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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 16:52

Après la séance de nuit qui a terminé la discussion générale, ce matin commence l'examen des articles et donc des amendements. La bataille sera rude sur la réforme de la taxe professionnelle (article 2), sur laquelle nous commençons la discussion.

 

Avec mes collègues commissaires socialistes aux finances, j'ai cosigné plusieurs dizaines d'amendements que notre groupe a déposé, et que nous défendrons tout au long des débats. Ils concernent notamment :

 

Ø                  l'impôt sur les ménages, pour rétablir plus de justice fiscale : suppression du bouclier fiscal, des exonérations sur les droits de succession, ou de l'abaissement du taux de TVA dans la restauration ; abaissement du plafond des niches fiscales ; création d'un nouvelle tranche d'impôt sur le revenu pour les revenus élevés ;

 

Ø                  l'impôt sur les sociétés, en soutenant les PME innovantes mais en taxant les profits pétroliers, et surtout en créant une taxe additionnelle de 10 % sur les bénéfices retrouvés des banques (adoptée en commission !) ;

 

Ø                  la taxe carbone, pour chercher à supprimer le projet gouvernemental, ou au moins modifier la redistribution de la taxe ;

 

Ø                  la consommation des ménages, pour la soutenir : baisse de TVA, ou augmentation de la prime pour l'emploi ;

 

Ø                  les ressources des collectivités locales : majoration de la dotation globale de fonctionnement ; suppression des articles qui gèlent ou diminuent les autres dotations ;

 

Ø                  la réforme de la taxe professionnelle : suppression de la réforme ; modifications des affectations de la cotisation complémentaire, ou en revoyant le barème de celle-ci ; suppression du ticket modérateur payé par les collectivités et relèvement  du taux de plafonnement...

 

A côté de ceux-là, j'ai présenté dix-sept amendements qui visent en particulier à : réduire de 75 à 73 ans l'âge pour le bénéfice de la demi-part réservée aux anciens combattants ; faire évaluer positivement le fonds de garantie individuelle pour éviter l'étranglement des collectivités locales ou indexer la DGF ; plafonner la taxe foncière des veuves ; améliorer mon amendement de l'an dernier sur la taxe d'habitation des logements en friches industrielles (dit lofts à Roubaix) dont j'ai personnellement entretenu le ministre du Budget ; revaloriser la retraite du combattant ; supprimer la nouvelle fiscalisation des indemnités de départ à la retraite ; limiter les effets des avis à tiers détenteur...

 

Le débat dira la conclusion de tous ces sujets. Bien sûr, l'opposition n'est pas majoritaire, et dès lors, nos amendements paraissent condamnés d'avance à l'échec. Mais les tensions dans la majorité et les présences (aléatoires) des députés de droite dans l'hémicycle, les positions spécifiques du Nouveau Centre, et les votes des non-inscrits, rendent incertains les votes. En commission des finances, je l'ai déjà dit, des surprises ont eu lieu et des dispositions gouvernementales ont été battues. En séance aussi cela peut arriver ; cela va arriver... Et si, face aux projets déraisonnables du Gouvernement, la raison devenait majoritaire dans l'hémicycle ?

 

 

 

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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 23:03

Ce midi, je rencontre Jean-Pierre JOUYET, président de l'Autorité des marchés financiers, pour évoquer avec lui la régulation des activités financières.

 

D'après lui, au niveau mondial, depuis la crise, des choses positives se sont produites.

 

Les organes politiques, le G20, qui se réunit plus régulièrement, l'institution du Conseil de la stabilité financière qui coordonne l'activité de l'ensemble des régulateurs, auxquels s'ajoutent les moyens du FMI, tout cela va dans le bon sens.

 

Depuis un an, les différents pays s'orientent vers une simplification des systèmes de régulation (ex : Conseil européen des risques systémiques avec, à côté, des agences spécialisées pour la régulation bancaire, des assurances et des marchés). Rappelons qu'il y a aujourd'hui 67 régulateurs européens.

 

J.P. Jouyet insiste sur le défi de la prévention et de la détection des risques.

 

Il y a eu externalisation des risques du système financier : les règles prudentielles vont maintenant conduire les institutions financières à garder leurs risques.

 

Il faut mieux capitaliser le système financier mais il y a désaccord sur les modalités : sur les activités de marché et de crédit, où faut-il produire l'évolution de fonds propres selon les risques (davantage sur les articles de marché que de crédit, ou l'inverse) ?

 

L'économie en Europe est financée aux 2/3 par le crédit. Aux Etats-Unis, c'est par le marché pour les 2/3 !

