Parti socialiste. Depuis septembre, les socialistes ont engagé un dialogue direct avec les Français dans le cadre du tour de France du projet, lors d’étapes qui permettent à des citoyens de toutes les origines et de toutes les histoires d’affirmer une identité commune. Les Français ne doutent pas de leur identité, ils nous demandent surtout de la défendre et d’y être fidèles.

Fidèles à notre histoire, nous revendiquons une vision civique et républicaine de la nation, et non pas ethnique ou particulariste qui laisserait l’identité s’enfermer dans des critères d’appartenance et donc d’exclusion. C’est cette approche, inhérente à l’existence d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, qui est contraire à l’identité de la France et à son génie.

Alors que par ses discours et sa politique, la droite attaque les piliers de la République, les socialistes portent aujourd’hui l’identité de la France. »

 

 

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