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Vendredi 29 août 2014 5 29 /08 /Août /2014 08:58
- Publié dans : Maire de Wattrelos

On s’en souvient : lors du tour d’horizon des chantiers de l’été, j’avais été amené à évoquer le sujet du litige existant entre la Ville et le Conseil général sur les conditions d’acquisition par le Département des terrains (appartenant à la Ville) pour la reconstruction du collège Neruda.

 

Le cœur de la négociation était simple à comprendre. Confronté à une baisse des ressources (et à des contraintes supplémentaires liées à la nature des sols), le Conseil général a changé de doctrine par rapport aux années antérieures et souhaite acquérir le foncier pour la construction de ses collèges pour le prix le plus bas, et de préférence à l’euro symbolique. Mais pour la Ville, puisque ce foncier est inscrit dans le bilan patrimonial de la ville, une vente à ce niveau (c’est-à-dire à un niveau inférieur à la valeur d’actif et bilantielle du bien immobilier concerné) ne signifierait rien d’autre que contraindre à constater une perte nette dans ses comptes et ça, il n’en est pas question car elle connaît aussi une baisse de ses recettes (sans compter les incertitudes sur la ressource fiscale de La Redoute) !

 

Comme je l’ai annoncé le 1er août dernier, ces deux positions ont pu converger lors de l’entretien que j’ai eu en juillet avec Patrick Kanner, alors président du Conseil général du Nord.

 

Et la bonne nouvelle vient de me parvenir ce jour : alors qu’il est appelé à d’autres fonctions, Patrick vient de me faire parvenir la confirmation écrite de l’engagement du Conseil général pour l’achat à un prix qui préserve les intérêts et les comptes de la Ville ! Je suis satisfait de ce dénouement, et surtout du clin d’œil manuscrit de Patrick Kanner qui ajoute sur son courrier : « Nous ferons un beau collège ! ».

 

J’y compte bien !

 

Pour lire le courrier de P. Kanner, cliquer ici.

 

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Mercredi 27 août 2014 3 27 /08 /Août /2014 09:35
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

Saine et tout à fait pertinente réaction que celle du Président et du Premier ministre après les déclarations et postures de Montebourg et d’Hamon ce week-end à Frangy.

 

Dès dimanche soir, ayant pris connaissance de ces propos, à des proches je disais ma consternation et que j’étais convaincu que Manuel Valls ne laisserait pas passer. Je me suis même risqué à dire qu’il irait voir le Président pour présenter la démission du Gouvernement (ce qui a l’avantage institutionnel de ne pas devoir exiger des ministres des démissions individuelles, puisque la démission du Premier ministre vaut celle de tout le Gouvernement !), qu’il serait renommé par le Président et recomposerait une équipe sans ces voix dissonantes. Il l’a fait et il a eu raison !

 

Cela ne pouvait plus durer. Enfin ! J’ai dit à la presse que j’étais soulagé de cette décision ; oui, j’en suis satisfait. Car sur la forme comme sur le fond, le jeu de Montebourg n’était plus acceptable.

 

Sur la forme, car dans la Ve République, le Gouvernement dépend du Président, et il ne peut y avoir de dérive acceptable par rapport au cap fixé par celui-ci : qu’Arnaud accorde au Monde une interview deux jours après celle du Président dans laquelle il exprime sa dissonance avec les propos présidentiels, n’est institutionnellement pas possible !

 

Et sur le fond, la question-clé de la réussite économique, c’est la crédibilité de notre politique économique (crédibilité internationale pour obtenir la confiance financière des marchés car on en a besoin pour payer les intérêts de notre dette colossale ; crédibilité interne auprès des investisseurs car le retour de la croissance passe par l’investissement productif et l’incitation à investir des responsables économiques), et celle-là, comme a dit le Président, a besoin de confiance dans les mesures annoncées : « La constance, c’est la confiance ! », a dit F. Hollande. Et si quelqu’un d’aussi emblématique que le ministre en charge de l’économie semble laisser dire qu’on pourrait faire autre chose que ce qu’a annoncé le Président, il sème le doute et risque de briser l’effet recherché par le Président et le Premier ministre, à savoir la stimulation de l’investissement dont on a tant besoin pour créer des emplois.