 

Et donc en Europe, si on renchérit la capitalisation sur l'activité de crédit, on renchérit le coût du crédit. Pas aux Etats-Unis. La régulation ne peut donc pas être la même des deux côtés de l'Atlantique.

 

Enfin, J.P. Jouyet, dit avoir découvert dans ses diverses fonctions qu'il n'y a pas de marché vraiment organisé. Il y a une opacité très grande. La moitié des transactions au niveau international ne sont pas rapportées à des régulateurs !

 

Où va-t-on organiser les marchés ? Où va-t-on créer des chambres de compensation ? Il est essentiel, si l'on veut que la zone euro vive, qu'il y ait une chambre de compensation sur la zone euro. C'est la BCE qui fera la liquidité. C'est la condition pour garder de l'influence sur la planète financière.

 

Que fera-t-on demain avec les nouveaux marchés ? Il y aura bientôt un marché du CO2. Il y a ceux des matières premières, ceux de l'alimentaire... C'est le développement durable de demain ! Les marchés sont à court terme, et ce sera un défi de bâtir ces régulations.

 

Président de l'Autorité des marchés financiers, J.P. Jouyet est dans son rôle, celui de concilier la protection de l'épargne et des épargnants, et les obligations de compétitivité.

 

 

 

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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 08:11

Ce matin, la Commission des finances examinait pour avis le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010. J'y étais.

 

Au terme de cet examen, elle a rendu un avis négatif : des voix de droite ont rejoint celles des socialistes pour voter un avis négatif contre ce projet qui est une honte absolue. Il laisse en effet filer les déficits sans apporter de solutions et, qui plus est, ne répond pas aux problèmes de l’accès aux soins ni au financement des retraites.

 

La rapporteure pour cet avis, la députée UMP Marie Anne Montchamp, s’est abstenue avec beaucoup de courage. Il faut la saluer dans cette période où les députés de la majorité sont muselés par leur président de groupe et par l'Elysée.

 

Les députés du groupe socialiste, radical et citoyen voient dans ce vote négatif une confirmation des critiques qu’ils ont émises sur ce projet.

 

Rappelons que le déficit atteindra un niveau inégalé de 33,6 milliards pour 2010, et que le projet ne permet pas d’assurer le financement à moyen terme de la Sécurité sociale dont les besoins de trésorerie atteindront 61,6 milliards fin 2010.

 

Pour cela le Gouvernement prévoit de recourir à l’émission de billets de trésorerie sur les places financières européennes ! Il ferait financer ces émissions à 30 milliards par la Caisse des dépôts et l'Etat souscrirait une autre partie des billets de trésorerie ; on est en pleine absurdie : l'Etat souscrit des titres de sa propre dette... fût-elle celle de la Sécu !

 

Avec mes collègues socialistes, je me félicite de cet avis négatif, alors que ce Gouvernement s’accroche à son bouclier fiscal pour les plus riches et ne fait rien pour préserver notre système de protection sociale, hormis des mesures insuffisantes et injustes comme les franchises médicales ou la hausse du forfait hospitalier.

 

 

 

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /2009 17:10

Ce soir, à l'Assemblée, commence l'examen de la 1ère partie de la loi de finances pour 2010. Au menu des heures et jours qui viennent, tout ce qui touche à la fiscalité, avec notamment deux énormes réformes : celle de la taxe professionnelle (art. 2) ; la création de la taxe carbone (art. 5). L'Assemblée va siéger jusqu'à samedi. Au prix, pour nous, commissaires socialistes aux finances, de séances de nuit (comme ce soir, à partir de 21 h 30), jusqu'à 1 heure du matin, de séances de matinée (de 9 h à 13 h) et du soir (de 15 h à 20 h).

 

Le groupe socialiste me demande de faire l'explication de vote du groupe sur la motion de rejet préalable défendue à la tribune par mon collègue et ami, député du Lot, Jérôme Cahuzac. Alors je dénonce un projet de loi de finances à qui l'injustice est consubstantielle.

 

Car l'injustice est partout dans ce projet de budget pour 2010 !

 

Injustice pour les générations futures quand on voit l'Etat s'enfoncer, année après année, dans les déficits. La réalité des chiffres est là. Dure, brutale, abyssale : 145 Mds € de déficit en 2009, 116 annoncés en 2010, auxquels s'ajoutent plus de 30 Mds € de déficit de la Sécurité sociale.

 

C'est du jamais vu : en trésorerie, le Gouvernement emprunte à court terme autant que ce qu'il dépense ! La crise de liquidités est à tout instant possible ! La spirale du surendettement est enclenchée... Pour satisfaire ses cadeaux fiscaux aux plus riches et aux entreprises, le Gouvernement est cigale. Mais les Français doivent le savoir : ces cadeaux, les dépenses d'aujourd'hui cachent les impôts de demain, des impôts qui seront à la taille des déficits d'aujourd'hui, donc lourds, des impôts qui seront indirects, donc injustes !

