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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 21:24
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225px-Flag_of_Greece_svg.jpgUne deuxième loi de Finances Rectificative pour la Grèce.

 

Cet après-midi en commission, et surtout ce soir en séance, a été examinée une loi de finances rectificative pour 2010 (la 2e depuis le début de l'année !) un peu particulière. Elle acte la participation de la France au redressement de la Grèce. Le pays traverse en effet depuis déjà plusieurs semaines une véritable tourmente économique, en raison notamment de la crise financière internationale, laquelle a catalysé et fragilisé une situation interne déjà lourdement affectée par des difficultés structurelles.

 

Parce que nous évoluons dans un contexte où la libéralisation internationale des échanges et des capitaux est exacerbée, et encore trop peu régulée, d'aucuns n'hésitent pas à spéculer pour tirer parti d'un pays en position de faiblesse... Mais s'attaquer à la Grèce, c'est mettre à l'épreuve l'euro et de facto l'Europe en tant que construction politique. Si les marchés jouent, ce n'est pas contre la Grèce, c'est contre la construction européenne, n'en doutons pas.

 

Un plan de soutien de 110 milliards d'euros.

 

Aussi, il était urgent d'enrayer ce mouvement de fragilisation : après trop de temps et de tergiversations (à mon sens), les états membres de la zone euro, la Banque Centrale, la Commission et le FMI se sont accordés sur un plan d'aide à la Grèce.

 

Ce plan de soutien n'est pas une faveur accordée à la Grèce : c'est un dispositif qui, au besoin, peut être activé au bénéfice de tout pays membre de la zone euro.

 

Valable trois ans, ce plan de soutien va permettre à la Grèce de disposer de 110 milliards d'euros, dont 45 milliards dès la première année (le FMI contribuant à hauteur d'un tiers, les deux tiers restant venant des états membres de la zone euro). La France, comme les autres pays membres, se devait de prendre part à ce plan de soutien et de solidarité à l'égard de nos amis grecs : je n'ai pas d'états d'âme sur ce point.

 

Sous la forme de prêts bilatéraux.

 

C'est la solution des prêts bilatéraux accordés par chaque état de la zone euro qui a été retenue, à des taux évidemment inférieurs aux taux auxquels la Grèce emprunte actuellement, soit environ 5 % pour un prêt à taux fixe à 3 ans... même si cet argent prêté à la Grèce sera lui-même emprunté par les états... à un coût bien moindre !

 

Le projet de loi de finances rectificative qui entérine la contribution française prévoit ainsi pour 2010 une aide française à hauteur de 3,9 milliards d'euros.

 

Une austérité assurément critiquable.

 

Si nous avons voté le plan d'aide, mes collègues socialistes et moi-même regrettons que cette solidarité n'ait pas joué plus spontanément, et plus fortement. Le retard pris, les exigences d'ajustements douloureux ne manqueront pas d'avoir des conséquences critiquables, à commencer par le risque de jeter la Grèce dans un sillon de récession extrêmement long :

 

Ø      le schéma d'austérité budgétaire mis en œuvre (réduisant les dépenses et augmentant les impôts) va affaiblir la demande interne : moins de revenus, plus d'impôts, cela veut dire moins de consommation, donc moins d'investissements des entreprises… qui elles-mêmes vont avoir moins de revenus et de salaires : le risque majeur, c'est celui d'un ajustement par la déflation, c'est-à-dire d'une déflation des salaires et des prix ! De fait, la paralysie de la décision des instances européennes plusieurs semaines, outre qu'elle rend le prix de l'intervention financière plus lourd, risque bien d'avoir un coût exorbitant pour les populations ;

 

Ø      l'autre élément inacceptable, c'est le prix de l'intervention que l'on fait payer à la Grèce... et donc aux contribuables grecs, déjà exsangues ! Les prêts des pays d'Europe le sont à un taux de 5 % : c'est ce que cela va rapporter, par exemple, à la France. Sauf qu'actuellement, pour prêter ses plus de 3 milliards d'euros, la France va les emprunter sur les marchés à court terme... à 0,6 % ! Emprunter à 0,6 % pour reprêter à 5 % à plus pauvre que soit, c'est certes lui donner une aide mais c'est surtout lui en faire payer un prix abusif ! L'écart n'est ni moral ni raisonnable : les états prêteurs n'ont pas à se faire de tels profits sur le dos du peuple grec ! Réduire ce taux, ce serait réduire les douleurs de celui-ci.

 

L'illusion de la sortie de l'euro.

