Hier soir, après la
signature de la charte sur la GUP de Beaulieu et l'examen des dossiers de la journée, je me suis mis à écrire la présentation du budget 2010 de la Communauté urbaine et ai continué très tôt ce
matin avant de rejoindre la réunion du Bureau de LMCU.
C'est au conseil de l'après-midi que, premier grand dossier évoqué à l'ordre du jour, je commente le projet de budget 2010 de Lille métropole communauté urbaine. Il s'inscrit dans le prolongement du débat d'orientation budgétaire de décembre dernier.
Le budget sera finalement voté par la seule majorité. Le groupe Métropole communautés unies (majorité présidentielle UMP-Nouveau Centre) a voté contre... alors que nombre de ses élus membres m'avaient dit que c'était un bon budget, surtout par les investissements qu'il permet. A la commission des finances, sous la présidence de Marc-Philippe Daubresse, ils votent pour. Cet après-midi, ils votent contre... Posture politicienne à quelques semaines d'élections sans doute.
Sur le fond, ce budget est à la fois raisonnable et ambitieux. Avec 1 590 millions d'euros de masses globales, ce budget s'est bâti sur des dépenses de fonctionnement très serrées et des dépenses d'équipements qui, à près de 457 millions d'euros inscrites, sont à la fois la contribution de la Communauté urbaine à la reprise économique (fondamentale pour éviter l'hémorragie d'emplois que notre pays connaît) et la réalisation du programme des investissements communautaires.
Deux fois plus d'investissements que sur le mandat précédent, sur des priorités de vie quotidienne (habitat, renouvellement urbain, transports, économie). Et au final un stock de dettes inférieur encore fin 2010 à ce qu'il était il y a deux ans ; toujours inférieur de plus de 450 millions d'euros à ce qu'il était en 2001 !
Alors oui, dans la Majorité, les soutiens exprimés n'ont pas manqué. Si Alain Bernard (Métropole passion commune) estime ainsi que l'équilibre trouvé stimule « une dynamique renouvelée » de notre communauté urbaine, il conclut que ce budget est « un beau bébé ». Et Olivier Henno (Modem), mon voisin, à la tribune, qui dit qu'il votera ce budget car il est « de responsabilité financière », se penche vers moi pour me dire que « c'est un budget strauss-kahnien »... Je prend cela pour un compliment.
Pour lire mon intervention au conseil, cliquez ici.
Pour visualiser la présentation synthétique du conseil, cliquez ici.

Ce vendredi matin, c'est réveil très
(très) tôt car il me faut rédiger et mettre en forme mon intervention pour le débat d'orientations budgétaires pour 2010 de la communauté urbaine de Lille.
du budget, s'agissant de ce débat,
c'est de rappeler le contexte de préparation du budget 2010, de souligner les évolutions spontanées des recettes et des dépenses pour l'an prochain, d'examiner le champ du
possible des revalorisations de recettes que pourrait décider le Conseil de communauté (à ce stade, il ne s'agit pas pour moi de dire au Conseil ce qu'il doit faire ni de présenter une
proposition de l'exécutif, mais seulement d'expliciter aux élus ce qu'ils peuvent décider, là où ils ont des marges de manœuvres, si nécessaire), et les arbitrages qui seront utiles à réaliser
sur les dépenses pour qu'on soit dans les cadres financiers fixés (pour préserver nos équilibres financiers globaux).
Les 1er et 2 octobre, l’AFIGESE (association finances gestion évaluation
des collectivités territoriales), l’association des hauts fonctionnaires de finances et de gestion des collectivités locales tient ses XIVe assises à Lille sur le thème : Le
temps des ruptures, l’heure des choix, et remet ce soir, lors de son dîner de gala, ses quatre prix de l’innovation financière. Il m’a été demandé, en tant que premier vice-président de la
Communauté urbaine de Lille chargé des Finances, de présider cette cérémonie de remise des prix, aux côtés d’Eric Portal, président de l’AFIGESE (cf. photo).
Lors de mon propos introductif, je souligne combien est paradoxale la tâche de ces
gestionnaires de collectivités dont la mission est d’être des gestionnaires rigoureux (pas de déficit possible), efficaces et soumis à une évaluation scrupuleuse de leur gestion, au moment même
où l’Etat vient d’annoncer un déficit colossal pour son propre budget, pour 2009 et 2010, et qu’il emprunte, lui, pour financer son propre fonctionnement courant – ce qui est strictement
interdit, et heureusement d’ailleurs ! – dans les collectivités locales !
Wattrelosiens (photo ci-dessous
: Luigi Camillo, du Conseil municipal des Enfants, et Jonathan, célèbre troupier patoisant de notre bonne cité) qui, dès la sortie du Conseil, ont pu biser Martine Aubry et l’accompagner, en
n’hésitant pas à manier la pelle eux aussi, pour planter un arbre (un charme), symbole de ce nouveau mandat, au Jardin des Géants (en présence de Pierre Mauroy).