 

Injustice aussi lorsque le Gouvernement détruit des emplois publics. Ceux de l'Etat en tout premier lieu. 100 000 emplois publics supprimés depuis 2007 ; le premier plan social en France, c'est le Gouvernement et sa majorité qui le conduisent : 33 000 suppressions en 2010, dont 16 000 enseignants en moins, et même 3 500 policiers supprimés !

 

Injustice encore et surtout par les mesures fiscales de ce projet de budget.

   

D'abord parce que sont gonflés les cadeaux aux entreprises et à leur profitabilité au détriment de finances publiques qui sont déjà exsangues. Aux 2,4 Mds € de baisse de la TVA restauration, sont ajoutés les 12 Mds € pour la suppression de la taxe professionnelle, et même 700 millions € pour la baisse de l'imposition forfaitaire annuelle ! En matière d'impôts, les ménages paient, les entreprises s'allègent.

 

Injustice surtout lorsque ce projet de budget ne revient pas sur le bouclier fiscal, celui-là même qu'un collègue de la majorité la semaine dernière qualifiait de « super niche fiscale », et dont un autre reconnaissait que « le bouclier fiscal, c'est le paradis fiscal à domicile ! ». Oui, avec ce bouclier fiscal, le Gouvernement a fait de notre pays un lieu de détaxation pour les revenus les plus élevés, où dans certains quartiers, des contribuables aisés reçoivent de l'administration fiscale des chèques de plus de 150 000 € !

 

Face aux déficits, et alors même que les recettes fiscales s'effondrent, est-ce tolérable ? Non ! Est-ce juste ? Franchement, non !

 

Pourtant, la déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, en son article XIII, énonce que « pour l'entretien de la force publique et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ». Et cet article poursuit : « Elle doit être également répartie entre tous les citoyens en raison de leurs facultés ». Cette déclaration est reprise, solennellement dit même le texte, dans le préambule de la constitution de 1958. Elle s'impose donc à tous et devrait s'imposer à ce gouvernement qui pourtant lui tourne le dos.

 

Ce budget est injuste. Il fait de l'injustice, une ligne politique ; il fait de l'injustice l'alpha et l'oméga de la politique économique et sociale menée. Voilà pourquoi il doit être sanctionné. C'est pourquoi, j'ai annoncé que le groupe socialiste, radical et citoyen votera avec conviction la motion de rejet préalable.

 

 

 

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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 18:14

Ah, dites donc, je me tiens encore les côtes en revoyant la troupe patoisante Les Copés in Deux faire son numéro, dans le salon d’honneur de l’Hôtel de ville, à l’occasion du lancement officiel de la Semaine Bleue cet après-midi à Wattrelos !

 

Elle a une telle capacité à exprimer Wattrelos (la façon de se causer, l’humour, les images qu’elle fait naître et l’histoire de notre population) que c’est un bonheur d’assister à ses représentations. Personnellement, je ne suis pas près d’oublier ces Stars Sisters dont le coffre ferait pâlir la Castafiore elle-même ! Et je ne vous parle pas de leurs mollets ! Comme nos patoisants le diraient : « In n’da pris plein les z’y… et les z’orel’s » !

 

Quoi de mieux en fin de compte pour lancer, en toute convivialité, une Semaine Bleue que nous voulons joyeuse, distrayante et surtout, à mille lieux des petits et des grands soucis de la vie ? D’ailleurs, le généreux ciel bleu qui s’étale au dehors, en ce samedi après-midi, me semble augurer d’excellents présages pour la réussite de cette semaine d’animations.

 

Une semaine qui n’est d’ailleurs pas tellement spécifique tant le service municipal de l’action gérontologique, structuré au cours du mandat précédent, œuvre toute l’année au service de nos jeunes gens du Nouvel Age, comme je les ai baptisés. Avec cet objectif fondamental : rompre l’isolement qui peut faire souffrir selon que l’on soit géographiquement éloigné de ses proches, que l’on se sente seul (même au beau milieu d’un immeuble collectif !), que l’on n’ose pas rejoindre un club ou une association par crainte d’aller au devant des autres…

 

Nous nous efforçons de combattre cela ; c’est le cœur même de notre projet politique, de notre projet de société à Wattrelos : que personne ne soit laissé sur le bord du chemin.