 

Ces voix dissonantes socialistes, à l’intérieur du gouvernement comme à l’extérieur, il faut que cela s’arrête !

 

Je le dis tout net ! Bon, là, ça suffit !

 

La ligne, c’est le Président, élu au suffrage universel, et le Premier ministre, qui a obtenu la confiance de l’Assemblée, qui la donnent ! Et personne d’autre !

 

Les prétendus frondeurs ne sont rien d’autre que des saboteurs qui ne cessent de compliquer l’action gouvernementale ! C’est une honte, ce jeu de sape, car faire croire qu’on peut faire une autre politique est, outre une aberration économique, une faute politique grave !

 

Lesdits frondeurs émettent des idées qui sont très minoritaires dans le groupe socialiste : depuis quand les élucubrations de 25 personnes, plus obsédées par la préparation du prochain congrès du PS et / ou par la prochaine présidentielle que par l’avenir de la France, s’imposent-elles à la majorité ? Les primaires et l’élection présidentielle ont réparti les rôles ; il faut tout faire pour que le Président Hollande réussisse car aucun socialiste ne regagnera la présidentielle de 2017 sur son échec !

 

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Mardi 26 août 2014 2 26 /08 /Août /2014 12:50
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

assemble222Ce matin, le Journal Officiel publie les questions écrites que j'ai posées :

  • à la secrétaire d'État, auprès du ministre de l'économie, du redressement productif et du numérique, chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire, sur la nécessité de durcir la réglementation sur le démarchage postal à domicile via des publicités aussi alléchantes financièrement que mensongères. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
  • à la garde des sceaux, ministre de la justice :
    • sur la simplification souhaitable de la procédure de préemption dans l'indivision. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
    • sur l'opportunité d'instaurer juridiquement une « créance d'assistance », dans le cadre de l'entraide familiale. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
    • sur la simplification souhaitable de la procédure de renonciation à succession. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
    • sur la simplification des successions, et notamment sur la faculté de conférer au notaire la possibilité de saisir le juge en cas de succession vacante. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
  • à la ministre du logement et de l'égalité des territoires sur les dispositions à prendre pour rendre plus facile la désignation du syndic dans les copropriétés. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
  • au secrétaire d'État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget, sur la réduction souhaitable du délai d'instruction du rescrit valeur (article L. 18 du livre des procédures fiscales). Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.


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Vendredi 22 août 2014 5 22 /08 /Août /2014 08:00
- Publié dans : Maire de Wattrelos

un-monde-de-violences.jpgQue lire pendant ma semaine de vacances ? J'ai opté pour un bouquin passionnant de mon copain Jean-Hervé Lorenzi, et de Mickaël Berrebi, qui vient de sortir. Les deux économistes analysent l'évolution de l'économie mondiale, ses grandes tendances et ses grandes contraintes, lesquelles peuvent conduire à des crises majeures continues et des tensions, y compris géopolitiques ; le but de l'ouvrage est de dessiner des propositions qui, à l'échelle de l'économie mondiale, sont de nature à éviter ces évolutions dramatiques.

 

Quelles sont ces tendances et contraintes négatives ?

 

C'est d'abord "la grande panne du progrès technique". Il dopa la croissance mais depuis 30 ans, la productivité globale des facteurs s'est ralentie (c'est clairement le cas en France), les ressources se sont raréfiées et l'innovation technologique est au cœur de la guerre économique.

 

C'est ensuite "la malédiction du vieillissement" qui affecte les choix d'épargne, accentue l'aversion au risque, et ralentit l'innovation. Nos sociétés sont-elles condamnées à des conflits intergénérationnels ?