 

Au-delà du plan – qui n'empêchera pas le peuple grec d'être mis à rude épreuve – c'est malheureusement bien la question des politiques de coopération et de gouvernance économique de notre union monétaire et politique qui se pose de manière évidente !

 

Et à cet égard, c'est bien un manque d'Europe que met cette crise en avant, plutôt que trop d'Europe. Plus de coordination des politiques économiques et de meilleurs garde-fous budgétaires, avec des moyens renforcés de facilités financières automatiques en cas de dérapage, tel est le triptyque qui devrait être au cœur de la gouvernance de la zone euro. Ce n'est malheureusement pas ce qui a été mis en place et l'un des pays en paie aujourd'hui le prix.

 

Alors, voilà revenu le temps des semeurs de doutes et des contempteurs de l'euro ! Et d'aucuns de ressortir le discours que la Grèce devrait sortir de l'euro : triple sottise !

 

Ø      D'abord parce que moralement, ce n'est rien d'autre qu'un comportement qui consisterait, sur un bateau, à jeter par dessus bord un passager malade, histoire que les autres puissent continuer leur voyage en toute tranquillité. Pas de ça chez nous ! T'es malade, dégage... C'est une méthode moyenâgeuse de gestion des crises, où l'on abandonnerait aux animaux errants le membre de la famille malade ! Cela n'est pas digne du monde moderne ni de l'identité européenne ! Ce serait, à coup sûr, le meilleur moyen de réactiver les nationalismes ! A quelques jours du 8 mai, ne l'oublions pas !

 

Ø      Ensuite sur le plan économique, sortir de l'euro, outre que c'est techniquement et juridiquement long et complexe (transférer les réserves de change, pour les adosser à une nouvelle monnaie... à émettre), ne signifie rien d'autre que livrer la nouvelle monnaie – le drachme ? – à la loi des marchés et donc à la dévaluation : pertes de richesses pour les épargnants et appauvrissement des Grecs qui paieraient plus chers leurs importations, déséquilibre commercial, inflation importée… et risques d'une austérité sans doute plus sévère encore que celle mise en œuvre, pour éviter une spirale de dévaluations ! L'Europe en a tant souffert de ces politiques dévaluatives à répétition dans les années 70 et 80, et le prix payé en fut l'effondrement industriel et l'envolée du chômage. Faut-il recommencer ?

 

Ø      Enfin, quand je vois que la sortie de l'euro de la Grèce est justement ce que demandent les économistes parmi les plus libéraux (cf. article de Jean-Jacques Rosa dans Le Monde du 5 mai) – lesquels n'ont jamais approuvé la construction européenne car ils plaident, eux, pour une loi du marché, sans freins ni règles au profit des plus forts ! – je me dis qu'un homme de gauche ne peut pas soutenir l'idée d'une sortie de l'euro.

 

Alors oui, voilà pourquoi, pour défendre l'Europe, il faut défendre l'euro et défendre la Grèce. Par solidarité, par souci d'efficacité aussi.

 

 

 

 

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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 11:46
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 Je siège ce soir au conseil national, le Parlement des socialistes. Cette réunion est la première d'une série de quatre qui vont rythmer l'année 2010. Ces quatre réunions du conseil national, suivies chacune d'un vote des adhérents socialistes, seront autant de rendez-vous majeurs des socialistes, leur permettant de faire des propositions aux Français.

 

Comme l'a dit si bien Martine Aubry, notre Première secrétaire nationale, en ouverture ce soir : « Nous avions dit : pour nous, 2010 sera « l’an I » de la reconquête. Comment ? Par l’élaboration d’un projet politique fidèle à nos valeurs, mais adapté aux années 2010, aux défis collectifs, aux attentes individuelles, aux réalités d’un monde incertain et instable. Nous y sommes : après les élections régionales, le temps est venu de présenter aux Français un nouveau modèle de société. »

 

Et pour se faire, nous nous sommes donné quatre thématiques fortes : le nouveau modèle de développement économique, social et écologique ; la rénovation de la démocratie en France et dans notre parti; la place de notre pays en Europe et dans le monde; retrouver l’égalité réelle. Et chaque fois, les militants socialistes sont associés au processus : contributions (notamment via la coopol, comme « coopérative politique », nouveau réseau social existant depuis plusieurs mois ; via des débats dans les sections et fédérations), vote des adhérents sur chacune de ces quatre thématiques, et quatre conventions conclusives.