 

En ce sens, je me réjouis que vienne de paraître un nouveau journal, L’gazette des aînés, un maillon de liaison de plus dans la grande chaîne de la communication qui lie nos aînés. Même que cela me rappelle mes années de collège, lorsque j’étais en charge du journal de l’établissement ! Je sais que c’est un vrai boulot qui nécessite de la rigueur mais aussi de l’audace pour se livrer, communiquer ses émotions, et je me réjouis que le premier numéro de cette gazette ait pu voir le jour en cet automne 2009 !

 

Je souligne également que pour nos aînés, ces prochains moins, ouvrira le domaine de la Roselière à Beaulieu, nouveau foyer-logement du quartier pour la construction duquel la venue d’un ministre (Borloo) a été nécessaire car l’Etat n’en voyait a priori pas l’utilité ( !). Tandis que deux nouveaux bâtiments devraient sortir de terre au centre hospitalier : la nouvelle résidence Saphir, ainsi qu’une unité de lits de soins de suite pour les séjours d’une durée moyenne.

 

On le voit : Wattrelos bouge, Wattrelos change et continue d’évoluer pour ses aînés. Ils ont droit au meilleur car, comme cela a été chanté (par l’bieau Jacques !) lors de ce lancement officiel, Wattrelos est leur trésor… dont ils sont parmi les plus beaux saphirs.

 

 

 

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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 15:35

C’est la journée du bleu : avant de lancer officiellement la Semaine Bleue cet après-midi à l’Hôtel de ville (article ci-dessus), je suis présent ce matin – de retour de ma permanence parlementaire à Croix – à l’assemblée générale de la section départementale de l’ordre national du Mérite à Wattrelos, le fameux ruban bleu qui figure parmi les plus prestigieuses décorations françaises.

 

Wattrelos compte en effet quelques titulaires de cette récompense pour mérites distingués, des chevaliers mais aussi des officiers – élus, enseignants, médecins, responsables associatifs – et il était bien naturel qu’elle accueillît cette réunion à laquelle avait prévu de se joindre le sous-préfet de Valenciennes, Marc Burgh, que j’ai bien sûr salué, de même que le secrétaire du comité local de Cambrai, Jacques Verbrouck, à qui l’on remet ce matin une distinction rare, exceptionnelle : la grande médaille d’honneur de l’ordre national du Mérite (ph. ci-dessus).

 

A peine le temps de passer par la bibliothèque pour féliciter les participants et les lauréats d’un concours de nouvelles littéraires (article ci-dessous), et me voici de retour pour la conclusion de cette assemblée générale : je crois que, comme elle en est coutumière, Wattrelos a su dignement accueillir ces représentants du Mérite que la République a un jour reconnu comme étant parmi ses citoyens les plus… méritants !

 

 

 

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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 15:32

Frontières invisibles, tel était le thème du concours de nouvelles littéraires organisé conjointement pour la troisième fois par les bibliothèques de Wattrelos et de Mouscron. Concours international donc !

 

Ce midi, je suis présent dans la salle d’exposition de la bibliothèque multimédia de Wattrelos pour remettre les prix aux lauréats et bien entendu féliciter tous les participants. Car j’avoue qu’en première lecture, le thème Frontières invisibles ne m’a pas parlé. Mais bien vite, le petit-fils de douanier que je suis s’est ressaisi en repensant aux scènes de fraudes dont les récits ont peuplé les jeunes années – à Wattrelos, le passage clandestin de produits depuis la Belgique était un véritable sport local !

 

Et puis les frontières sont tombées. Celles des pays de notre union européenne. Mais d’autres sont restées, moins visibles, plus infranchissables parfois. Certaines sont protectrices ; d’autres porteuses d’exclusion : frontières entre catégories socio-professionnelles, entre quartiers, entre valides et handicapés…

 

Finalement, il y avait tant à écrire sur ce thème ! Alors je félicite les 37 auteurs de textes qui sont parvenus au jury – dont cinq auteurs Wattrelosiens… dont la jeune Justine, 13 ans ! – lesquels ont fait preuve d’une belle imagination pour s’approprier le sujet, entre inquiétudes et espérances car les frontières à abolir sont hélas innombrables.

 

Ah, si tous les gars du monde…

 

 

 

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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 23:07

Et ce n’est pas illégitime tant l’histoire de la brasserie – mieux connue sous son ancien nom, le fameux acronyme GBM, Grande Brasserie Moderne – est liée au destin de nombreux Wattrelosiens qui y ont travaillé… ou qui en ont été clients !

 

Comme la fameuse horloge qui a donné son nom au célèbre couloir de La Lainière de Roubaix, une capsule géante de Terken a trouvé sa place au musée des arts et traditions populaires de Wattrelos. Une capsule ? Bien davantage : un bar, une pompe à bière, une étagère remplie où se côtoient verres, étiquettes, bouteilles… De quoi constituer une scène nouvelle de notre musée grâce au don d’un collectionneur passionné, voisin de la brasserie : Pierre-Alexandre Croigny (ph. ci-dessus, tenant le ruban avec moi).

