En cette fin de matinée, l'agenda des manifestations est dense : en un peu moins de deux heures, il me faut être aux cimetières du Crétinier et du Centre pour la commémoration du cessez-le-feu en Algérie, puis passer par le musée où le journaliste Jean-Noël Cogghe présente son dernier livre consacré à la Résistance dans la région – et dans une large mesure à Wattrelos – durant la Seconde guerre mondiale, puis recevoir en mairie de jeunes élèves allemands venus de notre ville jumelle de Köthen, en résidence à Wattrelos dans le cadre d'un échange scolaire avec la cité scolaire Zola.
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Elus et représentants des sociétés patriotiques – au premier rang desquelles figure bien entendu la Fédération nationale des anciens combattants d'Algérie, Maroc et Tunisie, et son responsable André Marchal – nous nous recueillons d'abord, donc, avec respect et dignité, devant les monuments aux morts de nos cimetières, aux pieds desquels je dépose solennellement une gerbe de fleurs. Le 19 mars 1962, à midi, prenait donc fin officiellement un conflit qui, longtemps, n'a pas voulu dire son nom – les fameux événements d'Algérie – mais qui était bel et bien une guerre, pour laquelle sont tombés bien des enfants de Wattrelos, et que seule la loi de 1999 (que je m'honore d'avoir votée) a appelée guerre.
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Voyage dans le temps, voyage dans notre Histoire pas si lointaine, comme l'est la Seconde guerre mondiale évoquée au même moment, à quelques centaines de mètres à peine du cimetière du Centre, par Jean-Noël Cogghe, auteur d'un livre qu'il présente au musée des arts et traditions populaires, livre intitulé : Justes, un réseau. Je passe le saluer et écouter une partie de son exposé – une partie seulement car l'homme est intarissable ! Il s'agit d'un livre « de vulgarisation » comme le dit son auteur, un livre de témoignages et de références pour donner envie d'approfondir le sujet : la Résistance à Wattrelos et dans l'agglomération. Jean-Noël ose le parallèle : ces résistants à l'occupant allemand, ces justes, étaient un peu comme de jeunes membres d'un groupe de rock (ce milieu qu'il connaît bien), idéalistes, cherchant à abattre les difficultés pour pouvoir atteindre la lumière. « Les résistants sont des gens révoltés... comme le sont les artistes ! » De la part d'un historien du rock et d'un homme d'audaces comme l'est Jean-Noël, puis-je vraiment être surpris ? D'anecdotes en anecdotes, de digressions en digressions, le propos englobe d'étonnants acteurs : Picasso, Prévert, Montand... Non, ceux-là ne furent pas Wattrelosiens mais des connaissances de connaissances qui, en déroulant le fil de la bobine, nous ramènent à notre passionnant sujet.
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Mais déjà il me faut partir car en mairie m'attend une autre visite, celle d'élèves du Ludwigsgymnasium de Köthen, notre jumelle allemande, venus passer quelques jours avec des lycéens de Zola. Avec Köthen, nous entretenons des relations fécondes (nos deux villes se ressemblent : industrielles, elles ont souffert et veulent s'en sortir ; elles développent en outre le même goût pour l'art, la musique... et la jeunesse !). Je le dis à mes jeunes hôtes : cette réception n'est sans doute pas l'étape la plus amusante de leur séjour mais elle est importante car elle marque l'attachement de notre Municipalité à ce jumelage et à la jeunesse, jeunesse européenne, jeunesse universelle car elle n'a pas de frontière. Du reste, qui peut distinguer les jeunes Allemands des jeunes Français dans la salle ? Ce jumelage est aussi important car nous voulons continuer à faire vivre l'enseignement de la langue allemande dans nos établissements scolaires wattrelosiens. La construction européenne repose en effet sur l'axe franco-allemand, la maîtrise de la langue est essentielle pour nos deux pays et, si depuis 20 ans, le nombre d'élèves qui étudient l'allemand est en baisse, je trouve ça bien dommage. En faisant vivre des échanges scolaires de qualité, nous voulons redonner foi à la pratique de cette langue dans nos collèges et lycées. En attendant, willkomen, amis de Köthen et bon séjour dans notre bonne ville de Wattrelos !

Cet après-midi, je me sens
jeunot...
En participant à cette fête de la Rose,
je ressens de la fierté. Celle de faire partie d'une municipalité qui, certes n'a pas la tâche facile, mais qui sait faire des choix et de bons choix grâce au sens de l'engagement de ses membres.
Militants, mais aussi élus, ils gèrent notre ville de tout leur cœur et avec la passion de leur engagement. Ils sont dans la salle bien sûr. Je salue en particulier mon copain et premier adjoint
honoraire Jean Destaerke ; mais aussi Edith Marchal, de retour parmi nous après des ennuis de santé. Bien sûr, j'ai une pensée appuyée et émue pour mon adjoint à la proximité Bernard Van Marcke
et, même si elle n'est pas socialiste, mon adjointe au Nouvel Age, Marie José Dens, qui luttent actuellement contre la maladie.

Ce midi, je suis aux côtés de Mehdi Masrour
et de Marie-Christine Ringotte pour leur affirmer mon soutien clair, ferme et déterminé à dix jours du premier tour des élections cantonales (20 mars).
Drôle d'expression que j'improvise
cet après-midi, mais qui synthétise les trois parties de mon propos de clôture de l'inauguration de notre 41e Salon des Artistes de Wattrelos !

Ce soir, je reçois avec
mon adjoint Robert Bédart les représentants des associations qui ont participé à la fête qui leur était dédiée, au début du mois, salle Salengro. Un bien beau week-end offert aux Wattrelosiens,
et même si je sais que son organisation a demandé bien des efforts, je sais que tous se sont fait plaisir en faisant plaisir, tous ont adoré expliquer aux visiteurs qu'il est utile de donner de
son temps pour servir les autres et ainsi aider à renforcer le lien social.
centre communal d'action sociale qui aide les plus démunis. Suite à l'incendie dramatique ayant ravagé l'entrepôt roubaisien du Secours Populaire, j'avais plutôt proposé que
cette cagnotte soit reversée au Secours Populaire. « Banco! » m'a aussitôt répondu Claude, qui a eu l'élégance d'arrondir la somme récoltée (854 euros), en accord avec les membres de
son club du Touquet Saint-Gérard, à 1 000 euros ! Vous imaginez ma fierté de pouvoir compter sur de pareils bénévoles et d'être au côté de Claude qui remet le chèque au représentant du Secours
Populaire, Sylvain Ciofini !