 

C'est sous l'impulsion de Pierre Moscovici, associant les secrétaires nationaux intéressés, le Bureau national et les adhérents socialistes, qu'ont été menés les travaux sur « le nouveau modèle de développement » et les propositions que nous ferons aux Français. Celles-ci visent à bâtir un nouveau modèle productif, confortant notamment notre industrie donc notre économie, valorisant le travail et préservant l'environnement, et cherchant à mieux redistribuer en mettant la justice et la solidarité au coeur de ce nouveau modèle de développement.

 

Ce programme de travail me rend confiant : les socialistes sont aux côtés de tous, oeuvrant pour tous au quotidien, dans les collectivités locales ou au Parlement ; les socialistes préparent l'avenir pour construire une société juste, solidaire, ouverte, d'égalité et de respect.

 

Pour retrouver l'intervention de Martine Aubry, DISCOURS AUBRY CN-270410cliquer ici.

 

 

 

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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 08:09
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Ce mercredi soir, je suis l'invité d'un dîner-débat avec les membres du bureau du GEMA (Groupement des Entreprises Mutuelles d'Assurances). Autour de moi, outre le secrétaire général du GEMA, se trouvent les présidents et dirigeants de la Macif, de la Maif, de la Maaf, de Natixis-Assurance, de la Mutuelle des motards, et autres mutuelles.

 

Au cœur de nos discussions, la refonte des normes prudentielles du secteur de l'assurance – avec la définition de la norme solvabilité 2, et le choix des critères selon la nature des actifs. Car, si tout cela repose sur des sujets très techniques, il est clair que le niveau des fonds propres dont les entreprises d'assurances devront internationalement se doter dans les années qui viennent n'est pas neutre sur les placements qu'elles réaliseront demain, sur les marchés d'actions et pour les souscriptions d'obligations.

 

Or, le volume des investissements qu'elles réalisent pèse lourdement dans l'économie, notamment pour l'investissement de l'épargne disponible. Comment le politique peut-il peser sur la pondération des risques, le choix des critères, et donc faire en sorte que ce nouveau dispositif de régulation, s'il régule efficacement, ne déséquilibre et ou ne désavantage pas nos entreprises d'assurances face à leurs concurrentes ? Ce fut l'objet de nos conversations.

 

La mutation des autorités de contrôle prudentiel (avec la fusion de la commission bancaire et de l'ACAM), et les méthodologies du contrôle, les risques de décisions gouvernementales pour modifier le régime de couverture des catastrophes naturelles, la problématique générale de la mobilisation de l'épargne pour le financement des retraites et, dans l'assurance maladie, le financement du risque dépendance ont été les autres thèmes évoqués.

 

Beaucoup de ces sujets vont connaître des conséquences législatives dans les prochains mois. Voilà pourquoi ces discussions sont importantes, d'autant qu'elles ont – et auront – de lourdes conséquences pour la vie quotidienne des Français (et pas seulement sur le bilan des entreprises d'assurance !). Nous nous reverrons pour y travailler...

 

 

 

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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 15:17
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Conference-de-presse-8-mars-2.jpgPousser un « cri d’alarme et un coup de colère » sur la manière dont évolue l’école publique, c’est, en substance, le message qu’ont tenu à faire passer ce matin lors d’une rencontre avec la presse à la Fédération du Nord du PS des parlementaires socialistes du Nord dont j’étais.

 

Réunis à l’initiative de Gilles Pargneaux, premier secrétaire fédéral, et d’Yves Durand, député-maire de Lomme, nous avons dénoncé la politique du ministre de l’Éducation nationale.

 

Ainsi, nous avons dit, Bernard Derosier, Bernard Roman, Jean-Luc Pérat, Paul Raoult et moi-même notre inquiétude quant à la situation rencontrée chaque jour sur notre territoire : classes surchargées, professeurs au bord de la crise de nerfs, manque d’effectifs des personnels d’encadrement… et les perspectives de suppressions de postes et de fermetures de classes ne sont pas là pour nous rassurer dans le Nord.

 

« Je ne voudrais pas être alarmiste, mais allez entendre ce qui se dit dans les salles des professeurs, dans les collèges et les lycées. Il y a une détresse qui est proche de celle des salariés de France Télécom… », juge Yves Durand. Bernard Derosier, également président du Conseil général a, de son côté, dénoncé l’écart qui se creuse entre « d’une part les régions et les départements qui investissent dans les lycées et les collèges pour apporter aux jeunes des conditions optimales de réussite et, d’autre part, l’État qui sacrifie l’Éducation nationale. »

 

« On a la volonté de casser l’école publique, qui est un outil essentiel dans notre République », a martelé Yves Durand.