 

Autres tendances fortes que "l'irrésistible explosion des inégalités", "le choc de la désindustrialisation", ou "l'illusion d'une définanciarisation". Et les auteurs de pointer le risque d'un déséquilibre majeur entre les besoins d'investissement en hausse et une épargne qui décroît.

 

L'objectif du livre, comme le narre son chapitre final, c'est "d'éviter la grande crise du 21e siècle". Des crises, il y en aura, et les auteurs de rappeler Alain Touraine qui annonce "la fin des sociétés", ou Claude Lévi-Strauss qui, déjà en 1955, parlait d'un nouveau monde qui jette son "ordure au visage de l'humanité", et "n'apporte que guerres et désolation".

 

Ainsi, sur les "six contraintes identifiées", "aucune n'est insurmontable, mais aucune n'est aisée à circonvenir". Elles posent un frein à la croissance du 21e siècle, modifient les rapports de force, et transforment les sociétés. Mais il faut y "répondre pour éviter une grande crise du 21e siècle", et pour cela promouvoir une idée fondamentale : "l'investissement guide le monde, et son financement est sa principale contrainte".

 

Et les auteurs formulent cinq grandes propositions :

  • Recentrer le monde sur sa jeunesse, en altérant frontière entre travail et non-travail  (retraite progressive) ou en rééquilibrant les structures démographiques (en rendant plus fluides les mouvements migratoires de travailleurs) car les mouvements de populations sont inéluctables, ce qui plaide pour une suppression des frontières pour les jeunes (ce qui suppose un niveau de formation satisfaisant pour ceux-ci, et donc un effort éducatif).

  • Socialiser les ressources rares, à commencer par "la seule ressource réellement rare : l'eau", dont "le défi de la production est d'abord financier", et dont les solutions ne peuvent être que mondiales.

  • Dompter la rente. Depuis Sismondi, on sait que toute relance de la croissance passe par "la transformation d'une société de rentiers en une société d'investisseurs". Les auteurs prônent 2 mots-clés : mutualisation (des dettes nouvelles) et allongement de la dette (ancienne), via la "dette perpétuelle" dont l'avantage serait que "seuls ses intérêts seraient honorés" (la dette devient rente perpétuelle à taux fixe, et s'apparente à des quasi-fonds propres pour l'Etat).

  • Penser un nouveau Bretton-Woods : un système multipolaire avec un panier de devises telles le dollar, l'euro et le yuan est inéluctable, avec réaffirmation des DTS (Droits de Tirage Spéciaux).

  • Partager les risques. La "géographie industrielle et des services" va changer, mais de même des mutations sont à mettre en œuvre sur la fiscalité de l'épargne et le partage du risque, et où l'Etat est réaffirmé car il est seul capable de faire "naître les innovations de ruptures", telles les constructions d'infrastructures.

La conviction des auteurs est que pour dessiner l'avenir, on ne peut pas ne chercher les solutions que dans "un passé largement révolu". Les pistes évoquées y concourent, elles nécessitent de gros efforts et seront difficiles, mais à défaut le diagnostic des auteurs est que "le monde ne pourra éviter une vraie grande crise est ses conséquences dramatiques".

 

Des vacances pour réfléchir, des vacances comme je les aime…


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Mardi 19 août 2014 2 19 /08 /Août /2014 09:54
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

assemble222Ce matin, le Journal Officiel publie deux questions que j'ai posées au ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche :

  • sur la nécessité de renforcer la culture économique et financière des jeunes élèves français, car en augmentant le niveau de celle-ci sans doute la France améliorerait-elle durablement son potentiel de croissance économique (qui lui fait défaut). Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
  • sur la nécessité de soutenir les initiatives qui renforcent l'apprentissage de la lecture des enfants, notamment dans le Nord. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
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Samedi 16 août 2014 6 16 /08 /Août /2014 17:34
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

