Comme la plupart de mes collègues députés socialistes, j’ai rejoint
cet après-midi la Maison de l’Amérique latine à Paris pour assister à la conférence de presse que donnait François Hollande en même temps à l’Elysée. Confiance et offensive sont les deux mots
qui, me semble-t-il, résument le mieux son intervention.
Confiance dans les résultats, qui viendront, de ce qui a été entrepris depuis un an. D’abord, point d’orgue de la parole
présidentielle, par ce qui a été fait au service de la réorientation européenne, car « les lignes ont bougé depuis un an », comme l’attestent la stabilité retrouvée de la zone
euro et les taux d’intérêt bas. Pour autant, la récession qui menace en Europe justifie la réorientation européenne voulue par la France.
Mais confiance aussi dans les conséquences des réformes pour assainir les comptes publics et relancer la compétitivité de la
France (sérieux budgétaire, réformes fiscales, pacte de compétitivité, BPI et « maîtrise de la finance », sécurisation de l’emploi).
En revanche, « l’offensive, c’est de préparer la France de demain, de lui faire prendre de l’avance ». Le
Président en dessine les grandes lignes.
D’abord par six propositions pour relancer l’initiative en Europe,
avec l’instauration et la réunion mensuelle d’un gouvernement économique de la zone euro, le lancement d’un plan pour l’insertion des jeunes, ou d’un plan d’investissement européen.
« C’est une affaire d’urgence européenne », mais surtout la première offensive à mener, décisive pour la reprise de la croissance économique, en Europe et donc en
France !
« L’offensive, en France, c’est de mobiliser toutes les forces pour l’emploi ». Avec les emplois d’avenir
(10 000 !), élargir aussi au secteur privé (tourisme et services à la personne) ; les contrats de génération (75 000), élargis à la création d’entreprise. « La courbe du
chômage peut s’inverser d’ici la fin de l’année ».
Offensif, il faut l’être aussi en relançant les investissements productifs via d’abord un plan d’investissement autour de « quatre grandes filières : le numérique, la transition
énergétique, la santé et les grandes infrastructures du transport ». Mais aussi en mobilisant l’épargne vers l’investissement productif (assurance-vie, PEA pour les PME, imposition des
plus-values mobilières).
Enfin « être à l’offensive, c’est mieux former les jeunes » : hausse du nombre d’enseignants,
formation des maîtres rétablie, objectif de 50 % d’une classe d’âge au niveau d’un diplôme du supérieur… et avec des examens en français !
L’offensive, « pour remettre en mouvement notre pays », pour « progresser, créer, aller de
l’avant, aller plus vite, être plus libre ». Notamment avec trois chantiers : un choc de simplification, une réforme de la formation professionnelle et une réforme des
retraites.
Et de conclure : « Oui, la France a les moyens de se hisser au meilleur niveau pour garder son modèle social, a
toutes les raisons de faire confiance à sa jeunesse et peut continuer à porter la promesse de l’égalité » ! Tel sera « l’an II de ce quinquennat » !
Fidèle d’évidence aux engagements pris, et combatif ! Je le soutiens de tout cœur…