 

En cause, surtout, la suppression en 2010 de 16 500 postes dans l’Éducation nationale qui « empêchera les chefs d’établissements de prévoir une rentrée digne de notre pays ». D’autant qu’Yves Durand estime que, déjà, l’éducation prioritaire n’existe plus dans le département du Nord : « les classes sont surchargées, des actions de réussite scolaire ont dû être abandonnées… »

 

Bernard Roman a quant à lui raillé la demande faite aux régions par le Haut commissaire aux solidarités et à l’égalité des chances, Martin Hirsch, pour l’aider à financer l’école de la seconde chance, « alors même que l’on sabote l’école de la première chance. »

 

Députés socialistes du Nord, nous demandons que soit appliqué un moratoire sur la suppression des postes dans l’Education nationale. Halte à la casse !

 

 

 

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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /Jan /2010 16:31
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Logement.jpgHier, en référé, le tribunal d’instance du Ve arrondissement de Paris a ordonné l’expulsion des militants du collectif Jeudi Noir qui occupent un immeuble vacant depuis plus de 40 ans au cœur de Paris, et surtout le paiement de 3 400 euros mensuels à titre d’indemnité d’occupation.
 
Certes, nul n'en disconvient, le droit de propriété est un droit inaliénable à valeur constitutionnelle. Mais lorsqu’il n’est utilisé que pour spéculer et qu’il s’oppose au droit au logement, lui aussi reconnu par la loi, le droit de propriété peut, à bon escient, être encadré.

 

D'évidence, l’action de jeudi noir met en exergue les lourdes insuffisances, et les échecs même, d'une politique gouvernementale sur le logement qui, au-delà du credo du « tous propriétaires », ne répond absolument pas aux besoins de la majeure partie de notre population !

 

Afin de répondre à l’urgence à laquelle sont confrontés des millions de ménages, je partage les propositions qu'a faites le parti socialiste et qu'il a déjà rappelées à plusieurs reprises. En ce domaine, il serait nécessaire d'agir immédiatement, avec :

-         la mise en chantier sur deux ans de 300 000 logements sociaux (PLAI et PLUS)

-         l’encadrement des loyers à la relocation et le gel temporaire des loyers dans les zones particulièrement tendues

-         le doublement de la taxe sur les logements vacants

-         l’expropriation des logements vacants depuis 5 ans en vue de la réalisation de logements sociaux

-         la suppression des niches fiscales (dispositif Scellier) sans contrepartie sociale

-         l’arrêt des expulsions locatives le temps que le droit au logement opposable ne sera pas effectif

-         la revalorisation des allocations logement

-         un plan de réhabilitation et de construction de places d’hébergement d’urgence décentes supplémentaires

-         l’intervention des préfets dans les communes ne respectant pas l’obligation de proposer 20 % de logements sociaux (loi SRU) car, de fait, la taxation n'est pas suffisamment pénalisante pour ces communes !

 

En pleine trêve hivernale, la décision d'expulsion est particulièrement choquante. D'ailleurs qui faut-il dénoncer : des jeunes qui ne parviennent pas à se loger ou un Gouvernement qui, faute d’une mobilisation adaptée, ne parvient pas à accroître l'offre de logement pour les plus modestes de nos concitoyens, notamment les jeunes ?

 

 

 

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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 09:04
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haiti.jpgLe terrible séisme qui a frappé Haïti, l’un des pays les plus pauvres du monde, fut d’une violence rarement atteinte sur l’échelle de Richter.

 

Déjà Haïti et sa population étaient dans une situation peu favorable : classé 148e (sur 179 pays) pour l’indice de développement humain (selon le PNUD), figurant dans le groupe des pays les moins avancés, ce pays est celui d’une grande pauvreté générale. Le PIB par habitant est estimé à 640 dollars, les deux tiers de la population vivent avec moins de deux dollars par jour et par personne, 50 % de la population survit même avec moins d’un dollar par jour… alors qu’à l’inverse, 1 % de la population détient 50 % de la richesse du pays.