François-H

Quelle pantomime ! La frénésie des commentateurs qui se saisit de la publication par l’INSEE du chiffre de la croissance économique du dernier trimestre peut laisser pantois. Pour trois raisons :

  • d’abord parce qu’un trimestre ne fait pas une année (La Palice n’aurait pas dit mieux) ;
  • ensuite parce que les décisions visant à améliorer la compétitivité des produits et services français, et ainsi stimuler l’activité et donc la croissance économique, n’ont été votées que fin juin au Parlement, qu’elles n’auront de traduction dans les comptes des entreprises que dans 12 à 18 mois, et n’inverseront les anticipations des décisions économiques que dans 12 à 24 mois. S’agissant de mesures d’offres, fondamentales pour la croissance potentielle française, elles ne donneront donc leurs pleins effets économiques qu’à cet horizon-là ! Gloser sur l’effet au second trimestre de mesures votées à la fin de ce second trimestre est vraiment une aberration, autant que faire fi du calendrier de diffusion dans l’économie des mesures décidées. En matière économique, il ne suffit pas qu’une mesure soit votée pour qu’elle influence de suite les agents économiques et modifie les comportements !
  • enfin, parce que d’aucuns, notamment ceux qui, à gauche, souhaitent l’échec de François Hollande et lui savonnent la planche (sans comprendre qu’il n’y a aucune alternative, aucun salut à gauche en 2017 sans la réussite du Président Hollande et de Manuel Valls, son Premier ministre !) oublient qu’il n’y a pas d’autres choix économiques possibles que ceux qui ont été faits, qu’il n’y a pas, à gauche, d’autre politique possible que celle qu’avec courage le Gouvernement conduit. Je l’ai déjà expliqué lors de la lecture de la LFR 2014 : la France de 2012 est confrontée à un triple déficit d’emplois, des finances publiques et de compétitivité, mais ils ne sont pas équivalents. Résoudre durablement les deux premiers nécessite d’avoir d’abord résolu structurellement le troisième. Toute autre stratégie ne serait qu’illusion du court terme, accentuation des difficultés et du décrochage de la France sur le long terme. Le pacte de responsabilité, c’est justement le choix de la responsabilité.

Et de fait, la publication par l’INSEE d’un second trimestre de stagnation en France confirme, conforte ces choix. Car qu’observe-t-on ?

 

Que cette croissance nulle est due essentiellement à un recul de l’investissement des entreprises (- 0,8 %, après - 0,7 % au premier trimestre) et à une stagnation des exportations ! En termes  clairs, les entreprises n’investissent pas et ont besoin d’être stimulées, on ne vend pas assez à l’étranger et notre compétitivité a besoin d’être améliorée ! C’est tout l’enjeu du pacte de responsabilité d’agir sur ces deux moteurs de la croissance : là est la clé de la réanimation durable de l’activité !

 

Car malgré les cris d’orfraie des gaucho-frondeurs, au cours de ce second trimestre, la consommation des ménages (+ 0,5 %) et la dépense publique (+ 0,5 %) ont continué d’évoluer positivement ! L’inertie, l’apathie, le danger pour la croissance n’est donc pas là dans le moment économique où nous sommes : il est bien du côté de l’investissement et du commerce extérieur.

 

Et quand à ceux (parfois les mêmes !) qui parlent d’échec économique de Hollande, qu’ils veuillent  bien regarder que si, au second trimestre, la France a fait 0 % , c’est certes un peu moins que l’Union européenne (+ 0,2 %), mais c’est surtout plus que l’Allemagne de Merkel qui est en recul, elle, de 0,2 % !

 

Instructif, ce chiffre de l’INSEE, donc ! Oui, ce n’est pas une bonne nouvelle pour la France et les Français. Mais ça vaut la peine de l’examiner dans son contexte, avant de proclamer urbi et orbi défaitisme et catastrophisme. Et pour combattre l’un et l’autre, une certitude : il faut garder le cap !