 

Honnêtement, je ne pensais pas qu’il possédait autant d’objets. Alors, lorsque l’on m’a proposé l’idée de tout entreposer au musée de Wattrelos, je n’ai pas hésité une seconde ! Et ce soir, je suis fier d’inaugurer ce nouvel espace, entouré de visages qui me sont connus : les Terken, ces salariés aux côtés desquels je me suis battu en qualité de député en 2001 pour sauver l’entreprise, fût-ce sans succès.

 

A l’époque, ils ont livré un beau combat qui fait aujourd’hui encore honneur au monde ouvrier, et je le leur dis, me rappelant également l’épreuve personnelle subie lorsque le repreneur de l’entreprise m’avait traduit en justice pour propos diffamatoires à son endroit ! Le juge a estimé qu’ils ne l’étaient pas, et avait même condamné le repreneur à me verser des dommages et intérêts… que j’avais moi-même reversé à l’association des Amis de Terken !

 

Tout cela, ce sont des émotions, des souvenirs forts qui me lient aux Terken. Leur brasserie, qui sera bientôt reconvertie, c’est une partie de notre patrimoine. Comme le sont ces camions et chauffeurs en tenue bleue qui ont, tant et tant d’années, livré caisses de bières ou de limonades dans tant et tant de rues et de maisons de nos villes, de Roubaix, de Wattrelos et de bien d’autres.

 

On ne pouvait pas trouver meilleur lieu que notre musée des arts et traditions populaires pour en perpétuer le souvenir.

 

 

 

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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 17:13

Le temps passe, les hommes aussi, mais il en est qui restent en nous, avec nous ; ce sont un peu nos Immortels à nous : nos Académiciens de l'art.

 

C’est le cas de Michel Couillet, le président perpétuel de l’Atelier des Arts, comme je l’avais surnommé – l’expression est restée – décédé au début de l’année quelques jours avant le Salon des Artistes de Wattrelos dont il était l’un des fondateurs. Cet après-midi, je suis présent au côté de son épouse, Léonie, pour dévoiler une plaque scellée à l’entrée de l’Atelier des Arts : cet atelier porte désormais le nom de salle Michel Couillet.

 

C’est un bel hommage, légitime de l’aveu de tous. Il était l’un des trois mousquetaires de l’Atelier – avec ses amis sculpteurs Edouard Gruszczinski et Raymond Droulez, hélas disparus eux aussi – auxquels on peut ajouter Jean Duponchel, Lucette Callenaert et Félix Radola, véritables gardes de l’amour de l’art et de la convivialité entre artistes.

 

Entouré du président Claude Sauvage, qui a repris le flambeau, de nombreux représentants de l’Atelier qui compte à présent une centaine d’adhérents, je sens beaucoup d’émotion et de respect pour la mémoire de cet homme discret, attentif, généreux, parfois bougon parce qu’il était exigeant mais toujours talentueux pour faire œuvre de pédagogie, transmettre le goût, l’envie de l’art. Il avait toujours l'envie de donner l'envie de l'art !

 

Je suis fier de l’avoir connu et je suis fidèle au rendez-vous de notre amitié. Il est logique, naturel que les artistes se réunissent désormais dans la salle Michel Couillet ; ce nom honore notre ville.

 

 

 

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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 16:43

Après mon passage par l’école Voltaire ce matin (voir ci-dessous) et un passage par la réunion de l’exécutif de la Communauté urbaine à Lille, me voici de retour à Wattrelos pour la pose d’une première pierre chargée de symbole : celle du bâtiment construit par la société Goodman (déjà auteur du bâtiment Promod dans le parc du Beck) pour le compte d’une autre société, DSV Solutions (qui en sera locataire), dans la zone industrielle de la Martinoire.

 

C’est un symbole car cette première pierre est une pierre de plus dans le redéveloppement économique de la commune, et quelle pierre ! Les anciens bâtiments de Frans Maas s’apprêtent à disparaître pour laisser place à 42 000 m2 de plate-forme logistique et 800 m2 de bureaux construits en deux phases : la première consiste à créer un premier bâtiment (en cours d’édification) derrière Frans Maas, lequel devrait être livré en mars prochain ; la seconde à démolir les anciens locaux de Frans Maas pour reconstruire un deuxième bâtiment dont l’achèvement est prévu un an plus tard, au printemps 2011.

 

Malgré l’averse qui tombe et le vent froid, c’est une belle journée pour Wattrelos. Pour trois raisons.