 

Depuis une semaine, les images qui nous parviennent sont insoutenables et l’élan de solidarité, né spontanément quelques heures à peine après la catastrophe, est à la mesure de la cruauté de la situation. Les chiffres donnent le tournis : plus de 100 000 morts selon le Premier ministre du pays, trois millions de personnes sinistrées, un pays désorganisé… La capitale, Port-au-Prince, hélas surpeuplée, a été dévastée par un tremblement de terre comme Haïti n’en n’avait plus connu depuis deux siècles (depuis 1777 exactement) ! C’est dire le caractère exceptionnel de l’événement ; c’est dire aussi que cette nouvelle décennie commence bien mal…

 

Pour ma part, comme je pense tous mes concitoyens, je suis bouleversé par ce que je lis, ce que je vois, ce que j’entends. Les victimes, les orphelins, les survivants qui n’avaient déjà que très peu pour survivre, déjà en grande pauvreté, sont en situation extrêmement périlleuse. Il n’y a plus de règles, plus de structures, plus de cadres institutionnels, sociaux, ni même de bâtiments qui garantissent la vie ! Tout cela est tout simplement effroyable ; seule compte aujourd’hui l’obligation de secourir celles et ceux qui peuvent encore l’être. Tant de familles en France, dans notre agglomération sont sans nouvelles de parents, d’enfants, de relations restés en Haïti ; leur attente est terrible, d’autant que les informations sont quasiment inexistantes. La France elle-même a bien des difficultés à réussir à s’informer, à s’organiser sur place. Mais c’est désormais une certitude : le bilan en termes de pertes de vies humaines sera l’un des plus élevés de ces dernières années.

 

C’est pourquoi, bon nombre d’organismes, de collectivités se mobilisent et vont débloquer des fonds pour venir en aide aux Haïtiens ; la Communauté urbaine a ainsi prévu d’apporter une aide de 60 000 euros au mouvement international d’aide aux victimes. Parce qu’ici, dans le Nord, on sait ce que le mot solidarité signifie. Et parce qu’à Haïti en ce moment, on meurt sous les décombres, de soif, de blessures qui devraient rapidement être soignées.

 

C’est dire si le temps presse, et si on ne peut que ressentir inquiétude, et pour tout dire un certain affolement, en constatant, sur les images qui nous parviennent, les tensions, les heurts, la désorganisation persistante dans ce pays non pas maudit, comme on l’a lu trop souvent ces derniers temps ça et là, mais pauvre et qui a besoin plus que jamais de la solidarité internationale bien sûr… mais aussi de l’engagement pérenne des institutions internationales pour reconstruire un pays, redonner un toit à tous ses habitants, et une démocratie réelle et solidaire.

 

 

 

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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 13:14
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Serge-1.jpeg

Matinée dense que celle d'aujourd'hui, puisqu'après ma permanence parlementaire à Croix, une réunion de travail avec mes élus wattrelosiens sur la santé et un passage à l'assemblée générale du centre social du Laboureur (où je suis toujours très heureux de saluer les bénévoles et le comité d'usagers), me voilà à Lys-lez-Lannoy, en terre socialiste.

 

En effet, avec Christophe D'Hulst, mon 1er adjoint et secrétaire de la section de Wattrelos, Jérôme Dehaynin de Lannoy, Bernard Patin d'Hem, Jocya Vancoillie, maire de Willems, Bernard Siemieniecki, secrétaire de la section de Lys, et Josiane Willoqueaux, maire de Lys, nous sommes entre amis, entre camarades, autour d'un militant fidèle du PS, Serge Delforge.

 

Ça fait pas mal d'années que je connais Serge. Il a été conseiller municipal dans la majorité de 1971 à 1983, quand André Desmulliez était maire, puis dans l'opposition de 1986 à 2001. Comme je le dis dans mon propos, je suis aux côtés des deux successeurs d'André, puisque Josiane lui a succédé dans le fauteuil de maire, en gagnant la mairie en 2008, et que Serge l'a remplacé au conseil municipal quand André l'a quitté en 1986...

 

Mais surtout, Serge, c'est un militant qui est entré au parti en 1968... Fallait le faire à l'époque : la Droite venait de gagner les élections législatives dans un raz de marée ; en 1969 le candidat socialiste, Gaston Deferre, ne fait que 5 % ! Cet engagement, c'était vraiment la volonté de lutter, de combattre pour « changer la vie », slogan qu'adoptera d'ailleurs rapidement le parti socialiste dont François Mitterrand prend la tête en 1971.

 

Serge a tout connu : les déceptions de 1974 et 1978 ; l'ascension et la victoire de 1981 ; les belles conquêtes sociales, mais aussi la dure réalité du pouvoir ; et tout ce qui s'est passé ensuite, y compris dans le parti, les congrés animés et les ambitions heurtées... Bien sûr, il lui est arrivé d'être mécontent (il faut dire qu'il a un caractère, comment dirais-je, « trempé ») mais jamais il ne s'est éloigné du parti, de son parti !

Faut dire qu'il est né en 1936, et qu'à son baptême il était entouré d'un drapeau rouge. Grand-père et pére militaient, le gamin chantait l'Internationale...