 

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Vendredi 15 août 2014 5 15 /08 /Août /2014 17:24
- Publié dans : Maire de Wattrelos

photo1Des jeunes Wattrelosiens en colonie et qui ont, devant les fenêtres de leur chambre, des vignes (qui font les bons crus du Médoc) à perte de vue (cf. photo), c’est ce que j’ai rencontré ce matin à Lesparre.

 

En effet, après les semaines très difficiles que j’ai vécues cet été, notamment ces derniers jours, particulièrement douloureux, je me suis résolu à prendre quelques jours de vacances, emmenant avec moi quelques livres, dossiers, lettres à faire (le fax est à proximité) et l’adresse de l’une de nos colonies de vacances wattrelosiennes qui, du 3 au 16 août, séjourne à Lesparre-Médoc en Gironde.

 

Je ne suis pas très loin, et c’est en moto que je vais voir nos jeunes (15-17 ans) qui, malheureusement, vont partir ce soir, et du coup sont en train de préparer leurs valises. J’avais prévenu leur responsable, Farid, que j’allais passer, mais je ne suis pas certain qu’il l’avait cru… Ben, ce matin, il comprend qu’il a eu tort !

 

Je visite le centre, qui appartient à la Maison familiale rurale, un peu excentré et ancien, les dortoirs, les sanitaires, et les cuisines, je me fais expliquer les menus et surtout les loisirs. Et de ce point de vue, la météo ayant été assez clémente, il y a eu du choix.

 

photo3Préférence des préférences, l’initiation au surf, sport n°1 ici sur les plages : je sens spontanément qu’ils ont aimé, surtout les garçons, plus qu’enthousiastes ! Mais il y a eu aussi du stand up paddle, l’escalade de la dune du Pyla, l’accrobranche au parc d’aventures de Montalivet, la visite de Bordeaux et des bords de la Garonne… Pratique pour les visites que le bus du Nord soit resté à disposition ! Evidemment, quand il y eut des intempéries, ce furent jeux de sociétés et jeux collectifs dans la salle de sports annexe.

 

photo4Mais ce que nos jeunes ont aussi beaucoup apprécié, semble-t-il, ce sont les veillées, qui, me disent-ils, ont été très animées. Ils sont une cinquantaine dans ce centre, dont une dizaine de Wattrelosiens, et ce matin, je suis très fier : en effet, ils ont procédé entre eux à l’élection de Mister et de Miss Lesparre-Médoc. Hé bien, que croyez-vous ? C’est Tianah, jeune Wattrelosienne qui, ce mercredi soir, a été élue miss et m’accueille d’ailleurs fièrement avec son écharpe ! Félicitations !

 

Ravi de vous avoir vus, Sonia, Mégane, Amelle, Jeanne, Stevens, Yanis, Victor et Tianah ! J’espère que vous avez passé un bon séjour.

 

photo2

 

Ces colonies font partie, avec les centres d’accueils de loisirs, les campings et les mini-stages des activités estivales que notre municipalité propose pour nos jeunes.

 

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Mardi 12 août 2014 2 12 /08 /Août /2014 10:35
- Publié dans : Député de la 8e circonscription du Nord

assemble222Ce matin, le Journal Officiel publie 8 questions que j'ai posées :

  • à la secrétaire d'État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie, sur les perspectives d'évolution de l'aide apportée par la France au développement. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
  • à la garde des sceaux, ministre de la justice :
    • sur l'ouverture de la possibilité d'adoption des enfants majeurs du conjoint, en cas de famille recomposée, par recours à un acte notarié, plutôt qu'à une décision de justice. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
    • sur la suppression de la déclaration de conformité en cas de fusion de sociétés, comme elle l'a été en phase de constitution. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
    • sur le raccourcissement, sans doute souhaitable, du délai de changement de régime matrimonial entre époux. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
    • sur la simplification, sans doute souhaitable, des modalités de changement de régime matrimonial entre époux. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
    • sur la possible suppression du droit de retour (prévu à l'article 738-2 du code civil). Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
  • au ministre du travail, de l'emploi et du dialogue social sur l'amélioration de l'aide aux chômeurs créateurs d'entreprise. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
  • à la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'évolution de la problématique juridique française de la GPA en raison de la récente décision de la Cour européenne des droits de l'Homme. Pour lire l'intégralité de ma question, cliquez ici.
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Mardi 12 août 2014 2 12 /08 /Août /2014 00:01
- Publié dans : Maire de Wattrelos