 

La première, c’est qu’après avoir connu le déclin de ses industries traditionnelles, après avoir perdu deux fois 1 000 habitants dans les années 80 et 90, après avoir été violemment attaquée par ce cancer social qu’est le chômage, notre ville refait surface depuis le début de la décennie. Les équipes municipales que j’ai eu l’honneur d’animer n’ont eu de cesse, en effet, de refaire et d’ouvrir des routes, des parcs d’activités, d’aider à la reconversion de friches industrielles, d’accompagner des projets d’entreprises afin de réenclencher un cycle vertueux de redéveloppement. Se résigner, se plier à la fatalité aurait été trop facile ; nous avons lutté contre cela et fait valoir nos atouts en matière économique et… géographique. Car avec le giratoire des Couteaux dont les travaux doivent s’achever mi-2010 et ceux de la liaison Habitat-Travail qui doivent s’engager, c’est une bien meilleure fluidité du trafic qui va s’offrir aux entrepreneurs, et notamment aux transporteurs comme DSV.

 

La deuxième raison pour laquelle Wattrelos peut se réjouir, c’est que c’est une grande implantation d’un grand groupe. C’est le plus gros investissement immobilier à Wattrelos depuis plusieurs décennies… et même dans toute l’agglomération roubaisienne, voire la métropole. C’est une implantation aussi importante en surface qu’en volume financier, et notre ville peut s’enorgueillir du fait que DSV Solutions France possèdera chez elle son siège social, c’est-à-dire la vitrine du groupe.

 

La troisième raison, c’est bien sûr l’emploi direct induit par cette installation d’envergure. Il faut en effet se tenir prêt car quand la conjoncture se rétablira, les logisticiens seront au premier rang de la création d’emplois… et mon vœu le plus cher est que les Wattrelosiens puissent être embauchés en priorité quand le besoin en main d’œuvre se fera sentir : je le dis aux dirigeants de DSV qui m’entourent et j’insiste sur ce point. D’autant que les statistiques montrent que dans notre région tout particulièrement, ce secteur crée de la richesse et des emplois. Il faut en tirer les conséquences ; renoncer à cette évidence serait une erreur dramatique ! Mais cette implantation de DSV est surtout précieuse parce qu’elle est géographiquement pertinente, cohérente : à deux pas de là se trouve La Redoute, son premier client, qui est également le premier pourvoyeur d’emplois à Wattrelos et dont il faut tout faire pour consolider l’activité et faciliter le développement !

 

Néanmoins, je ne serais pas complet dans mon propos si je n’étais pas également le porte-parole des habitants de ma ville, plus précisément les riverains dont les habitations se situent à proximité du chantier. Je sais que des efforts ont été consentis pour trouver d’autres voies de circulation pour les camions et les engins de chantier et que le dialogue entre l’entreprise et les riverains a été constructif sur ce point. Mais j’insiste également sur le fait que tout doit être entrepris pour réduire les nuisances (bruit du concassage, des alarmes de recul des véhicules, poussière…). Je suis aussi le gardien des intérêts des Wattrelosiens voisins de ce chantier – dont je comprends qu’il doive être mené sans prendre de retard – et j’entends que la seconde phase de travaux qui doit s’engager soit moins pénible pour ceux qui en supportent le rythme à proximité.

 

Ce message étant passé, Wattrelos est très fière et très heureuse de cette implantation : c’est une bonne nouvelle de plus pour son présent et son avenir économique !

 

 

 

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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 16:37

Ce matin, je passe bien volontiers à l’école Voltaire à l’heure du petit-déjeuner car on y sert précisément des petits-déjeuners inspirés des cultures culinaires de différents pays.

 

Ce projet pédagogique a été élaboré dans le cadre de la semaine du goût qui se tient en ce moment, et j’apprécie avec gourmandise – gourmandise contenue car ce petit-déjeuner s’adresse avant tout aux enfants ; en ce qui me concerne, je me contente d’un café… - l’invitation qui m’a été faite par l’équipe pédagogique du groupe scolaire réunie autour de la directrice Juliette Kéraudy.

 

Le ballet de ces enfants munis de leur plateau, passant de stand en stand, est très sympa : ici, on se sert en tiramisu (maison !) direct d’Italie, en confiture d’airelles, en muffins, en salade de fruits ; là en pain, en blinis ou en pirojski qui semblent tout droit arriver de Russie. Bien sûr, c’est le stand France qui est le plus large ! Et le plus épatant, c’est que ce sont les enfants des six classes de l’école, maternelle et élémentaire confondues, qui ont confectionné tout cela hier !

 

Croyez-moi : ils se sont régalés… et moi aussi, d’avoir débuté ma journée par ce très chouette premier rendez-vous.