 

Ça vous forge un homme, et un militant, aux convictions bien ancrées comme une vie toute tournée vers l'action politique.

 

Serge, je l'ai connu quand, autour de Dinah Derycke, après la défaite de 1983, un groupe de militants s'était rassemblé pour repartir à la conquête de la mairie. Pourquoi la mairie ? Parce que c'est le lieu même de l'action sociale de proximité, le lieu même où pour un socialiste, on peut donner une dimension réelle, active, à son engagement politique. Alors, oui, il était heureux, Serge, en mars 2008 quand, à nouveau, Lys a retrouvé un maire socialiste, avec Josiane !

 

Même que sa fille Marie-Hélène fait partie de l'équipe municipale du nouveau maire. Bon sang ne saurait mentir !

 

Cet homme-là, c'est un militant, un vrai, un de ces hommes fidèles que le parti socialiste peut être fier d'avoir en son sein. Je suis très honoré que ce soit à moi qu'il ait été demandé de lui remettre un diplôme pour ses 42 ans de militantisme !

 

Bravo Serge, bravo camarade !

 

Et comme, au moment où j'écris ces lignes, j'apprends avec tristesse la disparition d'une grande figure lyssoise, lui aussi ancien conseiller municipal, communiste, Jean-Claude Cauterman, que j'ai bien connu, avec qui j'avais forgé de vraies bonnes relations de respect et d'estime autour de sa bataille pour Stein, dans cet hommage à Serge, qui est aussi un hommage au militantisme, je veux associer Jean-Claude (qui fut lui aussi un militant hors pair, un homme droit, solide sur ses convictions et vigoureux combattant pour la justice sociale) à cet article, en lui disant, à lui aussi, bravo pour tes luttes et pour ton engagement... et au revoir camarade !

 

Serge, je suis fier de te connaître. Jean-Claude, je suis fier de t'avoir connu.

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 08:25
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Industrie.jpgHier soir, mardi, le Bureau national du parti socialiste a débattu d'une urgence pour la France : celle de voir notre pays se doter d'une nouvelle ambition pour son industrie, ambition que la crise et l'échec du Gouvernement rendent urgente!

 

Les derniers chiffres de la production industrielle en France (+ 1,1 % en novembre) ne font pas illusion. Durant l'année 2009, son niveau est resté dangereusement inférieur à celui de l’année précédente (- 7,4%). Ce soubresaut s’explique pour l'essentiel par la hausse de la production automobile (+ 8,5%) liée aux primes à la casse, qui arrivent à leur terme dans un parc ancien qui ne peut se renouveler à l'infini. Le risque d'une rechute dans les mois à venir est réel.

 

Dans ce contexte, la communication triomphaliste du ministre de l'industrie est donc indécente et traduit l'aveuglement du Gouvernement face à la désindustrialisation.

 

Depuis 2002, la France a perdu un demi million d'emplois industriels. Nos parts de marché reculent, notamment face à l'Allemagne. La balance commerciale se dégrade, faute d'investissement dans l'innovation et d'un tissu industriel armé dans la compétition mondiale. A cet égard, le rapport intermédiaire adressé au Gouvernement dans le cadre des Etats généraux de l'industrie confirme les analyses et les mises en garde du parti socialiste.

 

Dans de nombreux secteurs, l'influence de la France se réduit. Les revers récents sont autant de signaux d'alerte : TGV de Siemens préféré à celui d’Alstom en Chine, nucléaire coréen plutôt que EPR français à Abu Dhabi, avion Rafale exclu d’un appel d’offres en Inde...

 

Dans un contexte d'hyper-concurrence internationale, nos champions mondiaux sont également fragilisés par l'absence de stratégie industrielle de l'Union européenne. Le secteur aéronautique, l'un de nos fleurons, est durement touché : à cet égard, les alertes lancées récemment par le président exécutif d'EADS doivent être entendues par les pouvoirs publics.

 

Dans l'hexagone, notre tissu de PME et de PMI industrielles est sinistré par la crise et par l'absence de soutien du Gouvernement. Pour avoir préféré le soutien sans contreparties aux grands groupes au détriment de la protection des sous-traitants et de la production en France (comme le montre le risque de délocalisation de la nouvelle Clio), le Gouvernement a hypothéqué la reprise industrielle en France et les emplois qui vont avec.