img0462.jpegEn passant le long du mur d’enceinte de l’ancienne filature Saint-Liévin rue Vaillant, rue de l’abattoir ou le long du boulevard Cambray, on n’imagine pas ce qui se passe derrière. Mais depuis la fin de 2013, l’usine est grignotée par pans entiers. Méthodiquement.

 

Il y a le désamiantage, et il y a la démolition. Les deux phases de ce chantier (prévu pour une durée de 16 mois) livrent déjà un impressionnant spectacle de dénuement lorsque l’on pénètre sur le site, comme je l'ai fait il y a quelques jours en compagnie de représentants de l’établissement public foncier (EPF), chargé de coordonner la mise à plat de ce gigantesque site de 7,6 hectares (auquel il faut ajouter le site extérieur de l’ancien garage à vélos, face à l’usine, qui sera également mis à terre prochainement).

 

Coût de ce chantier gigantesque : 4,9 millions d'euros ! Avant toute construction, avant toute création d'emploi…

 

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Je suis saisi, sur ce site en travaux, par l'ampleur de ce que j'ai devant moi : tous ces murs à terre, ces piliers cassés, ces gravats qui seront concassés sur place, ces caves mises à nu et qui seront prochainement méticuleusement comblées par tous les résultats des démolitions, pour pouvoir offrir bientôt à de nouveaux investisseurs une plaine, bien plane et stable.


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Comment ne pas penser aux milliers de travailleurs qui se sont succédé ici, qui ont donné tant d’années de leur vie pour cette filature très wattrelosienne puisque se situant en cœur de ville, et non en bordure de Roubaix ou de Tourcoing, comme celle du Sartel, de la Lainière ou comme le Peignage Amédée ?

 

img0414.jpeg img0433.jpeg img0438.jpeg

 

img0451.jpegD’ici la fin de l’année, tout sera quasiment dégagé (seul subsistera le bâtiment sur lequel sont accrochées les antennes de téléphonie mobile, qui seront repositionnées à quelques centaines de mètres de là, en bordure du parc du Lion), et le bâtiment des bureaux donnant sur la rue Vaillant – celui dans lequel des films et téléfilms ont été tournés ces dernières années – dont j’espère qu’il pourra accueillir un ou des projets économiques (j'ai réactivé récemment la Communauté urbaine sur ce point !) car, outre le fait que cela préserverait la mémoire du site (d’autant qu’il présente un intérêt architectural), cela doterait notre ville de mètres carrés de bureaux tertiaires dont elle est à ce jour trop dépourvue.

 

Le mur d’enceinte tombera lui aussi, en début d'année prochaine, en fin de chantier, dégageant ainsi une large perspective dans le paysage. Pas pour très longtemps : la requalification complète du centre-ville permettra d’y installer quelques petites et moyennes entreprises, ainsi que 900 nouveaux logements environ (maisons et immeubles de faible hauteur), auxquels il faudra ajouter les 100 logements d’une résidence-service pour personnes âgées prévue sur le site très proche de l’ancienne usine Socowa, elle aussi complètement démolie.

 

Ce projet de centre-ville va être piloté par LMCU qui va créer, normalement lors du Conseil d'octobre (au plus tard en décembre), une ZAC pour cela. Il va restructurer en profondeur la vie, le commerce, les voies de circulation de tout le centre-ville. Il concernera aussi tout l'assainissement, le premier bassin du parc urbain, les équipements publics et les parkings, et fera sans doute l'objet d'un Conseil municipal spécifique, comme ce fut le cas pour Beaulieu en son temps. L'équilibre financier de l'opération à venir se réalise à 22 M€, par des recettes de commercialisation (12,9 M€), des apports en nature (2,5 M€), la participation de LMCU (4,6 M€) et de la Ville (1,98 M€).