 

 

 

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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 22:16

On l'a compris au vu des échos de presse ces dernières semaines : le projet de loi de finances pour 2010, avec ses réformes, ne fait pas l'unanimité à droite, et bien des députés ont des états d'âme. Il n'a pas fallu longtemps, ce soir, à la commission des finances pour que nous nous en apercevions.

 

Dès l'article 2, qui réforme la taxe professionnelle, la bronca est lancée : Gilles CARREZ, le rapporteur général du budget (UMP) a réécrit la totalité de l'article... et dépose un amendement qui doit sans doute être le plus long de toute l'histoire parlementaire (105 pages !). Exit le texte du gouvernement, et la réforme de la TP est profondément déjà modifiée.

 

Tous les problèmes que posent cette réforme ne sont pas pour autant résolus (même si le texte de G.. Carrez est plus satisfaisant, du point de vue des élus locaux) car le rapporteur général du budget le reconnaît : il n'a pas de simulations sur les conséquences de cette pourtant très lourde réforme fiscale ! Comment cela va se passer pour les entreprises, et les collectivités locales ? On n'en sait rien encore. Le saura-t-on avant la séance publique ? Rien n'est moins sûr. Tout le monde est effaré dans la salle, et bien des députés de droite lèvent les yeux au ciel... et manifestent un trouble réel. A mots couverts, certains pensent qu'ils font une grosse c... : nous, on le dit publiquement !

 

A l'article 3, incident de séance : c'est la refonte des ressources des chambres de commerce. Après un débat houleux, au moment du vote, c'est la surprise : il y a une très large majorité de contre ! L'article 3 disparaît du projet de loi de finances...

 

Après l'article 4, notre président de la commission, Didier MIGAUD (PS), propose un amendement qui crée une taxe additionnelle de 10 % à l'impôt sur les sociétés payé par les banques. Ce serait justice, vu la situation des finances publiques et le retour des banques aux bénéfices ! Or, c'est bien l'Etat qui, lors de la crise bancaire de l'automne 2008, a joué le rôle d'assureur de dernier ressort : il est normal qu'il reçoive maintenant la contrepartie de ce soutien exceptionnel.

 

L'argent des contribuables a sauvé les banques françaises. Maintenant qu'elles vont mieux, il n'est pas déraisonnable qu'une part de leurs bénéfices retrouvés soit prélevée !

 

Un trouble s'installe dans les rangs des députés de droite. Certains sous-amendent le texte de Didier : la taxe additionnelle sera prélevée en 2010 (sur les bénéfices de 2009). Nous acceptons volontiers. La Gauche est unie, la Droite subit des défections. Résultat du vote : 20 pour, 11 contre. La surtaxe est créée !

 

Et voilà qu'on examine l'article 5 (taxe carbone). Un amendement, identique, est proposé par le Nouveau Centre et le groupe communiste, qui énonce que « l'Etat rétrocède aux collectivités territoriales » une partie de la taxe que celles-ci vont devoir payer au titre des transports publics et du chauffage des établissements. Là encore, le débat est vif. A gauche, nous sommes favorables à ce texte ; et quelques défaillances se produisent à droite (pas les mêmes d'ailleurs que sur l'article précédent) : l'amendement est voté !

 

Cela promet pour le débat en séance publique la semaine prochaine ! Je ne sais pas si le front de la majorité se lézarde mais il est incontestable qu'il y a plus que des états d'âme chez les députés de droite !

 

Côté socialiste, notre mobilisation a payé. De l'opposition utile !

 

 

 

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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 17:23

La gauche parlementaire, ensemble, se mobilise pour demander un référendum sur La Poste.

Toutes les composantes de la gauche parlementaire, Communistes, Socialistes, Verts, Radicaux, Mouvement des citoyens et parti de Gauche se sont en effet rencontrées hier à l’Assemblée nationale autour des présidents des groupes J.-M. Ayrault et J.-C. Sandrier afin de confronter leurs analyses sur les grands dossiers de la rentrée parlementaire et de commencer à définir des réponses communes.

Une initiative conjointe a ainsi été prise ce mercredi avec la signature et le dépôt par les députés et les sénateurs de toute la gauche d’une proposition de loi visant à soumettre l’avenir du statut de La Poste à un référendum d’initiative populaire. La signature de cette proposition commune s’est tenue ce mercredi midi.

Aux côtés de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, et avec mes collègues, j’ai signé cette proposition.

Pour lire le texte, cliquer ici.

 

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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 18:03

Bien sûr qu’il est utile, le jumelage que Wattrelos entretient avec six autres communes d’Europe. Par exemple, celui avec la Hongrie.