 

La France a, d'évidence, besoin d'une nouvelle ambition industrielle fondée sur quatre points cardinaux :

-         la mutation écologique et technologique de notre appareil productif (éco-conception, bio, nano, infotechs), son degré de spécialisation dans la mondialisation (environnement, énergie, santé, transport...), sa capacité à favoriser la relocalisation d'activités ;

-         le ciblage des dispositifs d'aides sur les PME-PMI innovantes et réseaux de compétences entre donneurs d'ordres et sous-traitants ;

-         la simplification et la consolidation des outils destinés à renforcer la France à l'export ;

-         la définition d'une stratégie européenne pour l'industrie et pour la recherche fondée sur l'harmonisation fiscalo-sociale, une gestion politique de l'euro face au dollar et au yuan, des règles commerciales qui protègent les emplois, les produits, les savoir-faire européens.

 

A la mi-février, le parti socialiste rendra publiques ses propositions pour l'avenir de l'industrie en France et en Europe. Les enjeux sont immenses. Les résultats du pouvoir actuel ne sont pas convaincants. C'est à la Gauche de redonner à la France son ambition industrielle.

 

 

 

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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 16:39
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Fabius-copie-1.jpegCe matin, aux côtés de Pierre Mauroy, se tient à la Fondation Jean-Jaurès, une réunion de travail (préparatoire à un colloque pour l’automne) sur le thème « La Gauche à l’heure de la mondialisation », avec pour idée d’aboutir à une nouvelle déclaration universelle des droits.

 

Le groupe de travail de la Fondation a d’ores et déjà essayé d’analyser les difficultés d’abord factuelles de la Gauche en Europe (l’Europe est bleu horizon aujourd’hui), auxquelles s’adjoint une sorte de malaise intellectuel, de trouble idéologique de la Gauche actuellement. Depuis 20 ans, le pensée de gauche a eu des difficultés à s’ajuster au monde et à ses changements, pour réussir à construire une reconstruction du monde. Il y a recherche permanente d’un discours, polarisé entre un rejet absolu de l’économie de marché et l’adhésion à un compromis économico-social. Lorsqu’elle cherche à s’adapter, l’idéologie de gauche donne un peu le sentiment de perdre son âme, d’où ses désillusions électorales.

 

La Gauche est confrontée à l’ambivalence de ce à quoi elle a eu à penser traditionnellement (elle a travaillé sur des objets, des valeurs que la mondialisation a complexifiés : la valeur travail, la notion de production, celle d’internationalisation, celle de classe moyenne…), et d’autre part du fait que la crise est essentiellement occidentale (car elle est une crise d’une forme d’esprit occidental, à travers lequel la Gauche s’était structurée).

 

Comment donc la Gauche doit retravailler ses objets et en sortant du cadre occidental de pensée. C’est la méthode de travail que le groupe veut suivre : construire une approche comparative, et les interactions que ces différents discours peuvent avoir. Les Gauches peuvent-elles avoir une approche commune des questions contemporaines ?

 

C’est dans ce cadre que Laurent Fabius, invité majeur de notre réunion de ce matin, intervient.

 

Sa première remarque, c’est le contraste entre le dynamisme de la Gauche en Amérique du Sud, et son état en Europe. Au Brésil, en Equateur, au Salvador, en Argentine, la Gauche a le vent en poupe. Pourquoi ?

 

D’abord, il y a des personnalités charismatiques (à l’image de Lula), des alliances et des thématiques qui font écho à la société civile, des projets à forte résonance sociale, un rôle parfaitement assumé de la puissance publique, un objectif lui aussi parfaitement assumé de partage des richesses, l’insistance sur une éducation meilleure, l’égalité des sexes, et un affichage de s’émanciper des empires, d’où un rapport particulier avec la mondialisation.

 

Ce qui choque, c’est le grand paradoxe du socialisme européen : les analystes sont justes, mais les résultats ne sont pas bons. Les fondements de l’analyse de gauche rendent bien davantage cause de la crise. D’ailleurs, les remèdes efficaces sont empruntés à la panoplie de gauche. Mais presque partout, il y a grande faiblesse électorale.

 

Quelles en sont les causes ?

 

Une première série, c’est que les social-démocraties ont atteint beaucoup de leurs objectifs. Ensuite, le logiciel ne s’est pas assez adapté. Le dilemme entre la mondialisation des problèmes et la nationalisation des actions ? La force du socialisme est venue de la réponse sociale, mais cela suffit-il ? Aux deux facteurs, travail et capital, le facteur nature s’est ajouté, mais notre réaction a-t-elle été suffisante,  même si on a parlé d’une économie écologique et sociale de marché ? Car c’est un changement philosophique qui est en cause : nous avons considéré longtemps que l’homme est fini, et que la nature est infinie, alors qu’aujourd’hui, c’est un renversement qui est en cause. Enfin, les organisations (syndicales…) sur lesquelles nous avons fondé notre action se sont affaiblies et les nouveaux acteurs n’ont pas (encore) fait leur jonction avec les partis socialistes ou sociaux-démocrates.