 

Bref, un long livre d’histoire économique et sociale se referme au Saint-Liévin, pour écrire maintenant de nouveaux chapitres dans le nouveau siècle avec un tout autre visage sans pour autant renier son passé.

 

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Samedi 9 août 2014 6 09 /08 /Août /2014 10:11
- Publié dans : Maire de Wattrelos

Papi.JPG"Mon Papa, au moment où tu viens de refermer le livre de ta vie, je veux t'adresser, à toi le postier, une dernière lettre.

 

Nous qui t'aimons, et avons vécu, presque chaque jour ces trois dernières années et jusqu'à ces dernières heures avec toi, nous savons bien sûr que tu as fini de souffrir, de ces mains qui s'endormaient, de ces jambes qui ne te répondaient plus, elles que tu avais tant faites travailler ta vie durant.

 

Tu nous laisses dans la peine, mais aussi dans le bonheur de t'avoir connu. Lorsque la séparation est là, douloureuse, cruelle, on se rappelle que nous sommes tous de passage ! C'est vrai, mais encore faut-il avoir la chance de connaître ce passage : c'est à toi, mon Papa, que je dois d'avoir connu cette chance-là, à toi et à ton amour pour Maman.

 

Tu m'as donné la vie. Tu m'as donné aussi beaucoup plus que cela. Tu me laisses la fierté d'avoir eu un père comme toi. Difficile de ne parler de toi qu'en quelques mots, qu'en quelques lignes.

 

Ta vie, ton enfance, tes goûts, ta vie professionnelle et personnelle, tout cela a été raconté en début de cérémonie. C'était vraiment toi !

 

Moi, ton fils fier de son père, je veux te dire ce que je garde de toi.

 

Ce que je garde de toi, c'est ce que tu m'as appris, enseigné, montré, ce que tu m'as donné, ce que tu as été.

 

Ce que je garde de toi, c'est l'importance et le goût du travail. Souvenir amusant, j'avais 6-7 ans lorsque nous allions toi et moi, à Stella-Plage – pendant l'une de nos exceptionnelles vacances  dans un café, moderne pour l'époque, nous regardions le clip d'Henri Salvador qui chantait Le travail, c'est la santé ! : la chanson disait bien d'autres choses mais nous n'en avions gardé que le refrain ! Ce fut ta vie : travail, travail, travail. Vacances, dimanches, et jours fériés te pesaient, et combien de 1ers janvier ne t'ai-je accompagné à La Poste faire une levée du courrier ? Je t'aidais à ranger et à classer les lettres. J'étais fier, et heureux ! Dans ta famille on a toujours beaucoup bossé, et ta lignée ouvrière, c'était aussi ta fierté à toi.

 

Ce que je garderai de toi, c'est cette conscience professionnelle, c'est ton souci du service public avant tout, c'est ta conviction que quand on travaille pour l'intérêt général, on n'a pas qu'un travail, mais on rend une mission au service des autres ! Et que cette mission, il faut en être fier et bien l'accomplir ! Que de fois ne me l'as-tu dit ?

 

La Poste a été ta vie, et tu l'auras passée à me prouver que non, PTT ne rimait pas avec "Petit Travail Tranquille" ! Ton travail,  tu l'as vécu pas simplement avec compétences et dévouement, mais avec un esprit de service public qui t'honore, et que je conserve précieusement en héritage.