 

Régulièrement, des enfants de Wattrelos, des membres de différentes associations vont visiter leurs amis des autres écoles et des autres associations des villes concernées, ou les accueillent pour leur faire découvrir leur cadre de vie : Wattrelos, la région, parfois même au-delà. Utiles, ces échanges le sont humainement, concrètement. C’est comme cela que l’on aime et que l’on conçoit l’Europe ici.

 

Autre dimension que revêt le jumelage : le partage de connaissances entre les services communaux. Car il est toujours intéressant de confronter nos situations, nos problématiques, d’écouter et de comprendre ce qui se fait ailleurs.

C’est précisément pour cette raison que, pour la première fois, des représentants des services techniques de Mohàcs, notre belle jumelle hongroise des rives du Danube, et de Beli Manastir (en Croatie) qui accompagne la délégation sont présents cette semaine à Wattrelos. Le nouveau maire de Beli Manastir qui est également du voyage.

 

Ce matin, je les accueille à l’Hôtel de ville pour leur souhaiter la bienvenue bien sûr, leur présenter leurs accompagnateurs de la semaine – mes ingénieurs et responsables des services techniques, mais aussi quelques uns de mes adjoint(e)s – sans oublier de brosser un rapide tableau de l’évolution économique et démographique de Wattrelos.

 

Je leur dis que, durant les années 80 et 90, notre ville a perdu quelque 2 000 habitants, que des sirènes des usines se sont tues progressivement, que l’on ne construisait plus de logements et que les services publics finissaient par se trouver menacés (fermeture du service chirurgie et de la maternité du centre hospitalier de Wattrelos). Mais depuis une dizaine d’années, cette spirale du déclin est enrayée : nous avons ouvert des parcs d’activités afin que des entreprises – dont des emplois – puissent s’y localiser ; nous avons lancé la reconstruction du quartier de Beaulieu pour 154 millions d’euros sans oublier de planifier d’autres opérations de logements dans les autres quartiers (ce sera bientôt le tour des Villas) ; nous menons un combat en faveur du développement durable et de la protection de notre environnement (à l’instar de la requalification de la friche Kuhlmann que nos invités iront visiter) ; nous faisons tout pour maintenir le plus haut niveau de service public possible (et nous y parvenons notamment dans le domaine scolaire, avec quatre ouvertures de classes dans les écoles lors de la récente rentrée scolaire), ce qui contribue à faire regagner à Wattrelos des habitants et à la rendre plus attractive ; enfin, nous ne baissons pas la garde dans le secteur de la santé, avec un centre hospitalier qui s’enrichira bientôt de trois nouveaux bâtiments (pour les adolescents handicapés, pour la maison de retraite et pour les soins de suite à nos aînés).

 

Face à la crise d’hier et d’aujourd’hui, Wattrelos se bat, veut s’en sortir, avec l’aide de l’intercommunalité dont elle dépend bien sûr. Et je ne doute pas que nos amis hongrois et croates y seront sensibles et attentifs à travers les réunions de travail et les visites qui les attendent.

 

Bienvenue à eux !

 

 

 

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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 11:57

C'est à peine incroyable !

 

Cette année, pour analyser le projet de loi de finances, avant le début des travaux en commission des finances puis en séance publique, les députés n'ont eu que trois jours!

 

Trois jours pour expertiser le budget de la France, pour analyser un budget prévoyant 140 milliards d'euros de déficit !

 

Trois jours pour analyser notamment la suppression de la taxe professionnelle (réforme qui fait plus de 100 pages à elle seule !) et son remplacement par deux nouvelles taxes, et leur impact notamment pour les collectivités locales (privées ainsi d'une part de leurs recettes pour assurer services publics locaux et autres) !

 

Trois jours pour analyser le dispositif de la nouvelle taxe carbone et son coût pour les ménages qui seront les plus touchés ! Sans compter toutes les autres dispositions dites de la première partie, c'est-à-dire les ressources du budget de l'Etat.

 

J'avais préparé 17 amendements sur cette première partie ! En si peu de temps, ce n'est pas rien ! Mais quand j'ai voulu les déposer, après y avoir travaillé tout un week-end, eh bien ils n'ont pas pu être pris en considération et être examinés en commission des finances !

 

Ce n'est pas admissible.

 

Le représentant de la nation que je suis a donc protesté ce matin auprès du président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, pour lui dire combien je déplore la dégradation des conditions du travail des députés. C'est une exigence démocratique que de permettre aux députés d'assurer leur mission de représentants de la nation et de leur permettre de discuter, d'amender et de voter la loi dans des conditions satisfaisantes.

 

Pour lire mon courrier au président de l'Assemblée, cliquer ici.

 

 

 

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