 

A gauche, nous n’avons pas assez réfléchi sur l’autorité : la question de la sécurité en est file. Il y a identification entre la Droite et l’autorit,é et dans les périodes de crise, où les citoyens sont déboussolés… ils font ce choix-là. Autre sujet, trop peu pris en compte, le vieillissement, celui de la société. L’actuel Président de la République est l’élu des plus de 65 ans. On a affaire à des pays qui vieillissent. De même, la Gauche a une approche du collectif mais l’individu doit y trouver sa place, ce que nous n’avons pas assez travaillé. Ou encore la question de la démocratie, et celle des voies par lesquelles le citoyen peut s’exprimer. La question des médias ne peut non plus être éludée (cf. Italie, Chili…). Comme celle de l’impôt : très compliquée, liée à l’action collective, mais la Gauche (en cette période de désarroi idéologique et de crise) doit regarder cela de près car même ceux qui n’en paient pas ont le sentiment d’en payer trop !

 

Que faire ? Trois grands thèmes doivent être au cœur de nos réflexions : régulation a priori, correction a posteriori ? Uniformité contre égalité ? Quel nouvel internationalisme ?

 

Il faut travailler autour de la notion de juste échange (et non plus du libre échange) ; l’amélioration de la gouvernance mondiale (avec un organisme qui contrôle régulièrement) ; le parachèvement d’une organisation gouvernementale du monde ; une mondialisation solidaire, avec la lutte contre les inégalités ; une mondialisation durable (avec des problématiques d’environnement).

 

Il s’agit d’un internationalisme social et écologique.

 

Il n’y a pas de symétrie entre la Droite et la Gauche sur ces questions-là. L’opportunisme peut être de droite, mais la Gauche doit revendiquer une idéologie et défendre une adhésion. Pour la Gauche, une question-clé est de savoir s’il faut jouer la cohésion ou prendre son parti d’une diversité : pour sa part, Laurent Fabius penche pour la recherche d’une cohésion, conforme d’ailleurs à l’histoire internationaliste de la Gauche.

 

 

 

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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 09:30
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Est-ce une conséquence collatérale des soldes lancés aujourd’hui (me dit-on) ? Voilà que j’ai pu obtenir une fève et une couronne cet après-midi ! Quelle promotion…

 

Belle tradition que cette galette, frangipane ou pomme, dégustée avec quelques collègues au bureau rapidement. Une détente salutaire pour le salut d’un estomac qui avait déjeuné très (trop ?) rapidement le midi. Alors quand on a frappé à ma porte et que l’on m’a proposé de prendre une part de galette, que croyez-vous que j’ai fait ? J’ai évidemment d’abord refusé, mais ma manière de dire non, devait sans doute trop vouloir dire oui… car je me suis retrouvé avec un morceau de galette à la main ! Au-dessus des dossiers, cela ne le fait pas ! Alors je l’avale à gros morceau… et dès le second, une émotion : j’ai la fève ! Une jolie fève Hello Kitty… Je ne suis pas un spécialiste mais (je suis des cours sur le chemin de la vie) pas de doute, c’est bien cela !

 

Mes deux collaborateurs devant moi en rient encore (en fait, je crois qu’ils sont jaloux que ce ne soit pas l’une ou l’autre qui ait choisi la bonne part !), surtout quand me voilà couronné d’une superbe couronne… également Hello Kitty ! Pourvu que je trouve une petite fille pour lui donner…

  LesRois.jpeg

Et clic-clac, je n’ai pas eu le temps de réagir, que mon directeur de cabinet a déjà immortalisé l’instant avec son portable ! Fichu appareil…

 

Bon allez, cela n’arrive qu’une fois ! Un sourire dans une journée de travail qui a été très lourde… et le plaisir d’avoir mangé une bonne tarte !

 

Comme elle était délicieuse aussi, celle que j'ai pu déguster avec le comité d’usagers, les bénévoles, les responsables du centre social de l’Avenir à Beaulieu et des élus, lundi soir, autour de Martine Lecomte, la présidente, mais surtout la reine des gâteaux !

 

Là encore un bel instant  de convivialité, et de chaleur humaine. Par ces grands froids, ça fait du bien…

 

 

 

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