 

Ce que je garde de toi, et au plus profond de moi aussi, c'est ton amour immodéré pour Wattrelos. Pendant ces plus de 50 ans que j'ai vécus avec toi, moi aussi j'ai entendu comme tant d'autres te proposant de partir, même quelques jours, la même réponse : "J'chu bin à m'maison, j'chu bin à Wattrelos !" C'est sûr, du pays tu n'en as pas vu beaucoup ; nous avec toi non plus, bien sûr. Mais, promis mon Papa, tu y resteras maintenant à jamais dans ta ville aimée !

 

Ce que je garderai de toi, c'est justement qu'il y a une vie dans une ville. Des responsabilités associatives, des assemblées générales, des banquets, des ducasses à Pierrot, des arbres de Noël, je t'en ai toujours connus ! Et nous, nous étions avec toi. Etre dans une association, être bénévole ou militant, c'était naturel chez toi, normal ! Parce que la relations aux autres était essentielle, parce que tu aimais ça, le contact, faire quelque chose, aider.

 

Ce que je garde de toi, c'est ta simplicité, ta proximité, ta convivialité. Tu ne passais pas inaperçu. Tout le monde dans le quartier connaissait Lucien, "Lulu pour les dames" ajoutais-tu si souvent avec une espièglerie sans malice !

 

Ce que je garderai de toi, c'est ce foyer, qu'avec Maman vous avez formé. La vie n'a pas toujours été facile, bien sûr, mais Toi et Maman vous vous êtes bien trouvés. Pour vos enfants, tant l'un que l'autre, vous avez tout fait pour leur donner les meilleures chances, leur donner tout ce que vous pouviez. A mes yeux, tu auras été un père exigeant, bourru parfois, et craint souvent, mais toujours prêt à tout pour ta famille ; tu auras été un père exemplaire. Et un mari attachant, attaché, aimant. Il y a quelques jours, alors que la vie s'en allait, tu me le répétais : "J'l'ai toudis aimé t'mère, ça a été la femme de ma vie"...

 

Les années ont passé, et vos 50 ans de mariage, si espérés, m'auront donné ma plus grande émotion de maire en vous recevant avec les jubilaires en mairie. Vos 60 ans de mariage, en 2013, si inespérés après tes problèmes de santé, auront été à l'EHPAD un pur moment de bonheur. Comme mes Noël et Nouvel An ces deux dernières années, si intenses humainement qu'ils auront été pour moi les plus beaux que j'ai vécus !

 

Ce que je garderai de toi, c'est tout l'amour que tu m'as donné, ta fierté devant mes succès, ta douleur bien plus forte encore que la mienne lorsque j'étais agressé ou critiqué ; ce sont toutes ces années, mais aussi toutes ces heures intenses qu'ensemble nous avons vécues ces dernières semaines, l'un avec l'autre, père et fils ; ce sont ces sourires généreux que tu me faisais dès que tu me voyais dans ta chambre près de toi, ou te prendre la main, en me disant la voix déjà faible, mais le cœur battant, "j't'aime bin min garchon  !"

 

Un jour, alors que j'étais encore petit garçon, je t'avais demandé ce que tu voudrais qu'on dise de toi, plus tard. Tu m'avais répondu : "Que j'étais un brave et honnête homme qui a tout fait pour bien élever s'petite famille" ! Je te l'ai dit il y a quelques jours,  et je te le redis ce matin : c'est ce que tu as fait ! Et ça je le garderai de toi à jamais.

 

Comme je garderai aussi de toi, ce que je ne t'ai dit que la semaine dernière aussi mais que j'aurais peut-être dû te dire depuis longtemps : j'ai été, je suis et je resterai fier du père que j'ai eu !

 

Et vois-tu, ce n'est qu'un apparent paradoxe que tu nous quittes le jour de la Saint-Amour : comment mieux dire que tu nous as aimés, que nous t'aimons, et que tu resteras pour toujours dans nos cœurs !

 

Pendant tous ces derniers jours de soins, quand je te quittais le soir, tu me disais à chaque fois : "Merci mon garçon ! ". Ce midi, c'est toi qui nous quittes, et c'est moi qui te dis : "Merci Papa !"


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